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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 20/07/2017 dans toutes les zones

  1. 10 points
    La lecture de cette article me scandalise .... Je travaille en REP+ et bien que n'habitant pas dans le quartier de mon école, j'entretiens des relations non condescendantes avec mes parents d'élèves !! Le coup du vocabulaire opaque, la bonne blague !!!! c'est nous qui rédigeons les programmes peut-être ?????!!! Inviter les parents pour la semaine du goût ?? c'est déjà fait !!!! et depuis des lustres ! Et le constat dramatique c'est que les relations doivent être travaillées uniquement dans le sens enseignants ---> parents .... Et que fait-on quand on invite les parents de CM2 pour une réunion d'information sur la rentrée en 6e et qu'ils sont que 12 à venir. Que fait-on quand on organise un marché de Noël à l'école et que personne ne vient ? Comment fait-on quand on peine a avoir assez de parents pour faire une liste pour les parents délégués. Parents délégués qui une fois élus, ne viennent pas aux conseils d'école ? Comment fait-on quand les parents d'élèves se battent entre eux devant la grille de l'école ! Comment fait-on quand les enseignants se font insulter devant les élèves ? Comment fait-on quand les parents disent à leurs enfants qu'ils n'ont pas à faire les punitions donnés par les enseignants ... Je suis sûre que signer une charte (sera-t-elle disponible en plusieurs langues ??? arabe, turc, albanais au hasard) arrangera les choses .... Et qui viendra nous faire la formation pour comprendre les codes des quartiers des écoles sensibles ??? Un illustre instruit de l'ESPE la plus proche ???? La bonne blague Je propose d'écrire à ces braves personnes pleines de bons sentiments, afin de leur faire part de nos retours sur leurs riches idées ! Mme Bergé : aurore.berge@assemblee-nationale.fr Mme Descamps : beatrice.descamps@assemblee-nationale.fr
  2. 9 points
    Bonsoir, Ce n'est pas une réelle question, mais plutôt un petit coup de gueule... En tant qu'enseignants, nous nous plaignons souvent du manque de respect de nos élèves, qui bavardent à tout va, parfois sans s'en cacher. Je reviens d'une animation pédagogique qui avait le mérite d'être près des réalités du terrain. Déjà, en arrivant, l'intervenant nous demande à quelle heure nous devions finir. Normalement, c'était prévu 17h... Sauf que les collègues ont dit 16h. Cela m'a déjà un peu hérissée, sachant que l'intervenant avait fait pas mal de kilomètres pour venir dans notre ville. Ensuite, certains collègues n'ont fait que parler (dans mon dos, c'était super sympa pour se concentrer 😑), alors que nous n'étions qu'une vingtaine et que l'intervenant était sympa, répondait aux questions sans faire un vrai cours magistral. Je trouve cela fort irrespectueux, et c'est fréquent. OK, parfois on s'ennuie à mourir et on serait mieux à la maison... OK, on est content de revoir des collègues... Mais le respect? La politesse? Je suis effarée qu'on puisse exiger de nos élèves une tenue correcte et faire la même chose qu'eux, mais avec bien des années de plus... Est-ce que vous observez cela aussi dans vos anim ou est-ce une spécialité locale?
  3. 7 points
    Moi ce qui me derange dans ce post c’est le coté « deux poids deux mesures » Je ne compte plus le nombre de fois sur Graffiti où on a conseillé à un membre ( PE ) de garder son ass mat et de mettre son enfant en PS que le matin, qu’il sera mieux à dormir ailleurs qu’au dortoir, plus tranquillement, que c’est long et fatigant les journees d’ecole à cet age, qu’il en a pour 15 ans d’ecole qu’il ne rattera pas son bac en allant que le matin en PS, que venir le matin c’est de l´assiduité vu qu’il vient à un rythme défini etc etc. Tous ces collègues à qui ont a dit que c’etait super d’aller au rythme de leur enfant en leur permettant de ne pas y aller l apres midi. Ah et les commentaires sur les parents d’eleves qui ne bossent pas et mettent quand même leur enfant l’apres midi en PS alors qu’ils pourraient les garder chez eux au calme ouhbouh les parents indignes qui ne pensent pas à leur enfant et considerent l´ecole comme une garderie sans penser au bien etre de leur enfant.... oui voilà ce que l´on lit au detour des diverses conversations entre PE sur ce forum. Par contre quand c’est un parent lambda nonPE là les reponses ne sont pas les mêmes sur ce forum. Le parent d’eleve est d’office considéré comme un ennemi. D’ailleurs cette même discussion aurait été engagée par un membre PE sur graffiti, déjà personne n’aurait remis en cause le témoignage et les conseils auraient ete du genre « elle ne peut pas refuser de prendre ton enfant » ou « toi seule sait ce qui est bien pour lui tu es sa mère » et tout le monde serait monté sur ses grand chevaux qu’un enseignant n’adresse pas la parole à un parent PE. Bref, bon courage pour le rendez vous avec l’assistante sociale jeudi. Vous avez eu de nombreux conseils divers ici, je vous souhaite de retrouver de la serenité et de la confiance envers l’ecole, et que le dialogue soit réinstauré.
