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    • André Jorge

      ADRESSES EMAIL ERRONEES ET SUPPRESSION DE COMPTES   04/04/2017

      L'adresse email de certains membres du forum EDP n'est plus valide (elle n'existe plus, ne fonctionne plus...) et n'a pas été modifiée dans leur profil (ce qui cause certains problèmes de management du site et du serveur).

      Je demande donc à ces membres de mettre à jour rapidement leur adresse email dans leur profil (en allant dans "Mes paramètres", rubrique "Courriel et mot de passe") et surtout d'utiliser une adresse email valide pour le forum !

      Les comptes dont l'adresse email n'aura pas été corrigée seront supprimés sans préavis.

      Merci de votre compréhension.
Zarko

Jean-Michel Blanquer prochain ministre du MEN

98 messages dans ce sujet

Il y a 8 heures, Pablo a dit :

Je te prie de bien vouloir m'excuser pour ne pas avoir fait des captures d'écran de tous les tweets célébrant ces nominations... La prochaine fois je songerais à mieux me justifier. Après la dernière fois j'avais relaté un fait pourtant paru dans la presse et on m'avait menacée de poursuites du coup je ne nomme plus personne, ni même les syndicats. Le mot majoritaire permet juste de comprendre que à ma connaissance FO et SUD n'ont pas sauté de joie, c'est tout. Maintenant si on ne peut même plus parler des syndicats du tout sans qu'on nous demande les sources (tout en sachant pertinemment qu'on ne peut par ailleurs les nommer)... 

J'allais remettre ici la lettre de notre MEN appelant tous ses étudiants à voter EM mais là encore ma source étant twitter je vais m'abstenir :D 

Tu m'excuseras aussi de ne pas connaître le fonctionnement de tweeter, ni d'autres réseaux sociaux. Tu m'excuseras aussi de trouver légitime qu'on argumente un peu plus une affirmation gratuitement à charge qu'avec un "je l'ai lu sur tweeter", compte tenu des attaques incessantes et sans nuance envers ces syndicats qu'on voit par ici.

Note bien que je ne dis pas que c'est faux, je n'en sais rien, car je n'ai rien lu de tel, d'où ma demande. Tweeter n'étant qu'un canal de diffusion, s'il y a une position officielle, elle est sans doute relayée ailleurs, ne serait-ce que pour les vieux grincheux réfractaires aux nouveaux réseaux comme moi.  Car oui, il y a une nuance entre le tweet d'un militant particulier et celui officiel d'un syndicat, ou encore entre se réjouir de l'arrivée d'une ou deux personnes et le soutien enthousiaste à un gouvernement. Nonau s'est rejouit ici de la nomination de Nicolas Hulot, doit-on en déduire qu'il salue avec enthousiasme l'arrivée de ce gouvernement ?  :idontno:

Modifié par flore49
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Notre nouveau ministre était sur france inter ce matin.

Quelqu'un a-t-il écouté et entendu ce qu'il a dit notamment pour les mesures effectives dès la rentrée ??? Pas le temps là d'écouter le replay.

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-d-ali-baddou/l-invite-d-ali-baddou-19-mai-2017

 

Extraits de son intervention sur le Parisien :

7h56. «L'Institution est la pour vous aider pas pour vous contrôler» lance le ministre aux professeurs. «Les rythmes scolaires c'est quelque chose qui se discute calmement. On doit respecter les maires, il faut voir ce qu'il y a de mieux pour les enfants», poursuit Jean-Michel Blanquer. «Travaillons ensemble, on va faire progresser l'école ensemble».

 

7h54. «Mes maîtres mots, pragmatisme et évaluation scientifique», annonce le ministre de l'Education. «Il faut des professeurs très bien formés. On va y arriver, par étape. Il faut créer des postes, on est en train de calculer combien», ajoute-t-il. «Mon but c'est que chaque élève qui sort du CP sache lire et écrire». 

 

7h52. Quel projet pour le système d'éducation ? «Je veux le faire évoluer, je veux respecter les professeurs, je veux libérer les énergies», asure Jean-Michel Blanquer. «Il faut aimer son pays», élude le ministre sur la question du récit national. «Il faut un récit chronologique qui permet de se repérer» poursuit-il. 

 

7h50. «Sortons des caricatures», déclare Jean-Michel Blanquer. «Je n'ai pas fait que gérer une école de management», se défend le ministre, ancien directeur de l'Essec. Il est accusé notamment par Jean-Luc Mélenchon de vouloir diriger son ministère «comme une école de commerce». Il rappelle que le leadeur de la France Insoumise s'est rendu dans cette école et y a été très applaudi. 

 

7h48. Jean-Michel Blanquer est l'invité de France Inter. Agé de 52 ans, cet agrégé de droit public s'est illustré entre 2007 et 2009 en multipliant les innovations à la tête de l'académie de Créteil, tel que la cagnotte anti-décrocheurs 

 

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Et ce même jour sort un article effrayant dans les inrocks.

Une interview du minsitre de l en le jour de sa nomination à sos education. Quand on connait qui se cache derrière cette assoc on est en droit de s inquiéter de l avenir de nos élèves. 

 

http://mobile.lesinrocks.com/2017/05/19/actualite/en-cachette-la-sulfureuse-association-sos-education-efface-tous-ses-liens-avec-le-nouveau-ministre-de-leducation-nationale-11946572/

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il y a une heure, tijona a dit :

Et ce même jour sort un article effrayant dans les inrocks.

Une interview du minsitre de l en le jour de sa nomination à sos education. Quand on connait qui se cache derrière cette assoc on est en droit de s inquiéter de l avenir de nos élèves. 

 

http://mobile.lesinrocks.com/2017/05/19/actualite/en-cachette-la-sulfureuse-association-sos-education-efface-tous-ses-liens-avec-le-nouveau-ministre-de-leducation-nationale-11946572/

J'ai lu l'interview tôt ce matin en diagonale...Je n'étais déjà pas optimiste par rapport à ce monsieur  mais maintenant  je suis très très inquiète pour l'Ecole....Surtout quand je vois mes collègues ne portaient d'intérêt à l'actualité de l'éducation nationale qu'en attente d'informations pour le retour à 4 jours sans prêter attention que l'on fait un pas de plus vers la territorialisation s'il n'y pas plus de garde-fous avec  un cadrage national.....

