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nonau

Parcoursup: Il autorise les universités à définir des « attendus » qui serviront de critères pour examiner les dossiers des bacheliers (Options, séjours à l'étranger et engagement associatif...)...

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Tisa

Je viens de lire ce post que j ai trouvé très intéressant.

Mon ado 2 vient de se inscrire sur Parcoursup. Ce qui a été laborieux pour lui (et qui n est pas propre à ce système d ailleurs ), c est de définir des voeux. C est difficile à 17 ans de faire des choix pour un avenir professionnel. Je trouve que nos lycéens sont peu aidés dans ce domaine.  En tant que parent, c est aussi difficile pour moi de jongler entre suivi de mon enfant, sans décider à sa place, en le motivant et en le secouant un peu sans trop lui mettre la pression...

Bon, ce n était pas le sujet de ce post mais ...

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jeanounette
Il y a 4 heures, Tisa a dit :

Je viens de lire ce post que j ai trouvé très intéressant.

Mon ado 2 vient de se inscrire sur Parcoursup. Ce qui a été laborieux pour lui (et qui n est pas propre à ce système d ailleurs ), c est de définir des voeux. C est difficile à 17 ans de faire des choix pour un avenir professionnel. Je trouve que nos lycéens sont peu aidés dans ce domaine.  En tant que parent, c est aussi difficile pour moi de jongler entre suivi de mon enfant, sans décider à sa place, en le motivant et en le secouant un peu sans trop lui mettre la pression...

Bon, ce n était pas le sujet de ce post mais ...

Si si c'est bien le sujet !

Ce que tu évoques comme difficultés d'autres vont en faire leur beurre. Les coaching privés pour s'assurer une inscription fleurissent. France info, radio du service public, a même fait leur pub hier matin dans un de ses reportages, reportage qui évoquait justement ces difficultés. Ils ont interviewé une femme de chez Acadomia qui présentait leurs "services" payants comme pouvant sortir les futurs étudiants des ornières de cette inscription ... un vrai scandale !

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nonau

Après tout, je pourrais dire, "moi je m'en fiche pas mal si tout cela va au plus grand nombre"! Le système éducatif je le connais par coeur! Je connais les filières, les écoles et même les prépas qui préparent le mieux aux études post bac. C'est ce que je dis aux gens qui sont émerveillés par ce nouveau "parcours". L'individualisme et la crédulité rend aveugle...Ce système bénéficiera avant tout à ceux qui connaissent les rouages tant sur la forme que sur le fond.

Et puis je reste perplexe sur la faisabilité de la chose. Qui va pouvoir lire ces milliers de dossiers, de CV..?

Vous croyez que les grandes écoles recrutent sur "de vagues compétences et des attendus"?? Non elles recrutent sur des savoirs disciplinaires au travers de concours!

Le fossé se creuse...

 

 

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Byza31
Il y a 6 heures, Tisa a dit :

Je viens de lire ce post que j ai trouvé très intéressant.

Mon ado 2 vient de se inscrire sur Parcoursup. Ce qui a été laborieux pour lui (et qui n est pas propre à ce système d ailleurs ), c est de définir des voeux. C est difficile à 17 ans de faire des choix pour un avenir professionnel. Je trouve que nos lycéens sont peu aidés dans ce domaine.  En tant que parent, c est aussi difficile pour moi de jongler entre suivi de mon enfant, sans décider à sa place, en le motivant et en le secouant un peu sans trop lui mettre la pression...

Bon, ce n était pas le sujet de ce post mais ...

Qu'est-ce que Parcoursup change par rapport à cela ? (C'est une vraie question). Par rapport à ce que j'ai connu moi, à 17 ans aussi j'ai dû faire un choix de filière, ce n'est pas propre à Parcoursup, non ?:idontno:

