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Nouveau bac : début chaotique des E3C dans les lycées

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prof désécol

Petit rappel :

Les "Epreuves communes de contrôle continu", appelés E3C dans le jargon, sont mises en place pour le nouveau bac. Celles-ci donneront lieu à trois sessions - deux en première, une en terminale - et compteront globalement pour 30% de la note finale.

La première vague, censée se dérouler entre le 20 janvier et le 28 février, porte sur l'histoire-géographie, les langues vivantes 1 et 2 et les mathématiques pour la voie technologique.

Chaque établissement est chargé de les organiser localement. Les professeurs des disciplines concernées sélectionnent trois ou quatre sujets tirés d'une banque nationale de sujets, parmi lesquels le proviseur fait son choix. Les épreuves se déroulent en classe, en principe en configuration habituelle et, de préférence, en même temps pour l'ensemble des élèves d'un même lycée (mais ce n’est pas obligatoire). Puis les copies, anonymisées, sont scannées - à raison de 80 à 100 copies par minute! -, dématérialisées, et corrigées par des enseignants qui n’ont pas les candidats pour élèves. Une commission académique d'harmonisation doit ensuite veiller à ce qu'il n'y ait pas de discordance manifeste entre les notes.

https://www.lejdd.fr/Societe/Education/nouveau-baccalaureat-quest-ce-que-les-e3c-3946286

Mais ça coince un peu partout...

 

 

Edited by prof désécol

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prof désécol

https://www.humanite.fr/education-e3c-lecole-de-la-repression-684149

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Éducation. E3C, l’école de la répression

Un retour à la réalité ? En déplacement lundi 3 février dans l’Essonne, Jean-Michel Blanquer a enfin concédé que les E3C (épreuves communes de contrôle continu) étaient perturbées dans environ 10 % des lycées et que, « sur ces 10 %, une partie a dû avoir un report des épreuves ». Une évolution notable puisque une semaine plus tôt, le ministre assurait encore que tout se passait bien et que les seuls problèmes venaient de ceux qui les suscitaient pour pouvoir les dénoncer. Reste que ces 10 % semblent toujours bien éloignés de la réalité, et du véritable chaos engendré dans un nombre grandissant d’établissements à travers le pays.

Des blocages de plus en plus fréquents

Selon une estimation du principal syndicat des personnels de direction, le SNPDEN-Unsa, les reports d’épreuves et perturbations diverses toucheraient 30 % des établissements – un chiffre peu suspect d’exagération de la part d’un syndicat favorable à la réforme du bac, et donc à la création des E3C. Secrétaire nationale du Snes-FSU (premier syndicat des enseignants du secondaire), Claire Guéville estime qu’entre « les blocages et les mobilisations, d’une part, d’autre part les dysfonctionnements dus à l’organisation même des E3C, il n’y a quasiment pas un seul établissement où ces examens se sont déroulés normalement ». Elle évalue à « plus de 500 les établissements mobilisés avant le week-end dernier, alors que la majeure partie des E3C va se dérouler cette semaine ». Les modalités de ces rassemblements ? Très variées, du simple rassemblement avec distribution de tracts au blocage partiel ou total, en passant par des happenings divers : port de tutus roses, de masques respiratoires…

Cependant, note la syndicaliste, « les blocages deviennent de plus en plus fréquents » avec, en réponse, une répression de plus en plus dure. Du fait de la présence fréquente des forces de l’ordre aux abords, et parfois même à l’intérieur des établissements, les cas de garde à vue se multiplient : au Mans, au lycée Ravel à Paris… Lundi matin, au lycée du Grésivaudan, à Meylan (Isère), un élève a été également interpellé de manière brutale. Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent au moins trois policiers entourant le jeune homme seul, le jetant à terre et l’immobilisant face contre sol avec un genou sur le crâne. Au lycée Gustave-Eiffel de Gagny (Seine-Saint-Denis), les élèves qui avaient témoigné dans l’Humanité du 29 janvier auraient, nous confie un enseignant, fait l’objet de pressions de la part d’un CPE (conseiller principal d’éducation). Lundi, six autres élèves ont été arrêtés dans la nuit, alors qu’ils tentaient de construire un barrage devant l’établissement, et placés en garde à vue. Tous devaient avoir été libérés avant lundi soir.

