• Annonces

    • André Jorge

      APPEL A CONTRIBUTION   07/08/2017

      Bonjour. La dernière mise à jour du site a nécessité plusieurs heures de travail et, même s'il y a encore quelques bugs à régler, c'est avec plaisir que nous vous proposons cette nouvelle version d'EDP. L' existence et l'évolution du site EDP ne reposent pas que sur le travail (bénévole) de l'administrateur et des modérateurs, mais aussi sur la participation des membres du site. Si vous appréciez le site EDP, il importe que vous nous aidiez à le faire vivre, en participant aux échanges et en proposant du contenu à destination des autres membres dans les différentes rubriques : -Participez aux sujets de discussion dans les forums : Vous pouvez participer aux discussions, poster de nouveaux sujets, et enrichir les échanges de vos contributions, tout en veillant à respecter l'organisation et le fonctionnement du site. -Publiez dans l'espace de téléchargements : Les fiches, documents que vous réalisez peuvent être publiées dans les différentes rubriques de l'espace de téléchargements et pourront ainsi être facilement retrouvées. -Publiez des liens dans l'annuaire : Les liens que vous trouverez utiles peuvent être regroupés dans l'annuaire. Pendant ces dernières vacances, l'annuaire a fait l'objet d'une réorganisation et de mises jour qui l'ont rendu plus attractif et efficace. -Publiez des articles dans le module Pages : Vous pouvez publier des articles concernant l'école, le CRPE, l'éducation, dans la rubriques Pages. Cette rubrique a également fait l'objet d'une réorganisation et un nouveau menu a été créé pour faciliter la navigation. -Publiez des photographies, des vidéos, dans la galerie : La galerie a également été réorganisée. Les photographies des réalisations de vos élèves peuvent y être publiés.   Et sur les réseaux sociaux ? EDP se doit d'être présent sur les réseaux sociaux. Nous avons donc un espace : sur Facebook : https://www.facebook.com/Enseignants-du-primaire-158258504749259/. sur Twitter : https://twitter.com/ensduprim. Pour nous aider, vous pouvez vous abonner ou nous suivre sur les réseaux sociaux et partager nos publications.   Merci de votre soutien.
    • André Jorge

      ORTHOGRAPHE ET PUBLICATION SUR EDP   09/09/2017

      EDP est un site consacré au monde de l'enseignement, de l'instruction et de l'éducation. Veillez donc à toujours : écrire un français correct et compréhensible par tous, relire vos messages et corriger vos éventuelles fautes d'orthographe, avant de publier. Par ailleurs, vous êtes tenu de : ne pas abuser de MAJUSCULES, de textes illisibles tant par la taille que la couleur, de répétitions exagérées de caractères et/ou de mots, ainsi que des images et smilies. ne pas abuser des abréviations. bannir les styles "télégraphiques", "texto" ou "chat" (c, fo, po, bcp, pr, dc, ds,...) qui ne sont pas autorisés sur le forum ! Enfin, n'oubliez pas les accents, les apostrophes, les majuscules, qui ne sont pas optionnels ! Merci de votre compréhension.
freman

Parents d'étudiant en colère !

Messages recommandés

freman

Je suis un parent en colère !!, ma fille étudiante en d'ESPE de Master 2°, est hospitalisée depuis 8 jours pour "burnout", excédée par le manque de considération, le trop plein de travail....élève brillante et motivée 1° de promotion, après avoir réussi son concours écrit en juin 2013, elle doit cette année à 22 ans ! :

- Préparer son master,

- Faire un mémoire,

- Assurer une classe de cm2 à 3 niveaux toute l'année avec des élèves bien sûr impossibles à tenir !!!,car dans des zones prioritaires !

- Subir des inspections régulièrement,

- Aucun tuteur pour l'aider, ahhh si juste pour la "casser" et ne pas donner de solutions !!

- En FAC des profs qui ne forment en rien à la pédagogie un comble !! j'ai vu ces cours et je suis enseignant ! Un dossier en art plastique de plus de 50hoo le prof le trouve super !! à l'oral blanc le correcteur le trouve nul qu'il ne vaut rien, tout à recommencer pour dans un mois !!!

