Je vous ai parlé de mon ex. Celui qui, celui que... celui là, quoi.
Le 25 janvier de l'an dernier, j'ai mis fin à notre "amitié", grâce à son hallucinant "Il faut que tu saches que ma copine a emménagé. Si c'est un problème, je comprendrai et j'en suis désolé."
Pendant deux ou trois mois, j'ai répondu à ses textos, à ses mails, à ses "je t'aime", à ses "si tu veux la guerre, tu l'auras" en expliquant et ré-expliquant le pourquoi du comment, comme si ce n'était pas assez évident.
En juin, j'ai arrêté de répondre, lassée. Les "Je ne comprends pas comment on peut laisser quelqu'un qu'on a aimé derrière soit comme ça", les "Je crois t'aimer", "Le bébé qu'on aurait fait ensemble aurait été le plus beau bébé du monde", les "J'aime moins ma vie depuis que tu n'en fais plus partie", je les ai laissés s'affadir et perdre de leur pouvoir sans y répondre.
Pendant que lui se heurtait à mon silence sans me laisser en paix, tous les mois, voire tous les quinze jours, moi j'ai avancé. A chaque texto stupide, à chaque mail redondant, je me suis éloignée. J'ai guéri, lentement, sûrement, définitivement.
Et puis le 7 décembre, en arrivant dans ma classe à 7h15, j'ai entendu "Bonjour!", et il était là à m'attendre. Après une vingtaine de minutes de silence (je n'avais rien de plus à dire, pourquoi aurais-je parlé?), j'ai fini par ré-expliquer, pour qu'il s'en aille. J'ai re-dit que plus jamais, jamais, jamais je ne coucherais avec lui à nouveau. Que plus jamais, jamais, jamais je ne voudrais de cette relation nocive pour moi. J'ai demandé des nouvelles de sa copine, demandé pour quand était le bébé. Il a dit que "non, non, pas de bébé", mais que tout allait bien. Et comme je ne disais pas ce qu'il voulait, il est parti.
Comme de bien entendu, j'ai reçu un mail le lendemain, malheureux, incompris, blablabla.
Quatre jours plus tard, je bois un thé avec une amie. Qui a croisé Mireille,-tu-connais-Mireille? Qui a croisé la mère de l'ex. Qui lui a raconté que...
G... va être papa en février.
Qu'il est fin fou, que depuis qu'ils ont déménagé dans la maison qu'ils ont acheté, il a choisi lui-même jusqu'aux rideaux de la chambre du bébé.
Il n'y a pas de smiley "Armaggedon".
J'ai ruminé mon coup d'éclat, la façon dont il allait apprendre que je savais.
Et il a écrit, le 28 décembre, à 1h du matin.
" Je sais que tu ne veux plus entendre parler de moi mais si je peux faire quoi que ce soit pour que tu me pardonnes je le fais! Dans cette période de fête ne peux-tu pas nous accorder un moment, une soirée... j'en ai besoin."
1h du matin. La copine endormie à côté, forcément. Peut-être même sa main à lui sur son gros ventre, "oui mon chéri papa est là".
Armaggedon.
J'ai répondu:
"Qui est-ce? Ca me rappelle quelqu'un que j'ai connu et qui va être papa dans quelques semaines, mais cette personne ne manquerait pas de respect à la mère de son bébé au point d'écrire à une ex. Merci de ne plus utiliser ce numéro."
J'ai reçu après vingt minutes:
"Ok notre amitié ne signifie rien... Tu me juges et me prends de haut, je m'arrangerai pour faire payer ça: on m'aggresse, je rends 100 fois plus fort. N'importe quand, tu seras pas tranquille et c'est toi qui changera de numéro!"
C'est ça, viens donc, qu'on rigole.
Evidemment, je n'ai pas eu de nouvelles.
Jusqu'à jeudi, où je croise sa mère: "G. est à la maternité!"
Et ce matin, où je la recroise: "C'est un beau garçon, il s'appelle K... " et de me raconter le beau petit couple, le coup de fil, la nuit à la maternité, alors que j'ai juste envie de vomir. Mais elle ne doit pas savoir, pourquoi je lui gâcherais sa joie?
Je m'en moque que celle qui soit à plaindre soit en fait sa copine. Je m'en moque que sa vie actuelle ne soit qu'un mensonge et que les beaux moments qu'il vit sont tronqués. Chaque seconde de bonheur qu'il vit en ce moment est une seconde en trop. Il les vole, il ne les mérite pas.
Comment a-t-il pu continuer à m'écrire alors QU'ELLE ETAIT ENCEINTE?
Ses "je t'aime", ses "j'aime moins ma vie depuis que tu n'en fais plus partie", son incroyable "le bébé qu'on aurait fait ensemble aurait été le plus beau bébé du monde", tout ça, c'est depuis qu'elle est enceinte.
Comment ne peut-il pas me ficher la paix alors qu'il vit la vie qu'il veut, celle que je n'arrive pas à avoir, celle que je n'aurais peut-être jamais parce que j'ai gâché sept ans à l'attendre?
Comment a-t-il pu croire qu'il avait la moindre chance de me garder comme amie?
Je n'arrive pas à penser à autre chose. Ce qu'il vit me consume de rage. Il n'a pas mérité le bonheur si grand d'avoir un enfant.
Mais la vie est ce qu'elle est. C'est comme ça, et puis c'est tout. Mon tour viendra, et ce bonheur-là éclipsera tous les cailloux qui m'auront fait trébucher avant d'arriver. Ca viendra.
Mais qu'il vienne seulement, lui. Qu'il essaie simplement de me recontacter. Il comprendra la signification d'Armaggedon.