Dans ce contexte, les chefs d’établissement se trouvent pris entre deux feux : une hiérarchie qui les enjoint d’organiser coûte que coûte les examens et les incite à manier le bâton (sanctions disciplinaires, voire plainte au pénal contre les enseignants grévistes, zéro pointé aux élèves absents aux E3C), et, sur le terrain, des élèves, des enseignants, parfois des parents qui demandent le report ou l’annulation des épreuves. « En vingt ans, je n’ai jamais vu un tel contexte », avoue Igor Garncarzyk, secrétaire national du Snupden-FSU (syndicat des personnels de direction). Minoritaire, son syndicat demande l’annulation des E3C et leur regroupement en une épreuve nationale en fin d’année : c’est la seule manière, selon lui, de revenir au calme aujourd’hui, de rétablir l’équité entre les candidats et de ne pas « faire voler en éclats le cadre national » du bac. Lequel risque de ne pas sortir indemne de cette épreuve de force.

 

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prof désécol

https://www.lemonde.fr/education/article/2020/02/03/epreuves-du-bac-perturbees-des-menaces-de-sanctions-contre-les-enseignants_6028206_1473685.html

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Epreuves du bac perturbées : des menaces de sanctions contre les enseignants

Plusieurs rectorats ont envoyé des courriers aux grévistes et certains ont porté plainte. Les professeurs dénoncent une « criminalisation de l’action syndicale ».

Temps de 

« En trente ans de syndicalisme, je n’avais jamais reçu une lettre comme celle-là. » Cet enseignant du lycée Bourdelle de Montauban (Tarn-et-Garonne) – qui a préféré garder l’anonymat, comme tous les professeurs interrogés – n’en revient pas.

Pour avoir pénétré dans l’enceinte de son propre établissement le 20 janvier lors du blocage des épreuves communes de contrôle continu, les E3C, il a reçu un courrier du recteur de Toulouse lui rappelant les obligations statutaires de neutralité et de dignité des fonctionnaires et l’article du code pénal qui punit d’un an d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende l’intrusion dans un établissement scolaire « dans le but d’[en] troubler la tranquillité ou le bon ordre ».

Cinq autres enseignants du lycée Bourdelle et neuf du lycée Clément-Marot de Cahors ont reçu le même courrier. « Il convenait de distinguer le droit de grève du fait de pénétrer dans l’enceinte d’un lycée pour perturber un examen », précise au Monde le rectorat de Toulouse. « On n’a insulté personne, s’indigne de son côté l’enseignant. On a tous très peur, et on ne se sent plus du tout respectés dans nos opinions. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « En ce moment, c’est l’hystérie » : des proviseurs sévères sur les épreuves de contrôle continu du nouveau bac

Dans plusieurs académies, des menaces de sanctions ont été observées à l’encontre de fonctionnaires ayant participé à perturber le déroulement des épreuves du nouveau bac. Celles-ci sont rejetées par une partie de la communauté enseignante, qui regrette leur impréparation et dénonce des conditions inéquitables de passation.

Des plaintes déposées

A Nîmes, une vingtaine de professeurs du lycée Alphonse-Daudet ont reçu un courrier du rectorat de Montpellier, pour avoir refusé d’organiser les E3C dans leur lycée, le 13 janvier. « Les collègues ont répondu qu’ils s’étaient mis en grève et que ce droit les protégeait, explique le responsable local du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. A la suite de ça, le rectorat a renoncé à engager des sanctions disciplinaires. » Ailleurs, les proviseurs de l’académie d’Aix-Marseille ont reçu un courrier du recteur les enjoignant à rappeler, « avec pédagogie mais si besoin avec fermeté », les sanctions encourues par les professeurs « entrés dans une logique de rébellion qui est la négation complète du statut de fonctionnaire ».

Parfois, l’éducation nationale est allée jusqu’à déposer une plainte. C’est le cas à Clermont-Ferrand, ou cinq participants au blocage du lycée Blaise-Pascal le 18 janvier ont été entendus par la police sous le régime de l’audition libre, le 29 janvier, dans le cadre d’une enquête ouverte pour « infraction d’intrusion non-autorisée dans un établissement d’enseignement ».

 

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Dantès

Quel beau pays des droits de l'homme...La France glisse dangereusement vers l'autoritarisme. Jai honte des politiques qui gouvernent ce pays.

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IsaG

Ma fille est en première, "premier cru" de cette réforme ridicule!

 

Même ses profs, à demi-mots, m'ont fait comprendre que du coup les élèves sont stressés en permanence et les programmes sont plus difficiles que les années précédentes!

 

Je confirme, car mon fils aîné a passé son BAC l'année dernière et il avait moins de pression et moins de stress en première et terminale, et surtout moins e travail à faire...

 

Bref....

