Je cherche une définition de la géographie
#1
Posté 16 octobre 2011 - 10:30
Comme indiqué dans le titre, je bloque sur la définition.
Avec mes CE2, nous l'avons cherchée dans un dictionnaire mais il reste des termes comme économie à expliquer. D'ailleurs, même population n'a pas été compris (j'ai eu droit à pollution à la place !).
Merci d'avance.
#2
Posté 16 octobre 2011 - 10:47
On observe les paysages et on utilise des cartes.
La géographie aide à comprendre comment les Hommes vivent ici et ailleurs.
Voici la trace écrite que j'ai donnée à copier à mes CE2. C'est une prof des écoles de ce forum qui l'avait écrite et qui a mis sa première séquence en ligne. Cela m'a permis de bien démarré mon année et je la remercie encore ;-) !
#3
Posté 25 février 2012 - 18:38
On dit tout avec ça !
#4
Posté 01 mars 2012 - 14:23
xavleroux, le 25 février 2012 - 18:38 , dit :
On dit tout avec ça !
donc le sens premier du terme : étymologiquement, la géographie,
c'est ce qu'on écrit (graphein, en grec ancien) de la Terre (Gè).
La géographie culturelle est importante, mais il ne faut pas en faire
l'alpha et l'oméga...
D'autre part, ta définition soulève une autre difficulté : la polysémie du
terme "espace". L'astronomie est-elle une partie de la géographie ?
L'aréologie (= géographie martienne) ?
#5
Posté 01 mars 2012 - 14:35
L étude de la geo physique pour la geo physique n a que trop vécue...surtout en primaire...
Il ne faut pas l évincer c est sur mais l insérer dans des problématiques d aménagement, de gestion des risques et des ressources...
#6
Posté 01 mars 2012 - 17:27
xavleroux, le 01 mars 2012 - 14:35 , dit :
Citation
Il ne faut pas l évincer c est sur mais l insérer dans des problématiques d aménagement, de gestion
des risques et des ressources...
Plus sérieusement, je ne suis pas d'accord avec toi, même si ta position est probablement
majoritaire, et dans le sens du vent.
Pour moi, la géographie est une matière charnière, qui permet évidemment de travailler
la compréhension des organisations humaines et du rapport de l'homme à la nature
(ce que je range peut être un peu brutalement dans la "géographie culturelle", pour
simplifier), mais aussi celle de l'auto-organisation de la nature la "géographie physique",
pour faire simple, qui ne se réduit pas à une géographie descriptive, même au primaire.
La géographie constitue donc un pont précieux entre sciences humaines et sciences exactes,
auquel il serait dommage de renoncer en l'inscrivant exclusivement dans l'une ou
l'autre approche.
#7
Posté 02 mars 2012 - 07:22
La géo culturelle que tu sembles présenter en opposition (ou en complément) à la géo physique n'est qu'une composante de l'analyse humaine, encore une fois de ce "comment les hommes organisent leurs espaces". L'analyse spatiale, multiscalaire, les rapports centre-périphérie...n'ont souvent pas cette couleur culturelle si accrocheuse...Ne nous trompons pas.
Ce qui me gène profondément c'est cette idée que ma position est "majoritaire" et "dans le sens du vent".
Je rêve qu'elle soit un peu plus "majoritaire" mais quand on regarde la plupart des manuels, des séances mises en partage par ci par là, quand on écoute les discours des collègues, de la plupart des conseillers, on est à des décennies de retard et encore dans une géographie descriptive érigeant en pièces maîtresses les fleuves, les reliefs et pire encore, des frontières qui seraient "naturelles".
On trouve des séquences entières, pleine de bonne volonté ce n'est pas le problème, mais qui détaillent sur 6-7 leçons, les fleuves français avec leur longueur, source, embouchure, débit, régime...sans qu'il n'y ait le moindre bateau dessus ! Ou des nomenclatures sur plaines, plateaux, montagnes jeunes et anciennes sans la moindre activité qu'elle soit agricole ou touristique...une géographie décor, sans homme.
