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    • André Jorge

      LE RESPECT DE L'ORTHOGRAPHE N'EST PAS UNE OPTION !   09/09/2017

      EDP est un site consacré au monde de l'enseignement, de l'instruction et de l'éducation. Veillez donc à toujours : écrire un français correct et compréhensible par tous, relire vos messages et corriger vos éventuelles fautes d'orthographe, avant de publier. Par ailleurs, vous êtes tenu de : ne pas abuser de MAJUSCULES, de textes illisibles tant par la taille que la couleur, de répétitions exagérées de caractères et/ou de mots, ainsi que des images et smilies. ne pas abuser des abréviations. bannir les styles "télégraphiques", "texto" ou "chat" (c, fo, po, bcp, pr, dc, ds,...) qui ne sont pas autorisés sur le forum ! Enfin, n'oubliez pas les accents, les apostrophes, les majuscules, qui ne sont pas optionnels ! Dans le cas contraire, vos messages seront supprimés. Merci de votre compréhension.
Moustache

Vers une nouvelle réforme de l'école maternelle ?

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Moustache

Contenu supprimé.

 

 

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jeanounette

1) On enfonce des portes ouvertes : le langage c'est important gnagnagna,  (ah bon ? première nouvelle, heureusement que Blanquer et Cyrulnik sont là pour me le dire !) il faut un environnement sécure (ah bon je croyais qu'il fallait les stresser, mince alors ! )

2) Comme par hasard on veut y associer les collectivités territoriales 

3) on va sans doute bientôt nous dicter les bonnes méthodes

...

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carosob1
il y a 4 minutes, jeanounette a dit :

1) On enfonce des portes ouvertes : le langage c'est important gnagnagna,  (ah bon ? première nouvelle, heureusement que Blanquer et Cyrulnik sont là pour me le dire !) il faut un environnement sécure (ah bon je croyais qu'il fallait les stresser, mince alors ! )

2) Comme par hasard on veut y associer les collectivités territoriales 

3) on va sans doute bientôt nous dicter les bonnes méthodes

...

Rien de neuf évidemment, du moins chez les enseignants (ils ne savent peut-être pas comment on fonctionne vue de leur ministère). En effectuant des remplacements, je vois cependant encore beaucoup de classe, surtout en GS, où les enfants n'ont plus le temps de jouer, de découvrir, de parler. Il faut des résultats, fiches à l'appui (surtout pour les parents). Associer Boris Cyrulnik à la réflexion pourquoi pas, encore faut-il que la hiérarchie tienne compte de ce qui est proposé...j'attends de voir ce qui est proposé avant de me prononcer...

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jeanounette
il y a 14 minutes, carosob1 a dit :

Rien de neuf évidemment, du moins chez les enseignants (ils ne savent peut-être pas comment on fonctionne vue de leur ministère). En effectuant des remplacements, je vois cependant encore beaucoup de classe, surtout en GS, où les enfants n'ont plus le temps de jouer, de découvrir, de parler. Il faut des résultats, fiches à l'appui (surtout pour les parents). Associer Boris Cyrulnik à la réflexion pourquoi pas, encore faut-il que la hiérarchie tienne compte de ce qui est proposé...j'attends de voir ce qui est proposé avant de me prononcer...

Ah mais je suis carrément d'accord !

Mais j'ai des doutes sur les intentions de Blanquer de ce côté là vu son amour pour la syllabique et les méthodes anciennes !

On va chercher Cyrulnik ok, mais il en pense quoi concrètement Cyrulnik des mini CP en maternelle ? Je doute même qu'il s'en doute ! Il va faire le job et nous dire des vérités qu'on connait déjà et puis tchao! Nous on restera avec les demandes contradictoires de la hiérarchie : rendre les enfants plus sécures tout en leur faisant remplir des fiches auxquelles on a tant habitué les parents qu'ils soupèsent le classeur et se permettent des réflexions s'il n'est pas assez lourd! Du vécu pour moi encore cette année alors qu'en réunion j'ai expliqué que je travaillais de moins en moins sur fiches ...

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Filounet

Cet article est sans doute très intéressant mais je n'arrive pas à l'agrandir et sur leur site, c'est payant. Dommage.

 

il y a 26 minutes, carosob1 a dit :

Rien de neuf évidemment, du moins chez les enseignants (ils ne savent peut-être pas comment on fonctionne vue de leur ministère). En effectuant des remplacements, je vois cependant encore beaucoup de classe, surtout en GS, où les enfants n'ont plus le temps de jouer, de découvrir, de parler. Il faut des résultats, fiches à l'appui (surtout pour les parents). Associer Boris Cyrulnik à la réflexion pourquoi pas, encore faut-il que la hiérarchie tienne compte de ce qui est proposé...j'attends de voir ce qui est proposé avant de me prononcer...

 

C'est vrai, mais en même temps aussi (je suis TR depuis longtemps),je me fais volontairement l'avocat du diable, je continue de voir des classes dans lesquelles il n'y a jamais de véritable apprentissage, juste de l'occupationnel, et des évaluations, et des écoles dans lesquelles les récréations, en fin de chaque demi-journée, durent presque une heure (sauf quand il fait froid, là, les élèves n'ont plus besoin de sortir ). Beaucoup de choses "pour la galerie" mais qui ne sont pas vraiment efficaces.

