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lecavalier
Citation

Si l’on s’intéresse strictement au territoire français et que l’on compare l’empreinte écologique de la France à sa propre biocapacité – c’est-à-dire les zones terrestres et marines du pays lui permettant d’absorber sa consommation à domicile – la France et les Français demanderaient à l’heure actuelle 1,8 fois plus à la nature que ce que les écosystèmes du territoire français sont en mesure de lui fournir. Depuis le 5 mai 2018, nous vivons à crédit.

Citation

En 4 mois, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres et consommé plus d’eau que ce que la nature de notre territoire peut nous procurer au cours d'une année.

https://www.wwf.fr/jourdudepassement

La France fait partie des 10 premiers pays à vivre à crédit aux dépens de la nature.

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lecavalier

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prof désécol
il y a 27 minutes, lecavalier a dit :

L'effondrement en cours

Depuis le 5 mai 2018, nous vivons à crédit

:cry:

 

 

 

il y a 37 minutes, lecavalier a dit :

 à crédit aux dépens de la nature.

Ouf ! Ce n'est donc que ça.  La fête peut continuer !!!    :cool:            

 

 

 

 

 

 

 

:closedeyes:

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nonau

Notre modèle économique capitaliste va dans le mur mais tel le Titanic nous continuons joyeusement notre voyage...

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Lady Oscar

:(

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lecavalier
il y a 18 minutes, nonau a dit :

Notre modèle économique capitaliste va dans le mur mais tel le Titanic nous continuons joyeusement notre voyage...

Nous allons dans le mur et les progressistes demandent en rigolant: "Le mur, quelle épaisseur ?" Ils sont persuadés qu'ils passeront à travers.

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lecavalier
il y a 40 minutes, nonau a dit :

Notre modèle économique capitaliste va dans le mur mais tel le Titanic nous continuons joyeusement notre voyage...

D'après Jean-Claude Michea:

Citation

Le capitalisme postdémocratique se heurte aujourd’hui à trois limites majeures. La limite morale, car il détruit progressivement les bases anthropologiques de toute vie commune. La limite écologique, car une croissance infinie est évidemment impossible dans un monde fini. Et la limite systémique, parce que son entrée dans le règne du “capital fictif” – comme Ernst Lohoff et Norbert Trenkle l’ont établi de façon magistrale dans La Grande Dévalorisation – le rapproche à grands pas de son stade terminal.

Règne moderne du capital fictif qui s’explique lui-même par le fait que la reproduction élargie du capital repose désormais moins – du fait de l’innovation technologique incessante – sur le travail vivant des hommes que sur une pyramide de dettes qui ne pourront plus jamais être remboursées.

Il rajoute:

Citation

Mais rien ne dit – dans ce champ de ruines que la gauche a laissé derrière elle – que la période de catastrophes qui s’annonce ainsi aura une fin heureuse. Elle peut tout aussi bien conduire à l’avènement d’un monde postcapitaliste qui marierait de façon inédite Brazil et Mad Max. Tel était déjà le sombre avertissement de Rosa Luxemburg, il y a plus d’un siècle.

 

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jeanounette

Si on réfléchit bien ce sont les zadistes qui ont raison ...

Car rappelons que leur combat était contre l'aéroport et son monde et non pas seulement contre l'aéroport . Seules les jeunes générations peuvent espérer mettre un nouveau monde en place, un monde où la consommation, la croissance et les profits ne sont plus les objectifs premiers. C'est aussi ce que défend une bonne partie des étudiants bloqueurs qu'on vire à coups de matraques à l'aide parfois de l'extrême droite. Nous les "vieux" on peut essayer de corriger du mieux qu'on peut nos modes de vie et surtout les soutenir. Malheureusemnt ce n'est pas ce qui se passe !

