Jump to content
Sign in to follow this  
krystel777

un mémo peinture

Recommended Posts

krystel777

Je viens de terminer ce travail, la veille de l'oral malheureusement! Il me reviendra bien 2 ou 3 idées demain!

J'ai surtout travaillé les courants. Mieux vaut aller voir 2 ou 3 artistes pour chaque courant; ça aide pas mal.

Demain c'est fini! :yahoo:

Share this post


Link to post
Share on other sites
krystel777

comme je n'arrive pas à joindre le fichier (format incompatible)

Je viens de terminer ce travail, la veille de l'oral malheureusement! Il me reviendra bien 2 ou 3 idées demain!

J'ai surtout travaillé les courants. Mieux vaut aller voir 2 ou 3 artistes pour chaque courant; ça aide pas mal.

Demain c'est fini! :yahoo:

LA PEINTURE

Littéralement, le terme peinture désigne la matière et la pratique consistant à appliquer une couleur sur une surface telle que le papier, la toile, le bois, le verre, le béton et bien d'autres supports. Dans un sens artistique, le terme «peinture» signifie la combinaison de cette activité avec le dessin, la composition, c'est-à-dire qu'il intègre des considérations esthétiques. La peinture peut être naturaliste et figurative, ou abstraite. Elle peut avoir un contenu narratif, symbolique, spirituel, ou philosophique.

Vue d’ensemble

La couleur est fortement subjective, et a des effets psychologiques et des significations symboliques qui peuvent différer d'une culture à l'autre: le noir est associé au deuil dans les pays occidentaux, alors qu'en Asie, c'est le blanc. Pour un peintre, la couleur n'est pas simplement divisée en couleurs primaires et complémentaires (comme le rouge, le bleu, le vert, le brun, etc). En effet, il utilise des pigments lui permettant d'obtenir de grandes variétés de couleurs. Par exemple, le «bleu» pour un peintre, peut être le cyan, l'indigo, le bleu de cobalt, le bleu marine, etc.

Les artistes modernes ont considérablement étendu la pratique de la peinture pour inclure, par exemple, le collage, qui a débuté avec le cubisme. D'autres peintres ont incorporé des matériaux variés tels que le sable, le ciment, la paille ou le bois, comme l'on fait Jean Dubuffet. Il y a également une communauté grandissante d'artistes qui utilisent désormais des ordinateurs pour peindre sur une toile numérique en utilisant des programmes tels que Photoshop, Paint.

C'est en 1829 qu'est apparue la première photographie puis, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, les procédés photographiques se sont améliorés. Alors que la photographie devenait de plus en plus répandue, la peinture a perdu beaucoup de son rôle historique qui était de présenter un cliché d'une scène observable. C'est dans ce contexte qu'au cours du XXe siècle sont apparus de nouveaux mouvements artistiques comme l'impressionnisme, le postimpressionnisme, le fauvisme, l'expressionnisme, le cubisme et le dadaïsme, qui ont profondément changé la perception du monde, héritée de la Renaissance.

Histoire de la peinture

Les plus anciennes peintures connues à ce jour se trouvent dans la grotte Chauvet, en France, et elles ont, selon la plupart des historiens, environ 32 000 ans. Gravées et peintes avec de l'ocre rouge et un colorant noir, elles représentent surtout des scènes de chasse avec des chevaux, des rhinocéros, des lions, des buffles et des hommes. On trouve d'autres exemples de peinture rupestre partout dans le monde, en France, en Espagne, au Portugal, en Chine, en Australie, etc

Esthétique et théorie en peinture

L'esthétique a tenté d'être la «science de la beauté», et elle était une question importante pour des philosophes des XVIIIe et XIXe siècles comme Kant ou Hegel.

Platon avait tendance à négliger les peintres, et également les sculpteurs, dans son approche philosophique. Il considérait que la peinture ne pouvait pas représenter vérité, mais seulement une copie de la réalité et qu'il s'agissait d'un simple métier, comme la cordonnerie ou la ferronnerie. Au contraire,

Léonard de Vinci estimait que «la peinture est une chose intellectuelle».

Kant distinguait la beauté et la sublimation, en privilégiant clairement cette dernière.

Hegel a, quant à lui, reconnu l'impossibilité d'atteindre le concept de la beauté universelle et, dans son essai Leçons sur l'esthétique, il a écrit que la peinture est l'un des trois arts romantiques, avec la poésie et la musique, en raison de son rôle symbolique et sa dimension intellectuelle.

Les différents types de peinture

L’aquarelle

Technique picturale utilisant l'eau comme médium mais s'en différencie par l'utilisation de couleurs. Il s'applique généralement sur du papier épais et absorbant, qui est conçu spécialement pour ce type de peinture. Ce papier se nomme papier aquarelle. L'une de ses principales propriétés est la transparence. Un de ses principaux avantages étant la rapidité d'exécution. Un de ses principaux inconvénients est sa maîtrise. Cette technique, en raison du côté très liquide de cette peinture, se pratique à l'horizontale. On obtient des mélanges de couleurs, principalement par deux moyens : le mélange chimique des couleurs ou la superposition de celles-ci.

Le lavis (encre de Chine)

Technique de peinture n’utilisant qu’une seule couleur (encre de chine ou aquarelle) qui sera diluée pour obtenir différentes intensités de couleur. D’un point de vue pratique, il faut diluer la couleur avant de l’utiliser, détremper le papier puis poser une couleur qui va se diluer directement sur le papier, poser la couleur sur le papier puis la retravailler avec un pinceau gorgé d’eau.

La gouache

Peinture à l’eau gommée (eau distillé + sève), couvrante et opaque. Sa caractéristique : tant qu’elle n’est pas vernie, elle peut se travailler même des années après.