Le 25 janvier de l'an dernier, j'ai mis fin à notre "amitié", grâce à son hallucinant "Il faut que tu saches que ma copine a emménagé. Si c'est un problème, je comprendrai et j'en suis désolé."
Pendant deux ou trois mois, j'ai répondu à ses textos, à ses mails, à ses "je t'aime", à ses "si tu veux la guerre, tu l'auras" en expliquant et ré-expliquant le pourquoi du comment, comme si ce n'était pas assez évident.
En juin, j'ai arrêté de répondre, lassée. Les "Je ne comprends pas comment on peut laisser quelqu'un qu'on a aimé derrière soit comme ça", les "Je crois t'aimer", "Le bébé qu'on aurait fait ensemble aurait été le plus beau bébé du monde", les "J'aime moins ma vie depuis que tu n'en fais plus partie", je les ai laissés s'affadir et perdre de leur pouvoir sans y répondre.
Pendant que lui se heurtait à mon silence sans me laisser en paix, tous les mois, voire tous les quinze jours, moi j'ai avancé. A chaque texto stupide, à chaque mail redondant, je me suis éloignée. J'ai guéri, lentement, sûrement, définitivement.
Et puis le 7 décembre, en arrivant dans ma classe à 7h15, j'ai entendu "Bonjour!", et il était là à m'attendre. Après une vingtaine de minutes de silence (je n'avais rien de plus à dire, pourquoi aurais-je parlé?), j'ai fini par ré-expliquer, pour qu'il s'en aille. J'ai re-dit que plus jamais, jamais, jamais je ne coucherais avec lui à nouveau. Que plus jamais, jamais, jamais je ne voudrais de cette relation nocive pour moi. J'ai demandé des nouvelles de sa copine, demandé pour quand était le bébé. Il a dit que "non, non, pas de bébé", mais que tout allait bien. Et comme je ne disais pas ce qu'il voulait, il est parti.
Comme de bien entendu, j'ai reçu un mail le lendemain, malheureux, incompris, blablabla.
Quatre jours plus tard, je bois un thé avec une amie. Qui a croisé Mireille,-tu-connais-Mireille? Qui a croisé la mère de l'ex. Qui lui a raconté que...
G... va être papa en février.
Qu'il est fin fou, que depuis qu'ils ont déménagé dans la maison qu'ils ont acheté, il a choisi lui-même jusqu'aux rideaux de la chambre du bébé.
Il n'y a pas de smiley "Armaggedon".
J'ai ruminé mon coup d'éclat, la façon dont il allait apprendre que je savais.
Et il a écrit, le 28 décembre, à 1h du matin.
" Je sais que tu ne veux plus entendre parler de moi mais si je peux faire quoi que ce soit pour que tu me pardonnes je le fais! Dans cette période de fête ne peux-tu pas nous accorder un moment, une soirée... j'en ai besoin."
1h du matin. La copine endormie à côté, forcément. Peut-être même sa main à lui sur son gros ventre, "oui mon chéri papa est là".
Armaggedon.
J'ai répondu:
"Qui est-ce? Ca me rappelle quelqu'un que j'ai connu et qui va être papa dans quelques semaines, mais cette personne ne manquerait pas de respect à la mère de son bébé au point d'écrire à une ex. Merci de ne plus utiliser ce numéro."
J'ai reçu après vingt minutes:
"Ok notre amitié ne signifie rien... Tu me juges et me prends de haut, je m'arrangerai pour faire payer ça: on m'aggresse, je rends 100 fois plus fort. N'importe quand, tu seras pas tranquille et c'est toi qui changera de numéro!"
C'est ça, viens donc, qu'on rigole.
Evidemment, je n'ai pas eu de nouvelles.
Jusqu'à jeudi, où je croise sa mère: "G. est à la maternité!"
Et ce matin, où je la recroise: "C'est un beau garçon, il s'appelle K... " et de me raconter le beau petit couple, le coup de fil, la nuit à la maternité, alors que j'ai juste envie de vomir. Mais elle ne doit pas savoir, pourquoi je lui gâcherais sa joie?
Je m'en moque que celle qui soit à plaindre soit en fait sa copine. Je m'en moque que sa vie actuelle ne soit qu'un mensonge et que les beaux moments qu'il vit sont tronqués. Chaque seconde de bonheur qu'il vit en ce moment est une seconde en trop. Il les vole, il ne les mérite pas.
Comment a-t-il pu continuer à m'écrire alors QU'ELLE ETAIT ENCEINTE?
Ses "je t'aime", ses "j'aime moins ma vie depuis que tu n'en fais plus partie", son incroyable "le bébé qu'on aurait fait ensemble aurait été le plus beau bébé du monde", tout ça, c'est depuis qu'elle est enceinte.
Comment ne peut-il pas me ficher la paix alors qu'il vit la vie qu'il veut, celle que je n'arrive pas à avoir, celle que je n'aurais peut-être jamais parce que j'ai gâché sept ans à l'attendre?
Comment a-t-il pu croire qu'il avait la moindre chance de me garder comme amie?
Je n'arrive pas à penser à autre chose. Ce qu'il vit me consume de rage. Il n'a pas mérité le bonheur si grand d'avoir un enfant.
Mais la vie est ce qu'elle est. C'est comme ça, et puis c'est tout. Mon tour viendra, et ce bonheur-là éclipsera tous les cailloux qui m'auront fait trébucher avant d'arriver. Ca viendra.
Mais qu'il vienne seulement, lui. Qu'il essaie simplement de me recontacter. Il comprendra la signification d'Armaggedon.












