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isabelle222
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C'est pratique ça pour amplifier et généraliser le recrutement de contractuels à la place...

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C’est une annonce  pour le département des Bouches-du-Rhône  : la DSDEN souhaite effectuer pour la première fois le recrutement de 50 contractuels enseignants du 1er degré pour effectuer des remplacements pour les mois à venir. ...

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On voit depuis une dizaine d'années où veulent nous amener ces politiques libérales. + de contractuels, - de fonctionnaires, détruire le statut (nos ORS, nos droits comme la médecine du travail etc...) et nous territorialiser. Cela se fait avec plus ou moins d'entrain mais c'est un processus général.

Dans les Bouches du Rhône ils sont des précurseurs pour beaucoup choses! Récemment dans les nouveaux "partenariats publics privés" pour reconstruire les écoles (comme les stades ou les hôpitaux) et au final une facture triplée! Et maintenant les contractuels en masse...Certains remplacements risquent bien d'être chauds...

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Le 29/11/2017 à 19:05, Pepettebond a dit :

C’est une annonce  pour le département des Bouches-du-Rhône  : la DSDEN souhaite effectuer pour la première fois le recrutement de 50 contractuels enseignants du 1er degré pour effectuer des remplacements pour les mois à venir. ...

ça va être beau.

Ces contractuels devront ils présenter un extrait de casier judiciaire vierge avant d'être recrutés ?

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Ici aussi on recrute pour la toute première fois des contractuels malgré un refus de TOUTES les organisations syndicales. Nous sommes en train de basculer en mode France Telecom d'il y a 15 ans...

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Il y a 1 heure, ronin a dit :

Ici aussi on recrute pour la toute première fois des contractuels malgré un refus de TOUTES les organisations syndicales. Nous sommes en train de basculer en mode France Telecom d'il y a 15 ans...

Pour ces contractuels, ça risque d'être terrible. Pour nous, je ne vois pas trop quels problèmes leur arrivée pourrait créer en terme de pression.

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Il parait qu'il est dans les tuyaux depuis pfiouu longtemps de retirer les ISSR aux BD et ZIL (ça coûte trooop cher :closedeyes: ). Je vois le lien avec l'arrivée en force des contractuels... J'aime bien mon poste, j'adore voir de tout, aller de classe en classe mais j'adore aussi mes ISSR, on va pas se mentir. On me les enlève, je reprends un poste. Et je ne suis pas la seule. 

Bref, je sens bien venir le truc où, bientôt, les contractuels seront les seuls remplaçants (ou alors, certains titulaires devront accepter d'être TR mais sans indemnités). Joyeux comme avenir.

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Il y a 21 heures, Nao a dit :

Pour ces contractuels, ça risque d'être terrible. Pour nous, je ne vois pas trop quels problèmes leur arrivée pourrait créer en terme de pression.

Pour nous, accueillir quelqu'un qui est,  comme les aad sur un poste éjectable ....

Qui sera très bien au demeurant, mais  " pour la sécurité et bien Vous devez mettre en oeuvre le nécessaire" ... alors comme pour tout collègue qui débute .... sauf que là ce sera récurrent pour tous les remplacements et qu'il vaudra mieux etre dans une équipe en bonne santé ...

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Il y a 17 heures, Nao a dit :

Pour ces contractuels, ça risque d'être terrible. Pour nous, je ne vois pas trop quels problèmes leur arrivée pourrait créer en terme de pression.

Car ça va être indirect. Ces contractuels, chez moi, vont avoir une formation.....de trois jours. A qui d'après toi on va demander d'apporter un peu d'aide et de conseils ? qui va récupérer des élèves qui n'auront pas tous un super niveau ? et le glissement dans le recrutement que l'on a vu à France Telecom il y a quinze ans va nous tomber dessus. Évidemment, il sont malins, ils ne vont pas faire ça sur une année. Ils vont étaler progressivement sur 5 ou 10 ans. Il suffit de lire les préconisations de la cour des comptes pour voir que depuis quinze ans l'OCDE et Bercy souhaitent la fin des concours, les recrutements par les chefs d'établissement, l'annualisation des services, etc. Tout cela est lié mais ils ne sont pas stupides, ils vont procéder par petites touches ce qui fait que chacun va regarder devant sa porte et ne pas se préoccuper de son voisin.

