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Melboubou

Saut de classe en école Montessori hors contrat et entrée dans le public

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électron-enchaîné

On ne parle que de lecture. Il faut voir si l'enfant est compétent en maths également. Et voir également sa maturité.

Avertir l'école de l'avance de votre fille est une chose à faire. Ensuite faut laisser à l'enseignant le temps d'évaluer votre enfant (cela tombe bien il y a les évals de début d'année) et d'observer le comportement de votre fille en classe, avec les autres élèves. L'enseignant fera sûrement appel à un psy scolaire si besoin pour une observation en classe. Ensuite il y aura une équipe éducative si effectivement il apparaît que votre enfant est en avance...en octobre ou novembre pour le plus tôt.

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borneo
Il y a 7 heures, Melboubou a dit :

En quoi un élève qui a sauté une classe serait forcément moins bon qu'un élève n'ayant pas sauté de classe?

Un coureur avec un sac plein de briques n'arrivera pas forcément après un coureur sans sac, mais il devra fournir bien plus d'efforts. Un élève avec un an de moins que les autres part avec un handicap, qui peut ne pas se voir en primaire, mais qui lui demandera plus d'efforts quand il faudra être à plein régime. 

On peut raisonner par l'absurde : si un an d'avance ne fait aucune différence, alors pourquoi pas deux, ou trois, ou quatre ? 

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Melle

Ce n'est pas parce qu'un enfant a un an d'avance qu'il devra fournir plus d'effort que les autres... Nous ne sommes pas tous égaux, c'est comme ça... 

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borneo

Comme tu veux. 😊

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Goëllette
Il y a 1 heure, madeus a dit :

Par contre, la question de l'ennui : j'ai du mal à entendre de la part d'enseignants qu'un enfant qui s'ennuie car ce qu'on lui demande de faire est bien en dessous de ses compétences doit juste prendre son mal en patience... nous sommes là pour tous les élèves et ne pas prendre en compte cela, c'est assurer la fuite vers l'école privée. C'est transformer nos élèves en futurs clients (pour reprendre la distinction faite plus haut) !;)

Parce que le mal, dans cette expression, c'est le malheur qu'il se crée (ou qu'on lui crée) en se disant qu'il sait déjà faire, qu'il s'ennuie. Et la frustration, la patience, l'humilité, font partie des apprentissages indispensables dans l'éducation d'un enfant.

Lui aussi, et sa famille, doivent s'adapter à l'école. Ça fonctionne dans tous les sens, et c'est le propre de la vie en société et en collectivité.

L'ennui, c'est aussi un sentiment relatif qui, pour un enfant, dépend aussi beaucoup de l'attitude que la famille a vis à vis de l'école.

Si elle lui met l'accent sur sa supériorité et qu'elle lui laisse entrevoir qu'elle n'est pas contente du maître, s'il a compris qu'elle veut qu'il saute une classe, il dira qu'il s'ennuie et, peut-être, s'ennuiera vraiment.

Si elle ne met en avant que le positif ("tu as eu une image", "tu as un nouveau copain", ...), qu'elle ne lui laisse jamais entrevoir qu'elle a des doutes sur le maître (ce qui n'empêche pas les discussions entre adultes), il y a de fortes chances que l'enfant s'ennuiera beaucoup moins.

Quant au passage du public au privé, dans l'histoire du sujet, c'est exactement l'inverse.

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madeus

L'ennui ne fait pas partie des efforts à faire pour apprendre ! Cette méthode à fait preuve de son inefficacité depuis longtemps ...

L'ennui n'est pas une simple lassitude. Il interroge la légitimité de ce qui est fait, comme des enseignants en' animation pédagogique parfois,  et exprime une perte de sens. Il court-circuite la motivation nécessaire à l'apprentissage, au moins autant que l'effort.