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Au cas où l'interview disparaitrait du cache :

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« Il faut avoir une vision systémique »

Jean-Michel Blanquer, ancien DGESCO, est professeur de droit public, président de l’Institut des Amériques (IdA), ancien directeur général du groupe ESSEC et nouveau ministre de l’Éducation nationale. Il est interrogé par Jean Paul Mongin, délégué général de SOS Éducation.

SOS Éducation : Sur un certain nombre de problèmes de gouvernance et d’évaluation du système scolaire, vous montrez, Jean-Michel Blanquer, notamment dans votre livre L’École de la vie, et dans les propositions de réformes que vous avancez dans L’École de demain, que la question éducative est en un certain sens métapolitique…

Jean-Michel Blanquer : L’éducation est la question politique par excellence, dans le sens où elle est la question cruciale d’une société et qu’elle concerne l’homme en tant qu’il est un « animal politique », comme le dit Aristote, donc comme un être qui interagit avec les autres, grandit grâce à cette interaction, cette transmission. J’entends ici une politique de temporalité profonde, de long terme : c’est là que surgit la contradiction avec la politique dans son sens courant. On peut noter, depuis l’après-guerre, une dérive de l’éducation due au fait qu’elle a été trop saisie par la temporalité politique, par les effets d’alternance et de stop-and-go. Alors qu’on sait que les sociétés qui réussissent – comme la France de la IIIe République – sont des sociétés où il y a d’abord la confiance de l’ensemble de la société dans le système éducatif, et non pas la confiance d’une majorité, qui devient ensuite minorité. Un des grands enjeux de l’avenir est d’avoir des politiques publiques basées sur des critères compréhensibles et partageables par tous, faisant progresser l’école et faisant renaître la confiance. Il faudra donc passer par une dépolitisation – il faut dépasser le clivage droite-gauche – puis par une repolitisation, pour faire comprendre que l’éducation est le sujet le plus important.

 

Cette dépolitisation et cette repolitisation sont-elles possibles en France où, au sein du système éducatif, on observe une concurrence entre deux visions anthropologiques en très forte tension : l’une d’obédience conservatrice – Hannah Arendt dit ainsi que l’école est une structure par nature conservatrice puisqu’elle a vocation à conserver un monde pour pouvoir le transmettre aux générations qui assureront son prolongement – et l’autre émancipatrice – y compris vis-à-vis de l’éducateur qui doit se mettre en retrait ? Comment l’école peut-elle se situer au-delà de ces deux visions, et faire la synthèse des projets qui s’en déduisent ?

Je pense que la clé de l’éducation est justement dans la réconciliation de ces deux dimensions, qui ne sont pas aussi contradictoires qu’elles en ont l’air. Il faut conjuguer un ancrage dans le passé, consubstantiel à l’éducation, et les enjeux de transmission qu’il comporte. Sur la base de cette transmission, on provoque une émancipation, une liberté, qui est par définition une projection dans le futur et donc l’invention de quelque chose qui n’existait pas auparavant. Tout véritable acte éducatif est donc un acte libérateur. C’est la réconciliation de deux anthropologies : l’une, optimiste, rousseauiste, selon laquelle l’homme naît bon mais se trouve corrompu par la société, et l’autre pessimiste, selon laquelle l’homme naît médiocre, voire mauvais, et la société fait ce qu’elle peut pour y remédier.

Cette réconciliation des anthropologies rejoint une nouvelle approche de l’école qu’on doit avoir, notamment, au travers des sciences cognitives. Ces dernières disent que l’homme naît démuni mais rempli de potentiel, et que c’est l’éducation qui va contribuer à révéler ce potentiel, différent d’un individu à l’autre, en permettant de compenser certaines faiblesses et de développer certaines forces. C’est une nouvelle vision de l’homme : l’homme naît avec un potentiel fantastique et c’est l’éducation qui va activer ce potentiel. Je pense que cette anthropologie est celle du XXIe siècle, celle d’une anthropologie fondée sur un optimisme responsable : « optimisme » car c’est la base de l’éducation, et « responsable » car si on ne fait rien, si on manque de colonne vertébrale dans l’approche qu’on a du sujet, le pire peut se passer, et une sorte d’abêtissement général peut se produire.

 

Cette résolution dialectique par la science n’est pas nouvelle : il y a une sorte de positivisme s’exprimant, d’ailleurs, dans l’expression même de « sciences de l’éducation », qui date du XIXe siècle. Les sciences cognitives apportent-elles réellement quelque chose de nouveau ?

Il ne faut pas, bien entendu, tomber dans le scientisme : les sciences cognitives ne sont pas l’alpha et l’oméga de ce qu’il y a à dire en matière d’éducation et de psychologie. Par ailleurs, elles ne sont qu’au début de leur développement. Mais on ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas, en ce moment, de fabuleux développements dans notre connaissance du cerveau. À côté des grandes révolutions technologiques que tout le monde voit, il y a une révolution scientifique qui se passe et qu’on doit prendre en compte, sans jugement de valeur. Il n’y a pas rien de nouveau sous le soleil : il ne faut pas baser l’éducation uniquement sur les sciences cognitives mais, inversement, il ne faut pas les ignorer.

Sans sombrer dans un positivisme naïf, il faut donc être en lutte contre les risques de post-vérité qui caractérisent notre époque : les risques de fondamentalisme, de réaction obscurantiste, de superficialité médiatique, menacent notre société. Il faut penser notre éducation de manière humble – on ne pourra jamais dire de choses absolues sur l’éducation et tant mieux – et objectivante – on doit tendre vers l’objectivité. Pour cela, j’ai tenté de montrer dans L’École de demain, qu’on pouvait prendre appui sur trois piliers objectivants : la comparaison internationale, plus forte qu’hier, qui peut susciter une émulation mondiale, et qui permet de voir ce qui réussit, ou pas ; la science cognitive ; et enfin l’expérience accumulée par des siècles d’humanité, de la paideia grecque aux vingt dernières années. Il faut également s’intéresser à la dimension scientifique de l’expérience, l’expérimentation, et être capable d’en faire, de les adapter et de les mesurer. Sur ces bases, il peut se dire des choses fondées sur l’éducation et qui dépassent la simple opinion, laquelle souvent caractérise les positions de clivage qui peuvent exister sur le sujet.