 

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jeanounette

https://lemediapresse.fr/ecologie-fr/julien-wosnitza-aucune-solution-ne-peut-nous-eviter-un-effondrement/

Citation

 

Nous savons depuis au moins 1970 et le rapport « Halte à la croissance ? : Rapport sur les limites de la croissance » du Club de Rome que notre mode de vie est nocif, pourtant rien n’a été fait depuis. Pourquoi la prise de conscience n’a pas été suivie d’actes concrets ? La croissance est-elle la nouvelle religion de notre société ?

Avec une croissance de 3% par an, notre consommation double tous les 23 ans. Globalement, depuis que je suis né, l’humanité consomme deux fois plus de ressources. Le problème c’est qu’on vit sur une grosse boule au milieu du vide intersidéral, et que cette boule n’est pas extensible.

Dennis Meadows, l’auteur du rapport au club de Rome en 1972, nous a déjà prédit un effondrement aux alentours de 2030, et malheureusement ses calculs, actualisés régulièrement, sont quasiment parfaitement justes jusqu’à aujourd’hu

 

i.

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lecavalier
il y a 38 minutes, jeanounette a dit :

Le thème de l'effondrement est étudié par l'association Adrastia: http://adrastia.org/     

A lire aussi cet article de l'excellent Comptoir:

https://comptoir.org/2016/05/25/association-adrastia-nous-sommes-a-la-veille-dun-basculement-ecologique-planetaire-inedit/

 

 

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nonau

L’Agence française pour la biodiversité victime de la sécheresse budgétaire

https://reporterre.net/L-Agence-francaise-pour-la-biodiversite-victime-de-la-secheresse-budgetaire

Les aides aux agriculteurs bio vont-elles être progressivement supprimées ?

Les aides à l’agriculture biologique vont-elles disparaître ? Les promesses de l’État de continuer à accompagner les agriculteurs qui se lancent dans des productions biologiques, sans recours aux pesticides et engrais chimiques, ont du plomb dans l’aile. Le 20 septembre dernier, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert annonce que l’Etat se désengage des aides au maintien de l’agriculture bio, pour les transférer sur les aides à la conversion [1]. « Plus grave, c’est maintenant l’aide à la conversion qui est menacée par la négociation, opaque, qui se tient actuellement entre l’Etat et les Régions », alerte désormais la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab). L’aide à la conversion pourrait être réduite de cinq à trois ans, voire même ne pas être versée dans certaines régions. Cette subvention permet aux agriculteurs qui décident de transformer leur système en bio de franchir le cap, avant de pouvoir obtenir la labellisation.

Les dotations budgétaires des régions en baisse

https://www.bastamag.net/Les-aides-aux-agriculteurs-bio-vont-elles-etre-progressivement-supprimees-par

 

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lecavalier
il y a 21 minutes, nonau a dit :

L’Agence française pour la biodiversité victime de la sécheresse budgétaire

https://reporterre.net/L-Agence-francaise-pour-la-biodiversite-victime-de-la-secheresse-budgetaire

Les aides aux agriculteurs bio vont-elles être progressivement supprimées ?

Les aides à l’agriculture biologique vont-elles disparaître ? Les promesses de l’État de continuer à accompagner les agriculteurs qui se lancent dans des productions biologiques, sans recours aux pesticides et engrais chimiques, ont du plomb dans l’aile. Le 20 septembre dernier, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert annonce que l’Etat se désengage des aides au maintien de l’agriculture bio, pour les transférer sur les aides à la conversion [1]. « Plus grave, c’est maintenant l’aide à la conversion qui est menacée par la négociation, opaque, qui se tient actuellement entre l’Etat et les Régions », alerte désormais la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab). L’aide à la conversion pourrait être réduite de cinq à trois ans, voire même ne pas être versée dans certaines régions. Cette subvention permet aux agriculteurs qui décident de transformer leur système en bio de franchir le cap, avant de pouvoir obtenir la labellisation.

Les dotations budgétaires des régions en baisse

https://www.bastamag.net/Les-aides-aux-agriculteurs-bio-vont-elles-etre-progressivement-supprimees-par

 

L'état libéral se désengage: le marché est seul maître des choix. Certaines régions comme Occitanie compensent les aides supprimées par l'état.