Ca rejoint le second point: "dans le sens du vent": oh que non, sûrement pas une mode temporaire, c'est juste que la géographie a changé de paradigme, cette étude des rapports homme-nature fait partie d'une étape passée de son histoire. Mais encore une fois, les aspects physiques n'ont pas disparu pour autant, on peut les faire parler autrement, au travers de l'aménagement, de la gestion des conflits, des ressources, des risques, tout un tas d'exemple qui, hélas, se multiplient. L'essor des "éducation à", notamment le développement durable, qui n'est pas forcément bien pris reconnaissons le, doit permettre de maintenir ces ponts dont tu parles.
Mais le primaire est en queue de peloton, c'est là que les inerties sont les plus grandes. Gardons l'espoir !!
#8
Posté 16 mars 2012 - 12:55
xavleroux, le 02 mars 2012 - 07:22 , dit :
physique n'est qu'une composante de l'analyse humaine, encore une fois de ce "comment les
hommes organisent leurs espaces". L'analyse spatiale, multiscalaire, les rapports centre-
périphérie...n'ont souvent pas cette couleur culturelle si accrocheuse... Ne nous trompons pas.
Il me semble que nous ne nous opposons ici que sur une question de vocabulaire. Tu emploies
le qualificatif "culturel" dans un sens restreint (lequel, plus précisément ?), quand je l'emploie
dans une acception plus large ; il est d'ailleurs probable que la tienne soit plus proche de la tradition
française, la mienne à la limite de l'anglicisme.
Mais il me semble que nous sommes d'accord sur le fond : qu'on la tienne ou non pour un trait
culturel, la façon dont une société donnée organise l'espace, à toutes les échelles, et distribue
le pouvoir et les responsabilités, d'un éventuel "centre" à une possible "périphérie" est évidemment
un élément essentiel de la géographie.
Citation
"dans le sens du vent": oh que non, sûrement pas une mode temporaire
Citation
des séances mises en partage par ci par là, quand on écoute les discours des collègues, de la
plupart des conseillers, on est à des décennies de retard et encore dans une géographie descriptive
érigeant en pièces maîtresses les fleuves, les reliefs et pire encore, des frontières qui seraient
"naturelles".
Bien sûr. Ce sont des pièces maîtresses de notre environnement géographique et, souvent, des
frontières historiques, à défaut d'être "naturelles" (je t'accorde que le terme est ambivalent dans
ce contexte). Elles existent, aussi bien dans notre géographie physique que dans notre imaginaire
collectif, et le nier constituerait une violence, au moins symbolique.
Citation
détaillent sur 6-7 leçons, les fleuves français avec leur longueur, source, embouchure, débit,
régime...sans qu'il n'y ait le moindre bateau dessus !
Là encore, il me semble que nous sommes d'accord : toute approche exclusive trouve très vite
ses limites.
Citation
Mouais. Ca me semble un peu rapide. La recherche en géographie, peut-être -- et encore, si l'on
parle de paradigmes, j'ai du mal à identifier de "révolution scientifique" bien claire (au sens de Kuhn)
dans ce domaine. Mais la géographie scolaire me semble en "phase normale"...
Citation
pris reconnaissons le, doit permettre de maintenir ces ponts dont tu parles.
Re-mouais. Idéalement, tu aurais sans doute raison, mais la mise en pratique me semble pour
le moins douteuse. Ces approches transdisciplinaires sont déjà difficiles pour des adultes, et je
ne connais pas beaucoup d'exemples de mise en œuvre efficace au primaire, sauf en détournant
délibérément le propos pour revenir à une approche disciplinaire plus ou moins indirecte.
Ton exemple du "développement durable" me semble typique : j'attends toujours une définition
compréhensible, cohérente et opératoire de cette expression (même en oubliant qu'elle est à la
limite de l'oxymore !). Du coup, bien peu d'enseignants ont une idée claire de ce qu'il s'agit de
transmettre, et s'en tiennent à une propagande gentillette sur des banalités qui ne font de mal
à personne (encore que... "il ne faut pas gaspiller l'énergie" -- va expliquer ensuite aux gamins
que sa conservation automatique est une loi de la Nature ; mais c'est une autre histoire...).