L’acrylique

Inventée au Mexique vers 1905, c’est un médium de peinture utilisant des pigments traditionnels mélangés à des résines synthétiques.

La peinture à l'huile

Matériel de peinture qui utilise un mélange de pigments et d’huile permettant d’obtenir une pâte plus ou moins consistante. L’huile utilisée est généralement l’huile de lin. Elle sèche plus lentement que la peinture acrylique et permet de mieux mélanger les couleurs. Il est également possible d’obtenir des effets de matière ou de reliefs avec une pâte assez consistante. L’utilisation d’une spatule ou d’un couteau permet d’obtenir du relief.

La tempera

Principale technique de peinture (très ancienne, Egypte). Procédé de peinture qui utilise le jaune d’œuf comme médium pour lier les pigments. On l’utilise sur du plâtre ou sur des panneaux de bois recouverts de nombreuses couches de levkas.

La cerra-colla

Technique de peinture à l’huile, à base de cire. Mélange de colle de caséïne et de cire savonnée. Elle a l’avantage de se pratiquer sur n’importe quel support brut. Elle s’utilise en glacis transparents successifs.

Autres peintures :

• La peinture à la colle

• La peinture en bombe aérosol ou Spray de peinture.

• L'aérographe, et la peinture au pistolet

Les différentes techniques

• la peinture au pochoir

• la composition picturale

• la peinture en transparence

• l'aplat qui consiste à appliquer un champ coloré uniforme

• la peinture liquide, en utilisant une peinture fluidifiée à l'aide de médium ou d'eau, permettant d'obtenir des effets liés

• la peinture par brossage consistant à mettre de la peinture sur un pinceau-brosse ou un chiffon que l'on frotte sur un support afin de lui faire perdre une partie de sa couleur pour obtenir un effet évanescent de la couleur.

• la peinture par projection (splashing) qui consiste à projeter la peinture à distance sur la toile, un peu comme le dripping

• la peinture par grattage ou scarifications qui permet, à l'aide d'un outil abrasif ou coupant, de prélever de la matière, du médium et de mettre à jour les couches inférieures, voire le support même, qui peut être ainsi même attaqué, troué.

• la peinture par irisation

• la peinture au couteau

• la peinture à la fresque

Technique particulière de peinture murale dont la réalisation s’opère avant qu’il ne soit sec, sur un enduit appelé intonaco. Le terme vient de l’italien « fresco » qui signifie « dans le frais ». le fait de peindre sur un enduit qui n’a pas encore eu le temps de sécher pemet aux pigments de pénétrer la masse, et donc aux couleurs de durer plus longtemps qu’une simple peinture en surface sur un substrat. Son exécution nécessite une grande habileté, et se fait très rapidement entre la pose de l’enduit et son séchage complet.

Le terme est souvent employé dans le langage courant pour désigner la peinture murale.

Matériels de peinture

Médiums

Liquide qui sert à broyer et diluer les pigments pour pouvoir les fixer sur un support. Le choix du médium a une influence sur la manière de peindre et permet de créer des atmosphères différentes.

• La peinture minérale à base de terre, de minéraux (argile, ocre, craie) ou de substances organiques (charbon de bois, sang) Cf. : peinture rupestre.

• La fresque (13e)

• La tempera

• La peinture à huile (fin du Moyen Age) le plus répandu aujourd’hui

• La peinture à l’eau et l’aquarelle

• La peinture à la chaux

• La peinture acrylique

Supports

Mur, toile, papier, papyrus, bois, carton, verre, porcelaine, animal, métal, tissu, numérique.

Format de châssis, outils de peinture

Les principaux thèmes en peinture

Le portrait et l'autoportrait

Œuvre picturale, sculpturale, photographique ou littéraire représentant une personne réelle ou fictive, d’un point de vue physique ou psychologique. Les portraits ont différentes fonctions :

• Perpétuer le souvenir d’une personne

• Créer une image historique du commanditaire

• Exprimer le désir d’ubiquité à usage politique ou religieux (portrait du président de la République)

La nature morte et les vanités

L’expression désigne un sujet constitué d’objets inanimés (vases, fleurs, fruits) ou d’animaux morts. Le terme n’apparaît qu’à la fin du XVIIe.

Les vanités sont une catégorie particulière de nature morte dont la composition allégorique suggère que l’existence terrestre est vide, vaine, la vie humaine précaire et de peu d’importance. Très répandu à l’époque baroque, particulièrement en Hollande.

Le trompe-l’œil

Genre pictural destiné à jouer sur la confusion de la perception du spectateur qui, sachant qu’il est devant un tableau, une surface peinte, est malgré tout, trompé sur les moyens d’obtenir cette illusion. Cette figuration a mené à des lois de perspective.

Le Nu

En art, le nu désigne la représentation du corps humain nu. Le nu en tant que terme artistique appartient au vocabulaire des Beaux Arts depuis le XVIIe. Il fut l’histoire des implications psychologiques, philosophiques et esthétiques du corps dans des sociétés données. C’est une tentative par une voie sensible de définir l’être humain souvent dans son acceptation « naturelle ».

Plutôt que le sujet lui-même, c’est une forme d’art qui essaie de recréer une image du corps humain, tout en respectant des exigences morales et esthétiques de l’époque, à travers la peinture, la sculpture ou maintenant la photographie. Depuis la préhistoire, c’est l’un des thèmes majeurs de l’art.

La poya

Peinture profane, d’art populaire souvent naïve (autodidacte en décalage avec les courants artistiques de leur temps soit par ignorance soit par maladresse), qui représente la montée des alpages des troupeaux (Suisse, vers 1800).