L'ennui n'est pas la marque d'une école qui serait exigeante, mais d'une école qui a du mal à remettre en cause ses routines...

concernant le passage privé / public, certes le sujet évoque une situation inverse, mais les enfants qui font le ping pong entre les deux ne sont pas rares et le fait de ne pas lutter contre l'ennui scolaire en est une des nombreuses raisons.

Merci pour ces échanges ! 

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Goëllette
Il y a 2 heures, madeus a dit :

concernant le passage privé / public, certes le sujet évoque une situation inverse, mais les enfants qui font le ping pong entre les deux ne sont pas rares et le fait de ne pas lutter contre l'ennui scolaire en est une des nombreuses raisons.

Le fait que les enfants soient trop écoutés et soutenus, c'est certain.

L'ennui dont tu parles, très souvent, il est le résultat de l'attitude de la famille à l'égard de l'école et de l'enseignant.

Ceci dit, je me répète, avec le B-A-BA, je conviens qu'un élève qui sait déjà lire s'ennuie.

J'utilisais, pour ma part, une méthode plus mixte (pas globale qui, depuis les années 70, est extrêmement rare), qui permettait, justement, que mes élèves lecteurs ne s'ennuient pas.

Cependant, je ne vois pas l'intérêt de ne pas faire progresser un élève au maximum de ses capacités, donc, en CP, de lui faire faire le programme du CE1 dans l'optique, éventuellement, qu'il passe directement au CE2, s'il a la maturité nécessaire.

Mais je ne suis pas animatrice. Je ne vais pas l'occuper ludiquement, pendant que j'apprends à lire à ses camarades. A chacun son métier.

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agora

Je susi à la fois d'accord et pas d'accord Goelette.

Je suis très contente d'avoir pu mettre mon enfant dans le privé au CP car il y a passé une année vraiment riche et stimulante, avec une différenciation interessante pour les quelques élèves déjà lecteurs>.

D'un autre côté effectivement il faut aussi dans une certaine mesure s'adapter à la collectivité, l'enseignant ne peut pas tout faire differement pour 25 personnalités....

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madeus
Il y a 1 heure, Goëllette a dit :

L'ennui dont tu parles, très souvent, il est le résultat de l'attitude de la famille à l'égard de l'école et de l'enseignant.

 

Ah bon, l'enseignement ou l'organisation scolaire en général n'ont aucun impact sur l'ennui des enfants ?

L'attitude positive des parents à l'égard de l'école est un point fondamental dans le bien être de l'enfant à l'école en effet, mais de là à l'identifier comme principale cause de l'ennui des élèves... 

... L'ennui à l'école n'est pas une chose nouvelle qui n'existerait que chez des enfants de parents en opposition au système ou pensant élever un "petit génie". C'est d'ailleurs un des critères de démarcation entre pédagogies nouvelles et pédagogie traditionnelle. Mais la réponse à cet ennui n'est en aucun cas le ludique, mais le travail. Mais comme le disait Freinet un travail doit avoir un sens, qu'il s'agisse du travail de l'enfant ou de celui de l'ouvrier et de l'enseignant. Des élèves qui s'ennuient c'est un enseignant qui fait de même...

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Goëllette

Si tu mets Freinet dans les pédagogies nouvelles, sache quand même ... qu'il est mort en 1966, 14 ans après ... Maria Montessori !

Quant à moi, même si j'adhère assez à la Pédagogie Freinet, j'ai eu la chance de bénéficier dans mon enfance de la pédagogie traditionnelle, si décriée maintenant, qui m'a donné les bases de tout ce que je sais maintenant.

J'étais une élève brillante, mais je ne me suis jamais ennuyée car j'ai eu cette autre chance d'avoir des parents qui ne se sont jamais permis de déjuger mes enseignants devant moi et encore moins de leur apprendre leur métier.

J'allais donc à l'école en confiance, si la maîtresse me demandait d'écrire au stylo noir à 4 carreaux dans mon cahier rouge, je n'étais pas dans la défiance, je l'acceptais. Si j'avais compris avant qu'elle n'explique, si j'avais terminé 10 minutes avant les copains, ce qui arrivait très souvent, je n'ai aucun souvenir de m'être ennuyée.