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jeanounette

Le cas de l’université Jean-Jaurès est symptomatique de ce qu’il se passe en France aujourd’hui dans les établissements supérieurs, s’indigne Dominique Ramondou. Nous craignons une sélection accrue à l’entrée de l’université qui ne s’arrêtera pas là. Comme nous le verrons sans doute après la fusion de nos établissements, ceux orientés vers les filières 'd’excellence', c’est-à-dire celles au plus fort taux d’employabilité, seront privilégiés par rapport aux autres”. C’est sur ce point que syndicats du personnels et syndicats étudiants font le lien entre le projet de fusion de l’université et la nouvelle loi “orientation et réussite des étudiants” : ils dénoncent, dans le cas de l’université Jean-Jaurès, la volonté de gérer l’université “comme une entreprise”, quitte à laisser des étudiants sur le carreau. “Je doute qu’après la fusion, l’université s’intéresse autant à un futur ingénieur qu’à un doctorant sur un obscur sujet littéraire. Que va-t-on répondre à cet étudiant ? ‘Tu n’as pas ta place ici parce que tu n’es pas assez employable ?’,” ajoute Dominique Ramondou.

https://www.marianne.net/societe/blocage-de-l-universite-jean-jaures-toulouse-ils-voudront-rentabiliser-l-extreme-les

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Adan
Le 05/03/2018 à 10:09, borneo a dit :

Je ne pense pas que le bac soit un bon indicateur. D'abord tous les bacs permettent d'entrer à l'université, alors que certains n'y préparent pas du tout. Et même dans les filières traditionnelles (S ES et L), un bac obtenu ric-rac avec 10 de moyenne, c'est trop juste pour réussir en fac. Et justement, ce sont ces élèves-là qui vont vouloir y aller, puisque c'est la seule voie ouverte sans dossier.

Il faut savoir qu'un élève "limite" n'a aucune chance d'être accepté en BTS ou en DUT. Il faut un dossier plutôt bon (élèves dans le créneau de la mention AB) pour être retenu. Donc il se retrouve en fac.

Il vaut mieux en rire. J ai eu mon bas au repêchage et excellee à la fac. Pourquoi vouloir couper les envies les rêves des jeunes ! C est bien français pauvre jeunesse que l on va encore plus sacrifier ...

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Adan

L université pour vocation de former de ses chercheurs. Avec cette réforme, on va juste privatiser le supérieur et décrédibiliser les formations. Bon si certains applaudissent tant mieux et je les invite à revenir sur à fac et voir ces jeunes 

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jeanounette
il y a 56 minutes, Adan a dit :

Il vaut mieux en rire. J ai eu mon bas au repêchage et excellee à la fac. Pourquoi vouloir couper les envies les rêves des jeunes ! C est bien français pauvre jeunesse que l on va encore plus sacrifier ...

Nan mais tu crois qu'on est là pour leur payer du rêve ?!!! (humour ) :happy: 

Si t'es moyen à 14 ou 15 ans tant pis pour toi, t'as râté ta chance épicétou ! 

Ce qu'ils visent c'est l'employabilité future des jeunes, adaptée aux besoins du patronat du coin: voir ce qui se passe dans la filière pro . Ils ne veulent pas des jeunes qui pensent trop ou évoluent dans leur façon de penser, en cela ils sont aussi aidés par les lavages de cerveau de la télé (ou autres médias) de bas étage.

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Tisa
Le 14/03/2018 à 15:09, Byza31 a dit :

Qu'est-ce que Parcoursup change par rapport à cela ? (C'est une vraie question). Par rapport à ce que j'ai connu moi, à 17 ans aussi j'ai dû faire un choix de filière, ce n'est pas propre à Parcoursup, non ?:idontno:

C est bien ce que j ai dit. Pas facile de savoir à 17 ans ce qu on veut faire (enfin, il ne faut pas généraliser,  il y en a qui ont des idées bien précises mais pas mon zozo)

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nonau

De toute façon ils nous prennent pour des benêts, ces "soit disant réformes" (comme toutes les autres) sont faites avant tout pour faire des économies! Le reste n'est que littérature.

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Adan
à l’instant, nonau a dit :

De toute façon ils nous prennent pour des benêts, ces "soit disant réformes" (comme toutes les autres) sont faites avant tout pour faire des économies! Le reste n'est que littérature.

et même privatiser le supérieur ....

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Adan
à l’instant, jeanounette a dit :

Nan mais tu crois qu'on est là pour leur payer du rêve ?!!! (humour ) :happy: 

Si t'es moyen à 14 ou 15 ans tant pis pour toi, t'as râté ta chance épicétou ! 