 

On commencer par recruter des contractuels plutôt que des fonctionnaires. On augmente les postes à profils donc hors mouvement, donc à discrétion de la hiérarchie en toute opacité. On permet le recrutement par les chefs d'établissement dans le secondaire. On créé un statut de directeur qui bascule lentement vers l'équivalent d'adjoint du principal du collège de secteur. Petit à petit on réduit les protections et garanties des fonctionnaires ( en langage libéral, "on libère les énergies et talents locaux" ) par ricochet on affaiblit encore plus les syndicats qui sont déjà très faibles et on joue sur l'individualisme grandissant de notre époque.

 

Et quand le fruit est mûr, on peut abroger la loi Le Pors de 84 donc plus de statut de fonctionnaire, on embauche en contrat de droit privé. Demandez donc à France Telecom et dans les autres "opérateurs de l’État" comment ça s'est passé. Comme on aura joué sur l'individualisme et les égoïsmes et rancœurs de la profession ( PE contre directeurs, titulaires contre brigades, classe entière contre Rased, ordinaire contre spécialisé, certifiés contre agrégés, collège contre lycée, à décliner à l'infini ) et que plus personne ne se syndique ni ne veut se battre pour l'intérêt général, je vous fiche mon billet que ça passera sans problème entre 2021 et 2023. A moins que la profession et l'opinion publique ne rejette cela massivement mais je n'y crois guère. 

 

Évidemment, cela n'engage que moi. Mais, si malheureusement j'ai raison, j'espère que les éternels optimistes, les naïfs, ou ceux qui considèrent que ce n'est jamais leur problème, ne viendront pas pleurer ou demander ce que les syndicats ont fait.

 

Regardons un peu ce qui s'est passé avec la réforme des retraites. Première tentative sous Juppé en 1995. Trop brutal, trop visible, il y a encore des gens qui se mobilisent. Chirac cède, Juppé est viré et on en reste là. On recommence avec Fillon en 2003-2004, un peu moins brutal, un poil plus subtil, déjà moins de combattants, ça passe en partie. Sarkozy et Woerth en remettent une couche, noyé soues des tonnes de communication, encore moins d'opposants, ça passe aussi. Pendant ce temps, Bercy, l'OCDE, les libéraux observent et font leurs calculs. Le grand soir dont ils rêvaient ce n'est pas possible, ils comprennent que tout faire en une réforme en un an ça n'est pas possible. Il leur faut donc être patient, accepter de faire trois ou quatre réformes sur dix ans. C'est plus difficile à lire et à comprendre pour les citoyens, c'est beaucoup plus fatigant et coûteux pour les syndicats mais, comme l'a noté Sarko, "maintenant, quand il y a une grève, plus personne ne s'en rend compte".

 

Macron étant tout sauf bête, son entourage également, dont un certain nombre sont des anciens de chez Strauss-Kahn et Juppé, ils ont fait cette analyse déjà au début des années 2000. Ils savent que s'ils suppriment brutalement le statut et trop de postes, ça ne marchera pas car beaucoup de français sont encore attachés à l’École publique, à l'hôpital public, etc. Mais en procédant par petites touches, avec des textes complexes, étalés sur une décennie, ça passera.

 

Ils ne sont pas les seuls, le PS nous a bien enfumés aussi sur les traitements. Qui ici a lu le texte sur le PPCR ? 123 pages, bien complexes, même les syndicats ont eu du mal à s'y retrouver. Il suffit de laisser s'exprimer la créativité des énarques et experts en communication et on peut faire gober à peu près tout ce que l'on veut à la population.

 

Donc, pour revenir au propos initial, oui, nous sommes concernés. Ce type de recrutement est très inquiétant. Pourquoi ne prennent-ils pas des listes complémentaires qui sont des candidats ayant au moins préparé le concours et réussi les écrits ce qui n'est pas toujours le cas des contractuels ? parce que le contractuel il a un contrat à l'année et si on le réemploie pas, pas d'indemnités. Alors que la liste complémentaire est automatiquement recruté comme fonctionnaire, a des droits et des garanties, donc ça coûte du pognon. Le contractuel, on le voit très bien dans les secondaire, on peut le virer comme un malpropre, on peut lui intimer de fermer sa gueule et d'accepter des choses limites, s'il veut garder son job, il est obligé de s'écraser.