- Avoir des stages de 15 jours avec d'autres classes avec des niveaux différents à plus de 30km du domicile !,

- Préparer ses oraux 2ème partie du concours,

des examens blancs ou on se fait un réel plaisir de "casser " de l'étudiant,

- Passer les épreuves pour son master entre deux !

Je ramasse ma fille à la petite cuillère tous les jours !! c'est scandaleux, je suis ulcéré par tant d'injustice et nous parents on ne peut rien dire !!, aujourd'hui elle est au bord du suicide et je pèse mes mots, la faute à un système irrespectueux à des gens incompétents, à des réformes aberrantes !

Ils ont réussi à décourager ma fille, elle va tout arrêter à 1 mois du concours !!!!!!!

Bon courage les autres futurs profs !! l'avenir n'est pas rose pour vous

Merci encore pour cette formation bac +5 qui ne mène à rien !! si ce n'est qu'a détruire une vie !!

Parent en colère !! et vous parents d'enfant en primaire vous avez du souci à vous faire pour vos enfants !!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
kirimilia

j ai l impression de m entendre y a un an quand un de mes proches subissait ce systeme! et pourtant je suis PE, depuis seulement 4 ans.

j ai eu mon concours juste avant le changement....

ce que je dirais a ta fille et que j ai dit a cette personne qui a aussi fait un burn out c est de lever le pied! plus facile a dire qu a faire c est vrai et de passer quand meme les epreuves, meme si elle a l impression d y aller en touriste, ca peut valloir le coup. ca evitera d eventuels regrets au moins.

sachant que l année de PES n est pas triste non plus.

bon courage a vous et a votre fille!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Japet

c'est honteux!!!! c'est ça la réforme de la formation????

et ils espèrent atirer beaucoup de monde dans ce métier difficile, non reconnu et non valorisé, en détruisant les candidats dès le recrutement?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
virjy

N'est elle pas trop perfectionniste? Je pense à certains 1er de la classe du temps de notre PE2 qui n'étaient pas titularisés car ils n'ont pas la "fibre" et quoiqu'ils fassent ça n'allait jamais...avec les années on relativise mais je te comprends...Bon courage à elle :wub: (et après ils s'étonnent de manquer de candidats...)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
la maîtresse des petits

Je suis scandalisée: le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Comment espérer générer de bons enseignants avec ces méthodes????

Les formateurs d'enseignants doivent arrêter ces bêtises.

Je me tue à dire qu'enseigner est un métier manuel (on a les mains dans le camboui!!!) donc on arrête de s'intellectualiser à outrance et on nous forme en alternance, en apprentissage (c'est quand même comme ça qu'on apprend un métier, non?)

N'y a-t-il pas moyen de porter plainte contre qqchose ou qqun? Combien de vies ruinées avant l'action? On lit souvent ici la détresse des débutants.

Courage pour ta fille, et si possible, fais en sorte qu'elle passe qd même les épreuves.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
jlou80

Moi ce qui me scandalise, c'est que ces formateurs demandent de plus en plus de choses à ces pauvres étudiants alors qu'ils ne sont pas capables de les aider ni de faire ce que l'on leur demande. La formation actuelle n'est pas faite pour construire un métier mais pour dégoûter une génération de jeunes enseignants. La preuve est le nombre de démission qui augmente constamment chaque année dès l'année de PES. Et soyons réalise, peut-on réellement réussir un master, passer un concours et prendre en charge une classe en même temps en si peu de temps.

J'ai juste un conseil pour ces étudiants et jeunes enseignants ( sans doute facile à dire mais pas toujours réalisable), c'est de se préserver, de garder du temps pour soi. C'est déjà un métier difficile voire pénible selon les classes, les écoles... donc il faut pouvoir se changer les idées avec des loisirs sinon malheureusement on va droit dans le mur.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
freman

Merci à tous pour votre soutien, il fallait que j'en parle car je suis désespéré de voir à quel point le système a anéanti ma fille qui depuis toute petite voulait faire ce métier,......

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
éléphant rose

Je souhaite vous apporter tout mon soutien virtuel.

Je vois bon nombre de collègues qui font ce métier par vocation, s'essouffler ou pire penser à la reconversion.