Je prenais un livre ou mon cahier de dessins et je m'occupais. Ou alors elle me demandait d'aider un camarade et j'en étais ravie.

Nul doute qu'il en aurait été différent si, le soir, mes parents m'avaient laissé penser qu'il n'était pas normal de me faire subir des leçons que je maîtrisais déjà, et patienter alors que j'avais terminé mon travail.

Bien au contraire, ma mère, qui plus tard m'a avoué être parfois allée voir mes instituteurs pour avoir des explications, passait son temps à les valoriser à mes yeux, à valoriser la sagesse, l'écoute en classe.

Ah oui, j'ai oublié : Je suis allée à l'école primaire dans les années 70 et, depuis, ... les programmes ont été considérablement rabotés. Ceci aussi, avec l'hétérogénéité, explique l'ennui potentiel des bons éléments en classe.

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madeus

La modernité d'une pédagogie n'est pas liée à son âge... 

Ton exemple est un exemple, rien de plus, rien de moins.

Le témoignage d'une bonne élève, docile, qui s'est épanouie à l'école au point de devenir maîtresse.

Le fait que tous les enfants ne parviennent pas à cette belle adaptation, à laisser le temps filer sans rien à se mettre sous la dent, ne leur donne pas moins le droit d'apprendre à l'école. 

Je ne dis pas que nous devons, enseignants, nous adapter à tous les élèves et aux caprices de toutes les familles, mais "le bon vieux temps des méthodes qui ont fait leur preuve" est une illusion, une fausse nostalgie d'une époque qui n'a en réalité existé que pour quelques élèves privilégiés, dont les parents, je te l'accorde, avait au moins l'avantage de croire au système.

Je suis allé à l'école dans les année 80. J'ai adoré aussi, la sécurité y étant plus grande qu'à ma maison. Pour autant, combien de mes camarades ne parvenaient pas à atteindre ce qui était attendu, redoublaient et attendaient que le temps passe ? Combien de bons élèves masquaient leur ennui et auraient aimé davantage non par caprice, mais par gourmandise... 

La douce époque du même régime alimentaire unique et commun me semble bien amère...

Mais nous sortons du sujet initial !

Encore merci pour cette discussion, même si je sens bien que, malgré notre amour partagé de l'école gratuite, laïque et obligatoire, nous n'en avons pas la même conception, ce dont je ne peux que me réjouir.

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Goëllette
Il y a 4 heures, madeus a dit :

Encore merci pour cette discussion, même si je sens bien que, malgré notre amour partagé de l'école gratuite, laïque et obligatoire, nous n'en avons pas la même conception, ce dont je ne peux que me réjouir.

😀

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Julie 63

Bonjour,

je suis enseignante en élémentaire et je confirme ce que disent les collègues. Nous n'avons pas la liberté de pouvoir faire sauter des classes à des enfants ou de les faire redoubler de notre propre initiative. Toute sortie d'un enfant de sa classe d'âge se fait après un bilan effectué par le psy sco ou par le RASED, des rencontres avec la famille et une autorisation de l'inspecteur. Tout cela prend du temps. En attendant que cela soit finalisé, l'enfant reste dans sa classe ou est intégré de façon non officielle dans le niveau visé, souvent à temps partiel.

Mais si votre fille sait lire, elle ne va pas pour autant s'ennuyer en CP. Dans tous les CP, il y a des enfants qui savent déjà lire en arrivant. La maîtresse différencie. Et surtout, en CP, on n'apprend pas seulement à lire. Beaucoup d'autres compétences sont travaillées (langage, mathématiques, écriture, repérage dans le temps et dans l'espace...). Toutes ces compétences seront évaluées avant de proposer à votre fille une intégration en CE1.