L’enluminure et la miniature

Peinture ou dessin exécuté à la main, qui décore un texte la plupart du temps manuscrit. Les techniques de l’imprimerie et de la gravure feront presque disparaître l’enluminure.

Autres thèmes

• La peinture animalière

• La peinture calligraphique

• Le paysage et la peinture marine

• La peinture d'histoire et la scène de genre

• La peinture religieuse et la peinture profane ou mythologique

• La peinture modulaire

Les différents mouvements

Abstraction lyrique, art abstrait, art brut, art contemporain, art déco, art informel, art naïf, art représentatif, art baroque, cobra, colorfield painting, constructivisme, cubisme, dadaïsme, expressionnisme, expressionnisme abstrait, fauvisme, figuration libre, folk art, graffiti, impressionnisme, maniérisme, minimalisme, modernismo, néoclassicisme, op art, orientalisme, orphisme, photoréalisme, pointillisme, pop art, postimpressionnisme, postmodernisme, pseudoréalisme, réalisme, romantisme, réalisme romantique, réalisme socialiste soviétique, stuckisme, surréalisme, tachisme.

Art naïf

Ecole de peinture prônant un style pictural figuratif qui se caractérise notamment pour la minutie aux détails, l’emploi de couleurs vives en aplats, et une représentation ingénue et figurative de sujets populaires (paysages campagnards, costumes folkloriques, animaux domestiques ou sauvages…).

Henri ROUSSEAU (dit le Douanier)

Art baroque (16ème)

Vient du terme portugais barocco qui signifie « pierre taillée de manière irrégulière », le style aux alentours de 1580.

La peinture baroque se caractérise tout d’abord par l’utilisation de nombreuses couleurs chaudes et vives qui vont du rose au blanc en passant par le bleu. Les contrastes sont très présents avec des jeux de lumière et d’ombre qui peuvent être utilisés par exemple pour mettre en avant la masse musculaire de l’homme.

En opposition à la Renaissance, la baroque est une période de rupture qui marque le changement :

• l’éclairage de la toile se fait par taches. Cette technique attire notre attention sur certaines zones et en laisse d’autres dans la pénombre (utilisation du clair-obscur).

• La toile baroque donne des expressions faciales aux personnages présents sur la toile pour faire passer des sentiments.

• Elle représente une asymétrie : l’action de la toile n’est pas spécialement au centre.

• Les lignes de force de la toile ne sont plus uniquement horizontales ou verticales mais également obliques ou courbes, ce qui a pour effet de donner une position instable aux personnages et une impression de mouvement. Cette impression de mouvement peut être renforcée par des drapés agités par le vent.

H. RIGAUD (fr.), MICHEL ANGE, LE CARAVAGE, BERNINI(it.), REMBRANDT (Holl.), VELASQUEZ (esp.), RUBENS (fl.)

Caravagisme (16ème)

Apparu suite au travail du Caravage à la fin du XVIe siècle, il est caractérisé par la prédominance de scènes obscures1 transcendées par la maîtrise virtuose du clair-obscur, il se constitue autour du style du Caravage et de ses plus proches suiveurs, tel Bartolomeo Manfredi

Les compositions, principalement en largeur, présentent des personnages grandeur nature, souvent coupés à mi-corps. Cette organisation permet, par la succession des plans, de créer l'illusion de profondeur sans avoir à traiter le problème de la perspective. De plus l'artiste introduit directement le spectateur dans la scène. Celle-ci semble encore plus proche en raison du fond neutre. La lumière est elle aussi un élément essentiel de ses compositions. D'abord baignant tout le tableau (La Diseuse de bonne aventure, 1594, La Fuite en Égypte, c. 1596), elle tend à se concentrer sur certaines zones créant un contraste de clair-obscur qui donne une dimension de plus en plus dramatique à ses œuvres. Presque toujours extérieure au tableau, la lumière fait irruption dans la scène et guide l'œil vers l'essentiel. Apportant une dimension symbolique et spirituelle, elle participe autant à la compréhension de la scène qu'à sa sacralisation. Notons que, chez Caravage, le caractère divin des personnages est littéralement « mise en lumière » plutôt que représenté par des attributs symboliques et artificiels. Ces deux éléments sont très visibles dans le tableau La vocation de Saint Mathieu du cycle de la chapelle Contarelli à Rome (1599-1600).

Les rouges, les bruns et les noirs dominent. La couleur est appliquée alla prima, sans dessin préparatoire.

Maniérisme (16ème)

Le maniérisme, aussi nommé Renaissance tardive, est un mouvement artistique de la période de la Renaissance allant de 1520 (mort du peintre Raphaël) à 1580. Il constitue une réaction face aux conventions artistiques de la Haute Renaissance, réaction amorcée par le sac de Rome de 1527 qui ébranla l'idéal humaniste de la Renaissance. Contrairement aux précédents mouvements artistiques, la diffusion s'amorçant, il n'est plus circonscrit à l'Italie.

C'est ainsi que l'on voit les œuvres maniéristes présenter :

• un espace désuni, et souvent défini

• une image trouble et obscure

• une déformation et une torsion des corps, dont la figure serpentina dessinant un S

• des tons acides et crus, hérités de Michel-Ange et la chapelle Sixtine à Rome

• une recherche du mouvement

• un art de codes, de symboles, de citations d'artistes classiques

• un art de cour, qui s'adresse à des gens cultivés et lettrés

ARCIMBOLDO, LE TINTORET, VERONSE.

Roccoco (18ème)

Les pièces décorées à la manière rococo sont caractérisées par du mobilier doté d’ornementations, de petites sculptures, des miroirs ornementés, des tapisseries et des peintures murales décoratives particulièrement chargées. Ce mouvement sera suivi par le mouvement néo-classique.