  4. 7 points
    Pour moi ce n'est pas une bonne idée , c'est encore un pas vers la déresponsabilisation des parents . Si problème social et ou financier il y a , l'aide doit être apportée directement aux parents via les travailleurs sociaux ou l'aide sociale à la maison . D'autre part qui dans les faits sera chargé de l'organisation et de la distribution ? À quel moment de la journée ce petit déjeuner sera distribué par qui? A 8h30 , sur le temps de classe, par l'enseignant ? Donc au minimum 30 minutes de moins avant de démarrer les apprentissages .
  5. 6 points
    Je crois qu'on n'a pas la même définition d'une méthode mixte. Pour moi, une méthode mixte, est une méthode qui mélange le syllabique (b+a=ba) et le global (lire un mot en le reconnaissant, par exemple les mots outils). Faire de la compréhension de lecture ne transforme pas une méthode syllabique en méthode mixte. Mais je me trompe peut-être...
  6. 6 points
    Punaise... j'en avais marre de me laver à l'eau froide... il était temps que notre Ministre invente l'eau chaude ! Nous voilà sauvés !
  7. 6 points
    Je constate juste que quand un parent PE dit quelque chose il est soutenu à font sur ce forum, et « l’absent » a tord, malheur à luidavoir contrarié un edpien, et quand c’est un parent « lambda » qui a un probleme on remet systematiquement en cause ses dires en disant qu’il faudrait avoir l’autre coté. Et par contre sur le « pas le temps de parler à chacun » dire bonjour à chacun est le minimum tout de même non ? , et prendre le temps d’un contact humain, un « bonjour », un sourire, même de 30 secondes avec un parent contre lequel on a fait une IP est le minimum tout de même non ? Les 10 minutes d’accueil portent bien leur nom tout de même. Et un « oh mais c’est super ça tu viens l’apres midi maintenant » à l’eleve quand il arrive à 13h20 avec un sourire ne coutait pas tant ( et je passe outre l´illégalité de refuser un enfant inscrit qui se présente à l’école ) suivi d’un gentil « il faudra qu’on se calle rapidement un rendez vous si vous le voulez bien qu’on revoit ensemble l’organisation de la sieste etc les apres midi vu qu’il y vient maintenant, je vous mets un mot dans le carnet de liaison au plus vite » à destination du papa aurait pris allez 1 minute 30 secondes et aurait apaisé je pense deja quelques conflits, même si il y a un lourd passif conflictuel, que la maman ne raconte pas tout ici ou pas, le bon accueil de l´enfant doit tout de même rester la priorité de tous.
  8. 6 points
    C'est bon Ille et Vilaine pour moi ! J'en pleure de joie en classe.... Mais j'avais expliqué à mes élèves que j'attendais une nouvelle importante
  9. 6 points
    J'ai un peu de mal à croire qu'ils n'aient trouvé personne pour y aller... Ont-ils vraiment fait tout ce qu'il fallait ? En ce qui me concerne, j'ai eu ma période classes découvertes (une dizaine d'années) : j'ai fait des classes de mer, des classes astronomie, des classes musique, des classes volcan. C'était devenu une tradition de partir chaque année... Mais maintenant c'est terminé. Aujourd'hui, à l'école, je fais ce pour quoi je suis payé et rien de plus... Je vais à l'école, je fais mon travail, je participe aux réunions, puis je rentre chez moi. Et je ne fais rien que je ne suis pas obligé de faire.
