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jjdu34

Contractuel dans le privé : je craque

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jjdu34

Bonjour,

D’abord désolé pour ce pavé. Je me permets de solliciter vos conseils, je suis assez perdu alors ça me fera vraiment du bien de pouvoir avoir des avis extérieurs…

J’ai quitté l’ESPE de Montpellier en juin dernier, avec mon Master 2 en poche.

J’ai passé mon concours dans le public, et je l’ai raté (à 2 points près sur un total de 80…), cela a été dur pour moi, j’ai vécu une période assez difficile (la fatigue d’être étudiant, la pression…).

J’ai postulé dans l’enseignement privé, et surprise j’ai été accepté pour un poste sur l’année ! En remplacement d’un congé maladie longue durée.

Vous n’imaginez même pas combien j’étais heureux. Avoir un travail dans lequel je pouvais m’épanouir, enfin subvenir à mes besoins sans demander de l’aide à mes parents car les petits boulots ne suffisent pas.

J’ai débuté à la période 2, dans une classe Moyenne Section de 26 élèves (je ne m’attendais pas à tant pour le privé).

L’école se trouve à 1h de chez moi, je suis vite épuisé, la formation que j’ai reçue à l’ESPE n’est pas toujours d’une grande aide dans un contexte de pratique concrète.

Dans cette classe j’ai deux élèves qui sont suivis par des psy en CMPP (et c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ont intégré le privé, car dans le public cela se passait mal), ils ont tous deux de gros soucis de comportements qui perturbe la classe.

J’ai une ATSEM environ 1h/jour.

Fatigue, un peu de mal avec le bruit, difficile de gérer le temps… Je finis par prendre mes marques.

Premier petit soucis, l’aide personnalisée est le soir, quand j’ai débarqué on ne m’avait pas prévenu des démarches à suivre, résultat je commence avec une semaine de décalage. Mon ATSEM avec qui je m’entends très bien me dit que ma prédécesseure pouvait l’avoir le midi pour un aménagement d’horaires (elle a été arrêtée pour grosse dépression).

Je demande alors à ma directrice s’il est possible de conserver ce temps le midi, car finir à 17h30 ne me fait rentrer chez moi que vers 19h (tout en me relevant à 6h le lendemain matin). Elle me répond alors que ce n’est pas juste pour les autres, donc me le refuse. Je dois vous avouer que j’ai trouvé que ce n’était pas très sympa, car tout le reste de l’équipe habite dans la commune même de l’école, donc ma situation est un peu différente, surtout que c’était simplement continuer avec la formule mise en place. Mais bon je passe outre.

Deuxième énorme gifle, j’ai mon contrat entre les mains. Je suis classé à l’échelon majoré 310 : 1196€ nets/mois. J’ai une amie qui est contractuelle dans le publique (secondaire) et qui est à l’échelon 367 (+ de 1400€ nets/mois) et qui n’a pourtant pas le Master !

Je viens d’un milieu social modeste, où on m’a toujours dit que pour m’en sortir il fallait faire des études, je me bats pour obtenir un Master, et je m’aperçois que je ne suis payé qu’à un niveau légèrement supérieur au SMIC ! Sans compter qu’habitant à 2h aller-retour de mon lieu de travail j’ai une facture d’essence assez importante (jusqu’à 150€ les mois « pleins » et sans prise en charge).

Je m’aperçois que je vais perdre mon APL avec un tel salaire, et que je ne sais pas comment je vais faire pour m’en sortir financièrement parlant, cela me bouffe énormément. Je tablais sur du 1400€ par mois environ (je savais pertinemment que je serais moins payé qu’un titulaire), mais je ne m’attendais pas à 25% de moins au niveau rémunération (pour travail égal bien sûr).

Je suis complètement démotivé, tellement démotivé qu’il y a deux semaines se tenait un conseil de cycle jusqu’à 19h45, j’ai feint de l’oublier car rentrer à 21h en me relevant à 6h le lendemain je m’en sentais difficilement capable, et j’avais encore cette impression d’être « exploité » dans la tête. Ce n’est pas bien de ma part, je le conçois, mais malgré tout dans le fond j’ai du mal à culpabiliser.

La directrice me convoque, et me dit qu’elle voulait me parler de quelques petites choses (en me disant bien malgré mes excuses, feintes je l’avoue, qu’elle m’avait fait confiance en ne me donnant pas de période d’essai, que dans d’autres endroits ça ne serait pas passé, etc…).

Elle me dit que j’ai un problème d’autorité, alors que j’ai réussi vraiment à perfectionner ce registre, les élèves me respectent beaucoup plus (au début ils testaient mes limites ce que je conçois).

Elle me dit également que le personnel d’entretien s’est plaint de ma salle de classe, dernièrement une d’entre elle l’a emmené dans la salle pour voir qu’il y avait des crayons par terre. Cela m’a blessé pour plusieurs raisons : mon ATSEM me l’avait dit à mes tout débuts, et j’y ai fait très attention, car il s’agissait d’un problème de gestion du temps, je ne laissais pas assez de temps aux enfants pour ranger en fin de journée, donc j’ai fait très attention à ce que ça ne se reproduise pas. Ma mère fait elle-même du ménage, alors je respecte infiniment ce qui doivent s’occuper de ce genre de tâches souvent perçues comme ingrates, et l’ATSEM m’a dit elle-même qu’en effet je m’étais bien amélioré. Il m’arrive parfois, de plus en plus rarement, d’avoir du mal à gérer le timing, et donc il a dû arriver peut-être deux ou trois fois qu’effectivement la salle n’était pas parfaitement rangée.

Mais ce qui m’a surtout choqué c’est que la personne qui a été se plaindre à la direction je la vois tous les jours, elle ne m’en a jamais rien dit. On m’a élevé dans l’optique où quand quelque chose n’allait pas on allait directement le dire à la personne, pas à son supérieur…

Et enfin elle m’a dit que l’équipe s’était un peu plainte qu’on ne me voyait pas suffisamment, que je n’étais pas assez en cohésion.

Je suis quelqu’un de très avenant, je discute toujours avec les PE (et autres) quand je me retrouve en récré, et ceux malgré nos différences (je suis le seul homme, j’ai 25 ans et elles ont toutes la quarantaine : mais pour moi ça ne change rien au fait que j’essaie toujours d’être agréable au possible même en étant fatigué). Il n’empêche que quand elles sont ensemble, elles discutent entre elles sans m’inclure…

Il est vrai également que le midi je ne déjeune pas au self, ou dans la salle des maîtres. J’ai un peu de mal à supporter le bruit, et me retrouver avec 1h/1h15 de temps calme, pour moi, le midi, me permet de me ressourcer, donc je déjeune dans ma salle. Si j’habitais à côté je déjeunerais chez moi comme certaines le font. Cela me permet aussi de préparer un peu ma classe car, habitant loin, le soir je ne me sens pas d’attaque à préparer d’autres choses.

Lors de cet entretien, elle m’a cité tous ces éléments négatifs et RIEN de positif. Cela m’a complètement anéanti ! J’y ai pensé toute la matinée, remis en question, etc…

Je suis heureux de me lever le matin malgré la fatigue psychique et un petit peu physique (car peu de temps de sommeil), je suis heureux de sentir le progrès des élèves, de me dire que je fais bien mon job (je pense). D’avoir entendu les parents souligner les progrès de leurs enfants, de dire que les élèves m’apprécient beaucoup, et qu’ils pensent que je suis un bon maître. De recevoir les parents, d’être à leur écoute, de les rassurer quand il le faut… De valoriser mes élèves, de leur donner la confiance en soi nécessaire pour s’épanouir… Mais je vous avoue que cette impression de ne pas être considéré, que ce soit sur le plan financier et humain/professionnel ça me tue… Je me suis remis en question, voire je me suis dit que je n’étais bon à rien…

Je ne sais plus quoi faire, c’est pour ça que je poste ici : vous pensez que c’est moi qui doit me remettre en question ou qui ne suis pas à la hauteur ou bien trop exigeant ?