Donc, soyons honnêtes, il y a réellement quelque chose à faire pour avoir une école maternelle fonctionnelle et efficace, mais ce n'est pas avec des intellectuels mais davantage avec des inspections plus strictes du terrain et une réelle dissuasion au "Portenawak" régnant dans certains endroits.

Je précise que je vois également de belles choses, souvent dans les endroits dans lesquels c'est le plus difficile, mais je trouve important de parler de tout, pour faire avancer le schmilblick de la maternelle, car c'est le contraste qui est saisissant : les endroits où tout est réflexion pédagogique, et ceux où tout est "accueil jeux libres à rallonge, passage aux wcs d'une demi-heure, motricité-parcours sans intérêt, regroupement rituels "pour faire comme si", ateliers tournants sans objectif et récréation d'une heure ...

 

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jeanounette

Première chose à faire moins d'enfants par classe :  le sécure sera moins difficile à installer.

Ensuite des locaux dignes de ce nom et du matériel aussi . C'est évoqué en fin d'article, je le reconnais .

De vrais emplois pour les BCD par exemple  et pas des contrats précaires qui font ce qu'ils peuvent mais qui ne sont pas formés pour monter des projets avec les enseignants. A l'image de ce qui se fait dans le second degré, pourquoi n'y at-il pas un PE dans les BCD par exemple . En collège lycée ce sont des profs documentalistes et ils bossent avec leurs collègues pour monter des projets autour du livre ou autres média .

On veut rendre les écoles sécures mais il y a de plus en plus d'adultes en emplois précaires dans les équipes y compris chez les PE (contractuels) qui eux mêmes sont en état de stress de par la fragilité de leur situation sociale et économique, ça peut pas fonctionner !

 

 

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André Jorge

Il s'agira, lors des prochaines assises de la maternelle (en mars prochain) de mettre en avant les meilleures pratiques pédagogiques et éducatives et de s'inspirer de ce qui se fait de mieux. Les autres ministères, les collectivités territoriales y seront associés.

Quelques principes concernant les enfants, la socialisation, l'éducation, les apprentissages, donnés par Boris Cyrulnik :

- Maîtriser le langage, c'est contrôler ses pulsions et à fortiori mieux se socialiser.

- Pour faire des "bien partis" dans l'existence, le premier principe est de sécuriser l'enfant.

- Quand les enseignants maîtrisent bien la relation, la transmission du savoir se fait très facilement.

Blanquer souhaite revoir les formations initiales et continues (professeurs mais aussi ATSEM) comme l'un des sujets majeurs des assises, et veut la création de nouveaux outils pédagogiques, dont certains à l'adresse des parents, avec qui il faut renouer un dialogue de qualité. Il faut que les parents se sentent bienvenus et associés à l'éducation de leurs enfants.

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André Jorge

Dans l'article, Boris Cyrulnik fait référence à l'Institut petite enfance qu'il a créé. Il en parle ici :

Citation

Le célèbre psychiatre étend son école de formation ouverte au grand public à Caen, début 2015. L'idée est noble : basculer les mentalités vers un autre modèle d'éducation.

https://www.ouest-france.fr/normandie/boris-cyrulnik-lance-linstitut-petite-enfance-2783053

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Maethina

Article très intéressant. Même si on ne peut qu'être d'accord sur le fond de l'article, il nous envoie néanmoins des signaux d'alerte propres à inquiéter les enseignants d'école maternelle : 

je cite l'article : " Un des intérêts de ces assises sera de mettre en avant les meilleures pratiques pédagogiques et éducatives (………) associer les autres ministères, les collectivités territoriales pour réfléchir ensemble et s'inspirer de ce qui se fait de mieux" 

Serait-ce le début de la territorialisation de la profession ? Les mairies auront leur mot à dire sur la pédagogie mise en place dans leurs écoles ? 

Un peu plus loin dans l'article Cyrulnik démontre l'importance de la qualité de l'interaction entre l'adulte et l'élève pour la mise en oeuvre des apprentissages et dit : 

 " L'expérience montre que les enfants ne s'attachent pas forcément à celui qui a le plus de diplômes, mais à celui qui établit les meilleures interactions avec lui" 

J'entends qu'il n'est pas nécessaire d'être diplômé (en d'autres termes PE) pour mener l'enfant vers la voie de l'apprentissage. De là à dire que les ATSEMS suffisamment bien formées seront amplement capables, il n'y a qu'un pas. Très inquiétant .... 

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cat99

Sécuriser l'enfant  à 34 en PS alors que certains n'ont jamais été scolarisés ou d'autres en crèche avec 1 adulte pour 5... Il faut arrêter, les enseignants de maternelle sont en grande majorité bienveillants mais ils font comme ils peuvent. Certes en PS et MS le programme permet de prendre le temps, en GS c'est autre chose. Le problème c'est aussi le CP, ce n'est pas vraiment progressif, pour avoir fait le CP avant d'avoir eu des maternelles je trouve que c'est violent.  J'y suis revenue après et j'ai vraiment adapté, le résultat à la fin était le même.