 

Finalement, nous sommes en train de dire que la question la plus essentielle est celle de la construction de protocoles d’évaluation de plus en plus performants, grâce aux apports que vous venez d’évoquer. Ce progrès dans les techniques d’évaluation permet de mettre en œuvre, au sein du système, un principe de subsidiarité, qui entraîne une responsabilisation vertueuse et, de fait, une déconcentration du système éducatif…

Tout à fait, l’évaluation est un des mots-clés, avec la confiance, la liberté et l’évolution du système grâce aux apports des sciences cognitives. L’évaluation ne doit pas déshumaniser le système, bien au contraire. Un des grands sujets de notre temps est : comment notre monde de plus en plus technologique peut-il être de plus en plus humain ? Et comment l’éducation peut-elle y contribuer ? Il ne s’agit pas d’inventer une nouvelle machinerie éducative, une nouvelle bureaucratie, mais au contraire de libérer les acteurs. Pour développer l’humain en l’homme et en l’enfant, il faut de la liberté et de la responsabilité. Il faut donc garantir l’autonomie des acteurs, qui sont à même de définir des solutions. Il faut ensuite les évaluer, de façon à ce qu’il y ait de la confiance a priori et du contrôle a posteriori, plutôt que l’inverse.

 

Mais on voit les conséquences que ça aurait concrètement. Demain, si on évolue vers un système où, par exemple, les chefs d’établissement recrutent et évaluent leur équipe pédagogique, il va y avoir des manifestations gigantesques et le système va se retrouver paralysé. Comment rendre ces propositions acceptables ?

Il faut simplement une méthodologie de la réforme : il faut d’abord considérer qu’on ne peut pas tout faire, tout de suite et partout. Plusieurs paradoxes sont à prendre en compte : tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faut que ça change et tout le monde est conscient que toute réforme, même minime, peut épuiser le système tant ce dernier est à bout. En outre, la réforme semble possible mais aujourd’hui, beaucoup ne souhaitent pas être concernés par elle. La solution passe d’abord par une bonne mesure de l’état des mentalités sur la question. Je pense qu’un certain nombre d’acteurs, qui étaient auparavant peu enclins à la réforme, peuvent aujourd’hui en devenir les porteurs, tant ils voient qu’on est arrivé au bout du système. Pour commencer en douceur, il faut donner de la liberté à certains territoires, à certaines structures, sur la base du volontariat. Il faut faire réussir des initiatives à moindre échelle, avant de les généraliser.

Si on prend l’exemple de l’établissement autonome, on n’est pas obligé de le faire tout de suite à 100 %. Même en le voulant, de toutes façons, on n’y arriverait pas. Il faut commencer sur une petite base de 5 à 10 % d’établissements volontaires, montrer que c’est un jeu gagnant pour tout le monde, y compris pour les professeurs qui pourront choisir leur lieu de mutation. Par ailleurs, il faut aussi faire saisir qu’il y a des effets de système et que si un élément administratif est modifié, des éléments pédagogiques le seront aussi : si le recrutement des professeurs est modifié, leur formation le sera également, ainsi que le contenu des programmes. Tout se tient : il faut avoir une vision systémique, qui ne soit pas pyramidale et qui fasse confiance aux acteurs.

 

Cette confiance dans les acteurs pourrait-elle aller jusqu’à la remise en cause du périmètre institutionnel du système, dans le sens de ce qui a été fait en Angleterre, jusqu’à l’émergence d’une offre scolaire autonome, sur le modèle des écoles à charte, qui viendraient répondre à des besoins scolaires locaux, identifiés ?

Cette formule en est une parmi d’autres. Le statut associatif permet déjà, en France, de faire beaucoup de choses. On pourrait accompagner des initiatives dans le futur, dès lors qu’elles sont clairement dans le cadre des objectifs de service public. Sans aller vers des logiques de privatisation, on peut aller vers des logiques de délégation, qui permettent d’accomplir mieux le service public en responsabilisant davantage des acteurs. On pourrait avoir des circonscriptions scolaires rendant solidaires les établissements entre eux – c’est mon idée de réseaux d’établissements, qui n’auraient pas forcément le même statut et qui pourraient se compléter.

 

Avec la loi LRU, une forme d’autonomisation des établissements supérieurs a été mise en œuvre. Quel bilan en tirez-vous et peut-on s’en inspirer pour la réforme du système éducatif primaire et secondaire ?

La loi LRU a indiscutablement fait bouger les lignes. Comme toujours, il y a des choses positives et négatives mais, à mon sens, le positif l’emporte : ça a libéré des énergies, ça a permis une évolution du paysage des universités françaises, avec quelques effets pervers, cependant, sur le plan de la gouvernance économique de certains établissements. Mais cette loi a permis des innovations et a permis à la France d’envisager, dans les dix prochaines années, de retrouver un certain rang dans l’enseignement supérieur international.

Les problématiques sont un peu différentes pour les questions scolaires – il n’y a pas, par exemple, les enjeux de la recherche ou ceux de l’internationalisation – mais il y a des leçons à en tirer concernant l’autonomie, qui doit être accentuée pour permettre de prendre des décisions, tout en évitant ses effets insécurisants.

 

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Jean-Michel Blanquer : "L'école, plus que jamais, est centrale dans la société."

 

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Une vidéo du 10 janvier 2017 : Jean Michel Blanquer, Penser l'école de demain et rénover l'éducation nationale

 

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Les raisons pour lesquelles "Jean-Michel Blanquer sera un très bon ministre de l'Education" :

 

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"Dans un entretien au « Monde », le ministre de l’éducation nationale précise la manière dont les engagements de M. Macron vont se concrétiser, certains dès septembre. "

http://www.lemonde.fr/education/article/2017/05/20/jean-michel-blanquer-il-nous-faut-depasser-le-clivage-gauche-droite-sur-l-ecole_5130829_1473685.html?xtor=RSS-3208

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AH mince l'article est réservé aux abonnés. Quelqu' un peut il faire un résumé fidèle des propos tenus ?