Caractéristiques :

Ce style se caractérise par :

• La fantaisie des lignes courbes et asymétriques rappelant les volutes des coquillages ou bien les feuillages,

• L'utilisation de teintes claires (blanc, ivoire, or),

• Des motifs mêlant fleurs, feuilles, fruits, rubans, etc.

• L'insertion de peintures et de miroirs.

Bien qu’à ses débuts, le rococo, dans la peinture, ne soit qu’exclusivement décoratif, des modèles figuratifs apparaissent au fil du temps. Les peintures sont caractérisées par de nombreuses couleurs pastel et des formes incurvées. Les peintres décorent leurs tableaux d’anges chérubins et de tous les symboles de l’amour. Le portrait est aussi un style très en vogue. Certaines peintures représentent des scènes coquines et lestes pour l’époque. Ceci est en rupture avec le style baroque et ses travaux dans les églises. Les peintures évoquent souvent des scènes pastorales et des promenades de couples aristocratiques.

Les thèmes légers et sur la joie de vivre, les conceptions complexes et détaillées du rococo sont en totale opposition à l’architecture et la sculpture imposante et massive du baroque. Le style rococo répond avant tout à un important besoin de renouveau : après le goût du faste et de la solennité qui a marqué le long règne de Louis XIV, il répond à une aspiration à la légèreté, au confort et à la frivolité. En France, le rococo s’exprime de manière éclatante dans la décoration intérieure à travers la ferronnerie, les figures de porcelaine, les petits objets décoratifs sans utilité et les meubles. La décoration d’intérieur rococo est le symbole de bon goût et de la mode pour toute la noblesse et la bourgeoisie de l’époque. Le style rococo est caractérisé par son asymétrie. Ce qui est novateur et en rupture avec le style européen de l’époque. Cette façon de créer un effet avec des éléments non-équilibrés est appelé « contraste ». Le style rococo, dans la conception de ses meubles, se caractérise par sa flamboyance que ce soit au niveau de la conception que visuel. Les meubles ne doivent plus seulement symboliser un statut social mais ils doivent être confortables et polyvalent. Les meubles, pour être facilement déplacés, voient leurs formes évoluer vers une spécialisation pour chaque usage. On voit apparaître des fauteuils « voyeuse » et des « bergères » de formes gondolées. Les fauteuils évoluent vers plus de confort, avec un allongement des accoudoirs et du dossier appelé « Dossier Droit » dit « à la reine » et un coussin d’assise amovible.

Néoclassicisme (18-19ème)

Le néoclassicisme est un mouvement artistique qui s'est développé dans la peinture, la sculpture, l'architecture, la musique et la littérature entre 1750 et 1830 environ. Ce nom s'applique aussi au domaine musical à partir des années 1920, en réaction aux excès du romantisme et de la modernité. Né à Rome au moment où l'on redécouvre Pompéi et Herculanum, le mouvement se propage rapidement en France par l'intermédiaire des élèves peintres et sculpteurs de l'Académie de France à Rome. Retour à la vertu et à la simplicité de l'antique après le baroque et les excès des frivolités du rococo des années précédentes. On ne jurait plus que par l'antiquité.

Caractéristiques

• Orthogonalité générale du tableau

• Thème moralisateur, souvent propagandiste (particulièrement sous Napoléon)

• Mise en avant des valeurs civiques

• Thèmes inspirés par l'antiquité grecque et romaine

• Couleur locale destinée à séparer les groupes de personnages

• Pas de liberté de la couleur, la forme prime sur la couleur

• Compositions souvent dichotomiques

• Utilisation de la lumière en coup de phare

• Perte du superflu

• Représentation du moment avant l'action

• proclame la puissance des rois

DAVID (1748-1825 fr.) le serment des Horaces, 1784, la mort de Socrates 1787, le serment du jeu de paume 1791, la mort de Marat 1793,

GROS, INGRES (1780-1867) Napoléon 1er sur le trône royal

Romantisme (18-19ème)

La peinture romantique est un courant pictural issu du romantisme qui s’étend environ de 1770 à 1870 (soit cent ans) et peut être divisé en trois périodes distinctes : 1770-1820 ou préromantisme, 1820-1850 ou l’apogée du romantisme, 1850-1870 ou tradition postromantique.

La première période du romantisme (1770-1820) se développe en opposition au néoclassicisme (1760-1800). En effet, là ou le néoclassicisme prône une beauté idéale, le rationalisme, la vertu, la ligne, le culte de l’Antiquité classique et de la Méditerranée ; le romantisme s’oppose et promeut le cœur et la passion, l’irrationnel et l’imaginaire, le désordre et l’exaltation, la couleur et la touche, le culte du Moyen Âge et des mythologies de l’Europe du Nord. Cette peinture est caractérisée par un tourbillon sensuel de couleurs et de lumière autour d’un personnage ou d’une personne qu’on n’aurait pas su identifier sans le titre. A-L GIRODET-TROSON avec ses Funérailles d’Atala (1808). Élève de Jacques Louis David. Il joue sur l’opposition des lumières. Il y a des traces de romantisme dans le sujet, la manière de disposer les personnages et dans la présence de la croix. J-A GROS, Napoléon au pont d’Arcole (1876). Autre élève de David. Il est le chantre de l’épopée napoléonienne. Il est à cheval entre néoclassicisme et romantisme.