Vous pensez qu’effectivement il y a de quoi être démotivé ?

Je vous avoue avoir même pensé à la démission, mais j’aime tellement ce que je fais… J’ai vraiment l’impression de ne pas être reconnu, financièrement cette situation est compliquée et je ne pense pas qu’un Master « mérite » 1200€/mois. Et les propos de la directrice, cela m’a tué. Oui je pense m’épanouir mais être hautement démotivé au bout d’un mois et demi, ce qui fait que j’en suis allé jusqu’à « sécher » une réunion (ce que je n’avais jamais fait auparavant avec les formations et les concertations qui se terminaient tard aussi). Je ne sais pas comment préparer le concours avec toute cette fatigue et tous ces soucis en tête…

Conseillez moi s’il-vous-plait : démission ? Aller au bout de mon contrat en faisant abstraction ? Je suis paumé…

Merci énormément à celles/ceux qui auront eu le courage de lire et de m’aider.

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pescalunette

Bonjour,

D’abord désolé pour ce pavé. Je me permets de solliciter vos conseils, je suis assez perdu alors ça me fera vraiment du bien de pouvoir avoir des avis extérieurs…

J’ai quitté l’ESPE de Montpellier en juin dernier, avec mon Master 2 en poche.

J’ai passé mon concours dans le public, et je l’ai raté (à 2 points près sur un total de 80…), cela a été dur pour moi, j’ai vécu une période assez difficile (la fatigue d’être étudiant, la pression…).

J’ai postulé dans l’enseignement privé, et surprise j’ai été accepté pour un poste sur l’année ! En remplacement d’un congé maladie longue durée.

Vous n’imaginez même pas combien j’étais heureux. Avoir un travail dans lequel je pouvais m’épanouir, enfin subvenir à mes besoins sans demander de l’aide à mes parents car les petits boulots ne suffisent pas.

J’ai débuté à la période 2, dans une classe Moyenne Section de 26 élèves (je ne m’attendais pas à tant pour le privé).

L’école se trouve à 1h de chez moi, je suis vite épuisé, la formation que j’ai reçue à l’ESPE n’est pas toujours d’une grande aide dans un contexte de pratique concrète.

Dans cette classe j’ai deux élèves qui sont suivis par des psy en CMPP (et c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ont intégré le privé, car dans le public cela se passait mal), ils ont tous deux de gros soucis de comportements qui perturbe la classe.

J’ai une ATSEM environ 1h/jour.

Fatigue, un peu de mal avec le bruit, difficile de gérer le temps… Je finis par prendre mes marques.

Premier petit soucis, l’aide personnalisée est le soir, quand j’ai débarqué on ne m’avait pas prévenu des démarches à suivre, résultat je commence avec une semaine de décalage. Mon ATSEM avec qui je m’entends très bien me dit que ma prédécesseure pouvait l’avoir le midi pour un aménagement d’horaires (elle a été arrêtée pour grosse dépression).

Je demande alors à ma directrice s’il est possible de conserver ce temps le midi, car finir à 17h30 ne me fait rentrer chez moi que vers 19h (tout en me relevant à 6h le lendemain matin). Elle me répond alors que ce n’est pas juste pour les autres, donc me le refuse. Je dois vous avouer que j’ai trouvé que ce n’était pas très sympa, car tout le reste de l’équipe habite dans la commune même de l’école, donc ma situation est un peu différente, surtout que c’était simplement continuer avec la formule mise en place. Mais bon je passe outre.

Deuxième énorme gifle, j’ai mon contrat entre les mains. Je suis classé à l’échelon majoré 310 : 1196€ nets/mois. J’ai une amie qui est contractuelle dans le publique (secondaire) et qui est à l’échelon 367 (+ de 1400€ nets/mois) et qui n’a pourtant pas le Master !

Je viens d’un milieu social modeste, où on m’a toujours dit que pour m’en sortir il fallait faire des études, je me bats pour obtenir un Master, et je m’aperçois que je ne suis payé qu’à un niveau légèrement supérieur au SMIC ! Sans compter qu’habitant à 2h aller-retour de mon lieu de travail j’ai une facture d’essence assez importante (jusqu’à 150€ les mois « pleins » et sans prise en charge).

Je m’aperçois que je vais perdre mon APL avec un tel salaire, et que je ne sais pas comment je vais faire pour m’en sortir financièrement parlant, cela me bouffe énormément. Je tablais sur du 1400€ par mois environ (je savais pertinemment que je serais moins payé qu’un titulaire), mais je ne m’attendais pas à 25% de moins au niveau rémunération (pour travail égal bien sûr).

Je suis complètement démotivé, tellement démotivé qu’il y a deux semaines se tenait un conseil de cycle jusqu’à 19h45, j’ai feint de l’oublier car rentrer à 21h en me relevant à 6h le lendemain je m’en sentais difficilement capable, et j’avais encore cette impression d’être « exploité » dans la tête. Ce n’est pas bien de ma part, je le conçois, mais malgré tout dans le fond j’ai du mal à culpabiliser.

La directrice me convoque, et me dit qu’elle voulait me parler de quelques petites choses (en me disant bien malgré mes excuses, feintes je l’avoue, qu’elle m’avait fait confiance en ne me donnant pas de période d’essai, que dans d’autres endroits ça ne serait pas passé, etc…).

Elle me dit que j’ai un problème d’autorité, alors que j’ai réussi vraiment à perfectionner ce registre, les élèves me respectent beaucoup plus (au début ils testaient mes limites ce que je conçois).

Elle me dit également que le personnel d’entretien s’est plaint de ma salle de classe, dernièrement une d’entre elle l’a emmené dans la salle pour voir qu’il y avait des crayons par terre. Cela m’a blessé pour plusieurs raisons : mon ATSEM me l’avait dit à mes tout débuts, et j’y ai fait très attention, car il s’agissait d’un problème de gestion du temps, je ne laissais pas assez de temps aux enfants pour ranger en fin de journée, donc j’ai fait très attention à ce que ça ne se reproduise pas. Ma mère fait elle-même du ménage, alors je respecte infiniment ce qui doivent s’occuper de ce genre de tâches souvent perçues comme ingrates, et l’ATSEM m’a dit elle-même qu’en effet je m’étais bien amélioré. Il m’arrive parfois, de plus en plus rarement, d’avoir du mal à gérer le timing, et donc il a dû arriver peut-être deux ou trois fois qu’effectivement la salle n’était pas parfaitement rangée.

Mais ce qui m’a surtout choqué c’est que la personne qui a été se plaindre à la direction je la vois tous les jours, elle ne m’en a jamais rien dit. On m’a élevé dans l’optique où quand quelque chose n’allait pas on allait directement le dire à la personne, pas à son supérieur…

Et enfin elle m’a dit que l’équipe s’était un peu plainte qu’on ne me voyait pas suffisamment, que je n’étais pas assez en cohésion.

Je suis quelqu’un de très avenant, je discute toujours avec les PE (et autres) quand je me retrouve en récré, et ceux malgré nos différences (je suis le seul homme, j’ai 25 ans et elles ont toutes la quarantaine : mais pour moi ça ne change rien au fait que j’essaie toujours d’être agréable au possible même en étant fatigué). Il n’empêche que quand elles sont ensemble, elles discutent entre elles sans m’inclure…

Il est vrai également que le midi je ne déjeune pas au self, ou dans la salle des maîtres. J’ai un peu de mal à supporter le bruit, et me retrouver avec 1h/1h15 de temps calme, pour moi, le midi, me permet de me ressourcer, donc je déjeune dans ma salle. Si j’habitais à côté je déjeunerais chez moi comme certaines le font. Cela me permet aussi de préparer un peu ma classe car, habitant loin, le soir je ne me sens pas d’attaque à préparer d’autres choses.