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Il y a 1 heure, isabelle478 a dit :

On va retrouver nos quatre jours uniquement pour des raisons liées à des économies du gouvernement 

Des économies pour les CdeC avant tout.

Après, certaines communes ou CdC vont garder les quatre jours et demi . C'est le cas chez nous où on vient de nous faire  savoir qu on aura les TAP regroupés en une am à partir de septembre dans l'ensemble de la CdC. 

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Les économies des dotations de l'état aux communes  sur les rythmes scolaires ne sont qu'un micro détail par rapport à ce qui nous attend en terme d'évolution négative du métier ( pension, statut, management...) avec ce gouvernement.

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il y a 47 minutes, Moustache a dit :

"Dans un entretien au « Monde », le ministre de l’éducation nationale précise la manière dont les engagements de M. Macron vont se concrétiser, certains dès septembre. "

http://www.lemonde.fr/education/article/2017/05/20/jean-michel-blanquer-il-nous-faut-depasser-le-clivage-gauche-droite-sur-l-ecole_5130829_1473685.html?xtor=RSS-3208

Quelqu'un a-t-il accès à l'article pour nous résumer ce qu'il dit, surtout pour les mesures à la rentrée ?

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il y a 20 minutes, isabelle478 a dit :

Les économies des dotations de l'état aux communes  sur les rythmes scolaires ne sont qu'un micro détail par rapport à ce qui nous attend en terme d'évolution négative du métier ( pension, statut, management...) avec ce gouvernement.

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Voilà ce que l'on peut lire dans l'interview du ministre : J'ai lu rapidement mais comme l'impression qu'il ne dit rien en fait....Qu'en pensez-vous ?

M. Macron a promis une série de changements dès la rentrée de septembre : sur les rythmes scolaires, le collège, les classes à douze élèves en ZEP. Quelle est la priorité ?

Ce sont trois réformes à court terme, mais qui prendront leur sens sur le temps du quinquennat. Je ne donnerai pas dans la verticalité, dans l’injonction. Je serai un ministre qui pousse aux solutions de terrain. Mon message aux enseignants, c’est qu’il n’y a pas de chape de plomb : qu’ils se sentent libres, qu’ils innovent, qu’ils créent…

Les classes de CP à douze élèves en REP + [réseaux d’éducation prioritaires renforcés] sont le début d’une réforme qui vise les 100 % de réussite à l’issue du cours préparatoire. Dans la grande majorité des cas, nous aurons réussi ces dédoublements pour septembre. Si je n’avais qu’une priorité, ce serait celle-là : que tous les élèves de France sortent de l’école primaire en sachant lire, écrire, compter… et respecter autrui.

Certains enseignants redoutent que cette première réforme ne se fasse au prix de la suppression du « plus de maîtres que de classes », mis en place depuis 2013…

Je vous l’ai dit, nous ne voulons pas tomber dans le travers d’imposer la même façon de faire partout. Autrement dit, non, on ne va pas supprimer ce dispositif par principe à la rentrée, mais l’évaluer et, si besoin, le faire évoluer. Je n’ignore pas que dans certaines villes les dédoublements posent un problème de locaux. Si, ailleurs, le dispositif donne satisfaction, il faut être capable de l’entendre.

Il y a un travers français à tout interpréter en négatif. Réduire les effectifs des classes est une bonne nouvelle ! Ce « nouvel optimisme français » qui compte beaucoup pour Emmanuel Macron, c’est précisément ce que nous voulons diffuser.

Concernant les rythmes scolaires, en laissant les communes décider, ne redoutez-vous pas de raviver un foyer à peine éteint ?

Certaines municipalités se satisfont de l’organisation actuelle, d’autres voudraient probablement changer si on leur en laissait la possibilité. C’est ce chantier-là que nous engageons en 2017. Lancer des concertations locales et des expérimentations – sur la base du volontariat – pour que chaque commune puisse trouver, avec les écoles, les parents d’élèves, ce qui lui paraît la meilleure organisation de la semaine.

Sur les rythmes, je crois qu’il faut se garder des certitudes. Entre la semaine d’école sur quatre jours et celle sur quatre jours et demi, aucune étude ne tranche quant à l’impact sur les résultats scolaires.

 

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En entier 

 

Jean-Michel Blanquer : « Il nous faut dépasser le clivage gauche-droite sur l’école »

Par Mattea Battaglia, Aurélie Collas, Luc CédelleLe 20 mai 2017 à 06h39Mis à jour le 20 mai 2017 à 07h07

Dans un entretien au « Monde », le ministre de l’éducation nationale précise la manière dont les engagements de M. Macron vont se concrétiser, certains dès septembre.

Jean-Michel Blanquer à Paris le 18 mai.

Jean-Michel Blanquer à Paris le 18 mai. | SAMUEL KIRSZENBAUM POUR LE MONDE

Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l’éducation nationale, n’arrive pas rue de Grenelle en terrain inconnu. Celui qui dirigeait l’Essec depuis 2013 a été deux fois recteur d’académie et « numéro 2 » de ce même ministère entre 2009 et 2012.

Dans le premier entretien qu’il accorde à la presse écrite, il livre des précisions sur la manière dont les engagements d’Emmanuel Macron vont se concrétiser, certains dès septembre. Des précisions, aussi, sur sa méthode : il ne veut pas être un ministre « de l’injonction » mais des « solutions de terrain ». 

Les classes de douze élèves dans les zones d’éducation prioritaires (ZEP) seront bien en place à la rentrée, mais sans nécessairement supprimer le dispositif du « plus de maîtres que de classes ».

Comment avez-vous rencontré le mouvement En marche !, qui vous propulse aujourd’hui à la tête de ce ministère dont vous aviez été le « numéro 2 » sous la droite ?

Emmanuel Macron m’a contacté durant la campagne. Immédiatement, j’ai été frappé par le fait que nous avions en commun un socle de principes, à commencer par le dépassement du clivage gauche-droite, un clivage qui fait plus de mal à l’école que de bien.

Nous partageons aussi l’idée du pragmatisme au service du progrès, et la volonté de regarder avec lucidité ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

M. Macron a promis une série de changements dès la rentrée de septembre : sur les rythmes scolaires, le collège, les classes à douze élèves en ZEP. Quelle est la priorité ?