Souvent, il s'agit des collègues qui ont le plus d'idéaux, un désir de bien faire. Ces collègues (et je m'inclus là dedans) sont la plupart du temps perfectionnistes, ont bien réussi à l'école, sont de bons petits soldats travailleurs. On ne choisit pas de ne jamais quitter l'école par hasard...

Or, quand on se retrouve face à la réalité, pendant la formation et ensuite sur le terrain, on se heurte à l'injustice, l'incohérence, l'absence de reconnaissance et la dévalorisation.

Dur à avaler pour un bon petit soldat qui fait pourtant de son mieux :).

Ce que je décris n'est pas péjoratif, c'est une petite théorie basée sur l'observation de mes collègues les plus exigeants avec eux-mêmes.

Certaines personnes arrivent à prendre plus de recul, dès la formation , elles ne placent pas autant d'attentes envers ce qui reste avant tout un métier... et font des carrières plus longues, plus apaisées, tout en réussissant à être de bons instits quand même :).

Tout ça pour dire que ta fille est à un tournant. Si elle se sent la force de continuer, il lui faudra apprendre à avaler des couleuvres, en se préservant. Il est fort probable que des candidats moins motivés, qui ne s'impliquent pas autant qu'elle, réussissent cette année.

Par contre, si elle se rend compte que ce milieu ne lui correspond pas, ce n'est pas la fin du monde. J'espère que son entourage pourra l'aider à s'en apercevoir. Il y a plein d'autres métiers à faire. Aucun métier, aucune étude n'en vaut assez la peine pour se ruiner la santé... Mais on ne le réalise pas toujours quand on a le nez dans le guidon.

Courage!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Lola9

Toutes mes pensées pour toi et ta fille.

C'est tellement bête de dégoûter ainsi du métier nos jeunes recrues !

Qu'elle s'accroche en levant le pied si cela lui tient à coeur, mais surtout qu'elle se préserve :wub:

Bon courage à vous.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Titnounou

Je suis T1, donc j'étais à la place de ta fille il y a 2 ans... et je me reconnais beaucoup dans ce que tu décris ! Préparer le master, le mémoire, le concours, le C2i2e, le Cles 2, tout en même temps et tout mélangé dans nos têtes, et penser en plus à boucler les différents dossiers à rendre à l'IUFM et à préparer ses cours pour ses stages... oui je connais ! On est beaucoup à connaître ! Et on est malheureusement pas beaucoup à avoir fini la course. Et les formateurs de l'IUFM, pfff, je connais aussi. Je ne fais pas une généralité, il y en avait des biens, mais 1 ou 2, pas plus !

Comment j'ai tenu ? Je ne sais même pas. Je crois que sans mes copines de promo, j'aurais tout arrêté. On se soutenait énormément : quand il y en avait une qui craquait, les autres la remotivaient, et le lendemain c'était une autre, et ainsi de suite... On en était arrivées à se dire : "on s'est levées ce matin, on a eu la force de revenir, c'est une journée de gagnée. Pour demain, on verra".

Certaines ont fini par laisser tomber. Les idées suicidaires, je connais aussi. C'est terrible et ça parait tellement stupide vu de l'extérieur de se dire qu'on peut penser à ça à cause des études... mais quand on est là dedans, qu'on en voit pas l'issue, qu'on ne sait pas si ça va payer, que la liste de travail à faire s'allonge 3 fois plus vite que celle du travail déjà fait, ben oui on finit par se dire que ça ne serait pas bien grave si un accident arrivait. Qu'au moins, on aurait une excuse pour arrêter. Parce que c'est ça qui me retenait : j'aurais voulu arrêter, 100 fois, 1000 fois, mais je n'en ai jamais eu le courage ! Assumer qu'on arrête ses études au bout de 5 ans, alors qu'on vient d'une famille où personne n'a jamais dépassé le lycée et où on fait la fierté de tous, ce n'était pas envisageable pour moi. Mais combien de fois j'ai rêvé qu'on me force à arrêter. Que je me retrouve hospitalisée et incapable de retourner à l'IUFM... J'ai continué tant bien que mal, et j'ai finalement bien fait... j'ai eu mon concours du 1er coup. LE REVE, mon rêve de petite fille enfin entre mes mains, mais bien vite un cauchemar...