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Melboubou

Bonjour,

Je reviens vous donner des nouvelles. Nous avons eu le rdv avec la directrice de l'école publique ainsi qu'une psy scolaire. Bilan : ma fille doit être inscrite en CP avec possibilité éventuelle de passage en CE1 en cours d'année. La directrice a malgré tout admis en voyant les travaux de ma fille qu'elle avait une très belle écriture et que ce n'était pas le niveau d'une GS. Suite à cela, j'ai contacté une école privée sous contrat, que nous avons été voir. Là, pas de problème pour inscrire ma fille en CE1 (classe double niveau CP/CE1), il faut un document de la directrice de l'école Montessori (que l'on a déjà et qui avait été fourni à l'école publique) stipulant le saut de classe, ses raisons et les enseignements suivis cette année. On a également compris lors du rdv avec la directrice de l'école publique qu'elle avait le pouvoir d'inscrire notre fille en CE1 si elle le souhaitait, mais on a bien vu qu'elle ne voulait pas se "mouiller". Est-ce une crainte vis à vis de l'inspecteur?

Bref, nous penchons vers l'école privée non sans quelques déceptions car celle-ci est plus éloignée de notre domicile. C'est une école qui n'a que des double niveaux, ce qui me semble pertinent vis à vis de ma plus jeune fille qui entre en GS (double niveau GS/CP) et qui sait déjà lire. Ceci dit, j'ai cherché des renseignements sur les double niveaux et à ma surprise, j'ai lu que certaines études montraient l'inefficacité de ce système surtout en élémentaire. Vos avis?

Merci pour vos nombreux messages qui m'ont aidé à y voir plus clair. 

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Goëllette

C'est difficile pour moi de donner mon avis étant donné que c'est vous qui avez rencontré ces directrices.

Cependant, si la Loi dit que votre fille doit être inscrite au niveau CP, l'école privée sous contrat est obligée de le faire aussi officiellement. Après, officieusement, elle fait ce qu'elle veut.

Pour les cours doubles, tout dépend comment ils sont constitués. A mes débuts, quand c'était possible, on mettait toujours un bon groupe du niveau inférieur, ce qui permettait aux élèves qui en avaient les capacités d'être "boostés" et de faire une partie du programme du haut. De nos jours, sous des considérations les plus diverses, ce n'est plus toujours le cas, au grand dam de l'Ecole Publique, qui perd chaque année ses meilleurs éléments faute de stimulation.

Demandez à la directrice du Privé comment sont constituées les classes. 

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sosogirafe

Une directrice d'école publique est une enseignante qui n'a pas à se soutraire aux règles ;) Donc si vous vouliez voir si c'était légal d'inscrire votre fille en CE1, il fallait taper à la porte de l'Inspecteur de l'Education Nationale.

Dans le privé les directeurs sont chefs d'établissement, alors ont-ils + de latitude?

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lilie2fr
Le 15/06/2020 à 18:45, Julie 63 a dit :

Bonjour,

je suis enseignante en élémentaire et je confirme ce que disent les collègues. Nous n'avons pas la liberté de pouvoir faire sauter des classes à des enfants ou de les faire redoubler de notre propre initiative. Toute sortie d'un enfant de sa classe d'âge se fait après un bilan effectué par le psy sco ou par le RASED, des rencontres avec la famille et une autorisation de l'inspecteur. Tout cela prend du temps. En attendant que cela soit finalisé, l'enfant reste dans sa classe ou est intégré de façon non officielle dans le niveau visé, souvent à temps partiel.

Mais si votre fille sait lire, elle ne va pas pour autant s'ennuyer en CP. Dans tous les CP, il y a des enfants qui savent déjà lire en arrivant. La maîtresse différencie. Et surtout, en CP, on n'apprend pas seulement à lire. Beaucoup d'autres compétences sont travaillées (langage, mathématiques, écriture, repérage dans le temps et dans l'espace...). Toutes ces compétences seront évaluées avant de proposer à votre fille une intégration en CE1.