Ce sont trois réformes à court terme, mais qui prendront leur sens sur le temps du quinquennat. Je ne donnerai pas dans la verticalité, dans l’injonction. Je serai un ministre qui pousse aux solutions de terrain. Mon message aux enseignants, c’est qu’il n’y a pas de chape de plomb : qu’ils se sentent libres, qu’ils innovent, qu’ils créent…

Les classes de CP à douze élèves en REP + [réseaux d’éducation prioiritaires renforcés] sont le début d’une réforme qui vise les 100 % de réussite à l’issue du cours préparatoire. Dans la grande majorité des cas, nous aurons réussi ces dédoublements pour septembre. Si je n’avais qu’une priorité, ce serait celle-là : que tous les élèves de France sortent de l’école primaire en sachant lire, écrire, compter… et respecter autrui.

Certains enseignants redoutent que cette première réforme se fasse au prix de la suppression du « plus de maîtres que de classes », mis en place depuis 2013…

Je vous l’ai dit, nous ne voulons pas tomber dans le travers d’imposer la même façon de faire partout. Autrement dit, non, on ne va pas supprimer ce dispositif par principe à la rentrée, mais l’évaluer et, si besoin, le faire évoluer. Je n’ignore pas que dans certaines villes, les dédoublements posent un problème de locaux. Si, ailleurs, le dispositif donne satisfaction, il faut être capable de l’entendre.

Il y a un travers français à tout interpréter en négatif. Réduire les effectifs des classes est une bonne nouvelle ! Ce « nouvel optimisme français » qui compte beaucoup pour Emmanuel Macron, c’est précisément ce que nous voulons diffuser.

Concernant les rythmes scolaires, en laissant les communes décider, ne redoutez-vous pas de raviver un foyer à peine éteint ?

Certaines municipalités se satisfont de l’organisation actuelle, d’autres voudraient probablement changer si on leur en laissait la possibilité. C’est ce chantier-là que nous engageons en 2017. Lancer des concertations locales et des expérimentations – sur la base du volontariat – pour que chaque commune puisse trouver, avec les écoles, les parents d’élèves, ce qui lui paraît la meilleure organisation de la semaine.

Sur les rythmes, je crois qu’il faut se garder des certitudes. Entre la semaine d’école sur quatre jours et celle sur quatre jours et demi, aucune étude ne tranche quant à l’impact sur les résultats scolaires.

Que remettrez-vous en cause dans la réforme du collège ?

Il ne vous a pas échappé que cette réforme ne fait pas l’unanimité. Certains aspects sont intéressants, à commencer par l’autonomie accrue qu’elle confère aux établissements.

Mais j’ai été choqué de la suppression, de manière verticale, de dispositifs qui marchaient bien, comme les classes bilangues, les sections européennes, l’option latin. Je l’avais dit à Najat Vallaud-Belkacem[ancienne ministre de l’éducation].

Certains ont utilisé l’argument de l’égalité de manière inadéquate, en prétendant que ces dispositifs créaient de la ségrégation, alors qu’ils permettaient de rendre attractifs des collèges qui ne l’étaient pas.

Nous allons rétablir les classes bilangues. Nous allons valoriser le latin et le grec qui sont au cœur de notre civilisation et de notre langage. Arrêtons de considérer que ces disciplines rigidifient les différences sociales ; ce sont des outils de promotion pour tous.

La polémique a aussi porté sur les enseignements pratiques interdisciplinaires…

L’interdisciplinarité est très intéressante, mais doit venir des acteurs du terrain. On ne la décrète pas. C’est pourquoi nous donnerons plus de liberté aux enseignants.

Comment conciliez-vous ces évolutions avec la nécessité d’une continuité pour l’école ? Vous avez d’ailleurs régulièrement critiqué les mouvements de balancier d’un gouvernement à l’autre…

Je n’exige des établissements aucun retour en arrière. Ceux qui souhaiteront rester dans le cadre actuel de la réforme du collège le pourront. Il s’agit de revenir à l’esprit initial de l’autonomie.

Ce qui prime est de préserver une cohérence pour les élèves, de faire en sorte que leur scolarité soit continue et efficace. Je suis capable de reconnaître des évolutions positives qui ont traversé les quinquennats : je pense, par exemple, à la poursuite de l’expérimentation de la « Mallette des parents » [engagée à Créteil, du temps où M. Blanquer en était le recteur]mais aussi à la lutte contre le décrochage ou encore au développement du numérique.

Vous n’allez donc pas revenir sur la loi d’orientation sur l’école de 2013 ?

Nous n’avons absolument pas besoin d’une nouvelle loi.

La communauté éducative garde de vous l’image d’un haut fonctionnaire qui a servi sous la droite, faisant appliquer les suppressions de postes notamment. Pensez-vous pouvoir vous dégager de cette image ?

Evitons les caricatures. Je me conçois, depuis toujours, comme un professeur qui est aujourd’hui honoré d’être ministre. Ma conviction est la même depuis le début : l’éducation est un vecteur de progrès humain. C’est mon fil directeur.

Votre arrivée est saluée par SOS éducation, une association très libérale qui a soutenu la candidature de François Fillon. Comment vous situez-vous par rapport à ce courant ?

Nous sommes peut-être, aujourd’hui, à un moment historique où ce n’est pas seulement le clivage gauche-droite qu’il faut dépasser. Il nous faut concilier la tradition et la modernité, l’exigence et la bienveillance, réussir cette synthèse française qui, à mon sens, est la clé de tout. Pour ma part, je m’inspire de penseurs extrêmement différents, d’Edgar Morin à Régis Debray en passant par bien d’autres. Je ne pratiquerai donc jamais l’invective ni l’exclusive.

L’enseignement de l’histoire ne cesse de faire polémique. Son rôle est-il de connaître l’histoire ou de cultiver l’amour de la France ?

L’amour du pays et l’enseignement de l’histoire ne se confondent pas mais sont en interaction. Ce qui est important est la structuration de l’enseignement et pour cela, une approche chronologique est nécessaire, au moins jusqu’à la fin du collège. Nous allons renforcer cette dimension chronologique.