Lors de cet entretien, elle m’a cité tous ces éléments négatifs et RIEN de positif. Cela m’a complètement anéanti ! J’y ai pensé toute la matinée, remis en question, etc…

Je suis heureux de me lever le matin malgré la fatigue psychique et un petit peu physique (car peu de temps de sommeil), je suis heureux de sentir le progrès des élèves, de me dire que je fais bien mon job (je pense). D’avoir entendu les parents souligner les progrès de leurs enfants, de dire que les élèves m’apprécient beaucoup, et qu’ils pensent que je suis un bon maître. De recevoir les parents, d’être à leur écoute, de les rassurer quand il le faut… De valoriser mes élèves, de leur donner la confiance en soi nécessaire pour s’épanouir… Mais je vous avoue que cette impression de ne pas être considéré, que ce soit sur le plan financier et humain/professionnel ça me tue… Je me suis remis en question, voire je me suis dit que je n’étais bon à rien…

Je ne sais plus quoi faire, c’est pour ça que je poste ici : vous pensez que c’est moi qui doit me remettre en question ou qui ne suis pas à la hauteur ou bien trop exigeant ?

Vous pensez qu’effectivement il y a de quoi être démotivé ?

Je vous avoue avoir même pensé à la démission, mais j’aime tellement ce que je fais… J’ai vraiment l’impression de ne pas être reconnu, financièrement cette situation est compliquée et je ne pense pas qu’un Master « mérite » 1200€/mois. Et les propos de la directrice, cela m’a tué. Oui je pense m’épanouir mais être hautement démotivé au bout d’un mois et demi, ce qui fait que j’en suis allé jusqu’à « sécher » une réunion (ce que je n’avais jamais fait auparavant avec les formations et les concertations qui se terminaient tard aussi). Je ne sais pas comment préparer le concours avec toute cette fatigue et tous ces soucis en tête…

Conseillez moi s’il-vous-plait : démission ? Aller au bout de mon contrat en faisant abstraction ? Je suis paumé…

Merci énormément à celles/ceux qui auront eu le courage de lire et de m’aider.

Tout ce que tu as écrit, je le comprends tout-à-fait! Tu as raison de parler de salaire trop bas!

Qu'as-tu répondu à la directrice?

Es-tu allé voir la personne? En as-tu discuté avec ton atsem?

Je ne sais quoi te conseiller!As-tu fait un tableau pour et contre? Financièrement, si tu arretes, tu fais quoi?

Bon courage!Je serais toi, j'essaierai de parler avec les collègues de ton ressenti!

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Hyuga42

La question pour moi serait plutôt.

Peux-tu préparer dans de bonnes conditions le crpe en travaillant à plein temps à deux heures de chez toi?

Être suppléant n est pas une solution à moyen terme. Il te faut évoluer et réussir le crpe pour avoir un salaire tout juste correct pour un bac plus cinq.

En travaillant dans le privé, t es tu engagé à passer le crpe dans le privé? Car les postes y sont plus rares et chers que dans le public.

Personnellement, clairement, je sais que les suppléants sont payés au smic et je n aurais donc pas accepté un poste à deux heures de chez moi. Ce qui est fait est fait. Tu dois désormais te dire que si tu démissionnes de ce poste, tu seras grillé dans le privé. Maintenant, ne peux-tu être embauché dans le premier degré public comme remplaçant non titulaire? J en croise régulièrement chez moi titulaire d un m2 qui bossent à 3/4 de temps et repassent le crpe. Et tu aurais davantage de postes au concours. De plus, le travail de préparation est moindre quand tu es remplaçant et c est très formateur pour le concours.

Pour conclure, réfléchis bien à ta décision et prends en bien en compte toutes les conséquences. Ce poste de suppléant aussi loin de chez toi était une erreur. De plus, le diocèse à sans doute beaucoup de mal à recruter comme partout et risque de fort mal accepter une éventuelle démission ou un refus de renouveler ton contrat l année suivante. Le diocèse met une pression terrible sur les renouvellements de contrat. Et je ne te dis pas la galère pour toucher le chômage quand tu as été suppléant. Analyse vraiment les possibilités que tu as avec le public.

Quant à l ambiance de ton école, c est souvent le cas quand la même équipe est en place depuis longtemps que ce soit dans le privé ou dans le public. Tu ne peux que ronger ton frein.

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Fleur2908

Bonjour,

D’abord désolé pour ce pavé. Je me permets de solliciter vos conseils, je suis assez perdu alors ça me fera vraiment du bien de pouvoir avoir des avis extérieurs…

J’ai quitté l’ESPE de Montpellier en juin dernier, avec mon Master 2 en poche.

J’ai passé mon concours dans le public, et je l’ai raté (à 2 points près sur un total de 80…), cela a été dur pour moi, j’ai vécu une période assez difficile (la fatigue d’être étudiant, la pression…).

J’ai postulé dans l’enseignement privé, et surprise j’ai été accepté pour un poste sur l’année ! En remplacement d’un congé maladie longue durée.

Vous n’imaginez même pas combien j’étais heureux. Avoir un travail dans lequel je pouvais m’épanouir, enfin subvenir à mes besoins sans demander de l’aide à mes parents car les petits boulots ne suffisent pas.

J’ai débuté à la période 2, dans une classe Moyenne Section de 26 élèves (je ne m’attendais pas à tant pour le privé).

L’école se trouve à 1h de chez moi, je suis vite épuisé, la formation que j’ai reçue à l’ESPE n’est pas toujours d’une grande aide dans un contexte de pratique concrète.

Dans cette classe j’ai deux élèves qui sont suivis par des psy en CMPP (et c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ont intégré le privé, car dans le public cela se passait mal), ils ont tous deux de gros soucis de comportements qui perturbe la classe.

J’ai une ATSEM environ 1h/jour.

Fatigue, un peu de mal avec le bruit, difficile de gérer le temps… Je finis par prendre mes marques.

Premier petit soucis, l’aide personnalisée est le soir, quand j’ai débarqué on ne m’avait pas prévenu des démarches à suivre, résultat je commence avec une semaine de décalage. Mon ATSEM avec qui je m’entends très bien me dit que ma prédécesseure pouvait l’avoir le midi pour un aménagement d’horaires (elle a été arrêtée pour grosse dépression).

Je demande alors à ma directrice s’il est possible de conserver ce temps le midi, car finir à 17h30 ne me fait rentrer chez moi que vers 19h (tout en me relevant à 6h le lendemain matin). Elle me répond alors que ce n’est pas juste pour les autres, donc me le refuse. Je dois vous avouer que j’ai trouvé que ce n’était pas très sympa, car tout le reste de l’équipe habite dans la commune même de l’école, donc ma situation est un peu différente, surtout que c’était simplement continuer avec la formule mise en place. Mais bon je passe outre.

Deuxième énorme gifle, j’ai mon contrat entre les mains. Je suis classé à l’échelon majoré 310 : 1196€ nets/mois. J’ai une amie qui est contractuelle dans le publique (secondaire) et qui est à l’échelon 367 (+ de 1400€ nets/mois) et qui n’a pourtant pas le Master !

Je viens d’un milieu social modeste, où on m’a toujours dit que pour m’en sortir il fallait faire des études, je me bats pour obtenir un Master, et je m’aperçois que je ne suis payé qu’à un niveau légèrement supérieur au SMIC ! Sans compter qu’habitant à 2h aller-retour de mon lieu de travail j’ai une facture d’essence assez importante (jusqu’à 150€ les mois « pleins » et sans prise en charge).