Le problème c'est aussi l'évaluation sur fiches qui est faite début CP...Comment un enfant qui a certes acquis tout le programme par le biais de jeux et de manipulations peut il réussir cette évaluation individuelle. Certains se sont faits taper sur les doigts pour les mauvais résultats, ici nous avons uniquement renseigné les items que nous avons jugés pertinents. Il y a les enfants qui ont acquis toutes les compétences mais qui ont encore besoin d'être sécurisés au CP, et là non plus on ne laisse pas le temps quand je vois que des collègues ont des CP/CE1 à 28, je me dis où est la bienveillance. Je  ne tape pas sur les collègues parce que franchement ils font un excellent travail avec les moyens donnés.

Bref, réduire déjà le nombre d'élèves  des classes maternelles serait une bonne chose. On nous énonce toujours ce que nous devons faire alors que nous faisons de notre mieux mais cependant pour les moyens on repassera... Redire l'enjeu de la maternelle aux parents aussi : quelquefois nous sommes perçus comme un moyen de garde uniquement.

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André Jorge
il y a 15 minutes, Maethina a dit :

" L'expérience montre que les enfants ne s'attachent pas forcément à celui qui a le plus de diplômes, mais à celui qui établit les meilleures interactions avec lui"

J'entends qu'il n'est pas nécessaire d'être diplômé (en d'autres termes PE) pour mener l'enfant vers la voie de l'apprentissage. De là à dire que les ATSEMS suffisamment bien formées seront amplement capables, il n'y a qu'un pas.

Je pense plutôt qu'il s'agit de former les enseignants et tout le personnel intervenant auprès d'eux aux principes et pratiques enseignés dans l'Institut petite enfance de Boris Cyrulnik.

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Maethina
il y a 3 minutes, André Jorge a dit :

Je pense plutôt qu'il s'agit de former les enseignants et tout le personnel intervenant auprès d'eux aux principes et pratiques enseignés dans l'Institut petite enfance de Boris Cyrulnik.

J'ai peur de ne pas être aussi optimiste que toi .... 

Pour la formation continue, on repassera à mon avis. Je pense que c'est plutôt le début d'une réflexion visant à faire de notre école maternelle des jardins d'enfants gérés par les mairies et encadrés par du personnel municipal. Les PE pourront toujours être recasés sur les CP et CE1 à 12 .... 

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nonau

C'est marrant un texte règlementaire (dont seul le snudi fo s'est inquiété au travers d'un communiqué) vient de sortir sur la place des ATSEM et leur rôle dans les écoles maternelles...

"Le 27 octobre dernier, le ministère de l’Action et des Comptes publics et le ministère de l’Éducation nationale ont rendu public le fait que le gouvernement entend soumettre au conseil supérieur de la fonction publique territoriale le 15 novembre prochain des mesures relatives à la carrière et aux missions des ATSEM.

Que contient ce projet ? Lire ci-dessous le communiqué du SNUDI-FO :"

http://69.fo-snudi.fr/IMG/pdf/communique_nouvelles_missions_ATSEM_-_8_novembre_2017_-_vd.pdf

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prof désécol
il y a une heure, jeanounette a dit :

On va chercher Cyrulnik ok,

Et puis Marcel Rufo, alibi scientifique du précédent gouvernement, n'était peut-être pas disponible !

 

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Maethina
il y a 7 minutes, nonau a dit :

C'est marrant un texte règlementaire (dont seul le snudi fo s'est inquiété au travers d'un communiqué) vient de sortir sur la place des ATSEM et leur rôle dans les écoles maternelles...

"Le 27 octobre dernier, le ministère de l’Action et des Comptes publics et le ministère de l’Éducation nationale ont rendu public le fait que le gouvernement entend soumettre au conseil supérieur de la fonction publique territoriale le 15 novembre prochain des mesures relatives à la carrière et aux missions des ATSEM.

Que contient ce projet ? Lire ci-dessous le communiqué du SNUDI-FO :"

http://69.fo-snudi.fr/IMG/pdf/communique_nouvelles_missions_ATSEM_-_8_novembre_2017_-_vd.pdf

et voilà, ce texte qui m'avait échappé ne vient que corréler mes craintes quant à un démantèlement de l'école maternelle. Si l'étiquette "pédagogie" peut dans un avenir proche être accolée aux missions des ATSEM, les PE seront rapidement priés d'aller grossir les rangs en élémentaire. Je me demande si la réunion à laquelle toutes les ATSEM de mon école sont convoquées d'ici 15 jours (sur temps scolaire bien sûr, c'est pas comme si ça nous mettait dans la mouise) a un rapport avec ce projet. On a intérêt à être très très vigilants !! 

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nonau
il y a 5 minutes, Maethina a dit :

et voilà, ce texte qui m'avait échappé ne vient que corréler mes craintes quant à un démantèlement de l'école maternelle. Si l'étiquette "pédagogie" peut dans un avenir proche être accolée aux missions des ATSEM, les PE seront rapidement priés d'aller grossir les rangs en élémentaire. Je me demande si la réunion à laquelle toutes les ATSEM de mon école sont convoquées d'ici 15 jours (sur temps scolaire bien sûr, c'est pas comme si ça nous mettait dans la mouise) a un rapport avec ce projet. On a intérêt à être très très vigilants !! 

Au vu de la "non réaction" des syndicats majoritaires, on risque fort de se retrouver avec les fameux "jardins d'éveil" communaux dans pas très longtemps...Si on y ajoute la suppression de la taxe d'habitation et des dotations de l'Etat, il est fort à parier qu'une privatisation est dans les cartons...