Mon année de PES commence, tout se passe plutôt bien. Jusqu'à ce que je devienne une victime du rouleau compresseur que peut être l'éducation nationale. Ma tutrice veut tout m'apprendre, que je fasse "tout comme elle" selon ses dires. Elle a 15 ans d'expériences, et moi 3 mois ! J'essaye de suivre, rien ne lui plait. Je n'en fais jamais assez, je ne la sollicite pas assez, et elle commence à me faire sombrer doucement. Je me mets à douter de moi : je dois être une horrible maîtresse, il ne peut s'agir que de cela. Nos entretiens sont de plus en plus durs, elle me reproche tout, jusqu'à ma personnalité "pas compatible avec ce métier" et me laisse au milieu de ma classe, pleurer avec mes 30 loulous autour de moi ! Et l'année se termine, avec menace de non- titularisation. Jusqu'à ce que l'inspectrice vienne en personne et reconnaisse enfin mon travail ! Finalement je suis titularisée in extremis. Je ne sais pas comment j'ai eu la force de tenir toute cette année... des collègues extras, des élèves adorables et des parents qui me soutenaient à 100% et m'ont redonné confiance en moi... c'est sûrement grâce à tout cela que je n'ai pas démissionné. Mais dans une autre école, un autre environnement, je pense que je n'aurais pas tenu ! Ca ne tiens à rien...

Cette personne m'a détruite, plus encore que l'IUFM, et je pensais que ce n'était pas possible. Il m'a fallut des mois pour comprendre que le problème ne venait pas de moi, mais d'elle... et encore aujourd'hui, j'ai peu confiance en moi et repenser à tout cela est très difficile.

Résultat de ces 2 années terribles : aujourd'hui je suis T1, et même si j'adore mon métier et si je ne regrette rien, et bien je n'ai déjà plus la force de "bien faire". Je me contente du minimum ! J'ai trop besoin de souffler, c'est vital ! Je trouve ça horrible : en être à sa 2ème année de carrière et être déjà fatiguée ...

Ce témoignage ne t'apportera sans doute rien... j'avais moi aussi besoin de parler tu vois ! Ca ne va sûrement pas te rassurer, ni t'apporter des réponses. Malgré tout, je ne regrette pas de m'être accrochée, j'adore être en classe. Mais c'est vrai que pour mes préparations, je n'ai pas l'énergie que je devrais avoir, je ne l'ai plus ... J'ai trop donné et eu trop peu de reconnaissance.

S'épargner oui, c'est ce qu'il faudrait faire, mais plus facile à dire qu'à faire.

En tous cas ta fille a déjà une chance : tu l'entoures et la comprends. Je n'avais pas cette chance.

Courage à elle et à toi ! Donne nous des nouvelles.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Lola9

Ton témoignage est très poignant titnounou.

Je me demande comment on peut "faire subir" ça.

J'espère que tu te sentiras de mieux en mieux et ne t'inquiète pas, ce ne sont pas des belles prep qui font une bonne maitresse ! :)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
éléphant rose

Ton témoignage est très poignant titnounou.

Je me demande comment on peut "faire subir" ça.

J'espère que tu te sentiras de mieux en mieux et ne t'inquiète pas, ce ne sont pas des belles prep qui font une bonne maitresse ! :)

+ 1

Normal que tu n'aies plus la force de faire de belles prep...

La paperasse doit te servir toi, pas les formateurs. Une fois ceux-ci partis, ne garde que les outils qui te servent. Et en effet, tu es peut-être une meilleure instit maintenant car moins fatiguée, plus à l'écoute de tes élèves. Quand on prépare des séquences très détaillées, on en oublie de s'adapter aux élèves, tout n'est pas prévisible.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Japet

ce qui est incroyable dans tout ça, c'est qu'on nous demande, à juste titre, d'être compréhensifs avec les élèves, de ne pas les stresser, leur donner confiance en eux, et tout et tout, et que nos formateurs (nous sommes élèves aussi crotte alors!) nous font tout le contraire! Faites ce que je dis, pas ce que je fais! On marche sur la tête.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
PE2b

Je comprends votre coup de gueule, mais c'est le sort réservé à chaque futur enseignant. On peut le voir de manière négative, ou bien au contraire (même si ce n'est pas facile) se dire qu'au moins cette formation nous aura endurcis et permis de devenir multitâches !