Non, les textes existent et sont clairs :  pour un 1er saut de classe, seul le conseil des maitres decide. L avis de l'inspecteur n'a pas lieu d etre. Pour le maintien oui.

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Melboubou
il y a 2 minutes, lilie2fr a dit :

Non, les textes existent et sont clairs :  pour un 1er saut de classe, seul le conseil des maitres decide. L avis de l'inspecteur n'a pas lieu d etre. Pour le maintien oui.

Oui je veux bien le croire car la directrice du public lord du rdv ne nous a pas dit qu'elle n'avait pas le droit d'inscrire notre fille en CE1, mais plutôt qu'elle ne voulait pas le faire par crainte d'un éventuel échec. Après peut être craint-elle d'être mal vu de l'inspecteur si elle prend la décision d'inscrire ma fille en CE1 et qu'ensuite ça se passe mal. La directrice du privé nous a bien dit que ça ne posait aucun problème, nous lui avons expliqué le problème avec le public afin d'être transparent et elle a bien dit que ça ne posait pas de soucis dès l'instant où l'on donnait un certificat de radiation avec le saut de classe expliqué ou un simple document expliquant ce saut de classe et fait par la directrice actuelle. elle nous a dit qu'elle faisait confiance à l'équipe de l'école Montessori et à nous en tant que parent qui connaissons notre enfant et ses capacités. 

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sosogirafe

Bah inscrivez-la là, et voilà :)

 

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dameoiselle
Le 25/06/2020 à 18:35, Melboubou a dit :

Oui je veux bien le croire car la directrice du public lord du rdv ne nous a pas dit qu'elle n'avait pas le droit d'inscrire notre fille en CE1, mais plutôt qu'elle ne voulait pas le faire par crainte d'un éventuel échec. Après peut être craint-elle d'être mal vu de l'inspecteur si elle prend la décision d'inscrire ma fille en CE1 et qu'ensuite ça se passe mal. La directrice du privé nous a bien dit que ça ne posait aucun problème, nous lui avons expliqué le problème avec le public afin d'être transparent et elle a bien dit que ça ne posait pas de soucis dès l'instant où l'on donnait un certificat de radiation avec le saut de classe expliqué ou un simple document expliquant ce saut de classe et fait par la directrice actuelle. elle nous a dit qu'elle faisait confiance à l'équipe de l'école Montessori et à nous en tant que parent qui connaissons notre enfant et ses capacités. 

Je crois qu'il s'agit plus d'une question de "responsabilité morale" face à la décision. La directrice du public, si elle accepte un saut de classe sans connaître l'enfant, elle prend le risque que ce soit néfaste pour l'enfant et se refuse à l'assumer sans en savoir plus. Elle aurait peut être accepté cette idée en ayant vu l'enfant quelques mois au milieu de ses pairs, en ayant eu les retours de l'enseignant... La directrice du privé, elle, valide une demande des parents. C'est très différent dans le positionnement.

Par ailleurs, pour prolonger la réflexion, tous mes élèves de GS de cette année écrivent en cursive, certains extrêmement bien. 5 de mes élèves sont lecteurs, en ce sens qu'ils lisent des phrases complètes voire de petits livres et qu'ils en comprennent le sens. Tous mes élèves sauf une (qui relève d'un suivi) savent lire toutes les syllabes simples et encodent des mots. Bref, des élèves parfaitement lecteurs en GS j'en ai tous les ans, depuis 5 ans. Je travaille dans un milieu favorisé. Mais des élèves ayant effectué un saut de classe en CE1, je n'en ai eu que deux, avec des profils très particuliers: ils ont fini tête de classe de leur classe de CE1. Et cela a été grandement facilité parce que je suis dans une école polyvalente et que donc que je travaille avec mes collègues d'élémentaire tous les jours. On a pu faire des intégrations dans le niveau de classe supérieur avant le saut de classe définitif et ces deux élèves ont passé les évaluations nationales de CP alors qu'ils étaient dans ma classe. Bref, c'est le saut de classe a été le résultat d'une décision d'équipe, et accompagné, et non une décision prise seule par une directrice ayant rencontré la famille une seule fois. Et cela me semble plutôt sain. Bref, j'aurais été la directrice, j'aurais pris la même décision tout en reprenant rdv avec vous au bout de quelques semaines de classe pour refaire le point sur cette question.