 

 

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GdM
il y a 12 minutes, nonau a dit :

Au vu de la "non réaction" des syndicats majoritaires, on risque fort de se retrouver avec les fameux "jardins d'éveil" communaux dans pas très longtemps...Si on y ajoute la suppression de la taxe d'habitation et des dotations de l'Etat, il est fort à parier qu'une privatisation est dans les cartons...

Je n'y crois pas trop (ou ne veux pas y croire... à voir !) car pourquoi alors créer une option Maternelle au CAFIPEMF et nous laisser entendre que peut-être que le jury sera plus regardant dans leurs évaluations sur l'option et sur les manques de formateurs en ce sens (du moins ds le 13). 

On ne peut pas dire d'un côté : il faut plus de formateurs Maternelle et d'un autre vouloir les isoler de l'éducation nationale. 

Et puis faire deux concours séparés ne me semble pas non plus envisageable : comment obliger des enseignants de mater à ne faire que de la mater (et inversement) ?

Mais peut-être que c'est moi qui suis trop naïf...

 

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colmy56

j'ai lu l'article ce matin sur Ouest France , en  voici un extrait : ' Dans les écoles suédoises ou finlandaises, il n' y a pas un cri, l'enseignement se fait en souriant '.

Mais comment ça se passe en Finlande?

A l’école, en Finlande…

Saviez-vous que la Finlande a une réputation grandissante en matière d’enseignement ? Ce pays présente des résultats remarquables aux évaluations internationales PISA. Troisième en résultat global en 2009 après Shanghai et la Corée du sud, il arrive en tête pour les performances en lecture, quatrième en math et troisième en sciences. Un vrai succès, alors que la France, malgré ses méthodes élitistes et sa tradition d’excellence incarnée par les Grandes écoles, traîne  en queue de peloton. En principe, je ne suis pas fana de ces comparaisons internationales, pas forcément neutres. Mais c’est quand même en Finlande que l’on note le moins de différences de résultats entre garçons et filles, entre catégories sociales et entre Finlandais et étrangers. En outre, il apparaît que les élèves ont un sentiment d’eux mêmes très positif par rapport aux apprentissages. Il y a donc matière à s’interroger sur les raisons d’un tel succès.

Cette semaine Mme Déjantée nous a proposé de commenter un article du suédois Dagens Nyheter paru dans le Courrier international d’avril 2012 intitulé « Mais comment font-ils, ces Finlandais ? ». A vrai dire, l’article m’a un peu laissée sur ma faim, ayant déjà pris connaissance de ce modèle grâce au livre de Peter Gumbel, On achève bien les écoliers. J’ai donc fait une petite recherche sur le net et suis tombée sur un long article d’un principal de collège français, M. Paul Robert « L’éducation en Finlande : les secrets d’une étonnante réussite. « chaque élève est important » ». 

Ce que je retiens de ces deux articles, c’est qu’en Finlande, les élèves réussissent car l’enseignement fait une large place à la personne de l’élève et se structure autour de 4 piliers :

–          Le bien être à l’école

–          Des méthodes actives, donnant une grande place à la maîtrise de la langue et à l’initiative personnelle

–          Une évaluation au service de l’image de soi et des apprentissages

–          Des enseignants valorisés

une salle de classe en Finlande, photo empruntée au site 100% finlande

1/ Le bien être à l’école : Chez les Finlandais, le respect est une valeur importante,  il est fondamental pour eux que chaque élève se sente bien à l’école et libre d’être lui-même. Les locaux sont grands (les classes font environ 65 m2 pour une petite vingtaine d’élèves), agréables et propres, dans des établissements de taille modeste. Les relations sont bonnes avec des rapports familiers mais respectueux entre professeurs et enseignants. Les seuils de tolérance des professeurs sont hauts et un comportement gênant n’entraîne pas des sanctions immédiates

Avant 7 ans, il n’existe pas de maternelle mais des jardins d’enfants (payants, malgré tout, mais assez peu chers). Le ratio adultes/ enfants fait rêver : par exemple pour une classe de 21 enfants de trois à six ans, il y a deux professeurs, une  assistante maternelle et une aide-ménagère. Au jardin d’enfants, on y cherche avant tout à éveiller les aptitudes des enfants  sans qu’il y ait de programmes ou d’exigences particulières.

La scolarité obligatoire commence à 7 ans (cependant, un enfant motivé peut entrer à l’école à 6 ans, un autre à 8 ans en fonction du rythme propre à chacun). Pour les plus petits, la matinée est réservée aux apprentissages, l’après-midi aux jeux, sports et culture. Le redoublement est proscrit. On a le souci de respecter les rythmes biologiques, les séquences de cours sont limitées jusqu’à 16 ans à 45 minutes.

Les effectifs ne peuvent dépasser 25 élèves par classe, la norme est d’environ 20 élèves. Mais les coûts pour la collectivité demeurent raisonnables car il n’y a pas d’inspection, ni de services de « vie scolaires ».