 

J'espère me tromper, mais vu la clairvoyance et la combattivité de la profession depuis quinze ans, je suis pessimiste.

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Hélas !

Nous avons eu des contractuels dans mon département (sur les postes non pourvus au mouvement donc les moins demandés, pour la plupart) et les équipes ont pu se rendre compte des problèmes au quotidien, notamment le fait qu'ils sont encore plus paumés que les listes complémentaires et les PES car ils ont encore plus idéalisé la profession et n'ont aucune idée de ce qui les attend et de ce qu'on attend d'eux, donc sont encore plus rapidement désillusionnés.

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Bien sûr que c'est prévisible. Mais ils sont là pour servir de variable d'ajustement aux opérations des carte scolaire sans coûter trop cher. C'est réclamé depuis des années par l'OCDE et la cour des comptes. Je n'invente rien, il suffit de télécharger les rapports en PDF sur le site de la cour des comptes...

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Il y a 6 heures, ronin a dit :

Car ça va être indirect. Ces contractuels, chez moi, vont avoir une formation.....de trois jours. A qui d'après toi on va demander d'apporter un peu d'aide et de conseils ? qui va récupérer des élèves qui n'auront pas tous un super niveau ? et le glissement dans le recrutement que l'on a vu à France Telecom il y a quinze ans va nous tomber dessus. Évidemment, il sont malins, ils ne vont pas faire ça sur une année. Ils vont étaler progressivement sur 5 ou 10 ans. Il suffit de lire les préconisations de la cour des comptes pour voir que depuis quinze ans l'OCDE et Bercy souhaitent la fin des concours, les recrutements par les chefs d'établissement, l'annualisation des services, etc. Tout cela est lié mais ils ne sont pas stupides, ils vont procéder par petites touches ce qui fait que chacun va regarder devant sa porte et ne pas se préoccuper de son voisin.

 

On commencer par recruter des contractuels plutôt que des fonctionnaires. On augmente les postes à profils donc hors mouvement, donc à discrétion de la hiérarchie en toute opacité. On permet le recrutement par les chefs d'établissement dans le secondaire. On créé un statut de directeur qui bascule lentement vers l'équivalent d'adjoint du principal du collège de secteur. Petit à petit on réduit les protections et garanties des fonctionnaires ( en langage libéral, "on libère les énergies et talents locaux" ) par ricochet on affaiblit encore plus les syndicats qui sont déjà très faibles et on joue sur l'individualisme grandissant de notre époque.

 

Et quand le fruit est mûr, on peut abroger la loi Le Pors de 84 donc plus de statut de fonctionnaire, on embauche en contrat de droit privé. Demandez donc à France Telecom et dans les autres "opérateurs de l’État" comment ça s'est passé. Comme on aura joué sur l'individualisme et les égoïsmes et rancœurs de la profession ( PE contre directeurs, titulaires contre brigades, classe entière contre Rased, ordinaire contre spécialisé, certifiés contre agrégés, collège contre lycée, à décliner à l'infini ) et que plus personne ne se syndique ni ne veut se battre pour l'intérêt général, je vous fiche mon billet que ça passera sans problème entre 2021 et 2023. A moins que la profession et l'opinion publique ne rejette cela massivement mais je n'y crois guère. 

 

Évidemment, cela n'engage que moi. Mais, si malheureusement j'ai raison, j'espère que les éternels optimistes, les naïfs, ou ceux qui considèrent que ce n'est jamais leur problème, ne viendront pas pleurer ou demander ce que les syndicats ont fait.