Ce qu'ils visent c'est l'employabilité future des jeunes, adaptée aux besoins du patronat du coin: voir ce qui se passe dans la filière pro . Ils ne veulent pas des jeunes qui pensent trop ou évoluent dans leur façon de penser, en cela ils sont aussi aidés par les lavages de cerveau de la télé (ou autres médias) de bas étage.

j 'ai eu peur XD

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jeanounette
Citation

 

Si nous soutenons les étudiants, c'est enfin parce que nous assistons, impuissants, à une inexorable dégradation de l'enseignement supérieur depuis une vingtaine d'années. Les dix dernières années ont été marquées par la réduction drastique des budgets et le gel des créations de postes à l'université. N'oublions pas que la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) de 2007 a donné lieu en 2009 à une grève de plusieurs semaines dans l'enseignement supérieur, la plus longue jamais enregistrée. Depuis, la situation n'a cessé d'empirer.  

Le service public de l'enseignement supérieur se dégrade autant, sinon plus, que celui du transport ferroviaire ou des hôpitaux.Des professeurs d'universitéà franceinfo

Il serait vain, nous dit-on, d'accueillir davantage d'étudiants à l'université dès lors qu'ils n'ont pas le niveau. Ce serait un gaspillage des deniers publics ! Mais la finalité de l'Education nationale n'est-elle pas d'éduquer et de former ? Ce qui fait la noblesse de notre métier n'est-il pas d'élever le niveau de ceux qui ne l'ont pas, c'est-à-dire pas encore ? Quel serait notre rôle s'il s'agissait seulement de dispenser des cours à ceux qui n'ont aucun problème et qui ont la chance d'avoir le niveau et d'être doués pour les études supérieures ? 

Qui prétendrait avoir trouvé son chemin à 16 ans ou 18 ans comme l'imposent Parcoursup et la loi ORE ?Des professeurs d'universitéà franceinfo

L'université est un formidable révélateur de talents, un lieu où s'expérimente l'autonomie, où se développe l'esprit critique. Bon nombre d'étudiants qui ont fait des études brillantes à l'université n'étaient pas des élèves remarquables dans le secondaire et n'ont pas eu une bonne mention au baccalauréat. Auraient-ils été retenus si la sélection s'était appliquée alors ? Pourquoi devrions-nous abandonner ce vivier et renoncer, par une sélection absurde, à donner leur chance à tous ceux qui ont le degré minimum, à savoir le baccalauréat ? La France est-elle riche à ce point de talents avérés pour que les enseignants renoncent à leur vocation première : former, éduquer et faire progresser vers les meilleurs niveaux ?

 

http://sauvons-lecole.over-blog.com/2018/04/tribune.une-selection-absurde-plus-de-400-enseignants-chercheurs-denoncent-la-reforme-de-l-acces-a-l-universite.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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jeanounette
Il y a 13 heures, fleur7 a dit :

Le chiffre de 60%  renvoie à une conception qui assimile tout retard, toute réorientation et toute sortie du système universitaire à un échec.

Un étudiant peut très bien arrêter ses études universitaires pour d'autres raisons : pour raison financière, parce qu'il a réussi un concours, parce qu'il intègre une filière privée,etc etc ...

Les abandons à l'issue de la première année sont aussi importants à la fac qu'en classes prépa ou en écoles de commerce filières déjà sélectives ...

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nonau
Il y a 21 heures, fleur7 a dit :

Oui alors pourquoi avoir volontairement tuer le bac en le décrédibilisant, lui qui permettait avant les années 90 de faire une sélection républicaine donc objective? Nous sommes dans la doxa des compétences subjectives...

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prof désécol
Posté(e) (modifié)

Après Tolbiac, Nanterre, Montpellier, Sciences Po Paris est bloquée à son tour :

http://etudiant.lefigaro.fr/article/sciences-po-paris-a-son-tour-bloquee-par-les-etudiants_2e9e6910-42d8-11e8-a18c-14c960e64307/

Citation

Sciences Po Paris bloquée par des étudiants contre «la dictature macronienne»

Le blocage de Sciences Po Paris a été voté mardi soir lors d’une assemblée générale qui a rassemblé 250 personnes. Les manifestants contestent la réforme d’accès à l’université et la politique «néolibérale et raciste» du gouvernement.