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lecavalier

L'économiste K Boulding est devenu célèbre avec son affirmation:  « Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »

Et pourtant les hommes politiques attendent tout de la croissance. Le président précédent (comment s'appelait-il de nouveau ? Lalande ou un truc comme ça) ne comptait que sur la croissance pour réduire le chômage. On a vu ....

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nonau

Patrick Artus « Marx avait raison » : l’avertissement d’un économiste libéral

Personne ne s’attendait à ce que l’offensive vienne de ce côté-là de la barricade. Encore moins du cœur même du capital financier. « La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Marx », donne pour titre à sa dernière note pour la banque Natixis l’économiste Patrick Artus. Graphiques à l’appui, celui-ci entend démontrer la réalité décrite par Marx de l’une des contradictions fondamentales du capitalisme et aussi l’un de ses moteurs, connue sous le nom de « baisse tendancielle du taux de profit ». Une des « lois » du capitalisme dont l’existence est la plus contestée par les adversaires du marxisme, sans doute parce qu’elle explique pourquoi le capitalisme porte en lui sa propre crise.

https://www.humanite.fr/patrick-artus-marx-avait-raison-lavertissement-dun-economiste-liberal-649955

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Argon
Le 13/05/2018 à 18:45, lecavalier a dit :

Si l’on s’intéresse strictement au territoire français et que l’on compare l’empreinte écologique de la France à sa propre biocapacité – c’est-à-dire les zones terrestres et marines du pays lui permettant d’absorber sa consommation à domicile – la France et les Français demanderaient à l’heure actuelle 1,8 fois plus à la nature que ce que les écosystèmes du territoire français sont en mesure de lui fournir.

Il devient donc urgent de lancer la terraformation de Mars et de Vénus ?

 

Il y a 15 heures, lecavalier a dit :

L'économiste K Boulding est devenu célèbre avec son affirmation:  « Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.

...  Soit encore un partisan du "développement durable", dans la mesure où c'est, à la base, le sens de cet oxymore !  

(je n'ai jamais compris l'intérêt de traduire l'anglais sustainable, dont le premier sens est "viable", par "durable". Un développement viable, c'est un développement qu'on peut être amené à limiter s'il menace de ne plus être viable ; un développement durable, c'est un développement qui dure, quoi qu'il en coûte !)

 

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noakim

ici, dans les PO, les hirondelles sont en retard et très peu nombreuses...:cry:

Bon, on se rassure avec Hulot et ses 2 ours....

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prof désécol
Il y a 16 heures, noakim a dit :

ici, dans les PO, les hirondelles sont en retard et très peu nombreuses...:cry:

Le printemps ne fait pas l'hirondelle.

 

 

 

:closedeyes:

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jeanounette
Citation

La vérité, c’est que l’Etat s’acharne à détruire des expériences communes, des tentatives d’organisations qui s’inventent encore et toujours, une nature qui se défend et les vies multiples qui l’habitent. Et nous prenons position, en tant que cinéastes.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/05/17/notre-dame-des-landes-nous-cineastes-appelons-a-filmer-et-a-defendre-ce-territoire-qui-bat-et-se-bat_5300629_3232.html#K7rOWGWf5dYxqFVA.99

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nonau

Voici le lien pour regarder le film "Je lutte donc je suis"

http://jeluttedoncjesuis.net/

« De Grèce et d’Espagne, un vent du sud souffle sur l’Europe contre la résignation. Dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, au cœur des luttes et des alternatives en actes, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusent de baisser les bras. Une même devise résume leur courage de résister, leur joie de créer et leur persévérance à toute épreuve : "JE LUTTE DONC JE SUIS" (prononcer "AGONIZOMAI ARA IPARKO" en grec et "LUCHO LUEGO EXISTO" en espagnol). Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie. »

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lecavalier
Le 15/05/2018 à 11:11, Argon a dit :

Il devient donc urgent de lancer la terraformation de Mars et de Vénus ?