 

Regardons un peu ce qui s'est passé avec la réforme des retraites. Première tentative sous Juppé en 1995. Trop brutal, trop visible, il y a encore des gens qui se mobilisent. Chirac cède, Juppé est viré et on en reste là. On recommence avec Fillon en 2003-2004, un peu moins brutal, un poil plus subtil, déjà moins de combattants, ça passe en partie. Sarkozy et Woerth en remettent une couche, noyé soues des tonnes de communication, encore moins d'opposants, ça passe aussi. Pendant ce temps, Bercy, l'OCDE, les libéraux observent et font leurs calculs. Le grand soir dont ils rêvaient ce n'est pas possible, ils comprennent que tout faire en une réforme en un an ça n'est pas possible. Il leur faut donc être patient, accepter de faire trois ou quatre réformes sur dix ans. C'est plus difficile à lire et à comprendre pour les citoyens, c'est beaucoup plus fatigant et coûteux pour les syndicats mais, comme l'a noté Sarko, "maintenant, quand il y a une grève, plus personne ne s'en rend compte".

 

Macron étant tout sauf bête, son entourage également, dont un certain nombre sont des anciens de chez Strauss-Kahn et Juppé, ils ont fait cette analyse déjà au début des années 2000. Ils savent que s'ils suppriment brutalement le statut et trop de postes, ça ne marchera pas car beaucoup de français sont encore attachés à l’École publique, à l'hôpital public, etc. Mais en procédant par petites touches, avec des textes complexes, étalés sur une décennie, ça passera.

 

Ils ne sont pas les seuls, le PS nous a bien enfumés aussi sur les traitements. Qui ici a lu le texte sur le PPCR ? 123 pages, bien complexes, même les syndicats ont eu du mal à s'y retrouver. Il suffit de laisser s'exprimer la créativité des énarques et experts en communication et on peut faire gober à peu près tout ce que l'on veut à la population.

 

Donc, pour revenir au propos initial, oui, nous sommes concernés. Ce type de recrutement est très inquiétant. Pourquoi ne prennent-ils pas des listes complémentaires qui sont des candidats ayant au moins préparé le concours et réussi les écrits ce qui n'est pas toujours le cas des contractuels ? parce que le contractuel il a un contrat à l'année et si on le réemploie pas, pas d'indemnités. Alors que la liste complémentaire est automatiquement recruté comme fonctionnaire, a des droits et des garanties, donc ça coûte du pognon. Le contractuel, on le voit très bien dans les secondaire, on peut le virer comme un malpropre, on peut lui intimer de fermer sa gueule et d'accepter des choses limites, s'il veut garder son job, il est obligé de s'écraser.

 

J'espère me tromper, mais vu la clairvoyance et la combattivité de la profession depuis quinze ans, je suis pessimiste.

Effectivement, je ne voyais pas les choses sous cet angle mais finalement je te rejoins. 

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Le 03/12/2017 à 13:10, ronin a dit :

Car ça va être indirect. Ces contractuels, chez moi, vont avoir une formation.....de trois jours. A qui d'après toi on va demander d'apporter un peu d'aide et de conseils ? qui va récupérer des élèves qui n'auront pas tous un super niveau ? et le glissement dans le recrutement que l'on a vu à France Telecom il y a quinze ans va nous tomber dessus. Évidemment, il sont malins, ils ne vont pas faire ça sur une année. Ils vont étaler progressivement sur 5 ou 10 ans. Il suffit de lire les préconisations de la cour des comptes pour voir que depuis quinze ans l'OCDE et Bercy souhaitent la fin des concours, les recrutements par les chefs d'établissement, l'annualisation des services, etc. Tout cela est lié mais ils ne sont pas stupides, ils vont procéder par petites touches ce qui fait que chacun va regarder devant sa porte et ne pas se préoccuper de son voisin.

 

On commencer par recruter des contractuels plutôt que des fonctionnaires. On augmente les postes à profils donc hors mouvement, donc à discrétion de la hiérarchie en toute opacité. On permet le recrutement par les chefs d'établissement dans le secondaire. On créé un statut de directeur qui bascule lentement vers l'équivalent d'adjoint du principal du collège de secteur. Petit à petit on réduit les protections et garanties des fonctionnaires ( en langage libéral, "on libère les énergies et talents locaux" ) par ricochet on affaiblit encore plus les syndicats qui sont déjà très faibles et on joue sur l'individualisme grandissant de notre époque.