Pour les professeurs et les tuteurs, il ne faut malheureusement pas en attendre trop : les professeurs sont souvent des professeurs du secondaire, agrégés ou certifiés qui n'ont pas (ou peu ) d'expérience avec les élèves du primaire. Et les tuteurs ont souvent aussi beaucoup à faire avec leurs propres classes, il n'est pas toujours facile pour eux de pouvoir se déplacer dans des écoles un peu éloignées des leurs.

Sans méchanceté aucune, peut être que votre fille devrait penser à s'orienter vers un métier dans lequel elle trouvera plus de satisfaction, car le métier n'est pas plus facile une fois le concours obtenu...

Beaucoup de gens rêvent de ce métier sans vraiment savoir de quoi il en retourne, ce n'est pas toujours facile de se dire que notre rêve est finalement bien éloigné de la réalité.

Bon courage !

  • Upvote 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
freman

Bonsoir à tous et encore un grand merci pour votre soutien, je reviens vers vous pour vous donner un peu de nouvelles de ma fille, après son hospitalisation de 15 jours et son retour parmi nous, elle a remonté un peu la pente et réussi à quand même aller aux oraux sans grande conviction étant donné son état d'âme, je vous assure que cela a été les plus horribles soirées et journées de notre existence car à tout moment elle pouvait retomber à zéro, les résultats sont tombés vendredi c'était champagne ou hôpital !! et nous avons pu ouvrir une bonne bouteille !!! elle y est arrivée on a poussé un gros ouf de soulagement!!!

reste le master à finaliser mais le plus dur est fait..... Merci à tous et croyez à votre étoile, en vous et ne vous laissez pas manipuler par le système, la société, en tous les cas courage à tous ! et BONNE CHANCE ! UN PAPA rassuré !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Lolita

Bravo à elle d'abord... et bravo à la famille pour son soutien !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
reglisse

Bonsoir à tous et encore un grand merci pour votre soutien, je reviens vers vous pour vous donner un peu de nouvelles de ma fille, après son hospitalisation de 15 jours et son retour parmi nous, elle a remonté un peu la pente et réussi à quand même aller aux oraux sans grande conviction étant donné son état d'âme, je vous assure que cela a été les plus horribles soirées et journées de notre existence car à tout moment elle pouvait retomber à zéro, les résultats sont tombés vendredi c'était champagne ou hôpital !! et nous avons pu ouvrir une bonne bouteille !!! elle y est arrivée on a poussé un gros ouf de soulagement!!!

reste le master à finaliser mais le plus dur est fait..... Merci à tous et croyez à votre étoile, en vous et ne vous laissez pas manipuler par le système, la société, en tous les cas courage à tous ! et BONNE CHANCE ! UN PAPA rassuré !

Très touchée par ce témoignage, complètement effarée de cette situation qui en briserait à moins, soulagée de cette fin heureuse je tiens juste à apporter ma pierre à cela......juste un ressenti de mes dix petites années dans le métier.

Nous certains plus à "fleur de peau" concernant telle ou telle situation. Etrangement le déclencheur est une personne (là un tuteur) ou un "incident" (parents, élèves difficiles, milieux violents....). L'Education Nationale a meme des procédures pour ça.....la fameuse déclaration d'incident majeur.

C'est un métier toujours fascinant pour moi meme si à tout hasard je me suis surprise à regarder l'an dernier les possibilités de reconversion. Il faut toujours prendre du recul........je n'y arrive pas toujours. Mais, au vu de ce qu'il se profile il faut s'armer.

Courage et encore félicitations.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
kaatou

D'abord, félicitations pour les résultats de la fille de freman! qu'elle ne se fasse pas de soucis pour les résultats du master, ça devrait être sans souci par rapport au concours!

Je suis PES cette année, l'année de m2 fut très éprouvante. L'année de PES est aussi très chargée, mais il faudra apprendre à se laisser un peu de temps ( j'ai encoredu mal); courage!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Franck68

Je comprends votre coup de gueule, mais c'est le sort réservé à chaque futur enseignant. On peut le voir de manière négative, ou bien au contraire (même si ce n'est pas facile) se dire qu'au moins cette formation nous aura endurcis et permis de devenir multitâches !