«Nous occupons Sciences Po parce que Macron en est sorti, et que nous ne voulons pas finir comme lui». Ainsi s’achève le communiqué de presse rédigé par les étudiants de Sciences Po qui bloquent, depuis hier soir, le bâtiment emblématique du 27 de la rue Saint Guillaume. Réunis en assemblée générale la veille à 21h, une centaine d’étudiants, 250 selon eux, ont voté «à une très large majorité» le blocage reconductible de l’immeuble. Une fois l’AG achevée, 70 personnes sont restées dormir à l’intérieur. Ils manifestent notamment, mais pas uniquement, contre la loi ORE qui réforme l’accès à l’université. [...]

XVM29b88f42-42e8-11e8-a18d-c12fdf4e8e03-

 

Citation

«S’ils ne voulaient pas intégrer l’élite, il ne fallait pas passer le concours d’entrée» s’amuse une chercheuse de l’établissement. «Personne ne les oblige à passer l’ENA!» Bien au fait de la situation universitaire, ayant longtemps travaillé à l’université de Nanterre, elle suggère en riant que les bloqueurs «privilégiés» de Sciences Po aillent faire un tour dans les universités pour voir la différence, notamment «en termes de moyens et de conditions de travail». [...]

La mobilisation des étudiants de Sciences Po peut surprendre. L’école recrute en effet ses candidats sur concours et non sur Parcoursup. [...]

 

Modifié par prof désécol

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jeanounette
Il y a 1 heure, prof désécol a dit :

Après Tolbiac, Nanterre, Montpellier, Sciences Po Paris est bloquée à son tour :

http://etudiant.lefigaro.fr/article/sciences-po-paris-a-son-tour-bloquee-par-les-etudiants_2e9e6910-42d8-11e8-a18c-14c960e64307/

«S’ils ne voulaient pas intégrer l’élite, il ne fallait pas passer le concours d’entrée» s’amuse une chercheuse de l’établissement. «Personne ne les oblige à passer l’ENA!» Bien au fait de la situation universitaire, ayant longtemps travaillé à l’université de Nanterre, elle suggère en riant que les bloqueurs «privilégiés» de Sciences Po aillent faire un tour dans les universités pour voir la différence, notamment «en termes de moyens et de conditions de travail». [...]

 

En effet les filières sélectives existent déjà, ce qui n'empêche ^visiblement pas leurs étudiants d'être pour que l'université reste accessible à tous. Je dirais même que leur solidarité est salutaire. Etre à Sciences po ne signifie pas toujours vouloir devenir un Macron en puissance (au sens de porter ses idées) .

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prof désécol

https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/20/tolbiac-evacuee-une-occupante-raconte-une-operation-tres-violente_a_23416049/

Citation

Tolbiac évacuée: une occupante raconte une opération "très violente"

POLITIQUE - Le blocage du site universitaire parisien de Tolbiac, lieu emblématique de la mobilisation contre la réforme de l'accès à la fac, a été levé ce vendredi 20 avril à l'issue d'une vaste opération de police lancée au petit matin. Au moins une centaine de CRS ont pénétré à 5h sur le site Pierre Mendès-France, une tour de 22 étages occupée depuis le 26 mars, essuyant notamment des jets de bouteilles de verre et autres projectiles dans une ambiance très tendue.

Selon la préfecture de police de Paris (PP), une centaine de personnes ont été évacuées dans le calme. Seul un individu a été interpellé, pour outrage et rébellion.

Ce n'est pourtant pas le souvenir qu'en gardera cette étudiante de prépa qui faisait partie de la centaines de squatteurs occupant le site dans la nuit de jeudi à vendredi. A l'entendre, l'opération a été "très violente", les CRS n'hésitant pas à "user de la matraque" pour contraindre les occupants à évacuer.

"On a été frappés plusieurs fois sans sommation, matraqués plusieurs fois sans sommation. On a été 'nassés' sur le balcon d'un amphithéâtre. Le balcon était à deux mètres de haut. Et on a été matraqués pour nous forcer à descendre. [.Mais] sauter d'un balcon de 2 mètres de haut c'était pas possible. Il y a eu cinq bonnes minutes où on a été menacés, certains matraqués, jusqu'à ce que les CRS se rendent compte que ce n'était pas possible", déplore l'étudiante qui a réclamé l'anonymat tout en qualifiant de "pacifiques" les occupants délogés. [...]