Je m’aperçois que je vais perdre mon APL avec un tel salaire, et que je ne sais pas comment je vais faire pour m’en sortir financièrement parlant, cela me bouffe énormément. Je tablais sur du 1400€ par mois environ (je savais pertinemment que je serais moins payé qu’un titulaire), mais je ne m’attendais pas à 25% de moins au niveau rémunération (pour travail égal bien sûr).

Je suis complètement démotivé, tellement démotivé qu’il y a deux semaines se tenait un conseil de cycle jusqu’à 19h45, j’ai feint de l’oublier car rentrer à 21h en me relevant à 6h le lendemain je m’en sentais difficilement capable, et j’avais encore cette impression d’être « exploité » dans la tête. Ce n’est pas bien de ma part, je le conçois, mais malgré tout dans le fond j’ai du mal à culpabiliser.

La directrice me convoque, et me dit qu’elle voulait me parler de quelques petites choses (en me disant bien malgré mes excuses, feintes je l’avoue, qu’elle m’avait fait confiance en ne me donnant pas de période d’essai, que dans d’autres endroits ça ne serait pas passé, etc…).

Elle me dit que j’ai un problème d’autorité, alors que j’ai réussi vraiment à perfectionner ce registre, les élèves me respectent beaucoup plus (au début ils testaient mes limites ce que je conçois).

Elle me dit également que le personnel d’entretien s’est plaint de ma salle de classe, dernièrement une d’entre elle l’a emmené dans la salle pour voir qu’il y avait des crayons par terre. Cela m’a blessé pour plusieurs raisons : mon ATSEM me l’avait dit à mes tout débuts, et j’y ai fait très attention, car il s’agissait d’un problème de gestion du temps, je ne laissais pas assez de temps aux enfants pour ranger en fin de journée, donc j’ai fait très attention à ce que ça ne se reproduise pas. Ma mère fait elle-même du ménage, alors je respecte infiniment ce qui doivent s’occuper de ce genre de tâches souvent perçues comme ingrates, et l’ATSEM m’a dit elle-même qu’en effet je m’étais bien amélioré. Il m’arrive parfois, de plus en plus rarement, d’avoir du mal à gérer le timing, et donc il a dû arriver peut-être deux ou trois fois qu’effectivement la salle n’était pas parfaitement rangée.

Mais ce qui m’a surtout choqué c’est que la personne qui a été se plaindre à la direction je la vois tous les jours, elle ne m’en a jamais rien dit. On m’a élevé dans l’optique où quand quelque chose n’allait pas on allait directement le dire à la personne, pas à son supérieur…

Et enfin elle m’a dit que l’équipe s’était un peu plainte qu’on ne me voyait pas suffisamment, que je n’étais pas assez en cohésion.

Je suis quelqu’un de très avenant, je discute toujours avec les PE (et autres) quand je me retrouve en récré, et ceux malgré nos différences (je suis le seul homme, j’ai 25 ans et elles ont toutes la quarantaine : mais pour moi ça ne change rien au fait que j’essaie toujours d’être agréable au possible même en étant fatigué). Il n’empêche que quand elles sont ensemble, elles discutent entre elles sans m’inclure…

Il est vrai également que le midi je ne déjeune pas au self, ou dans la salle des maîtres. J’ai un peu de mal à supporter le bruit, et me retrouver avec 1h/1h15 de temps calme, pour moi, le midi, me permet de me ressourcer, donc je déjeune dans ma salle. Si j’habitais à côté je déjeunerais chez moi comme certaines le font. Cela me permet aussi de préparer un peu ma classe car, habitant loin, le soir je ne me sens pas d’attaque à préparer d’autres choses.

Lors de cet entretien, elle m’a cité tous ces éléments négatifs et RIEN de positif. Cela m’a complètement anéanti ! J’y ai pensé toute la matinée, remis en question, etc…

Je suis heureux de me lever le matin malgré la fatigue psychique et un petit peu physique (car peu de temps de sommeil), je suis heureux de sentir le progrès des élèves, de me dire que je fais bien mon job (je pense). D’avoir entendu les parents souligner les progrès de leurs enfants, de dire que les élèves m’apprécient beaucoup, et qu’ils pensent que je suis un bon maître. De recevoir les parents, d’être à leur écoute, de les rassurer quand il le faut… De valoriser mes élèves, de leur donner la confiance en soi nécessaire pour s’épanouir… Mais je vous avoue que cette impression de ne pas être considéré, que ce soit sur le plan financier et humain/professionnel ça me tue… Je me suis remis en question, voire je me suis dit que je n’étais bon à rien…

Je ne sais plus quoi faire, c’est pour ça que je poste ici : vous pensez que c’est moi qui doit me remettre en question ou qui ne suis pas à la hauteur ou bien trop exigeant ?

Vous pensez qu’effectivement il y a de quoi être démotivé ?

Je vous avoue avoir même pensé à la démission, mais j’aime tellement ce que je fais… J’ai vraiment l’impression de ne pas être reconnu, financièrement cette situation est compliquée et je ne pense pas qu’un Master « mérite » 1200€/mois. Et les propos de la directrice, cela m’a tué. Oui je pense m’épanouir mais être hautement démotivé au bout d’un mois et demi, ce qui fait que j’en suis allé jusqu’à « sécher » une réunion (ce que je n’avais jamais fait auparavant avec les formations et les concertations qui se terminaient tard aussi). Je ne sais pas comment préparer le concours avec toute cette fatigue et tous ces soucis en tête…

Conseillez moi s’il-vous-plait : démission ? Aller au bout de mon contrat en faisant abstraction ? Je suis paumé…

Merci énormément à celles/ceux qui auront eu le courage de lire et de m’aider.

Et bien je me retrouve un peu dans certaines de tes remarques ! Je suis également contractuelle dans le privé !

Le salaire donne envie de pleurer ! encore hier j'étais à la banque et la banquière me demandait comment ça se faisait que je gagne si peu (à peine 1 100€ et encore ça dépend des mois) mais bon je me dis que ça permet de me donner un peu d'expérience;

Ma première année en ps/ms a été très difficile ! Pas du tout par rapport aux collègues qui étaient absolument adorables mais par rapport aux parents qui remettaient constamment en doute ce que je disais parce que j'étais une petite jeune (22 ans) et certains gamins qui étaient absolument affreux, violents avec les pairs et égalemnet avec les adultes (équipe éduc, psy ...). Egalement qu'une heure d'ATSEM dans la journée, c'est très compliqué, pas possible de reléguer ces élèves compliqués à certains moments de la journée pour pouvoir souffler un peu !

Dur dur d'avoir l'impression de ne servir qu'à rien, manquer d'autorité, ...

Les mots gentils de la part des parents commençaient doucement par rapport aux cadeaux pour noël, fête de spères, des mères, ...

2nde année en ps/ms dans une autre école et plus rien à voir ! j'étais beaucoup plus stricte avec les enfants dès le début d'année atsem présent toute la matinée et des parents adorables ! certains gamins difficiles mais les parents en étaient conscients, on essayait de trouver des solutions, ...

Cette année, gamins adorables, parents pas trop mals, beaucoup de moyens matériels et humains (atsem présente toujours la journée), ... Mais une directrice qui remet des fois en doute certains de mes capacités (dur dur quand les années précédentes les directeurs ne disent que du bien) mais ça va mieux !

Juste pour te dire, qu'au début c'est très compliqué mais que les années ne se ressemblent pas !

En tout cas BON COURAGE, j'espère que tu arriveras à relativiser

:noelrolleyes:

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jjdu34

Merci énormément pour vos premiers messages :)

Je ne pensais pas faire une telle erreur en acceptant un poste aussi loin, car je n'avais pas connaissance du salaire...

Car effectivement ce salaire ne va pas me permettre de vivre correctement, et dans le même temps ce travail à temps plein aussi loin m'empêche de travailler pour le CRPE... (alors que ça serait la solution : retourner dans le public où je me sens mieux, et avoir un salaire digne en étant titulaire).