Pour les professeurs et les tuteurs, il ne faut malheureusement pas en attendre trop : les professeurs sont souvent des professeurs du secondaire, agrégés ou certifiés qui n'ont pas (ou peu ) d'expérience avec les élèves du primaire. Et les tuteurs ont souvent aussi beaucoup à faire avec leurs propres classes, il n'est pas toujours facile pour eux de pouvoir se déplacer dans des écoles un peu éloignées des leurs.

Sans méchanceté aucune, peut être que votre fille devrait penser à s'orienter vers un métier dans lequel elle trouvera plus de satisfaction, car le métier n'est pas plus facile une fois le concours obtenu...

Beaucoup de gens rêvent de ce métier sans vraiment savoir de quoi il en retourne, ce n'est pas toujours facile de se dire que notre rêve est finalement bien éloigné de la réalité.

Bon courage !

Je parcours ce forum depuis des lustres et j'ai compulsé une énorme quantité de messages, mais bizarrement, c'est vraiment celui-ci qui me révolte. C'est très bien de relativiser et de tirer le positif des épreuves difficiles mais pour moi, il est totalement inacceptable de "torturer" ainsi des hommes et des femmes qui se destinent à ce métier (ou tout autre d'ailleurs). Nous sommes tombés dans une situation de harcèlement moral généralisé depuis la mise en place des masters (il était déjà présent avant en IUFM mais il me semble que c'était dans une moindre mesure). Avec ce témoignage, il y aurait matière à aller devant les tribunaux. Bien entendu personne ne le fera, les enjeux sont trop importants pour les stagiaires.

Je suis PE depuis 5 ans, j'ai travaillé dans le privé 10 ans auparavant pour de petites boites et des multinationales. JAMAIS je n'ai pu constater autant de souffrance que dans le milieu enseignant et pourtant je vous garantis que j'en ai vu des vertes et des pas mûres. Ce qu'a vécu la fille de ce monsieur, et nous savons tous que ce témoignage n'est qu'une goutte dans l'océan des souffrances engendrées par ce système, n'est pas acceptable. Il va falloir combien de tentatives de suicide ou de suicides effectifs pour qu'il y ait enfin une remise en cause?

Mon constat est le suivant : soit tu craques, soit tu souffres en silence, soit tu deviens indifférent, soit tu trouves un poste spécifique hors classe, soit tu quittes l'EN. Est-ce acceptable pour vous que l'on doive en arriver là?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
PE2b

Bonjour Franck68,

Effectivement, il n'est pas acceptable que l'on doive en arriver si loin pour commencer à prendre en considération les difficultés du métier. Mon témoignage n'avait pas pour but d'être offensant, il met seulement en avant mon point de vue sur la question et mes constatations concernant le recrutement des PE.

J'ai toujours été bonne élève et j'ai toujours eu comme rêve de pouvoir exercer ce métier. J'avais eu la chance de travailler comme AE dans une école classée ZEP en parallèle de mes études, ce qui m'a permis d'avoir une vision globale de ce que pouvait être le métier de PE. Et c'est à ce moment là que je me suis rendu compte que si je voulais continuer, il faudrait me "blinder" puisqu'effectivement nous sommes souvent laissés "seuls".

J'ai déménagé puis j'ai terminé mon master et préparé le concours la même année. Je voyais bien que rien n'était vraiment adapté : cours proposés par des professeurs agrégés qui nous demandaient des commentaires de textes, des dissertations, des présentations powerpint et autres, mais jamais de cours sur les problèmes courants et concrets que l'on peut rencontrer : que faire lorsqu'un parent, fou de rage et n'ayant pas obtenu la garde de ses enfants, se pointe à l'école pour le récupérer de force? (vécu) Que faire lorsque l'on soupçonne qu'un enfant vit des chosses inimaginables à la maison? ou bien pour rester moins dramatique, mais tout aussi rationnel, comment mettre en place des cours dans une classe multi-niveaux? Bref, la formation n'a jamais répondu aux attentes qu'un étudiant, futur enseignant, peut avoir.