 

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prof désécol

http://www.europe1.fr/societe/tolbiac-pas-de-reprise-des-cours-avant-septembre-selon-son-directeur-3631742

Citation

Tolbiac : pas de reprise des cours avant septembre, selon son directeur

[...] "Il y aura deux réouvertures distinctes : pour le personnel courant mai. En revanche, il va falloir attendre probablement la rentrée de septembre pour pouvoir accueillir les étudiants dans de bonnes conditions", a déclaré Florian Michel. [...]

Le directeur de Tolbiac a néanmoins confirmé que les partiels prévus du 2 au 19 mai auraient bien lieu et qu'une semaine supplémentaire avait été ajoutée (jusqu'au 26 mai). Ces examens n'auront pas lieu à Tolbiac, a-t-il précisé, "mais dans d'autres centres universitaires de Paris et du Grand Paris" et que les étudiants allaient en être informés "dans les jours qui viennent". [...]

"Plusieurs centaines de milliers d'euros de dégâts". Tags dans les amphis, matériel informatique détruit, détritus... : après l'évacuation au petit matin des occupants du bâtiment universitaire - une tour de 22 étages - l'état des lieux était douloureux vendredi. Les "dégradations" représentent "plusieurs centaines de milliers d'euros", a dit Georges Haddad. "On va chiffrer les dégâts et faire en sorte que la tour soit opérationnelle le plus rapidement possible", a promis Frédérique Vidal.

 

Citation

Photo-poubelle-tableau_reference.jpg

 

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jeanounette

http://janinebd.fr/parcoursup/

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ColdTurkey

«S’ils ne voulaient pas intégrer l’élite, il ne fallait pas passer le concours d’entrée» s’amuse une chercheuse de l’établissement. «Personne ne les oblige à passer l’ENA!» Bien au fait de la situation universitaire, ayant longtemps travaillé à l’université de Nanterre, elle suggère en riant que les bloqueurs «privilégiés» de Sciences Po aillent faire un tour dans les universités pour voir la différence, notamment «en termes de moyens et de conditions de travail». [...]

Il me semble qu'une bonne partie de ce qui se passe tient dans cet extrait.
Il a été décidé en haut lieu de laisser faire à certains endroits, puis de réprimer et de décrédibiliser l'action.
Le tout est parfaitement orchestré.

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Argon
Le 01/05/2018 à 23:23, ColdTurkey a dit :

Il a été décidé en haut lieu de laisser faire à certains endroits, puis de réprimer et de décrédibiliser l'action.
Le tout est parfaitement orchestré.

Mouais. Je vois mal comment on peut « décrédibiliser » un mouvement qui n’a jamais été crédible. Il n’y a aucune revendication claire, si ce n’est un refus de toute forme de sélection dont tout le monde sait bien qu’il est absurde. Même les contempteurs de ParcoursSup admettent à demi-mot que, avec tous ses défauts, il vaut encore mieux que ce qui le précédait, tirage au sort compris.

Sur le fond, comme Nonau et quelques autres l’ont déjà suggéré, le problème est que le bac ne constitue plus un instrument de sélection crédible des jeunes prêts à devenir étudiants dans le supérieur, et qu’aucun bricolage ne permettra de suppléer à l’absence de sélectivité du secondaire. La solution retenue, depuis une dizaine d’années, consiste à secondariser le premier cycle universitaire , au risque de faire perdre deux ou trois ans à ceux qui y avaient vraiment leur place, et de leur faire perdre toute chance de concurrencer ceux qui partaient déjà avec une longueur d’avance et qui, eux, ont accès à des filières où l’on ne perd pas son temps.

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jeanounette

Il n'y a pas qu'un problème de niveau des bacheliers et s'il y en a un il faut alors le régler avant (en cessant par exemple de faire baisser les heures d'enseignement de français, en baissant le nombre d'élèves par classe, en diminuant les heures de cerveau disponible pour les programmes débiles aussi, etc ...). Il y a un problème de nombre de places dans les facs. Alors que la population augmente, les facs n'ont pas plus assez de places car les postes ne sont pas créés, les établissements vieillissent et ne sont pas rénovés ou agrandis. Pour rappel, il y a eu un pic de naissances en 2000 ...