Enfin, et il ne s'agit pas de remettre en cause la décision de l'école Montessori, mais les critères d'évaluation sont parfois très variables en fonction des écoles, et pour accueillir dans notre école plusieurs enfants de l'école Montessori de notre quartier qui rejoignent le public en CP, les surprises ne sont parfois pas bonnes en terme de compétences scolaires et/ou de posture d'élève.

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Melle

Oui, enfin là vu la description on ne parle pas d'un bon niveau de GS qui décode bien, mais d'une fluence à 100 (si mes souvenirs du début du post sont bons), et de pleins d'autres éléments excellents aussi comme les additions posées, soustractions et multiplications, et j'en passe. 

Et la directrice n'a pas pris seule la décision du saut de classe, mais elle a suivi la décision d'une autre équipe pédagogique. 

Sans connaître l'enfant c'est dur à dire comme ça... Un mauvais saut de classe, un mauvais "manque" d'un saut de classe, les deux peuvent dans l'absolu être néfastes selon l'enfant ... Alors sans connaître cet enfant j'aurais aussi tendance à me fier à son dossier scolaire... 

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sosogirafe

Le + facile aurait peut-être été de l'inscrire en CP, la mettr en CP-CE1 et faire suivre le CE1. Faire sauter officiellement le CE1 ensuite :) 

Mais la question ne se pose +, les parents ayant obtenu gain de cause ailleurs ;) 

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Lialili
Le 25/06/2020 à 18:35, Melboubou a dit :

Oui je veux bien le croire car la directrice du public lord du rdv ne nous a pas dit qu'elle n'avait pas le droit d'inscrire notre fille en CE1, mais plutôt qu'elle ne voulait pas le faire par crainte d'un éventuel échec. Après peut être craint-elle d'être mal vu de l'inspecteur si elle prend la décision d'inscrire ma fille en CE1 et qu'ensuite ça se passe mal. La directrice du privé nous a bien dit que ça ne posait aucun problème, nous lui avons expliqué le problème avec le public afin d'être transparent et elle a bien dit que ça ne posait pas de soucis dès l'instant où l'on donnait un certificat de radiation avec le saut de classe expliqué ou un simple document expliquant ce saut de classe et fait par la directrice actuelle. elle nous a dit qu'elle faisait confiance à l'équipe de l'école Montessori et à nous en tant que parent qui connaissons notre enfant et ses capacités. 

Je trouve la réponse de la directrice de l'école publique honnête et soucieuse de l'enfant ... laisser le temps à cette petite fille, pleine de ressources, de s'adapter, avec sa classe d'âge, au fonctionnement d'un établissement public avant de lui faire passer une classe si nécessaire me semble témoigner du seul souci de l'enfant.

D'après moi, la réponse de la directrice de l'école privée sous contrat permet d'obtenir l'inscription de l'enfant, en allant dans le sens des parents, ... et en les flattant au passage sur leur connaissance de l'enfant.

Néanmoins, ce n'est qu'un point de vue ... un sentiment ... Fondamentalement, je pense que la réussite ou l'échec du saut de classe sont bien loin de ne tenir qu'aux seules capacités d'un enfant à un moment T. Un enfant peut très bien être précoce et ne pas réussir dans la classe supérieure ... un enfant peut avoir appris à lire, écrire et compter un peu avant les autres, passer une classe et finalement poursuivre sa scolarité sans exceller. A l'inverse, un saut de classe peut s'avérer salvateur. Tout dépend de tellement de paramètres ... Aussi, pour le coup, je pense que c'est vraiment une question de choix d'environnement éducatif.