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jeanounette
Dantès

Un bac stressant qui est détruit dans sa dimension de diplôme national! Cette "réforme" rompt une nouvelle fois avec le principe d'égalité. Nous nous dirigeons plus que jamais vers un bac qui aura une valeur différente suivant le lycée dans lequel il est passé. Pire, il n'aura plus de valeur du tout puisque ce sont les professeurs de ce lycée qui corrigeront et qui choisiront les sujets... Quand on couple cette régression avec une autre comme Parcoursup on s'achemine vers un accroissement des inégalités car l'admission dans une filière de son choix se fera en fonction du lycée fréquenté... 

 

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Argon
Le 05/02/2020 à 12:10, Dantès a dit :

Un bac stressant qui est détruit dans sa dimension de diplôme national! (...) Pire, il n'aura plus de valeur du tout

Tu es en retard d'une guerre...

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manolmeh

Dans le lycée de ma fille et dans un autre de Rennes, beaucoup trop de perturbations, épreuves annulées et reportées dans le plus petit des deux, plus facile à surveiller par... les forces de l'ordre. Les séries technologiques ont passé les épreuves en amphi après que les CRS ont vérifié leur identité et leur convocation pour pénétrer dans l'établissement ! Une dizaine de véhicules de CRS devant l'établissement...

Ils ont eu leurs 4 épreuves la même journée les uns sur les autres dans un amphi, avec, d'après une copine de ma fille, des conditions exécrables notamment pour la compréhension orale en Langues vivantes (passer une piste sonore dans un amphi avec des gens qui toussent bien fort, probablement volontairement pour perturber l'épreuve...).

Ma fille qui est en filière générale doit aller dans ce même lycée lundi pour passer les trois épreuves. Les élèves seront très probablement accueillis à nouveau par les CRS... Ils auront interdiction de sortir de l'établissement à la pause de midi. Ils ne pourront partir que lorsque ce sera la fin de toutes les épreuves : un élève qui quitte la "salle d'examen" (un amphi bondé) avant la fin ne pourra sortir du lycée. 

Au départ, les trois épreuves devaient avoir lieu sur des journées différentes. Beaucoup plus facile de se remobiliser si on a l'impression d'avoir foiré une épreuve et qu'il faut enchaîner les autres.

Quelles conditions formidables ! Quelle équité !

https://www-liberation-fr.cdn.ampproject.org/v/s/www.liberation.fr/amphtml/france/2020/02/05/rennes-ou-est-l-egalite-de-traitement-avec-les-autres-lycees_1777450?amp_js_v=a3&amp_gsa=1&usqp=mq331AQCKAE%3D#aoh=15811438812464&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp_tf=Source %3A %1%24s&ampshare=https%3A%2F%2Fwww.liberation.fr%2Ffrance%2F2020%2F02%2F05%2Frennes-ou-est-l-egalite-de-traitement-avec-les-autres-lycees_1777450

 

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Dantès
il y a une heure, Argon a dit :

Tu es en retard d'une guerre...

Comme pour les hôpitaux pour détruire ils créent une défaillance, ce processus est engagé depuis 1989 pour quel objectif? Détruire ce diplôme national. Le MEDEF en rêve car les grilles salariales sont basées sur les diplômes. Plus de diplômes, les salaires seront basées sur de vagues compétences rattachées sur aucune réglementation. A mettre en parallèle avec l'arrivée des compétences dans notre système scolaire.

Là nous arrivons à la fin du processus...Sans que personne ne bouge.

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Dantès
il y a 53 minutes, manolmeh a dit :

Dans le lycée de ma fille et dans un autre de Rennes, beaucoup trop de perturbations, épreuves annulées et reportées dans le plus petit des deux, plus facile à surveiller par... les forces de l'ordre. Les séries technologiques ont passé les épreuves en amphi après que les CRS ont vérifié leur identité et leur convocation pour pénétrer dans l'établissement ! Une dizaine de véhicules de CRS devant l'établissement...

Ils ont eu leurs 4 épreuves la même journée les uns sur les autres dans un amphi, avec, d'après une copine de ma fille, des conditions exécrables notamment pour la compréhension orale en Langues vivantes (passer une piste sonore dans un amphi avec des gens qui toussent bien fort, probablement volontairement pour perturber l'épreuve...).

Ma fille qui est en filière générale doit aller dans ce même lycée lundi pour passer les trois épreuves. Les élèves seront très probablement accueillis à nouveau par les CRS... Ils auront interdiction de sortir de l'établissement à la pause de midi. Ils ne pourront partir que lorsque ce sera la fin de toutes les épreuves : un élève qui quitte la "salle d'examen" (un amphi bondé) avant la fin ne pourra sortir du lycée. 