La seconde période : E. DELACROIX, T. GERICAULT (Le radeau de la méduse, 1819) Nombreuses esquisses vibrantes, avec des lignes fines et des lignes épaisses (contraste), un grand jeu sur le clair-obscur ; tout est contraste entre ombre et lumière, beaucoup de désordre. Il y a une grande diagonale de corps vers le personnage au sommet, cette diagonale va de gauche à droite : composition en contre-plongée avec une triangulation avec le mât du bateau.

Cette peinture résulte de l’évocation d’une tragédie moderne : en 1810 la frégate de la Méduse vogue au large du Sénégal. Une tempête fait rage et la frégate fait naufrage le 2 juillet 1816 et laisse 149 passagers sur un radeau, seulement 15 personnes vont survivre. C’est l’évocation d’une tragédie mais aussi une vision romantique des choses : c’est un drame interne à la société qui est traduit dans cette peinture.

La tradition postromantique : affaiblissement du romantisme, installation du maniérisme. Cependant, perpétuation du romantisme à une époque dominée par le réalisme dans de nombreux domaines.

Orientalisme (19ème)

Les thèmes abordés dans la peinture orientaliste sont assez variés, mais ont pour point commun de se référer à des thématiques orientales, ou tout au moins à la vision occidentale de l'orient. Au XIXe siècle, on trouve surtout des scènes de harem, des scènes de chasses et de combat ou bien encore des représentations de paysages typiques comme les déserts, les oasis ou les villes orientales. Au siècle suivant, ces thèmes vont peu à peu tomber en désuétude au profit d'une peinture ethnographique plus précise et moins idéalisée.

D'un point de vue technique, la peinture orientaliste est marquée par une utilisation de couleurs aux tons plus chauds, privilégiant des teintes plus rouges, jaunes ou brunes. La lumière est chaude, les contrastes accentués.

Réalisme (19ème)

Il est à considérer comme un trait d'union, une transition entre le romantisme et l'impressionnisme. C'est une étude approfondie de la réalité et représentation authentique. La révolution de 1848 contre la Monarchie de Juillet a des répercussions dans le domaine artistique : les conventions néoclassiques sont rejetées et le réalisme s'affirme. Là où le Néoclassicisme se référait à la pensée antique d'un idéal parfait, équilibré, mesuré, le réalisme veut montrer ce qu'il perçoit de manière objective. On peut rapprocher cette pensée des avancées techniques qui avaient alors lieu (la Révolution industrielle), mais aussi de la mort de Dieu dont parle Nietzsche : la science prend la place des mythes. Appliquant une méthode dérivée de la méthode scientifique, l'artiste s'attache alors à représenter ce qu'il voit et non plus des "hauts faits" ou des sujets mythologiques. Les paysans ou les gens du peuple deviennent des sujets de tableaux.

COROT (né 1796 il fut inspiré par Nicolas Poussin et cherchera constamment son inspiration dans la nature, une nature différente du romantisme car les réalistes se moquent des états d'âme, c'est une nature qu'ils essaient de reproduire en ce qu'elle est.Inspiré par l'Italie, il va très souvent à Rome. Il faisait l'art du portraitisme.

COURBET (né 1819) peint comme un paysan laboure", disaient les critiques de l'époque. Courbet est l'artiste le plus représentatif du réalisme. La vague, Plage de Normandie, L’origine du monde, Etretat)

MILLET (né 1814) Beaux-arts. Ne gagnant pas le prix de Rome, il quitte l'école et va habiter dans une autre ville, Barbizon. Millet peint surtout la vie paysanne pauvre. Des glaneuses.

Impressionnisme

Les peintres impressionnistes, qui se veulent réalistes, choisissent leurs sujets dans la vie contemporaine, dans un quotidien librement interprété selon la vision personnelle de chacun d'eux. Travaillant « sur le motif », comme souvent les peintres de l'école de Barbizon, comme certains paysagistes anglais, comme Boudin ou Jongkind, ils poussent très loin l'étude du plein air, font de la lumière l'élément essentiel et mouvant de leur peinture, écartant les teintes sombres pour utiliser des couleurs pures que fait papilloter une touche très divisée. Peintres d'une nature changeante, d'une vie heureuse saisie dans la particularité de l'instant, ils sont indifférents à la recherche, chère aux classiques, d'un bel idéal et d'une essence éternelle des choses.

Les impressionnistes assouplirent l'opposition entre sujet et arrière-plan, si bien que l'effet produit par une toile impressionniste ressemble souvent à un cliché, à un fragment d'une réalité plus vaste capturé comme par l'effet du hasard. La photographie gagnait en popularité; le poids des appareils diminuant, les clichés devinrent plus spontanés. La photographie encouragea ainsi les impressionnistes à capturer l'instant, non seulement dans la lumière mouvante du paysage mais aussi dans la vie quotidienne des gens. Une autre influence importante fut celle des estampes japonaises (Japonisme), qui étaient arrivées en France à l'origine sous la forme de papier d'emballage. La technique de ces estampes contribua de manière importante au choix d'angles « photographiques » et de compositions non conventionnelles, qui devaient devenir une des caractéristiques du mouvement impressionniste.

MONET, PISSARO, SISLEY, RENOIR, CEZANNE, DEGAS La Classe de danse (1874), MORISOT, MANET, CAILLEBOTTE, BAZILLE, COROT (il est souvent considéré comme le premier impressionniste : « Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien » Claude Monet, 1897. « Il est toujours le plus grand, il a tout anticipé... » Edgar Degas, 1883).