... 

L'occidental postmoderne qui, confronté à une question concrète, réagit par un "joke" onirique, délirant, absurde, fuyant ...

La mesure de l'empreinte écologique supérieure à 1 (1,8 fois ce que la terre produit en une année) signifie que nous entamons le capital après avoir consommer les intérêts. Comme un paysan qui mangerait la semence pour l'année suivante après avoir mangé la récolte.

Ça ne peut pas durer.

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lecavalier
Le 15/05/2018 à 11:11, Argon a dit :

 

 

...  Soit encore un partisan du "développement durable", dans la mesure où c'est, à la base, le sens de cet oxymore !  

(je n'ai jamais compris l'intérêt de traduire l'anglais sustainable, dont le premier sens est "viable", par "durable". Un développement viable, c'est un développement qu'on peut être amené à limiter s'il menace de ne plus être viable ; un développement durable, c'est un développement qui dure, quoi qu'il en coûte !)

 

Je ne vois pas comment tu as pu sauter aussi sec de la citation de Boulding à l'affirmation qu'il soutenait le développement durable (qui est évidemment un oxymore et un "élément de langage" politique destiné à faire croire à la possibilité d'une croissance écolo-compatible) .

Boulding dit que la croissance, dans la définition que lui donnent les économistes, est forcément limitée dans un monde limité (la planète Terre). Et c'est dans ce sens que cette citation devenue célèbre est fréquemment reprise et comprise. L'adjectif "exponentielle" peut être remplacé par "arithmétique, géométrique" ou ce que tu veux, ça ne change rien au sens. Et c'est intuitif: la population de poissons de mon aquarium ne peut croître au-delà d'une valeur donnée par le volume d'eau; la croissance de ma plante sera limitée par la taille du pot, j'aurai un bonzaï, pas un séquoia; le contenu ne peut croître au-delà de ce que permet le contenant.

La croissance économique consomme de plus en plus rapidement les ressources minérales et énergétiques (qui ne sont pas renouvelables) et produit davantage de déchets qui encombrent et empoisonnent notre espace vital qui diminue d'autant.

Soutenir la croissance, c'est accélérer en sachant que devant nous, c'est le mur (qu'on ne traversera pas).

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lecavalier

Interview du président du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) de Paris:

Bruno David : «On ne pourra pas toujours s’en tirer, il n’y a pas de planète B»

Citations choisies:

Citation

...

On serait donc en train de provoquer et vivre la sixième extinction majeure des espèces ?

Rappelons les faits. Nous constatons un déclin mondial et extrêmement brutal de la biodiversité, qui touche des groupes extrêmement divers, les vertébrés, les insectes et la microfaune du sol. Ça n’a jamais été aussi rapide dans l’histoire. La vitesse est le facteur le plus inquiétant.

Si on extrapole les chiffres du Millenium ecosystem assessment (1) étudiant les 200 dernières années, on aboutit à une éradication de tous les mammifères en environ 10 000 ans. Et cela peut s’accélérer. De même pour le changement climatique, on est sur des vitesses de bouleversement qui ne sont pas compatibles avec la vie végétale et animale.

...

On peut donc bien parler d’«anéantissement biologique» ?

Oui. Je ne l’aurais peut-être pas dit il y a quelques années parce qu’on n’avait pas toutes les données détaillées sur le déclin des espèces communes. Mais depuis cinq ans, on empile les mauvaises nouvelles. La diminution des oiseaux, des insectes, de la microfaune du sol qu’on observe en France est extraordinairement alarmante. On est en plein milieu d’une crise du passé [les 5 précédentes extinctions de masse]. Sauf qu’on va beaucoup plus vite.

...

Quand on porte atteinte à la biodiversité, c’est à nous, humains, qu’on porte atteinte. On est en train de gravement perturber le fonctionnement des écosystèmes qui nous rendent un tas de services : la purification de l’eau, de l’atmosphère, les ressources alimentaires, la régulation des grands cycles biochimiques et du climat.