Au départ, les trois épreuves devaient avoir lieu sur des journées différentes. Beaucoup plus facile de se remobiliser si on a l'impression d'avoir foiré une épreuve et qu'il faut enchaîner les autres.

Quelles conditions formidables ! Quelle équité !

https://www-liberation-fr.cdn.ampproject.org/v/s/www.liberation.fr/amphtml/france/2020/02/05/rennes-ou-est-l-egalite-de-traitement-avec-les-autres-lycees_1777450?amp_js_v=a3&amp_gsa=1&usqp=mq331AQCKAE%3D#aoh=15811438812464&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp_tf=Source %3A %1%24s&ampshare=https%3A%2F%2Fwww.liberation.fr%2Ffrance%2F2020%2F02%2F05%2Frennes-ou-est-l-egalite-de-traitement-avec-les-autres-lycees_1777450

 

C'est grave! On voit le vrai visage de ces libéraux ! Des fous furieux prêts à tout pour faire passer leurs régressions. Une sorte de régime de Vichy bis.

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jeanounette

Il détruisent nos retraites, veulent mater les jeunes qui ont compris que ce nouveau bac est mauvais pour eux et le pays se tait

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prof désécol

Les nouveaux sauvages : les enseignants !

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Grève contre la réforme du bac : Blanquer dénonce un "ensauvagement"

La grève contre la réforme du bac fait rage en France depuis trois semaines, perturbant le bon déroulement des épreuves de contrôle continu, les fameuses E3C. Invité de RTL Soir, Jean-Michel Blanquer a dénoncé les actes de certains professeurs qui bloquent les épreuves. 

"Notre société ne doit pas être ensauvagée par ce type de comportement (...). Il y a des barrières mentales qui sont franchies. Quand les élèves composent l'examen, et, au moment où ils le font, des sonnettes d'alarme sont tirées pour les perturber, ce n'est pas digne d'un métier de professeur", a affirmé le ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse. [...]

https://www.rtl.fr/actu/politique/greve-contre-la-reforme-du-bac-blanquer-denonce-un-ensauvagement-7800044704

 

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jeanounette

"L'ensauvagement" est partout !

On ne compte plus le nombre de permanences LREM redécorées, de meeting ou de cérémonies de voeux ou de galettes interrompus voire même annulés d'avance. Les "victimes" viennent ensuite chouiner dans les journaux ou les radios, se plaignant de la "violence" et du déni de démocratie ( ils sont dans un fonctionnement proche des pervers narcissiques occultant toute la violence de leurs propres votes à l'assemblée qui détruisent notre système ).

Heureusement en face c'est l'humour qui est utilisé et ça, ça les agace au plus haut point.

Petite sélection d'actions d'une violence inouïe :

A Angoulême :

« Alerte décontamination » des manifestants ( en tenue blanche de décontamination avec des masques de protection) ont perturbé ce soir la présentation de liste de Xavier Bonnefont, Ils considèrent que ce maire candidat LREM à Angoulême est « contaminé » par la politique du MACRONAVIRUS ! "

A Tours :

https://larotative.info/municipales-joyeux-chahut-au-3651.html?fbclid=IwAR2oM88PL_271Fxx17DQkTIPQKgPJ4PUGJN2J5ntDePwMsSk1HNnlqyjS2I

A Toulon et à Besançon :

Actions symboliques de lancers de vielles chaussures sur les locaux des députés "En Marche".

 

 

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prof désécol
il y a 20 minutes, jeanounette a dit :

 

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Quelques jours avant ce meeting, une trentaine de personnes outrées par la macronie se réunit dans un bar de Tours, et convient d’exprimer sa révolte en se moquant du candidat LREM. Avec une stratégie « d’enthousiasme excessif » inspirée de l’esprit des « manifs de droite ». [...]

Quand le candidat évoque le chômage, un autre spectateur s’exclame que « Quand même, les chômeurs ne font pas beaucoup d’efforts pour trouver du travail ! » … Des vagues d’applaudissement très appuyés s’enchaînent, et très vite une lourde ambiance surréaliste s’installe dans la salle…

:happy:

 

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prof désécol

Passe la BAC d'abord !

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Que fait ce policier cagoulé, bombe lacrymogène à la main, dans l’enceinte du lycée Hélène Boucher à Paris ? C’est la question posée par de nombreux internautes ce jeudi après la publication sur Twitter d'une vidéo tournée dans cet établissement du 20e arrondissement. Sur les images, le fonctionnaire, dont on aperçoit que les yeux, fait le pied de grue dans le hall, devant une poignée d’élèves.