Les filières sélectives existent déjà. L'absence de sélection à la fac en France permettait jusqu'à présent à tous les bacheliers de rentrer dans le supérieur dans la filière de leur choix, pour certains c'est un temps qu'ils se donnent avant de choisir définitivement leur orientation future parce qu'à 17 ou 18 ans bcp ne savent pas encore ce qu'ils veulent faire, ils sont quand même mieux à la fac qu'au chômage. Ils ont aussi le droit, comme nous l'avons eu de chercher leurs voies et parfois cela passe par des "échecs". La France a les moyens d'offrir cela à ses futurs citoyens.

Avec le système des attendus, l'inscription en fac de langues peut par exemple dépendre du nombre de voyages à l'étranger que le gamin a fait ou pas ! Les lettres de motivations, on sait très bien que selon le milieu dont est issu le gamin ils seront ou pas aidés pour les rédiger, voire même les parents paieront des coachs pour les faire rédiger !

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borneo

Le vrai problème, c'est que la fac reçoit ceux qui ont été refusés partout ailleurs (prépas, BTS, DUT ...) et que, forcément, le niveau est très faible.

J'ai fait la fac dans les années 70. Il y avait déjà à l'époque une bonne moitié d'étudiants qui n'avaient pas le niveau pour pouvoir suivre.

 

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jeanounette
il y a une heure, borneo a dit :

Le vrai problème, c'est que la fac reçoit ceux qui ont été refusés partout ailleurs (prépas, BTS, DUT ...) et que, forcément, le niveau est très faible.

J'ai fait la fac dans les années 70. Il y avait déjà à l'époque une bonne moitié d'étudiants qui n'avaient pas le niveau pour pouvoir suivre.

 

Ce n'est pas forcément vrai et quand bien même ça le serait, ces jeunes ne sont-ils pas mieux à l'université qu'au chômage ? On fait quooi de ceux qui ne sont pas pris en filières sélectives ? On les élimine ? Bon, les plus aisés eux, iront en école privée !

Il vaut mieux des jeunes sur les bancs de la fac, dans une filière qu'ils ont choisie (car si on les envoie dans une filière non choisie juste parce qu'il y reste des places, cela fabrique des frustrations et des colères qui tôt ou tard nous reviendront dans la face ...) plutôt que des jeunes à la rue !

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Argon
Il y a 7 heures, jeanounette a dit :

Il n'y a pas qu'un problème de niveau des bacheliers et s'il y en a un il faut alors le régler avant

 Nous sommes d'accord. Yapluka.

 

Il y a 7 heures, jeanounette a dit :

Il y a un problème de nombre de places dans les facs. Alors que la population augmente, les facs n'ont pas plus assez de places car les postes ne sont pas créés, les établissements vieillissent et ne sont pas rénovés ou agrandis. Pour rappel, il y a eu un pic de naissances en 2000 ...

  Mouais. Numériquement, les paramètres démographiques semblent pratiquement négligeables devant l'augmentation des taux de succès au bac. Cela dit, il est évident que les universités auraient bien besoin de nouveaux locaux, etc.

  Un autre problème est le statut des enseignants du supérieur. A l'époque où les premiers cycles universitaires étaient, 1/déjà de bon niveau ; 2/ limités aux "grandes" disciplines traditionnelles, la spécialisation venant ensuite ; et 3/ accueillaient une proportion significative de futurs docteurs, il était évident pour tout le monde que les enseignants devaient être aussi des chercheurs, d'où le statut d'enseignants-chercheurs des maîtres de conf et des profs, avec en principe un mi-temps d'enseignement et un mi-temps de recherche dans des labos sérieux. Aujourd'hui, d'une part, dans les mêmes matières, ça n'a plus grand sens de mobiliser des chercheurs de haut niveau pour rappeler la règle de trois ; et d'autre part, on a multiplié les licences avec des spécialités ultra-pointues, mais non adossées à des laboratoires.  On pourrait pratiquement doubler le nombre d'heures disponibles en premier cycle en y remplaçant les enseignants-chercheurs par des PRAGs, qui ne font pas de recherche (c'est d'ailleurs ce qui se fait dans la plupart des ESPE, pourtant en principe en second cycle, mais avec une part significative du M1 consacrée à une remise à niveau collège..)