Ces fonctionnements peuvent basculer vers de nouveaux équilibres si on les modifie de manière trop importante. Des équilibres dont on ne connaît pas les conséquences. J’aime prendre l’exemple de la tour Eiffel. Si on lui enlève une, deux, trois poutrelles, c’est comme si on enlève des espèces de certains écosystèmes. Au bout d’un moment, la tour Eiffel va s’effondrer. On aura basculé dans un nouvel écosystème qui ne rendra pas les mêmes services. Et dont les humains seront peut-être absents.   

...

Ces alertes provoquent un certain émoi… qui retombe vite. Pourquoi ?

En étant optimiste, je me dis que nous avons conscience de la manière dont on agit sur notre environnement, donc on a une capacité à réagir. Mais si je me tourne vers l’histoire des sociétés, je constate que l’homme a un comportement puéril face à des enjeux majeurs. Il va, à chaque fois, au bout de son erreur. Nous sommes au volant d’un véhicule sur l’autoroute, nous savons qu’il y a un mur et qu’on y va très vite. Mais la réaction n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Je pense qu’on va aller dans le mur. Et ce sera irréversible.

...

Notre planète est finie, on ne peut pas avoir une croissance infinie, c’est du b.a.-ba. A un moment, il va falloir changer de système. Je pense qu’on ne sera pas capables de le faire, et que ce sont les circonstances qui nous l’imposeront. Le fait que les écosystèmes ne nous rendront plus les mêmes services, que les territoires ne seront plus habitables comme ils l’étaient, risque de provoquer des grandes migrations écologiques extraordinairement violentes et des guerres. Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut absolument qu’on freine. Mais rien que l’interdiction de trois insecticides néonicotinoïdes en Europe pour protéger les pollinisateurs, vous avez vu le barouf que ça a fait !

A lire en entier chez Libération:

http://www.liberation.fr/planete/2018/05/17/bruno-david-on-ne-pourra-pas-toujours-s-en-tirer-il-n-y-a-pas-de-planete-b_1650875

Et c'est dit par un scientifique ...

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Argon
Il y a 7 heures, lecavalier a dit :

Je ne vois pas comment tu as pu sauter aussi sec de la citation de Boulding à l'affirmation qu'il soutenait le développement durable

Je n’ai rien affirmé de la sorte. Relis la phrase que tu commentes : je me contente d’ajouter une alternative (un troisième « soit ») à une phrase de Boulding, qui ne parle clairement pas de lui-même.

 

Par ailleurs, si ma référence à la terraformation était en effet sur le ton de la plaisanterie, la confondre avec une posture post-moderne, _a fortiori_ onirique, délirante et absurde est faire preuve d’une myopie et d’une étroitesse de vue affligeantes.

Il est évident que l’homme colonisera le système, et probable qu’il terraformera Mars, dans un futur assez rapproché, si une myopie et une étroitesse de vue comparable des dirigeants politiques ne l’amènent pas à se détruire avant.

Et de façon tout à fait sérieuse et « moderne », sans l’ombre d’un post, une telle terraformation pourrait même s’avérer plus urgente que prévu : on en arrive au stade où, ayant flingué le climat de la Terre, on devra développer des techniques d’ingénierie climatique globale pour simplement sauvegarder ce qui restera à sauver du climat de la Terre. Mais comme ces techniques mobiliseront des énergies colossales, elles seront aussi extrêmement dangereuses. Elles devront donc être développées et testées ailleurs. Or le choix est limité : la Terre elle-même, Vénus ou Mars.

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André Jorge

En ce qui me concerne, je reste malgré tout optimiste : pour moi, tout finira par s'arranger, une fois les voyages spatiaux et la colonisation du système rendus possibles. On peut compter sur les découvertes scientifiques à venir et l'ingéniosité de tous ceux qui cherchent à faire avancer les choses.