Les enfants ont besoin de points de repère historiques. Le fait de connaître les rois de France, ce n’est pas du passéisme. Que l’on apprenne ensuite que tel ou tel point est plus compliqué qu’on ne l’avait d’abord appris, c’est l’affaire de l’enseignement à l’adolescence et à l’âge adulte.

Remettrez-vous alors en chantier les programmes d’histoire ?

Non, pas du tout. Il faut plutôt s’intéresser à ce qui se passe en pratique dans cet enseignement, à travers les outils pédagogiques, la formation des professeurs, et les débats scientifiques que nous allons avoir. Et voir aussi ce qui se passe dans les autres pays. Pourquoi ne connaissent-ils pas nos polémiques ?

D’une enquête internationale à l’autre, le diagnostic est le même : l’école française est malade de ses inégalités. Quelle place accordez-vous à ce combat-là ?

C’est le premier des combats. Il faut le mener en se concentrant d’abord sur les premières années de la scolarité : cette maternelle à laquelle les enfants accèdent avec, déjà, des différences de vocabulaire très marquées. L’école maternelle doit être un bain de langage.

Vous vous référez beaucoup à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), aux neurosciences…

L’expérience, le recours à la science, les comparaisons internationales seront les trois piliers de ma méthode. Quand on regarde par-delà nos frontières, on est frappé de voir que les systèmes qui réussissent ne sont pas toujours très différents du nôtre, mais qu’ils entretiennent la confiance.

En France, il n’y a pas une nostalgie de l’école d’antan, mais une nostalgie de cette confiance en l’école. La rétablir, chez les enseignants qui doivent savoir qu’ils sont respectés, chez les élèves qui doivent avoir confiance en eux-mêmes, c’est une des réussites dont j’aimerais être fier.

Mattea Battaglia, Aurélie Collas, Luc Cédelle
 

 

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On va retrouver nos quatre jours uniquement pour des raisons liées à des économies du gouvernement et pour le reste :

JM Blanquer est un libéral travaillant aussi pour l'Institut Montaigne  "parfaitement compatible avec les idées du Medef" (management des établissements, méritocratie, recrutement sur profil, contractualisation, statut des enseignants, annualisation du temps de travail). Il est  défendu par SOS Éducation (association très politisée http://www.liberation.fr/societe/2003/04/01/sos-education-attention-danger_460300).

Courage !

http://www.lexpress.fr/education/jean-michel-blanquer-l-autonomie-des-ecoles-la-reforme-obligatoire_1866064.html

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/05/18052017Article636306889190429536.aspx

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/macron-son-mouvement-en-marche-intimement-lie-a-l-institut-montaigne_1780429.html

mobile.lesinrocks.com/2017/05/19/actualite/en-cachette-la-sulfureuse-association-sos-education-efface-tous-ses-liens-avec-le-nouveau-ministre-de-leducation-nationale-11946572

Personne n'en parle mais vous avez vu aussi le système universel de retraite de Macron. "Le plan Macron prévoit que les salariés à 5 ans de la retraite ne seraient pas concernés par le nouveau dispositif " et les autres :

https://blogs.mediapart.fr/les-economistes-atterres/blog/160317/les-retraites-facon-macron-le-piege-des-comptes-notionnels

http://www.humanite.fr/retraite-le-projet-de-macron-pour-faire-eclater-le-systeme-solidaire-634098

http://www.latribune.fr/economie/presidentielle-2017/macron-relance-le-vieux-debat-de-la-retraite-universelle-par-points-652455.html

" Le montant de la pension sera ensuite proportionnel à ce capital virtuel actualisé, que l’on divise par un coefficient dépendant de l’âge de départ à la retraite et de l’espérance de vie à cet âge de la génération à laquelle appartient le salarié. "

Chute des pensions pour nous

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Il y a 4 heures, isabelle478 a dit :

On va retrouver nos quatre jours uniquement pour des raisons liées à des économies du gouvernement et pour le reste :

JM Blanquer est un libéral travaillant aussi pour l'Institut Montaigne  "parfaitement compatible avec les idées du Medef" (management des établissements, méritocratie, recrutement sur profil, contractualisation, statut des enseignants, annualisation du temps de travail). Il est  défendu par SOS Éducation (association très politisée http://www.liberation.fr/societe/2003/04/01/sos-education-attention-danger_460300).

Courage !

http://www.lexpress.fr/education/jean-michel-blanquer-l-autonomie-des-ecoles-la-reforme-obligatoire_1866064.html

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/05/18052017Article636306889190429536.aspx

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/macron-son-mouvement-en-marche-intimement-lie-a-l-institut-montaigne_1780429.html

mobile.lesinrocks.com/2017/05/19/actualite/en-cachette-la-sulfureuse-association-sos-education-efface-tous-ses-liens-avec-le-nouveau-ministre-de-leducation-nationale-11946572

Personne n'en parle mais vous avez vu aussi le système universel de retraite de Macron. "Le plan Macron prévoit que les salariés à 5 ans de la retraite ne seraient pas concernés par le nouveau dispositif " et les autres :

https://blogs.mediapart.fr/les-economistes-atterres/blog/160317/les-retraites-facon-macron-le-piege-des-comptes-notionnels

http://www.humanite.fr/retraite-le-projet-de-macron-pour-faire-eclater-le-systeme-solidaire-634098

http://www.latribune.fr/economie/presidentielle-2017/macron-relance-le-vieux-debat-de-la-retraite-universelle-par-points-652455.html

" Le montant de la pension sera ensuite proportionnel à ce capital virtuel actualisé, que l’on divise par un coefficient dépendant de l’âge de départ à la retraite et de l’espérance de vie à cet âge de la génération à laquelle appartient le salarié. "

Chute des pensions pour nous

Ils ne font pas rentrer tout le monde dans ce nouveau système car il y aurait trop de mouvements sociaux dans les rues, là ça passera comme une lettre à la poste, avec les syndicats CFDT et autres qui fourniront la vaseline...

Macron est à peine à 45% de popularité (plus faible depuis Giscard) au bout dE 10 jours...En septembre il sera au niveau d'Hollande en fin de mandat...