 

Citation

Des policiers ont donc bien pénétré à l’intérieur de l’établissement, notamment dans le hall et la cour. Ils se sont également postés à l’entrée, comme le montrent diverses photographies.

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Parmi ces policiers, certains avaient dissimulé leur visage. Celui dont la vidéo a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux apparaît également sur une photographie prise à l’extérieur. L’image, plus nette, montre qu’il ne porte pas une cagoule, mais un bonnet vissé très bas sur le front et un cache-col remonté jusqu’aux paupières, d’où la confusion. Un camouflage qui ne le rend pas reconnaissable, d’autant qu’il ne semble pas non plus porter son numéro d’identification Rio.

https://www.20minutes.fr/societe/2713627-20200207-reforme-bac-policiers-cagoules-contraint-lyceens-parisiens-passer-epreuves-controle-continu

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prof désécol

Déjà reportées une fois -à l'origine c'était le 30 janvier- les E3C au lycée Guist'hau de Nantes devaient se dérouler ce lundi 10 février et le mardi 11 février. Mais un nouveau blocus a eu lieu à 6h30 ce matin. L'épreuve d'histoire-géo a été annulée.

 

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prof désécol

Élèves marqués au feutre, épreuves surveillées par une boulangère à Libourne?

https://www.liberation.fr/checknews/2020/02/11/eleves-marques-au-feutre-epreuves-surveillees-par-une-boulangere-ce-temoignage-sur-les-e3c-est-il-ve_1777896

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Dans ce texte, l'enseignante fait état «d'une situation sidérante». Et d'évoquer des élèves de première prévenus «par sms lundi à 20 heures» de la tenue de toutes leurs épreuves des E3C le mercredi suivant. L'établissement aurait été le théâtre d'un déploiement de forces de l'ordre, selon le témoignage : «Ils [les élèves de première] ont fini par entrer passer leurs épreuves encadrés par les gendarmes mobiles en pleurant, humiliés de céder sous la menace et se sentant minables. Ils étaient fouillés, devaient présenter leur convocation et passaient entre deux gendarmes mobiles armés.

[...]

Un lycéen en STMG confirme l'essentiel de ce témoignage [celui de l'enseignante du lycée sur un réseau social] et notamment la présence de gendarmes qui «encerclaient l'entrée du lycée et ne laissaient pas rentrer les professeurs». Texto à l'appui, il indique qu'il a effectivement été prévenu le lundi à 20 heures de la tenue de ses examens – soit quatre épreuves – le mercredi suivant. Lui a pu venir à bout de chaque composition mais décrit une ambiance chaotique : «Les épreuves ont été passées dans de mauvaises conditions. Il y avait du bruit, les tables étaient collées, les élèves pouvaient tricher à l'aide du téléphone.» A la pause déjeuner, plusieurs de ses camarades ont en effet été «marqués au feutre au poignet» pour les distinguer des élèves de seconde ou de terminale

 

Citation

«Dans six témoignages écrits revient une dame qui n'était pas du lycée. Certains disent qu'ils l'ont déjà vu dans Libourne. Elle était incapable de faire marcher le vidéoprojecteur. Elle a dû sortir demander de l'aide et pendant ce temps les élèves ont sorti leurs portables.» CheckNews n'est donc pas en mesure de confirmer la présence de la fameuse «boulangère» dans les rangs des surveillants. 

Pour autant, du côté du rectorat de Bordeaux, on reconnaît sans difficulté la présence de personnels extérieurs à l'administration, ce jour-là, à Max-Linder [...] Conformément à la réglementation, le proviseur a donc logiquement la possibilité de solliciter des personnels retraités (liste fournie par le rectorat) ou extérieurs à l'administration.

 

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Argon
Le 10/02/2020 à 09:28, prof désécol a dit :

Passe la BAC d'abord !

🙃

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prof désécol

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/jura/dole/dole-procedure-disciplinaire-engagee-contre-enseignant-qui-denonce-reforme-du-bac-e3c-1786965.html

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Dole : une procédure disciplinaire engagée à l'encontre d'un enseignant qui dénonce la réforme du bac

A Dole dans le Jura, un comité de soutien s'est crée. Et une pétition en ligne demande au Recteur de l'académie de Besançon de réintégrer ce professeur du lycée Duhamel. 