  10. 5 points
    Pour se mettre un peu à la place de ceux qui sont sur le terrain, que ce soient les élèves ou les enseignants ! J'en ai plus que ras-le-bol de tous ces rapports de spécialistes qui disent tout et son contraire mais en général participent au dénigrement de notre travail.
  11. 5 points
    Je n'ai jamais compris pourquoi il fallait travailler la compréhension avec des albums... Et pourquoi les enfants devaient «lire» (apprendre par coeur) ces albums pour comprendre. Pourquoi ne pas leur proposer des textes adaptés comportant des sons qu'ils maitrisent et qu'ils liront vraiment ? Pourquoi les lâcher face à un album trop long, trop complexe dès le début de l'apprentissage ? Demande-t-on un débutant en piano travailler une sonate de Chopin ? Propose-t-on à un débutant en chinois la lecture d'une thèse en philosophie dès les premiers cours ? Et en mathématiques, pourquoi donc commencer par leur enseigner 1, 2, 3 avant de leur parler des décimaux ? Peut-être parce qu'il vaut mieux partir du plus simple pour aller vers le plus compliqué... Un enfant qui n'a pas de vocabulaire ne comprendra pas ce qu'il lit. Un enfant qui n'a pas de raisonnement logique, ne comprendra pas ce qu'il lit. Ce n'est pas le travail sur le déchiffrage qui crée des problèmes de compréhension... C'est le niveau de langage qui est en cause. Il faut travailler sur le vocabulaire, sur l'implicite, les stratégies de compréhension... mais arrêter d'étudier 3 semaines ou 1 mois un même album avec des exercices qui font perdre l'intérêt de la lecture. Lire, c'est un plaisir.... Pas une x-ième fiche de compréhension. Et on pourrait leur faire lire plus de textes, d'albums, de documentaires et ils liraient mieux... Combien d'élèves de primaire ont droit à une lecture offerte quotidienne ? Toutes les classes ont-elles une bibliothèque de fond de classe ? Avec des livres régulièrement renouvelés, avec des thèmes passionnant les élèves ? Qu'ils peuvent emprunter ? Leur fait-on lire ce qu'ils écrivent et écrire ce qu'ils lisent tous les jours ? Leur propose-t-on un temps de lecture individuelle, personnelle quotidien ? Il faut vraiment faire en sorte que la lecture soit une habitude et un plaisir.... C'est aussi ce qui motivera l'enfant et le poussera à maintenir ses efforts.
  12. 5 points
    D'accord avec Goëllette, plus quelques petits exercices pour à la fois tonifier les doigts, les dérouiller, apprendre à placer la main dans l'axe de l'avant-bras donc à éviter les poignets en crosse mais aussi en pont ( ou les deux ) Il ne faut pas oublier que, si la tenue du crayon est importante, son maniement l'est tout autant. N'oublions pas non plus que si nous ne voulons pas que l'enfant fasse quelque chose il ne faut ps lui apprendre à le faire (par exemple pas de bec de canard si on ne veut pas de l'enfant place le majeur à côté de l'index sur le crayon. Voici donc des exercices d'assouplissement et de tonification à faire successivement avant d'écrire (ou de dessiner). Le premier ne nécessite pas de matériel. Pour le second il faut un bouchon de bouteille de lait par équipe de deux enfants. - ce que j'ai nommé "les chenilles pressées" : la main c'est la tête, les doigts ce sont les pattes (ces chenilles-là ont les pattes autour de la tête), le corps c'est l'avant-bras (il rampe au sol, donc il reste en contact avec la table). Assis à une table de hauteur adaptée, le dos normalement droit, les pieds au sol, les enfants posent les avant-bras sur la table de façon à ce que le coude dépasse un peu. Il font avancer les chenilles en pianotant rapidement du bout des doigts sur la table sans que le pouce soit entièrement en contact avec la table, seule l’extrémité l'est. - ce que j'ai nommé le ping-pong des bouchons : les enfants sont installés par deux face à face. La position du corps, du bras droit et de la main droite est la même que pour les chenilles pressées, l'avant-bras gauche est replié parallèlement au bord de la table pour le droitier, l'inverse pour la gaucher. D'une pichenette du majeur l'enfant envoie le bouchon à son adversaire qui doit le lui retourner de même. Après dix envois on change de doigt : c'est l'index qui envoie le bouchon. Ensuite les enfants lèvent le doigt pour signaler que le jeu est fini. Ils observent la position de leurs doigts et font glisser leur pouce jusqu'à ce que son extrémité touche la dernière articulation du majeur. Ils observent la position. L'enseignant explique que c'est là que sera tenu le crayon et il le montre en prenant lui-même un crayon. il pose un crayon à portée de main de chaque enfant et leur demande de faire un dernier échange avec le majeur puis d'écrire ou de dessiner ce qu'ils veulent en respectant la position des doigts, du bras et de la main apprise.