L'impressionnisme est un point de départ pour G ; SEURAT, P. SIGNAC (maîtres du pointillisme),P. GAUGUIN, H TOULOUSE-LAUTREC, V. VAN GOGH (postimpressionnistes)

Pointillisme

Le pointillisme (ou néo-impressionnisme ou divisionnisme) est une technique de peinture issue du mouvement impressionniste qui consiste à peindre par juxtaposition de petites "taches" de peinture de couleurs primaires (rouge, bleu et jaune) et de couleurs complémentaires (orange, violet et vert). On perçoit néanmoins des couleurs secondaires, par le mélange optique des six différents tons seulement1. Cette technique est née en France notamment sous l'impulsion de Georges Seurat (1859-1891) puis de Paul Signac (1863-1935).

Postimpressionnisme (fin 19ème)

Le mouvement nabi que l'on désigne souvent par Les Nabis est un mouvement artistique postimpressionniste d'avant-garde, né à la fin du XIXe siècle en réaction contre la peinture académique et qui perdurera jusqu'au début du XXe siècle.

Les Nabis ont de grandes ambitions intellectuelles et spirituelles ; ils s'attachent dans leur pratique à retrouver le caractère « sacré » de la peinture et à provoquer un nouvel élan spirituel au moyen de l'Art1. Détachés ou non du christianisme, les artistes nabis cherchent des voies plus spirituelles au contact de philosophies et de doctrines nouvelles teintées d'Orient, d'orphisme, d'ésotérisme. En réaction contre l'impressionnisme, le naturalisme, libérant la peinture des entraves du réalisme, les Nabis veulent lui donner une âme. Les Nabis se caractérisent par l'utilisation de grands aplats de couleurs « sorties du tube », sans mélange, par le cerne , la perspective absente ou fausse, la ligne d'horizon haute des paysages. On trouve également dans leur peinture un attrait pour le symbolisme et des influences de l'école de Pont-Aven. La lumière est prédominante dans les tableaux des Nabis, préfigurant la lumière spirituelle. Ne se limite pas strictement à la peinture, ils s'intéressent à toutes les formes de décoration et d'expression : tapisseries, vitraux, tissus et papiers peints, décors de théâtre, illustrations de livres, affiches.

Si les Nabis sont subjugués par la personnalité et l'œuvre de Gauguin, ils se sont également intéressés, comme les artistes et musiciens de leur époque (Satie, Debussy) à l'orientalisme et plus particulièrement au japonisme.

P. SERUSIER Le talisman 1888, P-E RANSON Pommier aux fruits 1902, G. LACOMBE la baie, 1892, marine bleue.

Fauvisme (20ème)

Le fauvisme est caractérisé par l'audace et la nouveauté de ses recherches chromatiques. Les peintres avaient recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, et revendiquaient un art basé sur l'instinct. Ils séparaient la couleur de sa référence à l'objet afin d'accentuer l'expression et réagissaient de manière provocatrice contre les sensations visuelles et la douceur de l'impressionnisme.

Caractéristiques :

• la simplification et l'accentuation des formes,

• l'autonomisation relative de la couleur,

• l'aplatissement de l'espace,

• l'apparence d'improvisation rapide,

• la texture, brutalement visible,

• l'immédiateté agressive.

MATISSE , DERAIN, VLAMINCK, BRAQUE.

Cubisme (20ème)

En 1904, CEZANNE « traitez la nature par le cyclindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective, soit que chaque côté d’un objet, d’un plan, se dirige vers un point central. »

Pré cubisme : 1907-1910. En 1907, PICASSO peint Les demoiselles D’avignon. PICASSO et BRAQUE appliquent leurs théories aux paysages, aux natures mortes et à la figure humaine. Importance du volume de l’objet (cf. Cézanne, masques africains).

Cubisme analytique à partir de 1910 : rupture avec la vision classique, abandon de l’unicité du point de vue du motif pour en introduire de multiples sous des angles divers, juxtaposés ou enchevêtrés. L’objet est déconstruit et toutes ses facettes sont représentées en fragments, sans aucun égard pour la perspective. La lumière occupe une place très importante et se répartit de manière différente sur chaque fragment

Expressionnisme

L'expressionnisme est un mouvement artistique apparu au début du XXe siècle, en Europe du Nord, particulièrement en Allemagne. L'expressionnisme a touché de multiples domaines artistiques : la peinture, l'architecture, la littérature, le théâtre, le cinéma, la musique, etc. Survivant jusqu'à l'avènement du régime nazi, l'expressionnisme est condamné par celui-ci qui le considère comme « dégénéré ».

L'expressionnisme est la projection d'une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont souvent fondées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive. Celles-ci sont le reflet de la vision pessimiste que les expressionnistes ont de leur époque, hantée par la menace de la Première Guerre mondiale. Les œuvres expressionnistes mettent souvent en scène des symboles, influencées par la psychanalyse naissante et les recherches du symbolisme.

Au début du XXe siècle, ce mouvement profondément ancré dans l'Europe du Nord (en particulier l'Allemagne) est une réaction à l'impressionnisme français. Alors que l'impressionnisme est encore à décrire la réalité physique, l'expressionnisme allemand lui ne s'attache plus à cette réalité et la soumet aux états d'âme de l'artiste. L'expressionnisme rompt aussi avec l'impressionnisme à travers une forme très agressive : des couleurs violentes, des lignes acérées. Il s'inscrit alors dans la continuité du fauvisme qui commence à s'épuiser et dont les principaux représentants s'éloignent plus ou moins brutalement : Matisse, Marquet, Van Dongen, Braque, Derain, Friesz et Vlaminck. Pour autant l'expressionnisme n'est pas vraiment un mouvement ou une école mais davantage une réaction contre l'académisme et la société. Les artistes expressionnistes resteront souvent isolés.

Le Cri du peintre Edvard Munch est l'un des plus représentatifs et célèbres tableaux expressionnistes.