Justement si j'arrête je ne sais pas quoi faire...

Je vous avoue qu'en début d'année on m'avait proposé un poste dans un collège juste en bas de chez moi, comme assistant d'éducation à mi-temps. Avec le recul, je m'aperçois que ce poste m'aurait permis d'avoir du temps libre pour travailler le concours, moins de fatigue, et surtout pour uniquement environ 150€ de salaire en moins (avec toutes les aides auxquelles j'aurais pu prétendre et l'essence en moins).

J'avoue que je n'ose pas trop en parler, car j'ai peur de griller mes cartouches. Mais j'ai une réunion avec la directrice la semaine prochaine, et je compte en parler avec elle.

Maintenant je m'oriente plus vers continuer ce boulot pour vivre décemment sans risquer le chômage/RSA (et parce que je me suis engagé), faire au mieux pour la réussite de mes élèves car eux ne sont pas concernés par ces histoires d'adultes et je crois encore en ce métier, mais prendre le reste avec beaucoup de légèreté pour ne pas craquer...

Je pense que même si j'ai un mauvais rapport par la directrice cela me sera égal, je ne souhaite plus travailler dans le privé, j'avais déjà de grosses réticences mais là c'est encore pire.

De plus c'est d'une telle hypocrisie... Se réclamer des valeurs chrétiennes et embaucher des gens à moindre coût... Vive le respect de l'humain.

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Hyuga42

Par contre, attention jj. Si l année prochaine, tu bosses comme tard, ton apk sera calculée sur les revenus de l année précédente. Donc tu risques de te retrouver sans apl.

De plus tu perds un an de crpe. Et tu risques de te retrouver avec moins de postes dans les années à venir.

Il faut se méfier car on s enfonce vite dans la précarité. Et les années passent...

Pour ta dirlette, tu peux lui rappeler que tu es contractuel et qu'on ne peut te demander un investissement équivalent à celui de tes collègues titulaires qui habitent dans le même village pour un tel salaire. Fais part de ton amertume. Elle te rappellera tes obligations mais ca devrait la calmer car les suppléants sont rares.

Par contre aed dans le secondaire, ce n est pas forcément une bonne idée car cela va t éloigner du premier degré. Il vaut mieux faire des remplacements car tu passeras ton concours en même temp ou faire vas premier degré. Il faut être fermé sur le fait que tu veux bosser dans le premier degré car la pénurie est telle dans le second qu'ils essayent de te forcer la main. Ne t eloigne pas de ton objectif.

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matelot

Titulaire dans le privé.

Oui les suppléants sont payés au smig alors que les contractuels du public touchent 300 à 400 € de plus...c'est une grand inquiétude pour les ddec actuellement car la revalorisation des contractuels du public est récente et les suppléants du privé risquent d'aller voir ailleurs! Et ils auront raison! Je ne sais pas coment ils feront pour faire tourner la machine du remplacement dans ce cas mais ils en sont responsables.

Je ne sais pas si ton école est sous contrat d'association ou sous contrat simple, mais il est probable qu'on t'impose en plus une ou deux heures non rémunérées de caractère propre (ed religieuse) et là tu mesures encore plus le défaut de reconnaissance! Dans certaines écoles on impose aussi la cantine toujours non rémunérée!!! Et les enseignants qui n'osent pas refuser alors que c'est leur droit, le travail gratuit et obligatoire a été aboli en 1794, il s'agissait de l'esclavage (je mets à part le STO)!

On pourrait aussi aborder le sujet de tous ces personnels ogec embauchés exclusivement en CAE (atsems, ménage, cantine), payés au lance-pierre et en temps partiels fractionnés et imposés alors que tous ces emplois sont nécessaires à l'activité scolaire ou périscolaire et devraient donc être des cdi...

Quant aux discours de l'EC sur la reconnaissance, la bienveillance ou la personne au centre du projet éducatif catholique au sein d'une communauté éducative soudée...c'est le grand décalage avec le terrain...

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abel27

Tu peux dire courtoisement à ta directrice que compte-tenu du salaire et du fait que tu es contractuel, tu ne peux pas être autant investi que tes collègues.

Ensuite, concernant les critiques, tu balayes tout ça. On n'est pas censés devenir copains comme cochons avec nos collègues. Est-ce que les classes de tes collègues sont parfaitement rangées le soir ? Ou c'est juste toi qu'on ennuie. (Parce que dans ma classe, le soir, il y a toujours un ou 2 morceaux de jeu qui traînent, quelques papiers, et en ce moment, c'est la foire aux paillettes, et la dame de ménage ne me dit rien).

Et puis franchement, ta directrice, elle va en trouver bcp des gens qui veulent faire ce boulot pour 1100 euros par mois ? Ca m'étonnerait.

Et il serait peut-être bon de lui faire entendre.

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Lena

Si tu viens avec 1h de route, c'est qu'ils n'avaient personne + près.

(rien que pour 1 + grande disponibilité, ils auraient largement préféré!)

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Nadikaah

Sinon pour en revenir à ton histoire d'assistant d'éducation dans un collège ou lycée, tu ne peux pas retenter ? Mon copain faisait ça avant et il recherchait toujours en cours d'année. Postule car d'une part, tu économiseras sur l'essence, de plus ça te permettra de réviser sereinement ton concours et au final tu ne seras pas beaucoup moins payé. Je veux dire que des fois, il vaut mieux 100 ou 200€ de moins et aller "bien".

Personnellement (donc ce n'est que mon opinion), payée ce salaire pour travailler à 2h AR, je préfèrerais travailler à McDo ou cafétéria ou caissière. Encore une fois, tu gagnerais le prix de l'essence + du temps pour te préparer au concours.

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michoko

Si j'étais toi, je déménagerais ( location d'une chambre) pour

être moins fatigué

avoir plus de temps pour préparer le concours

payer moins d'essence.

Tu rentres chez tes parents le week-end pour te ressourcer.

ce n'est pas possible de faire autant de route à côté du travail de classe et la préparation du concours. Je craquerais comme toi dans ces conditions. Moins fatigué, tu seras plus zen et tu ne regretteras pas cette décision. Pour augmenter mes chances, j'ai passé le concours dans une autre région que la mienne. je ne connaissais personne. J'y suis restée trois ans avant de revenir dans ma région. je pense qu'on fait tous des sacrifices pour faire ce que l'on aime!

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Zarko

Franchement, je ne pensais pas que le salaire était si bas pour les contractuels du privé...Je crois que je tiendrais un an puis bye, je tenterais autre chose; on se fout vraiment du monde avec de tels salaires... :angry:

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lulutte

Sinon pour en revenir à ton histoire d'assistant d'éducation dans un collège ou lycée, tu ne peux pas retenter ? Mon copain faisait ça avant et il recherchait toujours en cours d'année. Postule car d'une part, tu économiseras sur l'essence, de plus ça te permettra de réviser sereinement ton concours et au final tu ne seras pas beaucoup moins payé. Je veux dire que des fois, il vaut mieux 100 ou 200€ de moins et aller "bien".

Personnellement (donc ce n'est que mon opinion), payée ce salaire pour travailler à 2h AR, je préfèrerais travailler à McDo ou cafétéria ou caissière. Encore une fois, tu gagnerais le prix de l'essence + du temps pour te préparer au concours.

Je pense aussi que tu n'as pas pris la bonne option en partant comme contractuel en privé...

J'ai été AED à mi-temps un an en collège, j'avais expliqué que je voulais préparé le CRPE, je bossais donc lundi et mardi en journée entière (genre 30min pour manger) et le reste de la semaine je préparais le CRPE tranquille chez moi...