 

Et quand le fruit est mûr, on peut abroger la loi Le Pors de 84 donc plus de statut de fonctionnaire, on embauche en contrat de droit privé. Demandez donc à France Telecom et dans les autres "opérateurs de l’État" comment ça s'est passé. Comme on aura joué sur l'individualisme et les égoïsmes et rancœurs de la profession ( PE contre directeurs, titulaires contre brigades, classe entière contre Rased, ordinaire contre spécialisé, certifiés contre agrégés, collège contre lycée, à décliner à l'infini ) et que plus personne ne se syndique ni ne veut se battre pour l'intérêt général, je vous fiche mon billet que ça passera sans problème entre 2021 et 2023. A moins que la profession et l'opinion publique ne rejette cela massivement mais je n'y crois guère. 

 

Évidemment, cela n'engage que moi. Mais, si malheureusement j'ai raison, j'espère que les éternels optimistes, les naïfs, ou ceux qui considèrent que ce n'est jamais leur problème, ne viendront pas pleurer ou demander ce que les syndicats ont fait.

 

Regardons un peu ce qui s'est passé avec la réforme des retraites. Première tentative sous Juppé en 1995. Trop brutal, trop visible, il y a encore des gens qui se mobilisent. Chirac cède, Juppé est viré et on en reste là. On recommence avec Fillon en 2003-2004, un peu moins brutal, un poil plus subtil, déjà moins de combattants, ça passe en partie. Sarkozy et Woerth en remettent une couche, noyé soues des tonnes de communication, encore moins d'opposants, ça passe aussi. Pendant ce temps, Bercy, l'OCDE, les libéraux observent et font leurs calculs. Le grand soir dont ils rêvaient ce n'est pas possible, ils comprennent que tout faire en une réforme en un an ça n'est pas possible. Il leur faut donc être patient, accepter de faire trois ou quatre réformes sur dix ans. C'est plus difficile à lire et à comprendre pour les citoyens, c'est beaucoup plus fatigant et coûteux pour les syndicats mais, comme l'a noté Sarko, "maintenant, quand il y a une grève, plus personne ne s'en rend compte".

 

Macron étant tout sauf bête, son entourage également, dont un certain nombre sont des anciens de chez Strauss-Kahn et Juppé, ils ont fait cette analyse déjà au début des années 2000. Ils savent que s'ils suppriment brutalement le statut et trop de postes, ça ne marchera pas car beaucoup de français sont encore attachés à l’École publique, à l'hôpital public, etc. Mais en procédant par petites touches, avec des textes complexes, étalés sur une décennie, ça passera.

 

Ils ne sont pas les seuls, le PS nous a bien enfumés aussi sur les traitements. Qui ici a lu le texte sur le PPCR ? 123 pages, bien complexes, même les syndicats ont eu du mal à s'y retrouver. Il suffit de laisser s'exprimer la créativité des énarques et experts en communication et on peut faire gober à peu près tout ce que l'on veut à la population.

 

Donc, pour revenir au propos initial, oui, nous sommes concernés. Ce type de recrutement est très inquiétant. Pourquoi ne prennent-ils pas des listes complémentaires qui sont des candidats ayant au moins préparé le concours et réussi les écrits ce qui n'est pas toujours le cas des contractuels ? parce que le contractuel il a un contrat à l'année et si on le réemploie pas, pas d'indemnités. Alors que la liste complémentaire est automatiquement recruté comme fonctionnaire, a des droits et des garanties, donc ça coûte du pognon. Le contractuel, on le voit très bien dans les secondaire, on peut le virer comme un malpropre, on peut lui intimer de fermer sa gueule et d'accepter des choses limites, s'il veut garder son job, il est obligé de s'écraser.

 

J'espère me tromper, mais vu la clairvoyance et la combattivité de la profession depuis quinze ans, je suis pessimiste.

Et soutenu par tous les syndicats qui s'autoproclament "progressistes"!  C'est aussi dans la stratégie: diviser pour mieux régner. La plupart de ces dispositions et anticipations sont dans les cartons de l'Unsa ou du Sgen CFDT.

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Le 03/12/2017 à 13:10, ronin a dit :

Comme on aura joué sur l'individualisme et les égoïsmes et rancœurs de la profession ( PE contre directeurs, titulaires contre brigades, classe entière contre Rased, ordinaire contre spécialisé, certifiés contre agrégés, collège contre lycée, à décliner à l'infini ) et que plus personne ne se syndique ni ne veut se battre pour l'intérêt général, je vous fiche mon billet que ça passera sans problème entre 2021 et 2023. A moins que la profession et l'opinion publique ne rejette cela massivement mais je n'y crois guère. 