Sur le plan énergétique, il y a la fusion nucléaire :

 

 

Voir également :

http://www.maxisciences.com/nucleaire/la-fusion-nucleaire-pourrait-bien-devenir-prochainement-une-realite_art40448.html

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prof désécol
Il y a 11 heures, Argon a dit :

Il est évident que l’homme colonisera le système, et probable qu’il terraformera Mars, dans un futur assez rapproché, si une myopie et une étroitesse de vue comparable des dirigeants politiques ne l’amènent pas à se détruire avant.

C'est tout sauf évident, sauf à supposer qu'un scientifique tel que JP Bibring, astrophysicien et spécialiste de la planète Mars et des planètes de notre système solaire, soit atteint de "myopie et d'étroitesse de vue".

 

La conférence suivante est très intéressante mais assez longue. Sur la question de la "Terraformation", on pourra dans un premier temps se contenter de l'écouter quelques minutes entre 19'30 et 22'00 :

https://www.youtube.com/watch?v=4u09XUoCxRw

Citation

La question de savoir s'il y aurait de la vie sur Mars arrive avec cette notion de "Terraformation". [...]

L'idée de base est : il y a un problème majeur avec la vie sur Terre, est-ce qu'on ne pourrait pas aller ailleurs, et fabriquer une nouvelle Terre, sur Mars en l’occurrence, dans laquelle notre vie pourra être adaptée ?

C'est faux pour un tas de raisons [...] et c'est même dangereux, c'est une méconnaissance de ce que Darwin a amené au XIXe siècle sur ce qu'on appelle l'adaptation de la vie à un milieu.

C'est basé sur une méconnaissance de ce que sont les planètes et de ce qu'est la Terre en particulier. [...]

La réponse que j'apporte déjà est non, il n'y a pas de possibilité d'aller ailleurs. [...]

 

et à 2h11'05'' :

Citation

Prendre des espèces de chez nous pour les mettre dans un environnement dont on sait qu'il est hostile, ça n'a pas de sens.

On peut très bien recréer là-bas dans un petit volume, la même atmosphère que chez nous, dans une bulle [...] on fait pousser des carottes et des choux. [...] On peut imaginer recréer une serre avec une atmosphère terrestre. [...]

Mais ce n'est pas sur Mars. C'est "sur Mars", mais pas dans un environnement martien. Ce n'est pas très intéressant.

Il ne faut pas confondre cela avec l'idée de recréer un environnement sur Mars où des carottes et des choux vont pousser.

 

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lecavalier
Il y a 15 heures, Argon a dit :

Je n’ai rien affirmé de la sorte. Relis la phrase que tu commentes : je me contente d’ajouter une alternative (un troisième « soit ») à une phrase de Boulding, qui ne parle clairement pas de lui-même.

 

...

 

D'accord, je n'avais pas compris ton commentaire. Désolé.

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lecavalier
Il y a 16 heures, Argon a dit :

...

 

Par ailleurs, si ma référence à la terraformation était en effet sur le ton de la plaisanterie, la confondre avec une posture post-moderne, _a fortiori_ onirique, délirante et absurde est faire preuve d’une myopie et d’une étroitesse de vue affligeantes.

Il est évident que l’homme colonisera le système, et probable qu’il terraformera Mars, dans un futur assez rapproché, si une myopie et une étroitesse de vue comparable des dirigeants politiques ne l’amènent pas à se détruire avant.

Et de façon tout à fait sérieuse et « moderne », sans l’ombre d’un post, une telle terraformation pourrait même s’avérer plus urgente que prévu : on en arrive au stade où, ayant flingué le climat de la Terre, on devra développer des techniques d’ingénierie climatique globale pour simplement sauvegarder ce qui restera à sauver du climat de la Terre. Mais comme ces techniques mobiliseront des énergies colossales, elles seront aussi extrêmement dangereuses. Elles devront donc être développées et testées ailleurs. Or le choix est limité : la Terre elle-même, Vénus ou Mars.