J'ai vu beaucoup d'élèves ne réussir que très moyennement en fin de parcours après un saut de classe en maternelle ou primaire. Je n'en ai vu qu'un seul exceller. Mais après tout, la réussite n'est pas nécessairement une fin en soi. Et qui sait si ces élèves qui n'ont réussi que moyennement n'auraient pas carrément échoué en restant dans leur classe d'âge ?

 

 

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sosogirafe

Le problème est qu'en fait cette enfant a déjà sauté une classe (cad suivi dans le niveau supérieur à sa classe d'âge). Mais dans une école hors-contrat, donc à part faire passer un éval je pense que légalement ça ne passe pas d'acter l'inscription dans la classe 1 niveau au-dessus de sa classe d'âge.

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borneo
Le 26/06/2020 à 21:41, dameoiselle a dit :

Je crois qu'il s'agit plus d'une question de "responsabilité morale" face à la décision.

Tout à fait d'accord. 

C'est bien plus facile d'accepter un saut de classe que de le refuser. Si on a un doute, il vaut mieux ne pas le faire. 

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Anwamanë
Le 11/06/2020 à 17:29, flore49 a dit :

Pas sûre de ça, mais je ne suis pas experte en école hors contrat.

Les écoles hors contrat sont responsables de leur pédagogie, du contenu de leur enseignement et de leur rythme de passage dans les classes constitutives de leur établissement (classes qui ne sont pas forcément celles déterminées par l'Etat).
Dès lors qu'elles ne rendent pas de comptes à l'Etat, difficile pour elles d'exiger de celui-ci qu'il prenne en compte des données sur lesquelles il n'a aucune prise, exemple niveau scolaire de l'enfant par rapport aux attendus de sa classe d'âge. S'il n'y a pas de convention signée (hors contrat donc), on ne peut pas demander à l'Etat de reconnaitre quoi que ce soit et de faire des équivalences.
D'ailleurs, il me semble que votre fille va devoir passer des tests pour réintégrer le circuit classique, afin de vérifier ces attendus. 

Je comprends tout-à-fait l'inutilité de lui faire refaire un CP, au vu de ce que vous dîtes de ses capacités, mais choisir une école hors contrat n'est pas sans conséquence. L'école Montessori, si elle ne l'a pas fait, aurait dû vous prévenir des difficultés éventuelles pour réintégrer un circuit plus classique. Il n'y a pas de punition parce que vous venez d'une école hors contrat, il y a juste une procédure légale dont s'est affranchie légalement l'école hors contrat.  

Vous avez RDV avec la directrice et la psychologue scolaire. Ce n'est pas rien, c'est donc que la problématique est prise en compte. Attendez de voir ce qu'il en ressort.
Sachez que si officiellement, elle n'intègre pas administrativement le CE1 cette année, elle peut très bien suivre les enseignements de cette classe, et ne sauter officiellement une classe qu'à la fin de l'année scolaire. Ca ne changera rien sur le terrain, c'est juste une bascule administrative.
Mais cela est de la seule responsabilité de l'établissement qui va l'accueillir. Vous ne pourrez rien exiger car officiellement votre fille 'n'a pas sauté de classe.

Je me permets de rebondir là-dessus Flore.

Ayant été directrice d'une école hors-contrat je t'assure que nous avons des comptes à rendre à l'Etat.

Inspection pédagogique tous les ans, nos supports, programmes etc sont scrutés. Ils vérifient qu'on suit bien le socle commun.
Je ne parle pas des locaux...

Je trouve cela parfaitement anormal que nous soyons autant inspectés sans avoir accès à un minimum de choses qui puissent faire le lien entre les écoles qu'elles soient privées, publiques ou hors-contrat.

Personnellement je donnais des livrets qui correspondaient au Socle commun quand les enfants partaient en plus des livrets Montessori pour que la nouvelle école en sache plus sur l'enfant et ce qu'il a fait.

 

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