  13. 5 points
    Et bien dans ma classe de maternelle, il y a un bureau, c'est la première classe que j'ai qui dispose d'un tel équipement et très franchement, j'apprécie énormément et il a son utilité ; Il arrive aussi que les instits de maternelle travaillent dans leur classe et préparent leurs ateliers sans mériter pour autant de se casser le dos, pliés sur une petite chaise, courbés au dessus d'une petite table, non ? Je précise que c'est la seule classe de mater ( et j'en ai connu des écoles..) où ENFIN, un équipement de travail destiné à l'adulte était présent, chaise adulte comprise, whouah le luxe !.. et bien j'ai trouvé cela très intelligent et très respectueux vis à vis de l'enseignant.. c'est bien aussi de réfléchir un peu aux conditions de travail et à prévenir les pathologies qui peuvent survenir. Quand j'y repense, j'ai même connu des écoles où les seules toilettes disponibles étaient faites pour des élèves de 3 à 6 ans ; Si symptomatique de l'état de notre profession ! Pour en arriver à un mépris des personnels jusque-là, c'est bien qu' il n'existe, je pense, pas d'autres corps de métier où les gens sont prêts à se laisser maltraiter et en redemandent à ce point...)
  14. 5 points
    Parce que couper une tranche de pain, y mettre du beurre ou de la confiture dessus, faire chauffer du lait et éplucher une clémentine, cela relève davantage de la volonté que de la possession d'argent ... Et l'enfant de pauvres que je suis travaillant en REP+ (et ayant quasiment toujours travaillé en éducation prioritaire) t'affirme qu'il n'y a rien de compliqué à faire petit-déjeuner ses enfants le matin avant d'aller à l'école. La raison de ne pas le faire n'est en aucun cas le manque d'argent. Halte au misérabilisme. Tu n'auras pas moins bonne conscience à regarder la situation avec lucidité. Et, pour finir, j'en reviens au même, qu'une association ou une collectivité se charge d'organiser un petit déjeuner avant la classe (qu'elle aille même chercher les enfants chez eux, les habille et les débarbouille), soit, mais ça doit se passer en dehors de l'école et du temps de classe.
  15. 5 points
    Mail également reçu... Ça y est fin du calvaire pour moi... J'obtiens mon 1 er vœu : la Loire Atlantique j'en pleure
  16. 5 points
    Je ne peux pas laisser dire ça, je suis enseignante en maternelle et je leur apprends tous les jours à tenir leur crayon, je me bagarre et mes collègues aussi au quotidien pour cela !!
  17. 5 points
    Sécuriser l'enfant à 34 en PS alors que certains n'ont jamais été scolarisés ou d'autres en crèche avec 1 adulte pour 5... Il faut arrêter, les enseignants de maternelle sont en grande majorité bienveillants mais ils font comme ils peuvent. Certes en PS et MS le programme permet de prendre le temps, en GS c'est autre chose. Le problème c'est aussi le CP, ce n'est pas vraiment progressif, pour avoir fait le CP avant d'avoir eu des maternelles je trouve que c'est violent. J'y suis revenue après et j'ai vraiment adapté, le résultat à la fin était le même. Le problème c'est aussi l'évaluation sur fiches qui est faite début CP...Comment un enfant qui a certes acquis tout le programme par le biais de jeux et de manipulations peut il réussir cette évaluation individuelle. Certains se sont faits taper sur les doigts pour les mauvais résultats, ici nous avons uniquement renseigné les items que nous avons jugés pertinents. Il y a les enfants qui ont acquis toutes les compétences mais qui ont encore besoin d'être sécurisés au CP, et là non plus on ne laisse pas le temps quand je vois que des collègues ont des CP/CE1 à 28, je me dis où est la bienveillance. Je ne tape pas sur les collègues parce que franchement ils font un excellent travail avec les moyens donnés. Bref, réduire déjà le nombre d'élèves des classes maternelles serait une bonne chose. On nous énonce toujours ce que nous devons faire alors que nous faisons de notre mieux mais cependant pour les moyens on repassera... Redire l'enjeu de la maternelle aux parents aussi : quelquefois nous sommes perçus comme un moyen de garde uniquement.