L'idée de la "terraformation" de planètes vient de la littérature de science-fiction (par exemple dans les romans du cycle des robots d'Isaac Asimov). C'est poétique, plein d'imagination et ça permet d'écrire de très belles histoires (et ça trimballe sans doute aussi plein de pré-requis culturels et idéologiques). Mais c'est surtout irrationnel.

Les conditions physiques sur Mars et Vénus ne permettent pas la vie. Mars est trop petite, la gravité est insuffisante pour garder une atmosphère et de l'eau (qui s'échappent dans l'espace).

S'l y avait assez près de la Terre une planète pouvant être "terraformée" (l'antichton des légendes ?), quelle quantité d'énergie et de minérais devrait-on investir ? Plus qu'il n'y en a sur Terre et sur cette planète ?

Quelle durée nécessaire à l'établissement d'un climat stable et accueillant ? 100 000 000 d'années ? 50 000 000 d'années ? 10 000 000 d'années ? (je ne descends pas en-dessous). De toute façon beaucoup plus que les quelques décennies qui nous restent avant la phase aigüe de la crise sur Terre.

Faut pas rêver.

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Argon
Il y a 3 heures, prof désécol a dit :

C'est tout sauf évident, sauf à supposer qu'un scientifique tel que JP Bibring, astrophysicien et spécialiste de la planète Mars et des planètes de notre système solaire, soit atteint de "myopie et d'étroitesse de vue".

Son cas est un peu différent : il s’agit la d’œillères professionnelles. C’est un gars qui a fait l’essentiel de sa carrière dans les petites sondes automatiques (ce qui n’était pas forcément un mauvais choix professionnel il y a 30 ou 40 ans...).  Et, curieusement, il explique à qui veut bien l’entendre que les missions habitées sont trop chères, et qu’il vaut bien mieux investir dans les petites sondes automatiques. Alors, la terraformation...

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Argon
il y a 1 minute, lecavalier a dit :

L'idée de la "terraformation" de planètes vient de la littérature de science-fiction (par exemple dans les romans du cycle des robots d'Isaac Asimov). C'est poétique, plein d'imagination et ça permet d'écrire de très belles histoires (et ça trimballe sans doute aussi plein de pré-requis culturels et idéologiques). Mais c'est surtout irrationnel.

Les conditions physiques sur Mars et Vénus ne permettent pas la vie. Mars est trop petite, la gravité est insuffisante pour garder une atmosphère et de l'eau (qui s'échappent dans l'espace).

S'l y avait assez près de la Terre une planète pouvant être "terraformée" (l'antichton des légendes ?), quelle quantité d'énergie et de minérais devrait-on investir ? Plus qu'il n'y en a sur Terre et sur cette planète ?

Quelle durée nécessaire à l'établissement d'un climat stable et accueillant ? 100 000 000 d'années ? 50 000 000 d'années ? 10 000 000 d'années ? (je ne descends pas en-dessous). De toute façon beaucoup plus que les quelques décennies qui nous restent avant la phase aigüe de la crise sur Terre.

Faut pas rêver.

Bien sûr que si, il faut rêver ! On ne rêve jamais assez !

Mais en l’occurrence, il s’agit moins d’un rêve que d’un possible projet générationnel — chose dont la jeunesse d’aujourd’hui manque cruellement. Et au-delà de l’argument de sont utilité pour une re-terraformation de la Terre probablement incontournable à terme, que je prends très au sérieux, la terraformation de Mars est tout à fait faisable, et n’a rien d’irrationnel.

Pour un récit de SF très documenté, tu peux lire la Trilogie martienne de Kim Stanley Robinson ; et pour des chiffrages plus précis, les ouvrages de Robert Zubrin, comme « the Mars Project ».

Mars a longtemps eu une atmosphère significative  et il suffirait d’une élévation de température de 5 ou 6 degrès aux pôles pour en restituer une bonne partie.

 

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