L’orientation ne se fait jamais avant 15 ans. Environ 40% des élèves choisissent une voie professionnelle, mais une telle orientation n’est jamais imposée

2/ Les méthodes employées ressemblent aux « méthodes actives » connues en France : exposés, compte-rendu, élaboration de travail personnel. Le professeur n’est pas un maître mais est là pour guider les élèves à faire eux-mêmes.  La priorité est donnée à la compréhension de l’écrit et à la maitrise de la langue. En effet,  ce sont des compétences centrales qui permettent d’aborder toutes les autres matières. Comme le note Dagens Nyheter, les objectifs sont concrets, raisonnables et clairement explicités aux élèves : « En primaire, l’accent est mis sur la compréhension écrite, dont découlent également les bons résultats obtenus en sciences et en mathématique puisque les élèves comprennent ce qu’on attend d’eux ».  Pour M. Paul Robert, en Finlande « les apprentissages initiaux se fond sans violence, sans stress et sans contrainte excessive avec le souci constant de stimuler, de motiver, d’être à l’écoute ».

Les élèves plus âgés ont une grande liberté de choix : si le cursus est le même de 7 à 15 ans, au lycée les matières sont à la carte. Il n’y a pas de classe au lycée.  Les élèves forment leur programme en choisissant leurs  cours (dans un cursus 45 cours sont obligatoires, les 35 autres sont optionnels). Les élèves peuvent choisir par exemple d’étudier la musique avec à la clé un projet de concert ou de se former en gestion d’entreprise en créant une micro-entreprise qu’ils géreront eux-mêmes !

3/ Concernant l’évaluation, il n’y a pas d’évaluation pour les plus petits, juste une première évaluation pour les enfants à neuf ans puis plus rien jusqu’à 11 ans.  On fait confiance à la curiosité naturelle et la soif d’apprendre, pas de stresse on progresse à son rythme.  Les familles sont informées par des bulletins réguliers.

Cependant  selon Paul Robert, des tests sont organisés pour dépister des troubles éventuels (je n’en sais pas plus, mais gageons que ce n’est pas la même chose que ce qui était proposé en France il y a quelques mois).

A partir de 13 ans apparaissent les notes qui vont d’abord de 4 à 10. La note 4 correspond à une compétence non maîtrisée (selon Paul Robert, inutile de constituer une « échelle de l’ignorance » en mettant des notes plus basses), les notes supérieures reflètent le degré de maîtrise. Il est toujours possible de repasser ce qui a été raté, tout en continuant sa progression dans les autres matières.

Les études secondaires sont sanctionnées par un examen final, noté de 0 à 7.

Cette évaluation affiche comme objectifs de ne dévaloriser personne de laisser une chance à l’élève et de lui permettre de se situer par rapport à sa progression. L’angoisse et la compétition sont exclues.

4/ En Finlande, la formation des professeurs se fait selon un cursus universitaire de plusieurs années spécialement dédié, à l’entrée sélective (mais pas plus que les concours français néanmoins). Apparemment, les professeurs reçoivent une formation initiale poussée sur tous les aspects de leur métier.  Une fois diplômé, l’enseignant garde un lien avec l’Université et peut participer à la formation de ses nouveaux collègues. Mais surtout, en Finlande, le métier de professeur est perçu comme prestigieux.  On voit l’enseignant comme un professionnel  capable : tout le monde fait confiance au professeur, qu’on considère comme un crack  dans son domaine  A tel point, que le corps d’inspection a été supprimé ! En conséquence, la liberté pédagogique est très élevée.

Les relations que les enseignant entretiennent avec les élèves et leur famille sont aussi très différentes de celles habituelles chez nous. Les professeurs sont proches des élèves puisqu’ils prennent aussi en charge « la vie scolaire » tel que la surveillance des couloirs. Ils n’hésitent pas non plus à se rendre au domicile des élèves pour rencontrer leurs familles.  Ainsi,  c’est paraît-il en Finlande que l’on rencontre le plus d’enseignants fiers de leur système éducatif et heureux dans leur profession…

Alors, on pourra toujours objecter que la Finlande est un pays aux traditions bien différentes du nôtre (par exemple, là bas, voir une icône religieuse affichée dans une salle de classe est admis). Mais pourtant, il faut remarquer que la Finlande avait jusqu’aux années 1970 un système élitiste avec orientation précoce mais qu’elle a su prendre la décision d’en changer radicalement.

Je trouve qu’il y a plein d’idées à emprunter à la Finlande. Des décisions politiques sont bien sûr à prendre pour faire du « modèle finlandais » une réalité chez nous.  Mais en attendant, la Finlande nous montre une autre façon de considérer les rapports professeurs/élèves, qui, en France, demeurent remplis de méfiance réciproque. Cet exemple nous incite aussi à adopter une vision différente de l’organisation des apprentissages, en laissant de côté le modèle du maître « tout-puissant » et du bon élève soumis et obéissant (chez nous, pour beaucoup, le « bon maître » est celui qui dicte son cours à une classe silencieuse) . Et tout ça, ce serait quand même déjà une sacrée révolution !

Pour venir rendre visite à mon blog, c’est par là  (et ça me fait toujours plaisir !)

Je rêve moi aussi d'une classe de 65 m2 avec 20 élèves, mais non j' ai 31 TPS/PS dans 45 m2!