Action painting (20ème)

L'Action Painting traduit littéralement « peinture d’action » ou « peinture gestuelle », désigne aussi bien une technique qu'un mouvement pictural. C'est un art abstrait. Ce terme a été proposé en 1952 par le critique américain, Harold Rosenberg, pour caractériser l'importance de la gestualité dans le travail de certains artistes expressionnistes abstraits. Cette attitude artistique privilégie l'acte physique de peindre, toutes suggestions figuratives sont alors écartées ; les artistes réalisent ces œuvres abstraites en peignant, égouttant ou projetant de la couleur sur la toile. La structure du tableau résulte de l'intuition de l'artiste mais aussi des divers comportements de la couleur (coulures...). L'énergie vitale et la psyché qui animent le corps du peintre constituent le moteur, la ressource et le sens du travail. Peindre apparait alors comme un moment d'existence irréfléchi et pulsionnel. L'œuvre est un témoignage du corps vivant, en action et en mouvement dans l'instant.

KLINE utilise des fragments de ses propres dessins qu'il agrandit et reporte sur des grands formats. Il privilégie avec ses larges brosses le contraste du noir et du blanc, créant des œuvres monumentales et charpentées de bandes de peinture qui se croisent et s'entrecroisent.

POLLOCK la technique du « dripping », technique dans laquelle la couleur est projetée (par un bâton trempé dans la couleur) de manière contrôlée sur une toile posée à même le sol.

Art abstrait (20ème)

Né au XXème, il n’essaie pas de représenter les apparences visibles du monde extérieur mais tente de donner une contraction du réel ou d’en souligner les déchirures. Il peut se passer de modèle et s’affranchit de la fidélité de la réalité visuelle. In représente seulement des formes et des couleurs pour elles-mêmes. Abstraction désigne un point de départ, une nouvelle représentation de la réalité et de l’imagerie dans l’art.

Au début du XXe siècle, ce terme incluait aussi le cubisme ou le futurisme, genres dans lesquels il y a bien volonté de représenter le monde réel, sans l'imiter ou le copier mais plutôt en montrant les qualités intrinsèques. On représente ce qu'on sait d'un objet plutôt que ce qu'on en voit.

L'art abstrait utilise un langage formel, pictural et linéaire pour créer une composition indépendante du rapport aux références visuelles existantes dans le monde sensible. L'art occidental a été, de la Renaissance jusqu'au milieu du 19e siècle, sous-tendu par la logique de la perspective et une tentative de reproduire l'illusion de la réalité visible. La découverte et l'accès grandissant aux arts et cultures extérieurs à l'Europe ont insufflé d'autres modèles de description et permis une expérience visuelle de l'artiste libérée des contraintes de la représentativité. À la fin du 19e siècle, de nombreux artistes ont ainsi estimé nécessaire de créer une nouvelle forme d'art assimilant les changements technologiques, scientifiques et philosophiques de leur temps. Les sources dont les artistes tirent leur arguments théoriques sont diverses et reflètent les préoccupations sociales et intellectuelles dans tous les domaines de la culture occidentale de cette l'époque.

Kandinsky fondateur et théoricien de l’art abstrait.

Art déco (1920-1939)

En réaction à l’Art Nouveau d’avant la Première guerre mondiale. Mouvement artistique extrêmement influent surtout dans l’architecture et le design. Ce style tire son nom de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes qui a eu lieu à Paris en 1925.

Dadaïsme

Dada, dit aussi dadaïsme, est un mouvement intellectuel, littéraire et artistique qui, entre 1916 et 1925, se caractérisa par une remise en cause, à la manière de la table rase, de toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques et politiques. Malgré la Première Guerre mondiale, Dada connut une rapide propagation internationale.

Ce mouvement a mis en avant l'esprit d'enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l'extravagance, la dérision et l'humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les "vieilleries" du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils recherchaient également cette liberté dans le langage, qu'ils aimaient lyrique et hétéroclite.

Pop art

Le pop art est un mouvement qui trouve son origine en Angleterre au milieu des années 1950, sous l'impulsion de Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi. Un peu plus tard, au tout début des années 1960, c'est au tour du Pop art américain d'émerger avec Andy Warhol ou encore Jasper Johns. C'est surtout la branche américaine qui va populariser ce courant artistique devenu majeur, en requestionnant la consommation de masse de façon plus agressive. Il s'agit principalement de présenter l'art comme un simple produit à consommer ; éphémère, jetable, bon marché...

Le terme « pop art » (abréviation de « popular art » ou « art populaire » en français)a été prononcé pour la première fois en 1955 par Lawrence Alloway, un critique d'art anglais. Mais ce qui caractérise profondément ce mouvement, c'est le rôle de la société de consommation et des déformations qu'elle engendre dans notre comportement au quotidien. C'est à partir de ce principe que les artistes américains vont mettre en évidence l'influence que peut avoir la publicité, les magazines, les bandes dessinées et la télévision sur nos décisions de consommateurs. Par la suite, ce mouvement va s'étendre et toucher d'autres domaines comme la mode, l'architecture, le dessin, etc.

L'accueil est très bon dès les débuts du mouvement, car le pop art est a priori simple et accessible. Les procédés utilisés par les artistes étaient souvent des nouveaux produits qui sortaient tout juste de cette société de consommation : acrylique, sérigraphie, etc. Les couleurs sont souvent vives et décalées par rapport à la réalité. Andy Warhol (1928-1987) est considéré comme l'un des pères du pop art.

Au-delà de la peinture, le pop art a usé des techniques picturales qui n'étaient auparavant pas considérées comme proprement artistiques, mais industrielles. Ce mouvement a perturbé le monde artistique d'autres manières, par exemple à travers la remise en cause du principe d'unicité d'une œuvre d'art. Andy Warhol reproduisait les siennes par centaines, parfois même par milliers, ce qui heurtait les idées classiques attribuant à une œuvre sa valeur car elle est unique.