Il n'y aurait pas ces rancœurs si on s'était attaché à lutter pour que chaque enseignant, quel que soit sa fonction, soit traité à égalité s'il travaille dans les mêmes conditions. Or les mêmes qui demandent aux collègues de les ravaler sont ceux qui ont accepté (voire approuvé) des différences de traitement qui font que certains, à conditions de travail comparables, avancent beaucoup plus vite dans leur carrière et vont gagner plusieurs centaines d'euros de plus.

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Ben oui, mais on continue donc à s'entredéchirer. Diviser pour mieux régner....franchement, c'est pas bien difficile pour nos dirigeants de nous maintenir dans un état de soumission. Il suffit justement de jeter trois cacahouètes d'un côté, d'allumer un contre-feu de l'autre, et hop, tout le monde s'engueule, se tape dessus et les politiques sont tranquilles. Et ça fonctionne depuis des décennies.

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Je me répète, mais si on défendait les collègues lésés (je pense particulièrement aux TR en REP et aux adjoints d'écoles difficiles non classées REP, en ce moment), si on évitait qu'il y ait de telles différences de traitement entre deux collègues travaillant dans des situation similaires, ces collègues auraient moins de rancœur et se sentiraient appartenir au même monde. 

Ma collègue de CP à 12 me disait récemment qu'elle avait honte quand elle croisait au stade l'enseignante du CP à 26 de l'école de l'autre côté du trottoir qui n'est pas en REP car le collège n'y est pas mais a des élèves similaire PLUS tous ceux (et principalement des cas bien sûr) dépendant de la REP+ qui n'ont pas pu être pris dans leur école de secteur faute de places.

Le coordonnateur de REP+ (qui n'est pas devant des élèves et met rarement les pieds à l'école) a honte d'être passé hors classe grâce à ses deux points REP+ qui ont été refusés aux TR rattachés à mon école et-ou ceux qui travaillent surtout en REP+.

Peu de personnes, dans les écoles entrées ou restées en REP, se sont mobilisés pour défendre leurs homologues dont l'école, parfois plus difficile, est sortie du dispositif, avec les conséquences que ça a eu pour les personnels.

Mais officiellement, on n'en parle pas. C'est tabou. Et ce serait eux les vilains qui, en se plaignant, participeraient à diviser la profession ? Je ne crois pas.

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On tourne en rond. Bien sûr qu'il y a des injustices, des incohérences. Personne ne le nie. Et encore une fois, c'est le ministère qui prend les décisions, pas les syndicats. Que des OS soient nulles ou jouent double-jeu, ce n'est pas moi qui vais dire le contraire. Mais encore une fois on tombe en plein dans le diviser pour régner.

 

Je n'ai accusé ni les collègues de REP ou non-REP. Je te dis que le pouvoir politique, quelque soit son étiquette,  regarde attentivement nos réactions, nos mobilisations, notre réactivité. Et ce qu'il constate c'est que depuis 30 ans, il y a de moins en moins de réactions face à lui. Donc il peut pousser son avantage.

 

Je parle realpolitique et tu me réponds sur un cas précis. Donc, le pouvoir a parfaitement raison de créer des dysfonctionnements, pas trop gros, à droite à gauche pour nous diviser, il peut avancer tranquillement pendant que nous nous déchirons.

 

Ce que je dis n'empêche nullement de se battre pour toutes les injustices. Mais en gardant une vue d'ensemble. Sinon, on peut se coucher, tous, tout de suite.

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Je comprends, mais je dis simplement qu'on ne peut pas reprocher aux collègues lésés de se manifester au prétexte qu'ils participeraient à diviser la profession.

Heureusement qu'ils se manifestent, sur ces forums notamment, sinon nous ne serions même pas au courant car leur préjudice n'est même pas relayé.

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Ah mais ça je suis bien d'accord !!! Moi je suis dans le spécialisé, je me suis fait avoir sur des heures de réunions comme d'autres. Cela ne m'interdit pas de réfléchir aux retraites ou à la progression de carrière dans son ensemble.