 

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ronin

Oui, alors la Finlande très bien mais c'est 35 % de budget de plus que nous, le plus fort taux de suicides de jeunes d'Europe, pas de sélection avant 15 ans mais une sélection rigoureuse à l'entrée en fac où les profs se plaignent de la baisse de niveau. On nous bassine avec la Finlande car elle a bien appliquée les consignes de l'OCDE. Mais ils se cassent la gueule dans les derniers résultats PISA, la Suède qui avait commencé les mêmes réformes est en train de revenir en arrière et les pays d'Asie ont de meilleurs résultats en faisant tout l'inverse.

 

Alors la Finlande dont on nous bassine depuis 15 ans, moi ça me fatigue. Effectivement, que l'on nous paye décemment, forme correctement, diminue le nombre d'élèves, respecte et foute la paix et après on en reparle.

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framboise sauvage
il y a une heure, colmy56 a dit :

j'ai lu l'article ce matin sur Ouest France , en  voici un extrait : ' Dans les écoles suédoises ou finlandaises, il n' y a pas un cri, l'enseignement se fait en souriant '.

Mais comment ça se passe en Finlande?

A l’école, en Finlande…

 

Saviez-vous que la Finlande a une réputation grandissante en matière d’enseignement ? Ce pays présente des résultats remarquables aux évaluations internationales PISA. Troisième en résultat global en 2009 après Shanghai et la Corée du sud, il arrive en tête pour les performances en lecture, quatrième en math et troisième en sciences. Un vrai succès, alors que la France, malgré ses méthodes élitistes et sa tradition d’excellence incarnée par les Grandes écoles, traîne  en queue de peloton. En principe, je ne suis pas fana de ces comparaisons internationales, pas forcément neutres. Mais c’est quand même en Finlande que l’on note le moins de différences de résultats entre garçons et filles, entre catégories sociales et entre Finlandais et étrangers. En outre, il apparaît que les élèves ont un sentiment d’eux mêmes très positif par rapport aux apprentissages. Il y a donc matière à s’interroger sur les raisons d’un tel succès.

 

Cette semaine Mme Déjantée nous a proposé de commenter un article du suédois Dagens Nyheter paru dans le Courrier international d’avril 2012 intitulé « Mais comment font-ils, ces Finlandais ? ». A vrai dire, l’article m’a un peu laissée sur ma faim, ayant déjà pris connaissance de ce modèle grâce au livre de Peter Gumbel, On achève bien les écoliers. J’ai donc fait une petite recherche sur le net et suis tombée sur un long article d’un principal de collège français, M. Paul Robert « L’éducation en Finlande : les secrets d’une étonnante réussite. « chaque élève est important » ». 

 

Ce que je retiens de ces deux articles, c’est qu’en Finlande, les élèves réussissent car l’enseignement fait une large place à la personne de l’élève et se structure autour de 4 piliers :

 

–          Le bien être à l’école

 

–          Des méthodes actives, donnant une grande place à la maîtrise de la langue et à l’initiative personnelle

 

–          Une évaluation au service de l’image de soi et des apprentissages

 

–          Des enseignants valorisés

 

une salle de classe en Finlande, photo empruntée au site 100% finlande

 

1/ Le bien être à l’école : Chez les Finlandais, le respect est une valeur importante,  il est fondamental pour eux que chaque élève se sente bien à l’école et libre d’être lui-même. Les locaux sont grands (les classes font environ 65 m2 pour une petite vingtaine d’élèves), agréables et propres, dans des établissements de taille modeste. Les relations sont bonnes avec des rapports familiers mais respectueux entre professeurs et enseignants. Les seuils de tolérance des professeurs sont hauts et un comportement gênant n’entraîne pas des sanctions immédiates

 

Avant 7 ans, il n’existe pas de maternelle mais des jardins d’enfants (payants, malgré tout, mais assez peu chers). Le ratio adultes/ enfants fait rêver : par exemple pour une classe de 21 enfants de trois à six ans, il y a deux professeurs, une  assistante maternelle et une aide-ménagère. Au jardin d’enfants, on y cherche avant tout à éveiller les aptitudes des enfants  sans qu’il y ait de programmes ou d’exigences particulières.

 

La scolarité obligatoire commence à 7 ans (cependant, un enfant motivé peut entrer à l’école à 6 ans, un autre à 8 ans en fonction du rythme propre à chacun). Pour les plus petits, la matinée est réservée aux apprentissages, l’après-midi aux jeux, sports et culture. Le redoublement est proscrit. On a le souci de respecter les rythmes biologiques, les séquences de cours sont limitées jusqu’à 16 ans à 45 minutes.

 

Les effectifs ne peuvent dépasser 25 élèves par classe, la norme est d’environ 20 élèves. Mais les coûts pour la collectivité demeurent raisonnables car il n’y a pas d’inspection, ni de services de « vie scolaires ».

 

L’orientation ne se fait jamais avant 15 ans. Environ 40% des élèves choisissent une voie professionnelle, mais une telle orientation n’est jamais imposée

 

2/ Les méthodes employées ressemblent aux « méthodes actives » connues en France : exposés, compte-rendu, élaboration de travail personnel. Le professeur n’est pas un maître mais est là pour guider les élèves à faire eux-mêmes.  La priorité est donnée à la compréhension de l’écrit et à la maitrise de la langue. En effet,  ce sont des compétences centrales qui permettent d’aborder toutes les autres matières. Comme le note Dagens Nyheter, les objectifs sont concrets, raisonnables et clairement explicités aux élèves : « En primaire, l’accent est mis sur la compréhension écrite, dont découlent également les bons résultats obtenus en sciences et en mathématique puisque les élèves comprennent ce qu’on attend d’eux ».  Pour M. Paul Robert, en Finlande « les apprentissages initiaux se fond sans violence, sans stress et sans contrainte excessive avec le souci constant de stimuler, de motiver, d’être à l’écoute ».