Le pop art utilise des symboles populaires, qui marquent l'inconscient dès l'enfance dans un but de désacralisation de l'œuvre d'art qui auparavant était réservée à une élite et qui ne couvrait que des sujets dit « importants ». De Mickey Mouse à Marilyn Monroe, en passant par Mick Jagger, l'admiration quasi-généralisée de certaines idoles y est exaltée de manière neutre ou non, selon l'artiste. La culture publicitaire de la société de consommation est une autre source d'inspiration (cf. Jasper Johns).

En France, le courant du Nouveau réalisme tire quelque peu sa substance de l'émergence du pop art.

Graffiti

Graffiti (singulier : graffito) est le nom donné aux dessins ou inscriptions calligraphiées, peintes, ou tracées de diverses manières sur une propriété. Certains considèrent le graffiti comme une forme d'art qui mérite d'être exposée dans des galeries et expositions, tandis que d'autres le perçoivent comme un dégât disgracieux ou indésirable. Dans ses formes les plus élaborées, le graffiti est également une forme d'art graphique.

Les graffitis existent depuis des époques reculées, dont certains exemples remontent à la Grèce antique ainsi que l'Empire romain1 et peut aller de simple marques de griffures à des peintures de murs élaborées. Dans les temps modernes, la peinture aérosol et les marqueurs sont devenus les outils les plus utilisés. Dans la plupart des pays, dégrader une propriété avec un graffiti sans le consentement de son propriétaire est considéré comme du vandalisme, lequel est punissable par la loi. Parfois, le graffiti est employé pour communiquer un message politique et social. Il existe de nombreux caractères et styles de graffiti ; cette forme d'art évoluant rapidement

Land art

Le Land Art est une tendance de l'art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l'érosion naturelle ; ainsi, certaines ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique. Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l'Ouest américain à la fin des années 1960. Avec les artistes du Land Art, la nature n'est plus simplement représentée mais c'est au cœur d'elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs tickets d'entrée et heures d'ouverture afin de véritablement « sortir des sentiers battus ». L'œuvre doit être non plus une valeur marchande vouée à une élite mais une véritable expérience liée au monde réel. Les œuvres sont souvent gigantesques, comme Double Negative de Michael Heizer, où 240 tonnes de terre sont déplacées dans le désert du Nevada, ou de Robert Smithson, longue jetée de presque 500 m de long au bord du Grand Lac Salé. Outre les productions des artistes américains, qui forment le cœur du mouvement, il convient de citer la peinture des montagnes du Tibesti par Jean Verame.

Les artistes utilisent les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.) et creusent, déplacent, transportent, accumulent, griffent, tracent, plantent... Ils introduisent aussi des produits manufacturés : foudre dans le désert du Nouveau-Mexique (Walter De Maria, Lightning Field), 2 700 parasols jaunes ou bleus simultanément sur la côte californienne et au Japon (Christo et Jeanne-Claude, The Umbrellas1), ou de gigantesques nénuphars de tissu rose autour des îles de Floride (Christo et Jeanne-Claude, Surrounded Islands).

Les artistes travaillent souvent dans des lieux éloignés et c'est alors que la photo retrouve un rôle essentiel pour montrer, illustrer, remémorer et financer ces projets. Des croquis, reportages et vidéos sont présentés au public et permettent à l'artiste de vivre et de réaliser d'autres œuvres. C'est ainsi que dans les années 1970, certaines œuvres réintègrent les musées et expositions, d'abord par l'image puis par des installations dans les espaces intérieurs, comme Ligne d'ardoises de Richard Long . Ainsi cette aventure renouvelle-t-elle la longue tradition du paysage.

Si les Earthworks sont des altérations durables du paysage, la plupart des œuvres du Land Art relèvent plutôt de l'art éphémère, vouées à plus ou moins longue échéance à la disparition sous l'effet des éléments naturels.

Arte povera

Arte Povera est une « attitude » (plutôt qu'un mouvement, terme que les artistes d'Arte Povera rejettent) prônée par des artistes italiens depuis 1967. Les artistes d'Arte Povera adoptent un comportement qui consiste à défier l'industrie culturelle et plus largement la société de consommation, selon une stratégie pensée sur le modèle de la guérilla.

Ce refus de l'identification se manifeste par une activité artistique qui privilégie elle aussi le processus, autrement dit le geste créateur au détriment de l’objet fini. Processus qui consiste principalement à rendre signifiants des objets insignifiants (tel par exemple le célèbre urinoir immortalisé par Marcel Duchamp sous le titre de Fontaine). Arte Povera utilise des produits pauvres (d'où son nom) : sable, chiffon, terre, bois, goudron, corde, toile de jute, vêtements usés, etc. et les positionne comme éléments artistiques des compositions.

En condamnant aussi bien l'identité que l'objet, Arte Povera prétend résister à toute tentative d’appropriation. C’est un art qui se veut foncièrement nomade, insaisissable.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Baltique

N'oublie pas de citer les sources (en l'occurrence, ici, Wikipédia).

Bonne chance pour l'oral ! :wink:

Share this post


Link to post
Share on other sites
krystel777
N'oublie pas de citer les sources (en l'occurrence, ici, Wikipédia).

Bonne chance pour l'oral ! :wink:

Bien sûr! Je n'ai pas la prétention de m'approprier ce qui n'est pas mon travail.

C'est un petit condensé qui permet de ne pas aller fouiner dans tous les sens...

Krystel777

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
Sign in to follow this  

  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.

×
×
  • Create New...