#9
Posté 16 mars 2012 - 19:53
Quelques réactions rapides:
- Entendu pour le point un sur le "culturel"
- Sur les repères symboliques, sans prétendre les nier, c'est toujours cette absence fondamentale de l'homme qui me dérange...cela rejoint le point suivant sur cet exemple de la séquence des 6-7 séances sur les fleuves, là encore, ce n'est pas tant le caractère exclusif (qui certes doit lasser les gamins) que l'absence de présence de l'homme (pas un seul bateau ou barrage !) qui me dérange.
- sur le changement de "paradigme" ou d'objets ou de finalité...c'est sur que c'est au niveau scientifique universitaire que ça s'est senti et c'est bien là qu'est le problème: ça ne s'est pas vraiment diffusé dans les sphères d'enseignement "inférieures" si on peut dire, surtout en primaire où la matière est "noyée" avec les autres...Je m'interroge donc sur ce que serait une phase "normale"...je pense qu'il y a besoin de grand changement de fond au contraire !
- concernant le DD, en effet, je suis d'accord sur le fait que le concept soit très jeune, très paradoxal et que bon nombre de personnes s'engouffrent dedans tête baissée en affirmant des généralités avec la conviction d'être quelqu'un d'engagé ayant fait sa BA. Le sort réservé à ces thèmes dans les programmes montre bien qu'ils ne sont pas maîtrisés et parachutés sans grande réflexion. En effet, si c'était bien fait, on pourrait sûrement en tirer des choses. Ceci dit, j'avais lu des pistes convaincantes ici bien qu'appliquées au secondaire : http://clio-cr.clion...php?article3673
Au plaisir !
#10
Posté 17 mars 2012 - 11:50
xavleroux, le 16 mars 2012 - 19:53 , dit :
fondamentale de l'homme qui me dérange...
Mais il n'en est pas absent ! Parler de "frontière naturelle", pour moi, c'est reconnaître l'existence
d'un obstacle naturel difficilement franchissable pour les hommes -- des montagnes élevées
(les Pyrénées entre la France et l'Espagne, les Alpes), un bras de mer, un fleuve un peu costaud
(le Rhin). « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » fait sens ; ça marche moins bien avec
le Quiévrain...
Citation
de grand changement de fond au contraire !
Dans le vocabulaire de Kuhn, c'est l'évolution permanente au sein d'un "paradigme" donné,
par opposition aux "révolutions scientifiques", qui forcent un changement de paradigme.
Pour moi, l'école n'a pas vocation à sortir d'une phase normale : la science qu'on est capable
de faire passer au primaire a au bas mot trois ou quatre siècles, aussi bien en termes de fond
que de méthode. Tenter d'y transposer les derniers fantasmes universitaires semble assez vain.
Citation
paradoxal et que bon nombre de personnes s'engouffrent dedans tête baissée en affirmant
des généralités avec la conviction d'être quelqu'un d'engagé ayant fait sa BA. Le sort réservé
à ces thèmes dans les programmes montre bien qu'ils ne sont pas maîtrisés et parachutés
sans grande réflexion. En effet, si c'était bien fait, on pourrait sûrement en tirer des choses.
Probablement. Mais je ne suis pas très optimiste, à moyen terme.
Citation
Je ne connais pas cet ouvrage. Mais je lis sur la page de présentation à laquelle tu renvoies :
"l’interdisciplinarité prend corps une fois que les disciplines sont bien ancrées". "Inter-" ou
"trans-"disciplinarité, c'était le sens de mon objection : je ne sais pas ce que ça peut donner
au secondaire, mais il me semble qu'au primaire, au moins, on en est encore à ancrer les
réflexes disciplinaires de base, en géographie comme ailleurs.
1 utilisateur(s) li(sen)t ce sujet
0 membre(s), 1 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)