Il y a 7 heures, jeanounette a dit :

Les filières sélectives existent déjà. L'absence de sélection à la fac en France permettait jusqu'à présent à tous les bacheliers de rentrer dans le supérieur dans la filière de leur choix, pour certains c'est un temps qu'ils se donnent avant de choisir définitivement leur orientation future parce qu'à 17 ou 18 ans bcp ne savent pas encore ce qu'ils veulent faire, ils sont quand même mieux à la fac qu'au chômage. Ils ont aussi le droit, comme nous l'avons eu de chercher leurs voies et parfois cela passe par des "échecs". La France a les moyens d'offrir cela à ses futurs citoyens.

 Nous sommes (presque) d'accord sur le fait que la France a les moyens d'offrir deux ou trois ans d'études supérieures à tous les jeunes qui veulent s'y appliquer un minimum.  Ce qui n'est pas évident pour moi, c'est que cela doive se faire juste après le bac.

J'aimais assez l'ancien système allemand, où seuls les meilleurs bacheliers (ou équivalent) allaient directement dans l'enseignement supérieur. Les autres, ceux qui n'avaient pas encore fait preuve d'une maturité suffisante pour profiter à plein du lycée, étaient encouragés à prendre au moins un an pour aller voir le monde, que ce soit à l'étranger (e.g. pour se perfectionner dans la langue comme "au pair"), ou à l'usine (ou plus généralement le monde du travail, mais en bas de l'échelle). Un an plus tard, la plupart avaient une idée beaucoup plus claire des enjeux, de ce qu'ils voulaient (et surtout ne voulaient pas !) devenir, et pouvaient venir en fac avec une nouvelle vision de leurs propres priorités et une nouvelle motivation. En France, le servicenational a longtemps joué un rôle similaire : après un an avec des adjudants Kronenbourg sur le dos, on savait ce qu'était un petit chef, et on pouvait sauter sur une vraie chance de ne pas avoir à les subir toute sa vie...

Mais il me semble que la maturité a au moins autant reculé que le niveau  (la maturité sociale, y compris au regard des études et de la connaissance, j'entends ; il y a des domaines où les jeunes d'aujourd'hui sont plus mûrs que ceux d'il y a 40 ans), et qu'offrir directement aux bacheliers d'aujourd'hui 3 années de licence pour "choisir définitivement leur orientation future", c'est juste reculer pour mieux sauter : les mêmes qui glandaient au lycée glanderont en licence, et se retrouveront dans trois ans avec le même problème, à ceci près qu'il se croiront sincèrement très cultivés parce qu'ils auront un gros diplôme, et ne comprendront pas pourquoi il fera sourire tristement les employeurs potentiels et ne leur ouvrira aucune porte professionnelle.  (heureusement, il se trouvera sans doute des âmes généreuses pour considérer que la France a aussi les moyens de leur offrir un second cycle universitaire bidon, et cetera ad libitum)

 

Il y a 6 heures, jeanounette a dit :

ces jeunes ne sont-ils pas mieux à l'université qu'au chômage

Il vaut mieux des jeunes sur les bancs de la fac (...)  plutôt que des jeunes à la rue !

Mouais. Si un jeune de 18 ans, éclatant de vigueur et de santé, considère que les seules alternatives à la fac  sont la rue et le chômage, c'est à son éducation qu'il faut remédier, pas à son instruction !

Certes, ses chances de trouver une sinécure grassement payée à deux pas de chez papa-maman sont probablement infinitésimales. Mais il n'est pas interdit de se retrousser les manches et d'aller s'embaucher là où il y a du boulot, même pas drôle, même manuel, même mal payé. Tous les paysans que je connais râlent parce qu'ils ne trouvent plus d'ouvriers agricoles, et ce sont loin d'être les seuls.

Mais ce n'est ni ma propre expérience, certe ancienne, ni ce que je constate chez la plupart des (vrais) étudiants motivés, qui ont (trop) souvent un petit job pas facile en plus de leurs études.

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Argon

A comparer à celle-ci :

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L'évolution de ta courbe rouge reproduit assez bien, me semble-t-il, cette courbe des taux de réussite au bac — et non de la démographie — sur 2005-2015. Sauf qu'elle triche doublement : 1/ elle commence en 2005, pour donner l'impression d'un emballement récent, alors que l'Université a déjà encaissé la véritable explosion, celle des années 1990 ; et 2/ elle tronque l'axe des ordonnées, pour donner l'impression d'un quasi-doublement attendu des effectifs et d'une réduction drastique des budgets (en vert), alors qu'on parle de variations de l'ordre de 10%, significatives mais tout à fait gérables.

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