Franchement déjàtu as le problème financier (c'est scandaleux un tel salaire!!)+ le fait que quand tu sors du boulot ben t'en as encore donc ça occupe 100% de ton temps!!!

AED tu rentres chez toi et tu passes à autre chose: à ton objectif qui est la réussite du concours! Je suis bien d'accord qu'en ce moment c'est la porte et la fenêtre ouverte pour rentrer mais attention au retour de bâton dans pas longtemps donc ne rate pas le coche!!

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Argon

J’ai postulé dans l’enseignement privé, et surprise j’ai été accepté pour un poste sur l’année !

Vous n’imaginez même pas combien j’étais heureux. Avoir un travail dans lequel je pouvais m’épanouir

Surtout, garde précieusement ce souvenir, toi-même. Tu traverses une passe difficile, et il y en aura sans doute d'autres — mais sur le long terme, l'essentiel est là : ton bonheur d'enseigner.

Je demande alors à ma directrice s’il est possible de conserver ce temps le midi, car finir à 17h30 ne me fait rentrer chez moi que vers 19h (tout en me relevant à 6h le lendemain matin). Elle (...) me le refuse.
Je m’aperçois que je vais perdre mon APL

Même réflexe que Michoko : réfléchis à une solution alternative pour le logement, dans la ville où tu enseignes. Il est d'ailleurs imaginable que tu puisses alors bénéficier d'aides, du diocèse ou même de la ville.

Sinon, ne t'interdis pas de reposer la question, éventuellement même en Conseil des Maîtres, si l'argument qu'on t'oppose est que cela pourrait paraître "injuste" aux autres enseignants.

La directrice me convoque, et me dit qu’elle voulait me parler de quelques petites choses

Elle me dit que j’ai un problème d’autorité, alors que j’ai réussi vraiment à perfectionner ce registre, les élèves me respectent beaucoup plus (au début ils testaient mes limites ce que je conçois).

Elle me dit également que le personnel d’entretien s’est plaint de ma salle de classe

Et enfin elle m’a dit que l’équipe s’était un peu plainte qu’on ne me voyait pas suffisamment, que je n’étais pas assez en cohésion. Je suis quelqu’un de très avenant

Pour le coup, tu semble plus sur la défensive, avec des tas d'arguments (pertinents ou pas, ce n'est pas la question) pour te justifier, qu'à l'écoute de critiques qui peuvent t'aider à progresser. Ta directrice n'est pas ton ennemie, pas plus que ton ATSEM n'est un observateur impartial, a fortiori une caution.

Lors de cet entretien, elle m’a cité tous ces éléments négatifs et RIEN de positif. Cela m’a complètement anéanti ! J’y ai pensé toute la matinée, remis en question, etc…

Tu prends certainement cet entretien trop à cœur. Elle semble assez directe et, si elle te jugeait incompétent, elle ne te l'aurait pas envoyé dire. Il n'y a aucune raison d'être anéanti, et ce n'est certainement pas toi qu'il convient de remettre en question, mais les quelques maladresses de débutant qu'elle a tenu à souligner.

Mais je vous avoue que cette impression de ne pas être considéré, que ce soit sur le plan financier et humain/professionnel ça me tue… Je me suis remis en question, voire je me suis dit que je n’étais bon à rien…

(...) je ne pense pas qu’un Master « mérite » 1200€/mois.

Là, malheureusement, ça ne va pas s'arranger. Enfin, si, un tout petit peu, financièrement ; mais le sentiment d'être sous-payé risque de perdurer : ce n'est pas une impression, mais une réalité objective du métier.

Je ne sais pas comment préparer le concours avec toute cette fatigue et tous ces soucis en tête…

Conseillez moi s’il-vous-plait : démission ? Aller au bout de mon contrat en faisant abstraction ? Je suis paumé…

La première année est toujours difficile, même sans ces problèmes de distance et d'intégration dans l'équipe. Mais ce n'est pas du temps perdu : c'est autant d'expérience gagnée, et on ne débute qu'une fois. Pour ce que je devine de ta personnalité et de ta passion de l'enseignement, je ne doute pas que l'année prochaine sera bien plus facile — et sans doute même la fin de cette année, en fait. Tu es face à une épreuve que tu ne devrais plus tarder à surmonter, et tu aurais à mon sens tout à perdre — y compris psychologiquement — en déclarant forfait trop tôt.

Cela dit, ça ne résout pas la question du concours. Tu te décris épuisé, et ce ne sont clairement pas les meilleures conditions pour le préparer . Il faut évidemment le passer malgré tout — tu étais tout proche de la barre l'an dernier, et tu as certainement de beaux restes — mais sans te faire trop d'illusions : dans ces conditions, ce sera encore plus difficile cette année. En revanche, il me semble qu'en tenant compte de l'expérience acquise, tu auras vraiment toutes tes chances l'an prochain.

Bref : si tu penses pouvoir tenir encore un an, mon conseil serait de t'accrocher cette année, et de renouveler si possible ton contrat l'an prochain, sauf bien sûr si par chance tu es reçu au CRPE 2015, mais de viser surtout raisonnablement le concours 2016, en programmant ta préparation en conséquence, sans t'épuiser plus encore. Tu perds un an dans l'affaire — mais, d'une part, c'est un choix qui s'est déjà un peu fait tout seul, ton état d'épuisement actuel n'étant pas vraiment compatible avec une préparation sereine et efficace cette année ; et d'autre part, ça vaut bien mieux que de passer par la case chômage (... sans indemnités, si tu démissionnes !) et déprime, qui semble te guetter si tu baisses pavillon maintenant et qui serait bien plus préjudiciable encore pour ta préparation au concours,

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Mirobolande

J’ai débuté à la période 2, dans une classe Moyenne Section de 26 élèves (je ne m’attendais pas à tant pour le privé).

L’école se trouve à 1h de chez moi,

Dans cette classe j’ai deux élèves qui sont suivis par des psy en CMPP (et c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ont intégré le privé, car dans le public cela se passait mal),

Et le privé a pacifié tout ça?

Il est évident que tu es mal payé.

Les relations avec les collègues: ma foi, je suis brigade et je pourrais écrire quelques pages sur ce que j'ai vécu comme des rebuffades. Au pire on te considère comme une sous-catégorie. Les collègues manquent souvent du savoir-vivre le plus élémentaire; Ou ils n'ont aucune envie de nouer des liens ne seraient ce que cordiaux avec toi.

Pense à te déclarer en frais réels l'an prochain (ou au moins à faire le calcul) parce que tu vas en plus payer des impôts sur ton salaire.

On fait un boulot usant. La première année est difficile. Tu cumules les handicaps.

Bon courage.

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mihalis

Eh oui, les suppléants sont sous payés pour un travail équivalent aux titulaires .... J'ai fait 3 ans de suppléances avant d'avoir le concours (privé).

Dis toi que pour l'ambiance, tu auras de tout, que tu sois dans le public ou le privé. J'ai eu dans le privé des ambiances vraiment super, du moins vues de l'extérieur, et quand tu grattes un peu, tu vois que tout le monde "crache" sur tout le monde.

Je suis cette année dans une petite école, avec peu de moyens, mais au moins, les instits sont soudées, même si forcément, parfois, il y a des couacs.

Pour le nombre d'élèves, 26, c'est bien.... J'ai eu une année 31 élèves en MS/GS... Ce n'est pas rare dans le privé !

Si tu peux, essaie de déménager si vraiment ce boulot te plait, je l'ai fait, et passer de 1h30 de trajet A/R à 10 min à pied, ça change la vie. Pour les apl, je ne vois pas pourquoi tu n'en aurais pas ... J'ai toujours eu l'apl, même avec mon salaire de PES !