 

Les élèves plus âgés ont une grande liberté de choix : si le cursus est le même de 7 à 15 ans, au lycée les matières sont à la carte. Il n’y a pas de classe au lycée.  Les élèves forment leur programme en choisissant leurs  cours (dans un cursus 45 cours sont obligatoires, les 35 autres sont optionnels). Les élèves peuvent choisir par exemple d’étudier la musique avec à la clé un projet de concert ou de se former en gestion d’entreprise en créant une micro-entreprise qu’ils géreront eux-mêmes !

 

3/ Concernant l’évaluation, il n’y a pas d’évaluation pour les plus petits, juste une première évaluation pour les enfants à neuf ans puis plus rien jusqu’à 11 ans.  On fait confiance à la curiosité naturelle et la soif d’apprendre, pas de stresse on progresse à son rythme.  Les familles sont informées par des bulletins réguliers.

 

Cependant  selon Paul Robert, des tests sont organisés pour dépister des troubles éventuels (je n’en sais pas plus, mais gageons que ce n’est pas la même chose que ce qui était proposé en France il y a quelques mois).

 

A partir de 13 ans apparaissent les notes qui vont d’abord de 4 à 10. La note 4 correspond à une compétence non maîtrisée (selon Paul Robert, inutile de constituer une « échelle de l’ignorance » en mettant des notes plus basses), les notes supérieures reflètent le degré de maîtrise. Il est toujours possible de repasser ce qui a été raté, tout en continuant sa progression dans les autres matières.

 

Les études secondaires sont sanctionnées par un examen final, noté de 0 à 7.

 

Cette évaluation affiche comme objectifs de ne dévaloriser personne de laisser une chance à l’élève et de lui permettre de se situer par rapport à sa progression. L’angoisse et la compétition sont exclues.

 

4/ En Finlande, la formation des professeurs se fait selon un cursus universitaire de plusieurs années spécialement dédié, à l’entrée sélective (mais pas plus que les concours français néanmoins). Apparemment, les professeurs reçoivent une formation initiale poussée sur tous les aspects de leur métier.  Une fois diplômé, l’enseignant garde un lien avec l’Université et peut participer à la formation de ses nouveaux collègues. Mais surtout, en Finlande, le métier de professeur est perçu comme prestigieux.  On voit l’enseignant comme un professionnel  capable : tout le monde fait confiance au professeur, qu’on considère comme un crack  dans son domaine  A tel point, que le corps d’inspection a été supprimé ! En conséquence, la liberté pédagogique est très élevée.

 

Les relations que les enseignant entretiennent avec les élèves et leur famille sont aussi très différentes de celles habituelles chez nous. Les professeurs sont proches des élèves puisqu’ils prennent aussi en charge « la vie scolaire » tel que la surveillance des couloirs. Ils n’hésitent pas non plus à se rendre au domicile des élèves pour rencontrer leurs familles.  Ainsi,  c’est paraît-il en Finlande que l’on rencontre le plus d’enseignants fiers de leur système éducatif et heureux dans leur profession…

 

Alors, on pourra toujours objecter que la Finlande est un pays aux traditions bien différentes du nôtre (par exemple, là bas, voir une icône religieuse affichée dans une salle de classe est admis). Mais pourtant, il faut remarquer que la Finlande avait jusqu’aux années 1970 un système élitiste avec orientation précoce mais qu’elle a su prendre la décision d’en changer radicalement.

 

Je trouve qu’il y a plein d’idées à emprunter à la Finlande. Des décisions politiques sont bien sûr à prendre pour faire du « modèle finlandais » une réalité chez nous.  Mais en attendant, la Finlande nous montre une autre façon de considérer les rapports professeurs/élèves, qui, en France, demeurent remplis de méfiance réciproque. Cet exemple nous incite aussi à adopter une vision différente de l’organisation des apprentissages, en laissant de côté le modèle du maître « tout-puissant » et du bon élève soumis et obéissant (chez nous, pour beaucoup, le « bon maître » est celui qui dicte son cours à une classe silencieuse) . Et tout ça, ce serait quand même déjà une sacrée révolution !

 

Pour venir rendre visite à mon blog, c’est par là  (et ça me fait toujours plaisir !)

 

 

Je rêve moi aussi d'une classe de 65 m2 avec 20 élèves, mais non j' ai 31 TPS/PS dans 45 m2!

 

 

Merci pour cet article très intéressant et qui fait rêver...

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ptitangel

Ben c'est sûr en maternelle, donnez moi une grande classe avec moins de 20 élèves, un collègue en plus, une ATSEM à plein temps et une aide-ménagère.... Et je pense que la maternelle pourra jouer son rôle sur la maîtrise du langage et sur la sécurité affective.

En fait, moins de 20 élèves et une ATSEM à temps plein, ce serait déjà énorme...

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abel27

J'adore le "Les seuils de tolérance des professeurs sont hauts et un comportement gênant n’entraîne pas des sanctions immédiates."