  18. 5 points
    Je ne "tape" pas sur les Maître E, je verbalise simplement ce que beaucoup de collègues, dans leurs classes banales, pensent, c'est à dire que les RASED, tels qu'ils existent (et a fortiori tels qu'on nous les annonce avec l'école inclusive), ne résolvent pas les problèmes qu'ils rencontrent au quotidien, et que tous, autour de nous, nous connaissons des membres des RASED (pas tous, mais pas mal quand même) qui, alors qu'ils prennent un ou deux élèves par-ci par-là une demi-heure par-ci une demi-heure par-là, font la pluie et le beau temps dans l'école en expliquant aux collègues des classes banales comment ils doivent se débrouiller avec de plus en plus d'élèves compliqués et en inclusion, sans prendre leur part de travail pour les soulager. En général en plus, ils ne font pas les services de récré, pas l'APC et ne viennent pas aux réunions. Je suis heureuse de constater que toi, tu le fais (et c'est le cas de la mienne ... qui dit exactement ce que j'écris de certains de ses collègues passés ou présents...). Mais avoue que ce n'est pas le cas de tous. Je me souviens, entre autres, d'une année où j'avais 28 CP et ai demandé au Maître E de l'époque de prendre un 3è élève dans son groupe de lecture de ma classe qu'il prenait... 30 minutes par semaine. Il a refusé car ... il était débordé ! Le RASED est un échappatoire à la classe pour certains de collègues. Il faut le dire. Le fait, qu'en plus, ces "certains" se permettent de te réexpliquer comment faire ou de critiquer ton travail, passe mal ! Un peu comme les PIUFM ... Je ne connais personnellement aucun élève qui, ayant été suivi par le RASED dès la maternelle, ait rattrapé le niveau moyen de ses camarades arrivé au CM2. J'ai 30 ans de carrière derrière moi. Je ne remets pas en cause les compétences des personnes les ayant pris en charge, mais en tous cas, cela montre que LA solution aux difficultés des élèves n'est pas là.
  19. 5 points
    Non mais l'Etat leur verse une prime de Noël. Perso ce qui me choque c'est que à chaque fois qu'on se plaint un minimum de nos conditions de travail, on nous rappelle qu'il y a la mousson en Inde et que le paludisme tue. Pas étonnant avec ça que nos droits sociaux se trouvent de plus en plus réduits et ce sous les applaudissements de bonnes âmes charitables.
  20. 5 points
    Personnellement, ce qui ne me convient pas dans cette pédagogie, c'est effectivement d'abord cette histoire de présentation médiatisée et simpliste qui me hérisse les poils... J' étais pourtant plein de bonne volonté, j'ai donc lu, regardé des conférences... Bref, je m'y suis intéressé en essayant de laisser de côté les quelques préjugés que j'avais au départ, je ne le cache pas, ayant moi même connu cette pédagogie en tant qu'élève de maternelle... Je n'en ai pas gardé de souvenirs horribles, mais on ne peut pas laisser croire que bienveillance, évaluation positive, écoute attentive, classe multi-niveaux...sont l'apanage de cette pédagogie... J'ai pour ma part, par choix avec mes collègues,, une classe de TPS/PS/MS/GS où j'essaye d'accueillir chacun là où il en est... Je ne pratique pas la pédagogie Montressori pour autant, j'essaye pour ma part d'appliquer une certaine pédagogie de la "réussite" où je galère, où je cherche, où j'essaye de mettre des choses en place... Je me méfie beaucoup des choses qu'on nous présente comme idéales, moi après 22 ans de classe, je ne peux pas dire que ça roule...puisque c'est ça notre métier, c'est de chercher pour chacun là où il en est, et que par conséquent, les années sont différentes puisque les élèves sont différents... Et, il y a ce en quoi je crois en tant qu'enseignant: je crois à la parole entre pairs, je crois au conflit socio-cognitif, je crois en l'exploitation collective, je crois à la place importante à accorder au langage. Je crois aussi fondamentalement que mon rôle est sur certains temps d'imposer des activités parce que pour moi, les élèves ne peuvent pas choisir tout le temps choisir ( même si je le fais aussi sur certains temps) au risque de passer à côté de ce qui fait aussi parti de l'apprentissage... Apprendre n'est pas toujours une question de choix et de moment. On a aussi à apprendre pour répondre à un besoin, même s'il ne nous passionne pas, même si ce n'est pas le bon moment... Pour tout cela, je n'adhère pas à cette pédagogie et je m'en porte très bien... Et je pense que pour mes petits élèves, ça n'est pas non plus catastrophique...Mais surtout, surtout, je suis désolé pour quelques collègues qui ont à la mettre en place dans leur classe, pas par choix, mais par pression de la hiérarchie et des parents d'élèves ( Je pense à mes 2 amies qui sont, elles, dans le privé, et pour l'enseignement privé, c'est aussi une façon de faire venir des élèves, avec ce discours polissé, doux comme une peluche et parfois simpliste... même si on se fiche bien de savoir ce qui en résulte dans les classes...) avec un budget zéro et une préparation qui se résume à la lecture du livre de Céline Alvarez...et ça, ça me met en rogne...
  21. 5 points
    Autant je suis une féministe convaincue autant pour moi ça relève du mauvais gadget notamment pour les élèves de cycle 2 et les élèves fragiles ou moyens de cycle 3 Lire les enseignants- (e)s ne veut rien dire mieux vaut prendre la peine d'écrire les enseignants et les enseignantes au moins c'est lisible...
  22. 4 points
    Je cite: "Des milliers de livrets sur "l'apprentissage de la lecture au CP", de 130 pages chacun, sont partis du ministère pour toutes les écoles de France, indique également le Parisien." --> quelle dépense inutile alors qu'on manque d'enseignants sur le terrain... "Et le ministre de conclure : "Nous sommes en train de faire un pas vers le futur. Ce que nous proposons, ce ne sont pas les méthodes de la IIIe République. Ce sont celles du XXIe siècle, qui puisent au meilleur de la tradition et au meilleur de la modernité". --> moderne comme envoyer un mail gratuit avec un lien? moderne comme proposer de outils gratuits en ligne aux enseignants? Moderne comme enfin ne plus prendre les gens pour des imbéciles et comprendre que la confiance et le respect est ce qui manque le plus aux travailleurs?
  23. 4 points
    Arrêtez, il est hyper innovant ! " Utilisation généralisée des cahiers à réglure Seyès "..... Personne n'avait eu cette idée ! (d'ailleurs, on sait que c'est grâce à cette réglure que les français brillent dans le monde....puisque c'est une réglure typiquement française !)
  24. 4 points
    C'est différent, c'est une association privée qui décide de palier les manques de l'Etat. Là, on demande à l'école, lieu d'enseignement, et aux enseignants, d'organiser un petit déjeuner pendant le temps de classe. Et un petit déjeuner, c'est un bol de lait chaud avec un fruit et une tranche de pain. Ce n'est pas un problème d'argent mais de volonté familiale de faire partir son enfant le ventre vide. En aucun cas on arrangera la vie de ces mômes en se substituant à leurs parents, bien au contraire, d'autant que leurs parents, c"est la génération qu'on a déjà assistée. Il y aurait des solutions bien moins onéreuses pour régler ces problèmes de petit déjeuner (et tant d'autres) mais il faudrait renoncer à la démagogie.
  25. 4 points
    Le gars n'a pas dit que tous les mecs de banlieue étaient des terroristes mais que tous les terroristes en venaient. La nuance est de taille ! Cela dit, j'ai vécu, grandi, étudié, travaillé 40 ans en banlieue parisienne, banlieue sud, banlieue rouge, banlieue dortoir. Avec mes copains on a fait pas mal de bêtises, mais jamais nous n'avons pensé agresser des policiers, des pompiers, des médecins. Nous n'avons jamais agressé quiconque ni braqué quelque banque ou commerce que ce soit. Et il me faut venir ici lire ce sujet pour découvrir qu'en fait ma situation de petit banlieusard exacerbait les sentiments racistes de la société rien qu'à l'évocation de mon lieu de vie.
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