J'ai bien eu mon concours du premier coup dans un département où il n'y a que très peu de places. Et puis j'ai eu mon premier poste à 1h30 de chez moi : une classe unique classée ZEP milieu rural et chargée de direction. Un poste loin de la "ville", donc peu de visites de formateurs ou conseillers pédagogiques. Un poste difficile, à mauvaise réputation, où mes prédécesseurs ne restaient que très peu de temps. Un poste où finalement on est livré à soi-même et où on ne peut pas se permettre de s'apitoyer sur son sort puisque de toute façon, personne ne viendra à votre rescousse. Un poste où, soit tu craques, soit tu souffres en silence ou soit tu essaies d'en tirer le meilleur, ce que j'ai fait.

J'adore mon métier et cela fait maintenant 3 ans que j'ai ce poste. Je vais malheureusement devoir le quitter puisque j'ai demandé une mutation dans un autre département. C'est ce poste là qui m'a permis d'aborder avec sérénité la suite de ma carrière, aussi paradoxal que cela puisse paraître. J'ai connu de grandes satisfactions même si cela impliquait que je me lève tous les matins à 5 heures, que je rentre chez moi à 18 heures, que je passe mes week end à préparer ma classe pour mes élèves de tous niveaux, que je prenne du temps pour écouter les doléances des parents, que je m'occupe de tout l'administratif, etc... Passionnant, mais épuisant.

Donc je m'excuse si mon témoignage vous a révolté. Ce n'était pas le but. Je ne suis pas une PE aigrie mais je voulais simplement mettre le doigt sur un gros problème : j'ai vu énormément de collègues quitter l'EN car le métier ne correspondait absolument pas à l'idée qu'ils s'en faisaient et qu'une fois le concours obtenu, tout n'est pas gagné.Il faut se former soi-même, aller chercher des infos, des témoignages, demander de l'aide autour de soi. Il faut se battre tous les jours et tirer dans ses réserves physiques et mentales. Mais malheureusement, c'est quelque chose qui n'est pas compris par la majorité des gens de mon entourage qui m'estime "privilégiée" car ,aprés tout, "toutes les 6 semaines, je suis en vacances" ...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
sycr

Ce sujet me touche beaucoup...

Je suis sortie de formation en 1996, j'étais dans les premières moutures de PE, de concours... Je me rappelle en avoir bavé avec tous les dossiers, mémoires à rendre, à présenter...

Depuis 3 ans, je suis tutrice. Je suis effarée du boulot qui est demandé aux étudiants et de l'incertitude dans laquelle ils naviguent : poste, pas de poste, 4 x 1/4 temps......

Car en PES, ce n'est malheureusement pas plus simple : parfois 4 x 1/4 temps sur les 3 cycles de 4 écoles différentes, oui, oui, c'est possible...l'angoisse de l'inspection et de la validation...

J'essaie de dédramatiser au mieux la situation quand je suis en visite, de mener au mieux ce rôle d'accompagnant.

En début d'année, je les préviens sur la difficulté de cette année, mais je leur demande surtout de se préserver et de garder une vie personnelle, de penser à DORMIR ! Ben oui, je pense que pour bien enseigner, il faut être en forme !

Dans les années à venir, plus d'année de PES. Mais je ne suis pas certaine que ce qui est proposé en termes de formation soit mieux pensé. Pour moi, ce métier relève de "l'artisanat", il s'apprend sur le terrain, les mains dans le cambouis, au contact des enfants, des collègues, des parents...

J'ai accepté d'être tutrice, car pour moi, cela est extrêment dynamisant. Les PES m'apportent beaucoup et je les en remercie sincèrement. (je n'en pouvais plus d'entendre mes collègues parler de retraite !). Mais il est vrai que nous avons un boulot exigeant qui ne peut s'exercer que si on arrive à gagner en sérénité.

Bon courage à chacun et chacune.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
freman

Un grand merci à tous pour l'intérêt que vous avez apporté à cette épreuve, et je vois que parmi vous bon nombre ont souffert et souffre encore de ce système.

Des nouvelles de ma fille qui a finalement réussi le concours et commence en septembre comme instit en classe maternelle, son morale reprend le dessus mais je ne sais si elle va tenir le choc.... ces études l'ont complètement changé et elle ne regarde plus l'enseignement avec bonheur mais comme un métier très déstabilisant et très pénible... bon courage à tous un papa un peu rassuré !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant


  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.