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Ben oui. Je pense juste qu'il ne faut pas rester figé sur sa propre situation. Bien sûr qu'il faut défendre son cas, mais il faut savoir regarder plus large.

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Sauf qu'apparemment, certaines catégories de personnels sont systématiquement oubliées des revendications quand d'autres sont très choyées par nos représentants.

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Il y a une option, s'investir et se représenter soi-même, c'est ce que j'essaye de faire. Ceci étant, on en revient toujours à la même chose. La vérité c'est que les syndicats sont très faibles, donc le ministère peut passer en force, donc plus personne ne se syndique, donc les syndicats sont faibles, etc.

 

Et, dans le détail, tout le monde ne défend pas la même chose, clairement, mais la différence est plus entre syndicats que dans les syndicats.

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Tiens, un article intéressant dans "Acteurs Publics" : https://www.acteurspublics.com/2017/12/06/la-rue-de-grenelle-a-du-mal-a-compter-ses-enseignants-absents

 

Citation

La Rue de Grenelle a du mal à compter ses enseignants absents

6 déc. 2017, PAR Soazig Le Nevé

CHAMUSSY/SIPA

Alors que 3,5 milliards d’euros et 50 000 emplois sont consacrés au remplacement des enseignants absents, un rapport sénatorial épingle la mauvaise gestion du ministère de l’Éducation nationale. Et propose sans ciller d’intégrer le remplacement des collègues absents pour une courte durée dans les obligations de service des profs.

 

Le fameux “pic hivernal”. Nous y sommes précisément et, pour l’éducation nationale, cela revient à déclarer ouverte la saison des remplacements d’enseignants absents. Bon an, mal an, et “malgré l’importance des moyens consacrés au remplacement, une demi-journée d’absence sur cinq n’est pas remplacée”, constate le sénateur LR Jean-Claude Carle, dans un rapport publié le 29 novembre, dans le cadre du budget 2018 de la mission enseignement scolaire.

Le non-remplacement des professeurs “est bien plus visible et lourd de conséquences” dans les écoles primaires que dans les collèges et lycées, l’absence d’un enseignant entraînant la perte d’une demi-journée ou d’une journée entière de classe, rappelle le sénateur.

De 50 à 140 enseignants non remplacés chaque jour

Dans un rapport publié en décembre 2016, l’inspection générale de l’Administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) observait ainsi qu’en 2016, “le département du Loiret a enregistré 100 classes non remplacées au cours de la même demi-journée en janvier” ou encore qu’à Paris, “chaque jour en janvier 2016, entre 50 et 140 enseignants n’ont pas été remplacés”.

Les écarts entre académies (et en leur sein, entre les départements) sont sensibles, le taux de remplacement dans le premier degré atteignant plus de 90 % en 2016-2017 à Poitiers, Reims, Clermont-Ferrand, quand il plafonne seulement à 72 % à Versailles, 74 % à Créteil, 77 % à Nice et 78 % à Strasbourg. “Outre-mer, les taux de remplacement sont particulièrement faibles : 69 % à La Réunion, 55 % en Martinique et 5,5 % en Guyane”, relève Jean-Claude Carle.

Défaillance systémique

Quant au remplacement des professeurs du second degré… Impossible d’y voir clair. “Le remplacement des absences de courte durée dans le second degré constitue une “défaillance systémique”, tant est faible la proportion des heures remplacées”, juge le sénateur, qui partage le constat de la Cour des comptes dans son récent rapport “Gérer les enseignants autrement : une réforme qui reste à faire” [lire notre article].

Tandis que le ministère de l’Éducation nationale évalue à un tiers le taux de remplacement des absences de courte durée en collèges et lycées, la Cour des comptes, à partir d’une enquête réalisée en 2015-2016 auprès d’un échantillon d’établissements, parvient, elle, à une estimation beaucoup plus faible : entre 5 et 20 %.

Formation continue… pendant les vacances

“Une étude menée en septembre 2016 par l’académie de Nantes corrobore cette dernière estimation : le taux de remplacement s’y élève à 17 % ; il ne dépasse pas 25 % s’agissant des absences pour cause de formation, par définition plus prévisibles que les autres”, argumente Jean-Claude Carle. “L’IGAENR remarque à raison que « si l’institution n’arrive pas à couvrir des [remplacements de courte durée] qu’elle provoque, cela est très problématique »”, ironise-t-il.

