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* * * * * 1 note(s)

médecine du travail


7 réponses à ce sujet

#1 Skywalker

    Garnement

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Posté 15 octobre 2011 - 15:00

La triste actualité de cette semaine montre à l'évidence des failles graves de l’État quant à la gestion de son personnel.
Comment ne pas s'indigner devant la détresse, et l'acte désespéré de cette collègue mettant fin à ces jours dans des souffrances atroces ?
Comment ne pas s'interroger devant le fait qu'un enseignant, en plein délire paranoïaque, commette un homicide ?

Dans les deux cas on peut s'étonner de l'absence de prévention, l'absence de suivi, le manque de respect de l'humain.
Il n'y avait donc personne pour signaler, pour intervenir ?
Il n'y avait donc personne pour tendre la main, et proposer des soins ?
Et non, il n'y avait plus personne. Car dans certains bureaux les personnes ne sont plus que des coûts dans les dépenses publiques.
Alors la médecine du travail...

Mes petits élèves ne sont pas des boites de conserve et leurs enseignants non plus;
Nous sommes des personnes et non des ressources humaines !
Le monde entier ne peut rentrer dans un tableur.

Ce serait intéressant d'ailleurs de chiffrer le coût de la non-médecine du travail...
Combien de journées perdues pour les maux de dos, les petits bobos et les souffrances chroniques ???
Et si on parlait d'ergonomie dans les maternelles ?
Combien de journées perdues pour les problèmes de voix, de la banale rhinopharyngite au polype sur les cordes vocales ?
et si on parlait de phoniatrie...
Vous connaissez beaucoup de sportifs qui utilisent leur corps 6h par jour et qui ne voient pas de médecin !!!
Et les allergies avec les cours remplies de platanes...
Et l'acuité auditive, et l'éclairage plus ou moins adapté....
On peut faire la liste...

#2 Kiwichick

    Grincheux

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Posté 15 octobre 2011 - 20:13

Voir le messageSkywalker, le 15 octobre 2011 - 15:00 , dit :

La triste actualité de cette semaine montre à l'évidence des failles graves de l’État quant à la gestion de son personnel.
Comment ne pas s'indigner devant la détresse, et l'acte désespéré de cette collègue mettant fin à ces jours dans des souffrances atroces ?
Comment ne pas s'interroger devant le fait qu'un enseignant, en plein délire paranoïaque, commette un homicide ?

Dans les deux cas on peut s'étonner de l'absence de prévention, l'absence de suivi, le manque de respect de l'humain.
Il n'y avait donc personne pour signaler, pour intervenir ?
Il n'y avait donc personne pour tendre la main, et proposer des soins ?
Et non, il n'y avait plus personne. Car dans certains bureaux les personnes ne sont plus que des coûts dans les dépenses publiques.
Alors la médecine du travail...

Mes petits élèves ne sont pas des boites de conserve et leurs enseignants non plus;
Nous sommes des personnes et non des ressources humaines !
Le monde entier ne peut rentrer dans un tableur.

Ce serait intéressant d'ailleurs de chiffrer le coût de la non-médecine du travail...
Combien de journées perdues pour les maux de dos, les petits bobos et les souffrances chroniques ???
Et si on parlait d'ergonomie dans les maternelles ?
Combien de journées perdues pour les problèmes de voix, de la banale rhinopharyngite au polype sur les cordes vocales ?
et si on parlait de phoniatrie...
Vous connaissez beaucoup de sportifs qui utilisent leur corps 6h par jour et qui ne voient pas de médecin !!!
Et les allergies avec les cours remplies de platanes...
Et l'acuité auditive, et l'éclairage plus ou moins adapté....
On peut faire la liste...


Je suis entièrement d'accord et c'est vrai que présenté comme ça, c'est encore plus attristant et au plus près de la réalité !

Oui on utilise notre corps 6h par jour, et moi qui "reconnue travailleur handicapé" je dois me "débrouiller" pour toutes les petites choses que je ne peux faire... Et au final ça pèse lourd.
Nous avons payé très cher par chez nous le fait qu'aucun médecin ne veuille venir travailler dans notre rectorat, et qu'on reste plusieurs mois sans rien.....
Heureusement la personne nommé est compétente, comme celle d'avant d'ailleurs, mais comme rien "d'officiel" ne passe par elle, la voir ou rien ne change rien à rien.

J'arrêterai de travailler quand ce ne sera plus jouable pour mon corps. Nous "payons" de nous mêmes les retraits de postes, les élèves aussi, leurs parents aussi mais ils sont tellement aveuglés par les médias qu'ils ne réagissent pas....

Vive la France d'aujourd'hui ! Quand je bossais dans le privé, j'étais moins mal-lotie, la seule différence c'est que j'avais moins de vacances, c'est tout !