"Nous, personnels et parents d'élèves du lycée Jacques Duhamel, enseignants ou citoyens, sommes profondément choqués d'apprendre la suspension de Noël Bucher à titre conservatoire dans la perspective d'une procédure disciplinaire, en raison de sa participation pacifique à des actions de contestation dans le cadre d'un mouvement national contre la mise en œuvre des épreuves anticipées du baccalauréat (E3C). Cette décision constitue pour nous une attaque violente aux droits fondamentaux de manifester et de s'exprimer"

Le texte de la pétition mis en ligne sur la plateforme change.org émane du comité de soutien. Le 27 janvier 2020, alors que les premières épreuves du nouveau baccalauréat (avec contrôle continu) se déroulent au lycée Duhamel, un groupe d'élèves entre dans l'établissement pour perturber les épreuves. Bruits, poubelles incendiées, extincteurs vidés, la contestation se termine par des actes de vandalisme nous explique un enseignant.  Mobilisé depuis plusieurs semaines contre la réforme, l'un des professeurs du lycée Duhamel qui enseigne dans la section professionnelle était présent avec les jeunes dans l'établissement quand ces incidents se sont produits. "Ils étaient remontés, quand ils sont entrés, je ne voulais pas les laisser seuls" explique Nöel Bucher, professeur depuis 20 ans dans l'établissement et syndiqué FSU-SNUep. Mon erreur dit-il est d'y être allé seul, analyse aujourd'hui l'enseignant. Convoqué par sa direction, l'enseignant a été suspendu à titre conservatoire pour une période de quatre mois. Il a interdiction de se rendre devant l'établissement en attendant une probable sanction de l'Education Nationale. Noël Bucher dit ne pas avoir eu pour l'instant connaissance des éléments qui figurent au le dossier motivant sa suspension conservatoire. 

Ce matin sur le réseau social Twitter, la mise en ligne de cette pétition est largement partagée par des internautes et des syndicats d'enseignants :

On a tous manifesté contre cette réforme. Pourquoi lui et pas d'autres ?

Rapidement, un comité de soutien s'est crée. "La mesure prise à l'encontre de Noël Bucher nous semble totalement disproportionnée. Elle nous donne le sentiment que cet enseignant est utilisé pour servir d'exemple et tenter d'intimider celles et ceux qui souhaiteraient exprimer leurs opinions" indique la pétition. Un collègue de l'enseignant ajoute : "Cet enseignant est là depuis 20 ans. Il est très apprécié. C'est quelqu'un qui est connu pour son militantisme. On trouve la sanction disproportionnée. On a tous manifesté contre cette réforme. Pourquoi lui et pas d'autres ? Ce collègue se bat pour de meilleures conditions d'enseignement, et on le sanctionne, c'est injuste".

Une sanction pour briser les actions contre la réforme

Pour Noëlle Ledeur, membre du collectif Education Nationale de Besançon, un cran a été franchi. "Je n'ai jamais vu de telles mesures, avec une interdiction d'enseigner, de se présenter devant l'établissement et quatre mois de délai. C'est une sanction prise pour paralyser toute action ou toute vélléité de dénoncer cette réforme" explique l'ancienne enseignante doloise. "Cette personne est un syndicaliste. Il y a peut être une volonté de mater l'action syndicale ? On n'a jamais vu ça" s'indigne-t-elle.

Le comité de soutien appelle à un rassemblement le 18 février devant la lycée dolois

Les collègues de l'enseignant ne comptent pas s'arrêter à une pétition. Ils appellent à un rassemblement mardi 18 février entre 11h45 et 14h devant le lycée Jacques Duhamel à Dole. Ils demandent l'arrêt immédiat des mesures entreprises à l'encontre de Noël Bucher. Le comité de soutien réitère son opposition aux Épreuves Communes de Contrôle Continu (E3C) voulues par le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer. "Ces épreuves n’ont de communes que d'être choisies et mises en oeuvre par un même établissement plutôt que nationalement. Elles sont par conséquent inégalitaires.De plus, en raison de leurs lourdeurs et des anxiétés qu'elles engendrent, ces nouvelles procédures ne remplissent plus les conditions pour qu'enseignants et élèves puissent faire et suivre des cours de qualité" explique le communiqué.

Le rectorat de l'Académie de Besançon ne souhaite pas s'exprimer sur le fond du dossier. Selon l'administration, "cette mesure a été prise à titre conservatoire" c'est à dire qu'elle n'est pas définitive et que l'enseignant conserve son salaire pendant cette procédure administrative. Les quatre mois correspondent au temps réglementaire pour ce genre de procédure. 