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stephanie63

Je suis suppléante dans le privé et effectivement je suis payée 1150€, j'ai 35 élèves en GS et une ASEM toute la journée, mais j'ai 26 ans (une Master EEF qui n'est pas reconnu pour notre rémunération, vu que nous sommes considérés comme maître suppléant sans CAP) et ma directrice m'a demandé de gérer l'étude des CP tous les soirs de 17h à 18h (je suis payée par l'OGEC, en plus, à titre d'exemple 75€ net en novembre) alors je comprends très bien ta situation : des parents pas toujours ravis d'avoir un(e) PE jeune, la fatigue, le bruit,et je rajouterais aussi toute la lourde gestion administrative qui finit de nous achever! ;)

Par contre, je touche toujours des APL donc refais une simulation à la CAF ; de plus concernant tes frais de transports il est possible d'obtenir en janvier, à ton diocèse, un dossier pour faire une demande de remboursement de tes frais.

Concernant le fait d'être AED j'ai essayé de bosser le concours à côté mais même si je ne l'ai pas eu je ne suis pas passée loin donc cela peut être une solution pour préparer le concours. Personnellement, la classe me manquait trop donc j'ai préféré me diriger vers les suppléances.

Bon courage

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matelot

Je suis suppléante dans le privé et effectivement je suis payée 1150€, j'ai 35 élèves en GS et une ASEM toute la journée, mais j'ai 26 ans (une Master EEF qui n'est pas reconnu pour notre rémunération, vu que nous sommes considérés comme maître suppléant sans CAP) et ma directrice m'a demandé de gérer l'étude des CP tous les soirs de 17h à 18h (je suis payée par l'OGEC, en plus, à titre d'exemple 75€ net en novembre) alors je comprends très bien ta situation : des parents pas toujours ravis d'avoir un(e) PE jeune, la fatigue, le bruit,et je rajouterais aussi toute la lourde gestion administrative qui finit de nous achever! ;)

Par contre, je touche toujours des APL donc refais une simulation à la CAF ; de plus concernant tes frais de transports il est possible d'obtenir en janvier, à ton diocèse, un dossier pour faire une demande de remboursement de tes frais.

Concernant le fait d'être AED j'ai essayé de bosser le concours à côté mais même si je ne l'ai pas eu je ne suis pas passée loin donc cela peut être une solution pour préparer le concours. Personnellement, la classe me manquait trop donc j'ai préféré me diriger vers les suppléances.

Bon courage

Mettons que tu sois à la semaine de 4 jours, ça fait 15 soirs d'étude en novembre soit 15h d'études...je n'ose pas imaginer que tu sois à 4,5 jours!...

75 € nets ça fait du 92 € bruts si je ne me trompe pas (x1.23), donc tu es payée 92 : 15 = 6,13 € bruts de l'heure!?!... C'est moins que l'heure de surveillance de cantine!!! C'est moins qu'un ouvrier polonais dans une usine à cochons en Allemagne!!!!!!!!!!

Pour info, voici les taux horaires qu'un PE peut exiger pour une heure de travail supplémentaire:

-surveillance cantine 11,66 €

-études surveillées 21,85 €

-enseignement 24,28 €

Ces taux sont des maximas mais comme on est dans une négociation, le PE peut très bien dire "c'est ça ou rien, vous vous démerdez sans moi si vous voulez me payer comme un Chinois, la discussion s'arrête là"...

Un vacataire (intervenant ou non enseignant) qui fait une heure d'études dirigées peut prétendre à 15,99 € bruts...

http://47.snuipp.fr/spip.php?article465

Tu acceptes ça en connaissance de cause ou on t'exploite?

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abel27

Je suis suppléante dans le privé et effectivement je suis payée 1150€, j'ai 35 élèves en GS et une ASEM toute la journée, mais j'ai 26 ans (une Master EEF qui n'est pas reconnu pour notre rémunération, vu que nous sommes considérés comme maître suppléant sans CAP) et ma directrice m'a demandé de gérer l'étude des CP tous les soirs de 17h à 18h (je suis payée par l'OGEC, en plus, à titre d'exemple 75€ net en novembre) alors je comprends très bien ta situation : des parents pas toujours ravis d'avoir un(e) PE jeune, la fatigue, le bruit,et je rajouterais aussi toute la lourde gestion administrative qui finit de nous achever! ;)

Par contre, je touche toujours des APL donc refais une simulation à la CAF ; de plus concernant tes frais de transports il est possible d'obtenir en janvier, à ton diocèse, un dossier pour faire une demande de remboursement de tes frais.

Concernant le fait d'être AED j'ai essayé de bosser le concours à côté mais même si je ne l'ai pas eu je ne suis pas passée loin donc cela peut être une solution pour préparer le concours. Personnellement, la classe me manquait trop donc j'ai préféré me diriger vers les suppléances.

Bon courage

75 euros pour le mois de novembre soit pour 15h... Ce qui fait du 5 euros de l'heure net... Y'a quand même des limites à l'exploitation...

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stephanie63

Pour répondre à matelot et à abel27 effectivement je suis à la semaine de 4 jours, mais il n'y a pas d'étude le vendredi.

Après je n'étais pas au courant de ça :

"Pour info, voici les taux horaires qu'un PE peut exiger pour une heure de travail supplémentaire:

-surveillance cantine 11,66 €

-études surveillées 21,85 €

-enseignement 24,28 €"

Sur ma fiche de paye mon taux horaire est de 10€ brut. Donc non je ne savais absolument pas. Mais j'ai signé un contrat jusqu'à la fin de l'année donc je suppose que je n'ai pas la possibilité de modifier quoique ce soit... Par contre pour les prochaines années je serais au courant! et je ne me ferais plus avoir 2 fois :(

Je viens d'aller sur ton site du Snuipp Matelot mais ils parlent de grade instituteur - PE ou PE hors classe étant donné que je n'ai pas le concours je ne suis pas considérée par ces grades mais par vacataire je suppose? Pardon avec mes questions mais quand on débarque après la fin de nos études dans le monde du travail, pas mal de choses ne coulent pas de source...

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Zarko

Même pas le SMIC donc, c'est écoeurant... :angry: pfff autant faire curé ou bonne soeur...

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matelot

Exact mais comme tu fais le boulot de...et comme jimagine que si tu avais dit non, ils auraient été plus quemmerdés...tu leur dis que tu tes renseignée et que pour la rentrée de janvier cest plein pot.

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jjdu34

Merci encore une fois pour vos réponses, ça me fait du bien de vous lire...

Je compte effectivement prendre le temps de me décider. Déménager là-bas occasionnerait beaucoup trop de frais, je viens de m'installer récemment dans mon appartement.

Concernant l'APL c'est selon la simulation faite sur le site internet de la CAF, mais vu ce que vous me dîtes ça me rassure déjà un peu.

Effectivement je ne me sens pas d'attaque pour préparer le concours cette année dans de telles conditions. La seule solution serait que je démissionne et que je fasse comme beaucoup d'amis ayant échoué au concours : assistant d'éducation/assistant pédagogique à mi-temps.

Mais trouver un poste de ce type en janvier me parait difficile. De plus si je "casse" le CDD comme ça je ne suis pas sûr de m'en tirer indemne (pénalités ?).

Je vais continuer pour le moment, tout en y réfléchissant.

Concernant les propos de ma directrice, peut-être que je les prends un peu trop à cœur comme ça a été dit, mais je reste un être humain. Fatigue + soucis financiers occasionnés par ce salaire + n'entendre que des remarques négatives oui ça casse quelqu'un. Et elle n'est pas sans ignorer le salaire que je touche ou le fait que j'ai une heure de route pour partir ou revenir.

Je comprends mieux maintenant pourquoi ils ne trouvent personne...

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abel27

Pour répondre à matelot et à abel27 effectivement je suis à la semaine de 4 jours, mais il n'y a pas d'étude le vendredi.