Est-ce qu'ils ont aussi les gamins en attente de soins (ou de place) depuis x années qui retournent la classe, agressent les autres élèves et l'enseignant... etc ? Ou ils ont une prise en charge du handicap moins hypocrite qu'en France ?

Bon, remarque, en France aussi, un comportement gênant n'entraîne pas de sanctions... puisqu'on n'en a pas...

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cleo17fr
il y a une heure, ptitangel a dit :

Ben c'est sûr en maternelle, donnez moi une grande classe avec moins de 20 élèves, un collègue en plus, une ATSEM à plein temps et une aide-ménagère.... Et je pense que la maternelle pourra jouer son rôle sur la maîtrise du langage et sur la sécurité affective.

En fait, moins de 20 élèves et une ATSEM à temps plein, ce serait déjà énorme...

Encore plus facile, 20 élèves maximum ( mais on accepte 20) et l'asem à temps plein. Ce serait déjà bien ! :D

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PommeD'Api

J'ai connu, au gré de mes remplacements, une ville dans laquelle chaque classe de maternelle a une atsem à temps plein (oui, même en GS). J'ai à chaque fois été surprise (oui, j'oubliais d'une fois sur l'autre que c'était possible :D ) mais ravie. C'est tellement confortable d'être au moins à deux tout le temps :)

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Pepettebond

Pour ce qui est des Atsem ou des enseignants en maternelle un seul point me semble incontournable:

Le niveau de langue....

Pour que les enfants aient en permanence un modèle riche, correct, voire de haut niveau c'est au moment du recrutement que cela se joue....

J'aime bien y entendre : Y va venir que je soigne, ou y va se faire voir parce que rien à..., ou elle a sept z oiseaux....

Mais je ne suis pas sûre que cela ne nivele pas par les bas....

Pas d'autres choix que d'avoir un recrutement intransigeant pour le niveau de langue orale. 

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cat99
il y a une heure, Pepettebond a dit :

Pour ce qui est des Atsem ou des enseignants en maternelle un seul point me semble incontournable:

Le niveau de langue....

Pour que les enfants aient en permanence un modèle riche, correct, voire de haut niveau c'est au moment du recrutement que cela se joue....

J'aime bien y entendre : Y va venir que je soigne, ou y va se faire voir parce que rien à..., ou elle a sept z oiseaux....

Mais je ne suis pas sûre que cela ne nivele pas par les bas....

Pas d'autres choix que d'avoir un recrutement intransigeant pour le niveau de langue orale. 

ou bien " tu te fous de moi !"    mais pour le recrutement je pense qu'on cherche aussi à utiliser des contrats moins onéreux... L'enfant n'est pas la priorité... Une école sans cri avec 34 TPS PS c'est impossible...

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caille67
il y a une heure, Pepettebond a dit :

Pour ce qui est des Atsem ou des enseignants en maternelle un seul point me semble incontournable:

Le niveau de langue....

Pour que les enfants aient en permanence un modèle riche, correct, voire de haut niveau c'est au moment du recrutement que cela se joue....

J'aime bien y entendre : Y va venir que je soigne, ou y va se faire voir parce que rien à..., ou elle a sept z oiseaux....

Mais je ne suis pas sûre que cela ne nivele pas par les bas....

Pas d'autres choix que d'avoir un recrutement intransigeant pour le niveau de langue orale. 

Suis Ok pour le niveau de langue. Une des atsems avec qui j'ai travaillé : T'as mouillé ton pantalon ta mère va te gueuler dessus.... Rangez moi ce bordel.... Et toi tu repasses derrière: Elle va te gronder.... ce désordre.... La grande classe.....

Après d'autres points me semblent incontournables mais je dois être trop exigeante ;) Un peu de psycho de l'enfant, quelques connaissances et pratiques en arts, en littérature de jeunesse,  des connaissances sur comment on apprend à parler, à lire, à écrire et puis des comment gérer un groupe, et puis .... 

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cat99
il y a 2 minutes, caille67 a dit :

Suis Ok pour le niveau de langue. Une des atsems avec qui j'ai travaillé : T'as mouillé ton pantalon ta mère va te gueuler dessus.... Rangez moi ce bordel.... Et toi tu repasses derrière: Elle va te gronder.... ce désordre.... La grande classe.....

Après d'autres points me semblent incontournables mais je dois être trop exigeante ;) Un peu de psycho de l'enfant, quelques connaissances et pratiques en arts, en littérature de jeunesse,  des connaissances sur comment on apprend à parler, à lire, à écrire et puis des comment gérer un groupe, et puis .... 

Là ce serait le rêve ;)

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montagny
Il y a 4 heures, abel27 a dit :

J'adore le "Les seuils de tolérance des professeurs sont hauts et un comportement gênant n’entraîne pas des sanctions immédiates."

Est-ce qu'ils ont aussi les gamins en attente de soins (ou de place) depuis x années qui retournent la classe, agressent les autres élèves et l'enseignant... etc ? Ou ils ont une prise en charge du handicap moins hypocrite qu'en France ?

Bon, remarque, en France aussi, un comportement gênant n'entraîne pas de sanctions... puisqu'on n'en a pas...

en Finlande c'est inclusion à fond mais avec pas mal de prof spé dans les écoles.

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