Quelles solutions ? Le sénateur en échafaude plusieurs, ultrasensibles, qui ne manqueront pas de hérisser le poil d’une bonne partie des enseignants. D’abord, Jean-Claude Carle préconise de “réduire les absences dues à l’institution, notamment par l’organisation des stages de formation continue et autres tâches institutionnelles en dehors du temps d’enseignement et pendant les vacances scolaires”.

Annualiser le temps de service

Ensuite, à l’instar de la Cour des comptes, il recommande de “faire concorder les obligations de service avec la réalité du métier d’enseignant et des besoins du système éducatif en intégrant le remplacement et la formation continue dans les missions statutaires des enseignants”. Missions qu’il suggère, en passant, d’annualiser. Pour être complet dans ce que d’aucuns verront comme de la provocation, le sénateur réclame “le développement de la bivalence dans le second degré”, ce qui faciliterait grandement, non seulement le remplacement d’un collègue malade, mais aussi le dialogue interdisciplinaire. Explosif !

En conclusion, Jean-Claude Carle rappelle que le remplacement est un enjeu budgétaire : 3,5 milliards d’euros, soit 5 % des crédits de la mission enseignement scolaire lui sont consacrés et l’équivalent de 50 000 emplois. Un constat s’impose : “L’incapacité du ministère à assurer de manière satisfaisante le remplacement ne résulte pas d’un manque de moyens mais d’un problème d’organisation du service, dans un système corseté et intenable.”

 

Les enseignants sont moins absents que les autres fonctionnaires
“Il ressort des statistiques publiées dans le rapport annuel sur l’état de la fonction publique que les enseignants sont moins absents que les fonctionnaires des autres administrations”, souligne le sénateur de Haute-Savoie Jean-Claude Carle. Les derniers chiffres disponibles, qui datent de 2012, mettent en évidence un nombre moyen de jours d’absence par agent et par an s’élevant à 11,4, contre 13,5 dans les autres ministères. Mais “ces chiffres ne recouvrent cependant pas entièrement la réalité des absences, étant calculés en fonction de l’année civile”, nuance-t-il. En effet, en comparaison aux fonctionnaires des autres administrations, “les enseignants ont un nombre annuel de jours de travail plus réduit et effectuent leurs services pour une large part sur moins de cinq jours par semaine”.
La proportion d’enseignants ayant fait l’objet d’un arrêt maladie est en revanche élevée : en 2012, 26,5 % des agents du ministère ont pris un congé de maladie ordinaire de moins de quatre jours (contre 13,3 % dans le reste de la fonction publique d’État) et 24 %, un congé de maladie ordinaire plus long (25,3 % dans les autres ministères). Au total, durant l’année scolaire 2012-2013, 43,4 % des enseignants ont pris au moins un congé de maladie ordinaire, pour une durée moyenne de 16,2 jours. “Cette proportion relativement importante s’explique en partie par le poids des congés de maternité, lié à la féminisation du métier d’enseignant”, explique Jean-Claude Carle.

 

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  • 2 weeks later...
Le 30/11/2017 à 07:20, nonau a dit :

On voit depuis une dizaine d'années où veulent nous amener ces politiques libérales. + de contractuels, - de fonctionnaires, détruire le statut (nos ORS, nos droits comme la médecine du travail etc...) et nous territorialiser. Cela se fait avec plus ou moins d'entrain mais c'est un processus général.

Dans les Bouches du Rhône ils sont des précurseurs pour beaucoup choses! Récemment dans les nouveaux "partenariats publics privés" pour reconstruire les écoles (comme les stades ou les hôpitaux) et au final une facture triplée! Et maintenant les contractuels en masse...Certains remplacements risquent bien d'être chauds...

Oui, et je trouve nos collègues bien naïfs ... qui pensent que ..."ils ne vont pas laisser faire ça !!!..." Ben si. C'est même l'objectif.

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Le 06/12/2017 à 20:33, Goëllette a dit :

très intéressant ...

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  • isabelle222 changed the title to -

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