Moral in les chaussettes. Au fond du fond tout au fond que ça m'empêche de dormir depuis deux nuits.
Une réflexion maladroite, qui fait écho à d'autres, qui appuie là où ça fait mal. Une petite chute d'hormones, parce qu'il en faut bien des fois. Un peu trop d'oisiveté, parce qu'il en faut bien aussi, et boum, arrive un de ces moments de détresse absolue.
Moi aussi, j'aimerais bien ne pas être seule. J'aimerais bien être un peu débordée entre mon chéri et mes enfants. J'apprécie ma vie, elle est belle. Je vis tous les jours en faisant en sorte de ne pas avoir de regrets, et effectivement, je n'en ai pas. J'aimerais juste que ma vie soit un peu autre. J'aimerais passer au niveau suivant.
Je sais qu'on est responsable de sa vie. Cela m'apaise de penser que ce sont mes choix qui m'ont amenée là, maintenant. Bons ou mauvais, je les assume, je connais l'envers du décor et leurs raisons. Mais je suis terrifiée à l'idée que le temps de certains choix soit passé.
Rien dans ma vie n'est vraiment difficile, mais rien non plus n'est aussi léger que je le laisse entendre. Je papillonne, exubérante, d'un jour à l'autre. Je ris et je voltige, j'abrutis un peu par mes paroles et ma gaieté, parce que j'ai peur de laisser passer le bonheur, à force d'attendre qu'il se présente sous la forme que je souhaite.
Oui, j'ai la maturité d'une gamine de vingt ans. Oui, je parle trop. Oui mes préoccupations sont futiles et ridicules, mes occupations superficielles.
Mais si je commence à me comporter en accord avec mes trente-quatre ans, je n'ai plus rien. De ce que toutes, nous rêvions d'avoir à cet âge-là, je n'ai rien. Ni le chéri, ni les enfants, ni les souvenirs d'une vraie vie de couple, ni la maison, ni... rien. J'ai deux-trois amourettes, une histoire foireuse, sept ans de célibat, et un sablier qui s'écoule trop vite.
Alors mon exubérance gamine, c'est tout ce que j'ai. Oui, une gaufrette, aussi, c'est vrai. Et pourquoi pas? Je passerais à côté d'un petit bonheur, parce qu'il n'a pas de pedigree? C'en est un, et à ce titre il est aussi précieux qu'un grand.
Nous toutes, les filles seules ("Mais comment tu fais?", "T'es trop difficile!", "Faudrait t'y mettre, ma vieille!") qui restons là, spectatrices de la vraie vie de nos amies, c'est tout ce qu'on a: des petits bonheurs, notre gaieté, et l'élégance de ne pas porter notre solitude en bandoulière.
Une réflexion maladroite, qui fait écho à d'autres, qui appuie là où ça fait mal. Une petite chute d'hormones, parce qu'il en faut bien des fois. Un peu trop d'oisiveté, parce qu'il en faut bien aussi, et boum, arrive un de ces moments de détresse absolue.
Moi aussi, j'aimerais bien ne pas être seule. J'aimerais bien être un peu débordée entre mon chéri et mes enfants. J'apprécie ma vie, elle est belle. Je vis tous les jours en faisant en sorte de ne pas avoir de regrets, et effectivement, je n'en ai pas. J'aimerais juste que ma vie soit un peu autre. J'aimerais passer au niveau suivant.
Je sais qu'on est responsable de sa vie. Cela m'apaise de penser que ce sont mes choix qui m'ont amenée là, maintenant. Bons ou mauvais, je les assume, je connais l'envers du décor et leurs raisons. Mais je suis terrifiée à l'idée que le temps de certains choix soit passé.
Rien dans ma vie n'est vraiment difficile, mais rien non plus n'est aussi léger que je le laisse entendre. Je papillonne, exubérante, d'un jour à l'autre. Je ris et je voltige, j'abrutis un peu par mes paroles et ma gaieté, parce que j'ai peur de laisser passer le bonheur, à force d'attendre qu'il se présente sous la forme que je souhaite.
Oui, j'ai la maturité d'une gamine de vingt ans. Oui, je parle trop. Oui mes préoccupations sont futiles et ridicules, mes occupations superficielles.
Mais si je commence à me comporter en accord avec mes trente-quatre ans, je n'ai plus rien. De ce que toutes, nous rêvions d'avoir à cet âge-là, je n'ai rien. Ni le chéri, ni les enfants, ni les souvenirs d'une vraie vie de couple, ni la maison, ni... rien. J'ai deux-trois amourettes, une histoire foireuse, sept ans de célibat, et un sablier qui s'écoule trop vite.
Alors mon exubérance gamine, c'est tout ce que j'ai. Oui, une gaufrette, aussi, c'est vrai. Et pourquoi pas? Je passerais à côté d'un petit bonheur, parce qu'il n'a pas de pedigree? C'en est un, et à ce titre il est aussi précieux qu'un grand.
Nous toutes, les filles seules ("Mais comment tu fais?", "T'es trop difficile!", "Faudrait t'y mettre, ma vieille!") qui restons là, spectatrices de la vraie vie de nos amies, c'est tout ce qu'on a: des petits bonheurs, notre gaieté, et l'élégance de ne pas porter notre solitude en bandoulière.