#3 tojequal

    Pousse-cailloux

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Posté 16 octobre 2011 - 08:39

Mais non, pas de souci!

http://www.lemonde.f...88175_3224.html

:angry:

#4 mra

    Grincheux

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Posté 16 octobre 2011 - 09:24

Je suis ulcérée par cet article qui ignore complètement la réalité du monde professionnel en général, car hélas le suicide ne concerne pas seulement les enseignants mais toutes les personnes qui subissent au quotidien une pression accrue...
Enseigner entre parenthèses devient de plus en plus complexe car la société est en pleine mutation, car les jeunes ne sont plus formés, car la formation continue devient inexistant, car les profs se prennent de plein fouet ce mal être au travaers de jeunes incapable de mettre de la distance ou de mettre en mots le chaos qui les entoure...

#5 snudiFO31

    Poil de carotte

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Posté 16 octobre 2011 - 22:39

Ce terrible évènement est tout simplement révoltant... et il n'est pas isolé : tous ne sont pas aussi médiatisés et affreux mais il y a des cas de plus en plus nombreux chez les enseignants...

Le SNUDI FO milite depuis des années pour une réelle médecine de prévention pour les enseignants.

Dans le 31, en avril 2010, 200 PE, via le SNUDI FO ont fait une demande de visite de prévention. Le ministère ne peut bien sûr pas satisfaire ces demandes.


En haute-Garonne, pour 43 000 agents on compte :
* 1 médecin de prévention
* 4 assistantes sociales dont une en mi temps annualisé. Pour la première fois cette année elle n’est pas remplacée. FO s’est adressé au Recteur pour en demander son remplacement.

Ainsi un recours collectif au Tribunal Administratif a été fait et il devrait avoir été traité avant la fin de l'année scolaire 2011.

De nombreux départements ont fait de même, quelques uns parmi beaucoup d'autres :

http://75.fo-snudi.f....php?article169

http://snudifo86.ove...l-49026127.html

http://snudifo47.net....php?article216

Le SNUDI FO a ainsi obtenu le recrutement de plusieurs médecins du travail à l'échelle nationale mais cela reste très insuffisant. Nous attendons que le Tribunal Administratif nous donne raison (dans tous les départements où la bataille a été menée) afin que plus de médecins du travail soient recrutés... Le TA devrait donner raison à FO car la loi prévoit une médecine du travail (ou médecine de prévention) et ceci quelque soit le domaine !

#6 candiss

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Posté 25 octobre 2011 - 17:29

C'est une aberration.Nous sommes en contact avec des en enfants et aucun médecin ne vérifie notre état de santé. J'ai travaillé dans le privé puis pour une autre fonction publique et je n'ai jamais pu "échapper" à une visite médicale au moins annuelle, avec prise de sang, radio pulmonaire et autres examens.Je n'aurais jamais imaginé que l'absence de médecine du travail puisse exister à l'éducation nationale.

Modifié par candiss, 25 octobre 2011 - 17:30 .


#7 esterella

    Roule-ta-bille

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Posté 26 octobre 2011 - 11:17

Outre le côté physique, juste le fait de pouvoir parler à un médecin de ses soucis liés au travail ça ferait un bien fou. On accumule tant de chose tous les jours, on travaille avec des enfants qui nous transmettent parfois une telle souffrance, qu'à mon sens évacuer entre nous ne suffit pas, il faudrait un professionnel. L'équipe fait beaucoup, mais on ne pourra jamais remplacer un médecin.

On se demande parfois pourquoi certains enseignants sont si "froids" au premier abord, mais quelque part ils se protègent d'une potentielle souffrance psychologique, on n'est pas des robots, mais des être humains avec énormément d'empathie pour nos élèves.

Après si on rajoute le stress, la pression subite, les exigences décalées avec la réalité du terrain etc... un beau cocktail bien explosif.

#8 vero

    Aubergine Fêlée

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    Le Nutella à la cuillère (grand pot donc grande cuillère)
    Les Haribos (surtout les dragibus)
    J'ai trouvé le toit pour mes Loulous et moi, mais toujours pas trouvé le neurone.

Posté 28 octobre 2011 - 09:25

Juste pour info et totalement en accord avec vous.
Je bosse en crèche. Fonction publique territoriale
J'ai eu, en tout et pour tout : une visite d'embauche en septembre 1993.
Partie en congé maternité, puis congé parental, puis disponibilité, j'ai quitté mon poste de 1997 à 2007. A mon retour, aucune visite médicale !. J'aurais pu revenir avec la tuberculose, c'était pareil.
J'ai enfin, eu une visite médicale l'année dernière.
N'ayant jamais eu la formation "gestes et postures au travail", obligatoire pour nous, il a été notifié "formation gestes et postures à faire". Cela fait un an. Et toujours rien.
J'attends une convocation suite à un problème qui s'avèrera sans doute un jour, très handicapant pour mon boulot ... cela fait 6 mois.





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