 

 

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Le programme libéral de Macron pour la privatisation  en marche de l'école  : ( privatisation par "des logiques de délégation, qui permettent d’accomplir mieux le service public")
 
Emmanuel Macron m’a contacté durant la campagne."
 
 
 
 

« Il faut avoir une vision systémique »

Jean-Michel Blanquer, ancien DGESCO, est professeur de droit public, président de l’Institut des Amériques (IdA), ancien directeur général du groupe ESSEC et nouveau ministre de l’Éducation nationale. Il est interrogé par Jean Paul Mongin, délégué général de SOS Éducation.

SOS Éducation : Sur un certain nombre de problèmes de gouvernance et d’évaluation du système scolaire, vous montrez, Jean-Michel Blanquer, notamment dans votre livre L’École de la vie, et dans les propositions de réformes que vous avancez dans L’École de demain, que la question éducative est en un certain sens métapolitique…

Jean-Michel Blanquer : L’éducation est la question politique par excellence, dans le sens où elle est la question cruciale d’une société et qu’elle concerne l’homme en tant qu’il est un « animal politique », comme le dit Aristote, donc comme un être qui interagit avec les autres, grandit grâce à cette interaction, cette transmission. J’entends ici une politique de temporalité profonde, de long terme : c’est là que surgit la contradiction avec la politique dans son sens courant. On peut noter, depuis l’après-guerre, une dérive de l’éducation due au fait qu’elle a été trop saisie par la temporalité politique, par les effets d’alternance et de stop-and-go. Alors qu’on sait que les sociétés qui réussissent – comme la France de la IIIe République – sont des sociétés où il y a d’abord la confiance de l’ensemble de la société dans le système éducatif, et non pas la confiance d’une majorité, qui devient ensuite minorité. Un des grands enjeux de l’avenir est d’avoir des politiques publiques basées sur des critères compréhensibles et partageables par tous, faisant progresser l’école et faisant renaître la confiance. Il faudra donc passer par une dépolitisation – il faut dépasser le clivage droite-gauche – puis par une repolitisation, pour faire comprendre que l’éducation est le sujet le plus important.

 

Cette dépolitisation et cette repolitisation sont-elles possibles en France où, au sein du système éducatif, on observe une concurrence entre deux visions anthropologiques en très forte tension : l’une d’obédience conservatrice – Hannah Arendt dit ainsi que l’école est une structure par nature conservatrice puisqu’elle a vocation à conserver un monde pour pouvoir le transmettre aux générations qui assureront son prolongement – et l’autre émancipatrice – y compris vis-à-vis de l’éducateur qui doit se mettre en retrait ? Comment l’école peut-elle se situer au-delà de ces deux visions, et faire la synthèse des projets qui s’en déduisent ?

Je pense que la clé de l’éducation est justement dans la réconciliation de ces deux dimensions, qui ne sont pas aussi contradictoires qu’elles en ont l’air. Il faut conjuguer un ancrage dans le passé, consubstantiel à l’éducation, et les enjeux de transmission qu’il comporte. Sur la base de cette transmission, on provoque une émancipation, une liberté, qui est par définition une projection dans le futur et donc l’invention de quelque chose qui n’existait pas auparavant. Tout véritable acte éducatif est donc un acte libérateur. C’est la réconciliation de deux anthropologies : l’une, optimiste, rousseauiste, selon laquelle l’homme naît bon mais se trouve corrompu par la société, et l’autre pessimiste, selon laquelle l’homme naît médiocre, voire mauvais, et la société fait ce qu’elle peut pour y remédier.

Cette réconciliation des anthropologies rejoint une nouvelle approche de l’école qu’on doit avoir, notamment, au travers des sciences cognitives. Ces dernières disent que l’homme naît démuni mais rempli de potentiel, et que c’est l’éducation qui va contribuer à révéler ce potentiel, différent d’un individu à l’autre, en permettant de compenser certaines faiblesses et de développer certaines forces. C’est une nouvelle vision de l’homme : l’homme naît avec un potentiel fantastique et c’est l’éducation qui va activer ce potentiel. Je pense que cette anthropologie est celle du XXIe siècle, celle d’une anthropologie fondée sur un optimisme responsable : « optimisme » car c’est la base de l’éducation, et « responsable » car si on ne fait rien, si on manque de colonne vertébrale dans l’approche qu’on a du sujet, le pire peut se passer, et une sorte d’abêtissement général peut se produire.

 

Cette résolution dialectique par la science n’est pas nouvelle : il y a une sorte de positivisme s’exprimant, d’ailleurs, dans l’expression même de « sciences de l’éducation », qui date du XIXe siècle. Les sciences cognitives apportent-elles réellement quelque chose de nouveau ?

Il ne faut pas, bien entendu, tomber dans le scientisme : les sciences cognitives ne sont pas l’alpha et l’oméga de ce qu’il y a à dire en matière d’éducation et de psychologie. Par ailleurs, elles ne sont qu’au début de leur développement. Mais on ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas, en ce moment, de fabuleux développements dans notre connaissance du cerveau. À côté des grandes révolutions technologiques que tout le monde voit, il y a une révolution scientifique qui se passe et qu’on doit prendre en compte, sans jugement de valeur. Il n’y a pas rien de nouveau sous le soleil : il ne faut pas baser l’éducation uniquement sur les sciences cognitives mais, inversement, il ne faut pas les ignorer.

Sans sombrer dans un positivisme naïf, il faut donc être en lutte contre les risques de post-vérité qui caractérisent notre époque : les risques de fondamentalisme, de réaction obscurantiste, de superficialité médiatique, menacent notre société. Il faut penser notre éducation de manière humble – on ne pourra jamais dire de choses absolues sur l’éducation et tant mieux – et objectivante – on doit tendre vers l’objectivité. Pour cela, j’ai tenté de montrer dans L’École de demain, qu’on pouvait prendre appui sur trois piliers objectivants : la comparaison internationale, plus forte qu’hier, qui peut susciter une émulation mondiale, et qui permet de voir ce qui réussit, ou pas ; la science cognitive ; et enfin l’expérience accumulée par des siècles d’humanité, de la paideia grecque aux vingt dernières années. Il faut également s’intéresser à la dimension scientifique de l’expérience, l’expérimentation, et être capable d’en faire, de les adapter et de les mesurer. Sur ces bases, il peut se dire des choses fondées sur l’éducation et qui dépassent la simple opinion, laquelle souvent caractérise les positions de clivage qui peuvent exister sur le sujet.