 

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jeanounette

Message des enseignants de Melle (Deux Sèvres)

Des nouvelles de Melle ...
Très urgent, à diffuser, partager massivement : la répression commence au niveau de l'éducation nationale. Ne les laissons pas nous isoler, diffusons l'information massivement! Diffusez, diffusez ce communiqué, à tous vos collègues, à tous ceux qui touchent de près ou de loin à l’éducation nationale.

La répression est en marche :

On ne saurait jamais réellement prévoir jusqu’où un rapport de force peut nous mener : n’importe quel militant syndical ou politique le sait bien. Les logiques de surenchères peuvent finir par endurcir les caractères au point de surprendre ceux-là même qui, au jour le jour, constatent leur propre métamorphose, comme celles de leurs collègues. Untel, jusqu’ici plein de légèreté devient un dangereux agitateur ; un autre, apprécié de tous pour son dévouement envers ses collègues et ses élèves devient quant à lui, un « collabo ». D’autres se fondent dans les murs, effrayés par le durcissement du ton de tous ceux qui se font entendre.

Tout le monde se positionne, pour beaucoup sans réellement le savoir ou le vouloir. Contrairement aux allégations de notre ministre, la mobilisation que nous portons tous n’est pas le fait de militants chevronnés qui auraient pour seules intentions de détruire les institutions de l’Etat. Beaucoup d’entre nous sont des militants de « circonstances », et ne font que réagir comme ils le peuvent à la violence quotidienne qu’ils subissent sur leur lieu de travail ; n’oublions pas que pour nombre de nos collègues, la lutte ne se nourrit que de désespoir. Indignons-nous de cet état de fait, et commençons à nous protéger les uns les autres pour faire cesser les drames qui se produisent (Christine Renon, Jean Willot...).

Au Lycée Joseph Desfontaines de Melle (Deux-Sèvres,79, académie de Poitiers), nous avons payé cher notre mobilisation contre les E3C. Les pressions, de la part de nos IPR, du rectorat, de notre administration ont conduit 15 de nos collègues (sur un effectif total qui comprend environ 55 enseignants) à se mettre en arrêt maladie en l’espace d’un mois. En salle des professeurs, dans les couloirs, dans les salles de classe, l’air y était devenu étouffant. L’usure a eu raison d’eux, mais surtout, aucun d’entre eux ne voulaient avoir à endosser le rôle de l’agitateur despotique, du collabo ou du fantôme, seules alternatives qui leur étaient proposées. De plus, nous ne comptons plus les élèves et leurs parents en larmes, victimes, malgré eux, d’un rapport de force qui les dépasse. Chez nous, ils ont du composer l’intégralité de leurs épreuves, le même jour (7h20 d’épreuves pour certains !), dans un lycée vidé de ses enseignants, entièrement cadenassé par les forces de l’ordre. Que leur fait-on ici comprendre sinon que leurs enseignants représentent une menace à l’ordre public ?

Rendez vous compte ! Notre ministère a réussi à instaurer en nous un doute tenace : après tout, toutes ces grèves, toutes ces actions ne font-elles pas de nous des agitateurs ? Finalement, les choses ne se seraient-elles pas passées dans le calme si nous avions fait preuve d’un peu plus de bonne volonté ? Ne sommes-nous pas, en fin de compte, des intégristes, des réactionnaires fermés à tout changement comme on nous le fait si souvent comprendre ? Et si notre droit de grève et de manifestation débordait sur notre devoir de réserve ?

Nous sommes pris au piège de barrières mentales et symboliques qui n’ont que pour seule et unique source l’inconscient collectif du corps enseignant ; inconscient que nourrit à dessein l’Education Nationale à coup de culpabilisation et de mauvaise conscience. **Il n’existe pas de devoir de réserve pour les enseignants ;**nous sommes seulement tenus à un principe de neutralité et de laïcité lors de l’exercice de nos fonctions. Une fois notre service terminé, nous redevenons des citoyens comme les autres, libres s’ils le souhaitent de manifester leur opposition à une réforme par tous les moyens que leur offre la constitution et le droit. Le mythe de la vocation est si bien ancré en nous que nous avons fini par oublier que nous ne nous résumons pas à une simple fonction. L’homme de vocation endure tout, quoi qu’il en coûte, quelles que soient les violences qui lui sont faites ; il est esclave de sa condition. Comment pourrions-nous encore parler de nos fonctions émancipatrices auprès de nos élèves lorsque nous acceptons nous-mêmes de nous laisser emprisonner dans de tels carcans ? Ça suffit, sortons de notre réserve ! Dénonçons la violence qui nous est faite, à nous, à nos élèves et à leurs familles !

