Je suis une personne pleine de maturôsité, je pense que la preuve n'est plus à faire.
D'un autre côté, un peu plus un peu moins...
Parmi tout ce qui fait la vie merveilleuse d'élo (
), il y a ses petites manies. Militer pour l'égalité entre les files de caddies, imiter Nina Simone sous la douche, croquer des gaufrettes...
... et me balader dans l'obscurité dans mon appart.
J'explique: le soir, quand je vais me coucher, j'éteins la lumière dans le salon et je rejoins ma chambre dans le noir complet. Dix ans que j'y suis, dans cet appart, je le connais par coeur. Sans les compter, je connais le nombre de pas du salon à ma chambre, l'angle selon lequel tourner pour aller aux toilettes, le pas de côté pour ne pas me prendre l'angle du lit contre le pied, et quand s'arrêter pour éviter les cannelures en fonte du radiateur dans le genou. Je me dis qu'au cas où je perdrais la vue, l'appartement au moins serait un territoire conquis.
Je vous le dis, très mature, comme fille.
Je fais ça à l'école aussi, puisque j'arrive très très tôt et qu'il fait encore nuit noire en hiver. Pas de lumière avant d'être dans ma classe. Après j'allume, parce que pour travailler, c'est vraiment pas pratique, il faut être honnête.
N'empêche, j'adore ça. Le fauteuil sous mes doigts juste quand il faut, le chambranle de la porte, le radiateur en face, l'angle du mur...
L'angle du mur, justement.
Hier soir, comme d'habitude, j'éteins la lumière à côté du canapé, je me lève, et je marche dans ma nuit habituelle pour sortir du salon et...
Vlan.
L'angle du mur.
En plein front.
Enfin, un peu sur la droite, au-dessus de l'oeil droit. Et comme je suis en confiance dans le noir, je marchais d'un pas assuré. Du coup, j'ai embouti le mur avec autant de confiance.
Et ce matin, j'ai un bleu, orné d'une belle bosse.
"Non non, madame, on ne me frappe pas. Je me suis pris un mur."
J'adore ma vie.
D'un autre côté, un peu plus un peu moins...
Parmi tout ce qui fait la vie merveilleuse d'élo (
... et me balader dans l'obscurité dans mon appart.
J'explique: le soir, quand je vais me coucher, j'éteins la lumière dans le salon et je rejoins ma chambre dans le noir complet. Dix ans que j'y suis, dans cet appart, je le connais par coeur. Sans les compter, je connais le nombre de pas du salon à ma chambre, l'angle selon lequel tourner pour aller aux toilettes, le pas de côté pour ne pas me prendre l'angle du lit contre le pied, et quand s'arrêter pour éviter les cannelures en fonte du radiateur dans le genou. Je me dis qu'au cas où je perdrais la vue, l'appartement au moins serait un territoire conquis.
Je vous le dis, très mature, comme fille.
Je fais ça à l'école aussi, puisque j'arrive très très tôt et qu'il fait encore nuit noire en hiver. Pas de lumière avant d'être dans ma classe. Après j'allume, parce que pour travailler, c'est vraiment pas pratique, il faut être honnête.
N'empêche, j'adore ça. Le fauteuil sous mes doigts juste quand il faut, le chambranle de la porte, le radiateur en face, l'angle du mur...
L'angle du mur, justement.
Hier soir, comme d'habitude, j'éteins la lumière à côté du canapé, je me lève, et je marche dans ma nuit habituelle pour sortir du salon et...
Vlan.
L'angle du mur.
En plein front.
Enfin, un peu sur la droite, au-dessus de l'oeil droit. Et comme je suis en confiance dans le noir, je marchais d'un pas assuré. Du coup, j'ai embouti le mur avec autant de confiance.
Et ce matin, j'ai un bleu, orné d'une belle bosse.
"Non non, madame, on ne me frappe pas. Je me suis pris un mur."











As-tu au moins de l'arnica dans ta pharmacie, comme toute personne mature qui se respecte???
Et as-tu enquêté por savoir qui a changé la place de l'angle du mur ????