 

Finalement, nous sommes en train de dire que la question la plus essentielle est celle de la construction de protocoles d’évaluation de plus en plus performants, grâce aux apports que vous venez d’évoquer. Ce progrès dans les techniques d’évaluation permet de mettre en œuvre, au sein du système, un principe de subsidiarité, qui entraîne une responsabilisation vertueuse et, de fait, une déconcentration du système éducatif…

Tout à fait, l’évaluation est un des mots-clés, avec la confiance, la liberté et l’évolution du système grâce aux apports des sciences cognitives. L’évaluation ne doit pas déshumaniser le système, bien au contraire. Un des grands sujets de notre temps est : comment notre monde de plus en plus technologique peut-il être de plus en plus humain ? Et comment l’éducation peut-elle y contribuer ? Il ne s’agit pas d’inventer une nouvelle machinerie éducative, une nouvelle bureaucratie, mais au contraire de libérer les acteurs. Pour développer l’humain en l’homme et en l’enfant, il faut de la liberté et de la responsabilité. Il faut donc garantir l’autonomie des acteurs, qui sont à même de définir des solutions. Il faut ensuite les évaluer, de façon à ce qu’il y ait de la confiance a priori et du contrôle a posteriori, plutôt que l’inverse.

 

Mais on voit les conséquences que ça aurait concrètement. Demain, si on évolue vers un système où, par exemple, les chefs d’établissement recrutent et évaluent leur équipe pédagogique, il va y avoir des manifestations gigantesques et le système va se retrouver paralysé. Comment rendre ces propositions acceptables ?

Il faut simplement une méthodologie de la réforme : il faut d’abord considérer qu’on ne peut pas tout faire, tout de suite et partout. Plusieurs paradoxes sont à prendre en compte : tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faut que ça change et tout le monde est conscient que toute réforme, même minime, peut épuiser le système tant ce dernier est à bout. En outre, la réforme semble possible mais aujourd’hui, beaucoup ne souhaitent pas être concernés par elle. La solution passe d’abord par une bonne mesure de l’état des mentalités sur la question. Je pense qu’un certain nombre d’acteurs, qui étaient auparavant peu enclins à la réforme, peuvent aujourd’hui en devenir les porteurs, tant ils voient qu’on est arrivé au bout du système. Pour commencer en douceur, il faut donner de la liberté à certains territoires, à certaines structures, sur la base du volontariat. Il faut faire réussir des initiatives à moindre échelle, avant de les généraliser.

Si on prend l’exemple de l’établissement autonome, on n’est pas obligé de le faire tout de suite à 100 %. Même en le voulant, de toutes façons, on n’y arriverait pas. Il faut commencer sur une petite base de 5 à 10 % d’établissements volontaires, montrer que c’est un jeu gagnant pour tout le monde, y compris pour les professeurs qui pourront choisir leur lieu de mutation. Par ailleurs, il faut aussi faire saisir qu’il y a des effets de système et que si un élément administratif est modifié, des éléments pédagogiques le seront aussi : si le recrutement des professeurs est modifié, leur formation le sera également, ainsi que le contenu des programmes. Tout se tient : il faut avoir une vision systémique, qui ne soit pas pyramidale et qui fasse confiance aux acteurs.

 

Cette confiance dans les acteurs pourrait-elle aller jusqu’à la remise en cause du périmètre institutionnel du système, dans le sens de ce qui a été fait en Angleterre, jusqu’à l’émergence d’une offre scolaire autonome, sur le modèle des écoles à charte, qui viendraient répondre à des besoins scolaires locaux, identifiés ?

Cette formule en est une parmi d’autres. Le statut associatif permet déjà, en France, de faire beaucoup de choses. On pourrait accompagner des initiatives dans le futur, dès lors qu’elles sont clairement dans le cadre des objectifs de service public. Sans aller vers des logiques de privatisation, on peut aller vers des logiques de délégation, qui permettent d’accomplir mieux le service public en responsabilisant davantage des acteurs. On pourrait avoir des circonscriptions scolaires rendant solidaires les établissements entre eux – c’est mon idée de réseaux d’établissements, qui n’auraient pas forcément le même statut et qui pourraient se compléter.

 

Avec la loi LRU, une forme d’autonomisation des établissements supérieurs a été mise en œuvre. Quel bilan en tirez-vous et peut-on s’en inspirer pour la réforme du système éducatif primaire et secondaire ?

La loi LRU a indiscutablement fait bouger les lignes. Comme toujours, il y a des choses positives et négatives mais, à mon sens, le positif l’emporte : ça a libéré des énergies, ça a permis une évolution du paysage des universités françaises, avec quelques effets pervers, cependant, sur le plan de la gouvernance économique de certains établissements. Mais cette loi a permis des innovations et a permis à la France d’envisager, dans les dix prochaines années, de retrouver un certain rang dans l’enseignement supérieur international.

Les problématiques sont un peu différentes pour les questions scolaires – il n’y a pas, par exemple, les enjeux de la recherche ou ceux de l’internationalisation – mais il y a des leçons à en tirer concernant l’autonomie, qui doit être accentuée pour permettre de prendre des décisions, tout en évitant ses effets insécurisants.  "

 
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http://www.bfmtv.com/politique/baroin-salue-le-choix-remarquable-de-blanquer-en-tant-que-ministre-de-l-education-1168632.html

Baroin qui aujourd'hui se dit enchanté du choix de notre nouveau ministre (a priori il aurait aussi été choisi par Sarkozy s'il avait été réélu....).

http://elections2017.actu.orange.fr/news/francois-baroin-a-verse-une-larme-en-apprenant-la-nomination-de-jean-michel-blanquer-CNT000000Is66k.html

.......Pffff. Pas très engageant....

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Il y a 8 heures, poujohel a dit :

Ben ouais mon p'ti biloute, quand tu fais une campagne présidentielle pou'le Fillon, c'est comme un étranger qui vient dans l'ch'nord, tu brais deux fois : une fois quand il perd et une fois quand ses potes sont nommés quand même.

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