Non content de nous faire douter de nous-mêmes et ce, afin de garantir notre soumission, notre ministère veut à présent faire reconnaître publiquement le fait que nous, professeurs engagés et mobilisés contre la mise en place du « Bac Blanquer », soyons de dangereux agitateurs, des corrupteurs de la jeunesse. **La stratégie de notre ministre est simple : afin de ne pas perdre la face après la mascarade de la mise en place de la première session des E3C, il faut à présent faire tomber des têtes à titre d’exemples afin que tout le monde rentre dans le rang.**Pour cela, notre petit lycée Joseph Desfontaines de Melle est le lieu tout trouvé : c’est un petit lycée de milieu rural (où les risques d’émeutes sont inexistants) et qui se trouve, qui plus est, en plein milieu d’une académie (Poitiers) où la mobilisation est loin d’être aussi visible et étendue qu’elle ne peut l’être en région parisienne ou à Bordeaux. En somme, c’est le lieu idéal pour régler nationalement des comptes. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui trois enseignants à être convoqués, sur ordre de la rectrice : on nous soupçonne de faire du prosélytisme politique et de pousser la jeunesse à la révolte. Quelle belle interprétation du droit de grève ! Il ne fait aucun doute qu’ils tiendront nos revendications pour responsables de tous les débordements que leur passage en force, leurs violences administratives et policières ont enfantés.

Les sanctions encourues peuvent être très lourdes, il est fort envisageable que cela nous mène à une CAPA disciplinaire (comme c’est le cas pour Noël Bucher notre collègue de Dôle dans le Jura, suspendu 4 mois à titre conservatoire, que nous saluons ici), nous exposant à des sanctions de type 2 à 4, allant de la suspension conservatoire, à la mutation d’office voire à la révocation pour les sanctions de type 4 (voir [https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F510](https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F510…)pour tous ceux qui aimeraient avoir des précisions concernant ce type de procédures).

5 enseignants et 2 étudiants convoqués, mercredi 29 janvier, au commissariat de Clermont-Ferrand pour une enquête sur une " infraction d’intrusion non autorisée dans un établissement d'enseignement".

A Montauban, Lycée Bourdelle, 6 enseignants sont menacés par le recteur d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et de 7 500 euros d’amende pour avoir "perturbé le bon déroulement des E3C". Même menace du côté de Cahors, lycée Marot, 9 professeurs ont reçu un courrier similaire les accusant d’avoir failli à leurs obligations statutaires de neutralité en tant que fonctionnaires.

On ne sait finalement jamais à quoi s’attendre avec ce gouvernement qui n’a plus aucun complexe à faire preuve d’autoritarisme. Certes, personne n’est envoyé aux travaux forcés mais l’autoritarisme ne saurait être mesuré à la gravité de la sanction, mais à son imprévisibilité. Avec ce gouvernement, tout est envisageable car plus rien ne garantit sa conduite où ses réactions, pas même le droit ; ce gouvernement agit par « caprices », il n’est plus raisonné par la loi. Il est imprévisible et par là même, dangereux : nous le savons, ils n’hésiteront pas à piétiner le droit pour réinstaurer l’ordre, leur ordre. C’est pourquoi il faut faire bloc « nationalement » et dénoncer de telles dérives partout où elles se produisent. La répression à Clermont, Dôle, Montauban, Cahors continuera peut-être à Melle… Si personne n’en est témoin, si personne ne s’en indigne, il est possible qu’elle se propage un peu partout ; l’enjeu est d’importance. Ne nous laissons pas isoler, ne les laissons pas mettre en œuvre des règlements de compte locaux qui finiront par étouffer notre mobilisation. Vous, enseignants mobilisés de la France entière, vous devez être témoins de ce qui se passe ici car ils n’oseront pas nous sanctionner si des enseignants, de toutes les académies, font corps contre de telles méthodes de répression en les dénonçant. S’ils reculent ici, ils reculeront partout… Tout se fissure autour d’eux, ils ne savent plus quoi inventer pour contenir une situation qui à présent leur échappe ; nous avons les cartes en mains, c’est à nous de jouer maintenant !

Avec mes deux autres collègues, nous sommes en arrêt de service et notre convocation devrait être repoussée à la rentrée, à savoir à la semaine du 9 mars. Soyez vigilants et gardez un œil sur ce qui se passe à Melle, nous avons à présent cruellement besoin de veiller les uns sur les autres.

Merci d’avance pour votre soutien,

Les professeurs convoqués (mais pas encore sanctionnés !) du lycée Desfontaines de Melle.

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