Après je n'étais pas au courant de ça :

"Pour info, voici les taux horaires qu'un PE peut exiger pour une heure de travail supplémentaire:

-surveillance cantine 11,66 €

-études surveillées 21,85 €

-enseignement 24,28 €"

Sur ma fiche de paye mon taux horaire est de 10€ brut. Donc non je ne savais absolument pas. Mais j'ai signé un contrat jusqu'à la fin de l'année donc je suppose que je n'ai pas la possibilité de modifier quoique ce soit... Par contre pour les prochaines années je serais au courant! et je ne me ferais plus avoir 2 fois :(

Je viens d'aller sur ton site du Snuipp Matelot mais ils parlent de grade instituteur - PE ou PE hors classe étant donné que je n'ai pas le concours je ne suis pas considérée par ces grades mais par vacataire je suppose? Pardon avec mes questions mais quand on débarque après la fin de nos études dans le monde du travail, pas mal de choses ne coulent pas de source...

Ce n'est pas à propos de ton ignorance que nous nous indignons mais sur le fait que des écoles privées ou non puissent proposer cela.

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heureusefamille

Bonjour,

Oui dans le privé les remplaçants ne sont pas des titulaires et ils sont donc mal payés (même s'ils sont diplômés). C'est injuste mais l'Etat refuse l'égalité privé public alors que les enseignants titulaires du privé sous contrat sont payés par l'éducation nationale. Il faut savoir que les statuts dans les faits ne sont pas exactement les mêmes (en théorie oui) mais en pratique les profs du privé sont moins bien payés et en plus on leur demande plus de bénévolat (caractère propre si tu es dans une école catholique). Mais je ne suis pas là pour débattre de cela. Je fais partie d'une famille d'enseignants dans le public et dans le privé... On peut facilement comparer.

La direction peut aussi être à l'écoute d'un suppléant (surtout si elle veut le garder : en général le cas surtout à cette période de maladies fréquentes...). Essaie peut être de passer par tes collègues qui pourraient te soutenir et faire ton intermédiaire. Certains directeurs sont noyés par leur travail et en oublie les conditions des suppléants. En école catho, il doit y avoir de la solidarité !

Dans le privé tu n'as que 36 h d'APC (comme dans le public) mais les directeurs ont compris autre chose : on peut en faire plus ! Non ! Ce sont les enfants qui peuvent en bénéficier de plus (si on prend ceux des collègues par exemple). Dans le privé l'APC est organisé par l'enseignant. Aucun texte n'impose un horaire, un moment... Mais il est vrai qu'il faut mieux être en accord avec le projet d'école pour avoir une bonne appréciation en fin d'année sur ta prestation qui pourra t'ouvrir d'autres portes.

sinon, les enseignants du privé sous contrat ont le droit aux logements réservés à la fonction publique (à voir pour les contractuelles les modalités). Il faut se renseigner dans le département où l'on enseigne.

Le privé a aussi droit au service d'action sociale du rectorat (va sur le site de ton rectorat et cherche action social pour le personnel) et des prestations interministérielles mais personne ne le sait jamais dans le privé.

Quant aux reproches qui t'ont été faits peut être n'était-ce que des remarques pour faire avancer les choses mais avec la fatigue et ton investissement important tu les as mal prises (tout comme nous quand on est inspecté dans certaines conditions). Il faut prendre du recul et l'avis de tes collègues.

Je te souhaite bon courage ! tiens bon !

Au revoir

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bat49

Et puis franchement, ta directrice, elle va en trouver bcp des gens qui veulent faire ce boulot pour 1100 euros par mois ? Ca m'étonnerait.

Et il serait peut-être bon de lui faire entendre.

Dans le privé c'est la directrice a son mot a dire dans le recrutement des contractuels ?

Sinon je t ai lu rapidement, je te souhaite de t accrocher...je pense que tu ne seras pas toujours en poste dans des ecoles a 1 h de chez toi, avec des collegues penibles comme celles que tu decris. On debute tous avec des postes pas marrants généralement. Bon courage.

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elorun

Si j'étais toi, je déménagerais ( location d'une chambre) pour

être moins fatigué

avoir plus de temps pour préparer le concours

payer moins d'essence.

Tu rentres chez tes parents le week-end pour te ressourcer.

De mon point de vue : surtout pas, jamais déménager pour un poste de contractuel sous-payé. Oui, bien sûr, quand tu auras ton concours et que tu seras envoyé loin de chez toi.

Je serais beaucoup plus radicale : si tu n'es pas dans une urgence d'autonomie financière (ce qui me semble le cas car tu étais encore étudiant l'année dernière et tes parents sont là), il vaut mieux démissionner. Tu ne te sens pas bien dans le privé, de surcroît ce contrat est précaire, et les à-côtés te coûtent très cher sur certains plans (fatigue, essence, perte de APL, moral) ... malgré d'autres aspects qui eux sont très positifs. Mieux vaut être dépendant de tes parents 1 an ou 2 de plus, que d'être dans la précarité toute sa vie.

Recentre toi sur l'essentiel : la préparation du CRPE. Ca demande du temps et de la disponibilité, comme tu le sais déjà. Et n'accepte plus de te faire exploiter, car oui, c'est une sorte d'exploitation consentie.

Les enfants, les parents sont gentils et le boulot se passe passe bien. Tu as la preuve que tu es fait pour ce métier. Donc tu en retires quelque chose de très positif et tu peux partir la tête haute. Mais comme disait je ne sais plus qui au début : "les années passent", "on tombe vite dans la précarité". C'est exactement ça. Pense à toi, et sauve-toi tant qu'ils ne t'ont pas dégoûté du métier, ces cons ! (Pardonnez-moi ma vulgarité mais la sottise et l'incompréhension de cette directrice me sidère).

Et si, cerise sur le gâteau, tu arrives à obtenir ce poste d'assistant d'éducation à temps partiel en bas de chez toi, ça sera encore plus génial. Mais ça, c'est presque accessoire. L'urgence, c'est : obtenir un CDI dans la partie qui te convient (donc ton CRPE), tranquillement tant que les postes sont nombreux. L'urgence, à 25 ans, c'est ton avenir : il se joue maintenant !

Tu vas regretter tes élèves (et ce sera réciproque mais rassure-toi, nul n'est irremplaçable et donc tu pourras partir tranquille), et ton plaisir d'être en classe. Mais tu regretteras bien plus amèrement d'avoir perdu du temps, d'avoir laissé s'écouler des mois avant le passage du CRPE.

Comme on dit "Courage, fuyons !" ... Oui parfois il faut le courage de fuir. Sois exigeant pour toi-même ! Tu mérites bien mieux que ça.

+1 :applause: je suis tout à fait d'accord. Il n'y pas pas de honte ( surtout en ce moment ) à revenir en famille pour s'assurer une réussite !

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jjdu34

Merci énormément bidulbuk pour ton message qui me remonte vraiment le moral !

Je pense demander des aménagements pour préparer mon CRPE (notamment au niveau des horaires de l'aide personnalisée), si cela m'est refusé encore une fois clairement je ne pourrais pas préparer le CRPE correctement (un concours ne se prépare pas qu'en ne pouvant le travailler que trois jours par semaine, je préfère travailler un peu tous les jours), et effectivement là dans ce cas je pourrais envisager la démission.

J'ai eu un entretien extrêmement franc avec elle, où j'ai fait part de ma déception en terme de salaire et également sur les reproches qu'elle m'a fait, elle a totalement changé de ton et s'est confondue en excuses (mais je ne reste pas dupe, elle a simplement peur que le poste ne soit pas pourvu rapidement si je pars, compte tenu qu'ils ne trouvent personne...).

Nous verrons si cela change les choses.

En tout cas merci encore à bidulbuk et à vous tous de m'avoir soutenu, cela me fait chaud au cœur et me donne envie de persévérer dans ce métier (mais pas nécessairement dans ce contrat précaire).

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