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Respect de l'intimité en maternelle


Tatacaline

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Bonnes vacances à tous les collègues, bon courage aux parents qui, eux, ne sont pas toujours en vacances...

J'ai besoin de vos lumières, expériences sur le sujet et éventuellement, de pistes de travail.

Voilà:

l'an dernier, une fille de PS a accusé un garçon de PS d'avoir mis sa main (à lui) dans sa culotte (à elle). Echanges et discussions entre parents, enseignante, directrice et personnel du périscolaire (parce qu'apparemment, ça se serait produit plusieurs fois). Les parents de la petite fille le vivent très mal (ce qu'on peut comprendre), et attendent en vain un échange constructif avec les parents du petit garçon (qui ont reposé les règles auprès de leur fils). En parallèle, des enfants, garçons et filles, de PS et MS, sont surpris à vouloir jouer à baisser leur pantalon et se montrer mutuellement leur sexe (on a du mal à savoir s'ils y sont forcés ou juste incités). Coronavirus arrive là-dessus, ça calme les choses puisque plus rien ne se passe, et la reprise de la classe n'entraîne pas la reprise de ces "jeux".

Cette année, je récupère les deux enfants puisque j'ai tous les MS et quelques GS.

Et malgré notre vigilance, ça recommence, cette fois-ci, sur les fesses. Mais deux autres enfants, dont un GS ont aussi fait le geste (mais sur le pantalon). D'après les témoignages et les aveux, on a du mal à savoir si le garçon de MS a commencé ou s'il a imité les deux autres. Mais sa mère est prévenue dès le midi et la mère de la fillette dès le soir (toujours mieux d'en parler en vis-à-vis plutôt qu'au téléphone). On s'interroge surtout sur deux points: s'il a les mains balladeuses, pourquoi est-ce toujours sur la même petite fille et jamais sur quelqu'un d'autre? Du coup, la question s'inverse aussi: est-ce que la petite fille ne l'a pas pris en grippe et accuse toujours le même enfant? Le petit garçon devient mutique quand on lui demande ce qui s'est passé mais a finalement réussi à le dire à sa mère (en minimisant son geste par le fait que les deux autres garçons ont aussi participé). Donc, chose avérée de ce côté-là.

On envisage, avec la directrice, une médiation entre les parents parce que les parents de la petite sont très remontés (du fait de la récidive, et que les parents du petit n'ont jamais fait la moindre démarche pour tenter d'entamer un échange). Mais la maman du garçon ne comprend pas que les parents des deux autres garçons ne soient pas convoqués également d'où pétage de plombs avec mélange d'histoires privées, bref, selon le conseil de la hiérarchie, la médiation n'est plus à l'ordre du jour. 

Dans la semaine qui suit, deux filles de GS sont surprises à vouloir faire des bisous sur les fesses de plusieurs garçons de leur classe, un GS de ma classe déboutonne son pantalon pour montrer son slip à un copain, un autre profite qu'un copain est debout devant un urinoir pour lui toucher les fesses, une MS accuse un MS de lui toucher le sexe le midi à la cantine (ils sont assis l'un à côté de l'autre; le périscolaire s'est empressé de déplacer le garçon après la plainte de la mère), et le garçon du début et un copain de MS ont mis la main sur les fesses d'une copine de MS qui était rangée juste devant eux.  ... Bref, ça n'en finit pas!

Nous avons prévenu les parents des garçons et filles incriminés ou victimes, nous passons notre temps à répéter qu'ils n'ont pas le droit de toucher le corps de l'autre (déjà à cause du COVID et parce que ce corps-là ne leur appartient pas), qu'ils n'ont pas à montrer leur corps (ventre, fesses, sexe, parce que leur corps n'appartient qu'à eux, ... mais j'ai l'impression que plus on en parle, plus ils sont tentés.  

Comment leur inculquer la notion d'intimité, du respect de leur corps et du corps de l'autre, du respect de l'interdit (les victimes disent non, mais après coup: "t'as pas le droit, je vais le dire!" Ben oui, mais c'est fait, alors quoi mettre en place?). Les psychologues de tous bords disent que c'est normal à cet âge-là, que les enfants n'y mettent pas de connotation sexuelle parce qu'ils n'ont pas la maturité sexuelle nécessaire, qu'ils sont seulement dans l'exploration, et que l'école est le lieu idéal pour ces interactions étant donné qu'ils rencontrent rarement autant d'enfants de leur âge à la fois en dehors de l'école. Donc, il faudrait ne pas dramatiser, ne pas y voir un avenir de pervers(e) sexuel(le), mais que dire aux parents des "victimes"? On peut bien comprendre que cela les questionne ou les traumatise; quand on leur rapporte les paroles des psy, c'est "oui, enfin bon, les psys, ils sont pas à la place de mon enfant!", et leur proposer de voir un psy, c'est comme si on retournait la situation et qu'on les considérait, eux, comme des coupables! Alors qu'on a juste des faits, qui posent question aux adultes sexués que nous sommes, et qu'on voudrait juste trouver des solutions pour dédramatiser, détraumatiser, ne pas coller d'étiquette, répondre aux questions, aux explorations et à la curiosité des enfants, sans troubler ceux qui ne sont pas sur cette longueur d'onde.

Avez-vous bénéficié d'animations pédagogiques sur ce sujet? Avez-vous eu ce type de problème dans votre école? Votre enfant a-t-il subi ou a-t-il eu ce type de geste? Qu'est-ce qui a été mis en place? Connaissez-vous des albums ou des petites vidéos qui parlent de ce sujet et qui seraient adaptés aux enfants de maternelle? toutes vos expériences sont les bienvenues et je vous en remercie par avance.

Côté enseignantes, nous allons travailler à la rentrée sur le corps, les différences et les ressemblances, et l'INTIMITE, mot important qu'ils vont apprendre à connaître et devoir apprendre à respecter. Une information générale va être faite aux parents pour expliquer la démarche et les raisons de cette démarche, et leur demander leur coopération d'adultes responsables et éducateurs.

Merci à tous et à toutes pour votre contribution.

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Pour moi c'est une des raisons pour lesquelles les passages collectifs aux toilettes ne devraient plus avoir lieu... Chaque enfant y va à son tour tout au long de la journée quand il en éprouve le besoin...

Si vraiment pas d'autres possibilité qu'un passage collectif alors très grande vigilance de la part des adultes qui réfléchissent pour organiser les lieux pour que tout ce que tu décris ne puisse plus avoir lieu : les élèves attendent assis sur des bancs qu'une place se libère avant de s'approcher des toilettes. Pas de bousculades, ni d'enfants agglutinés, respect de l'intimité de chaque enfant...

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Merci Anna59,

le problème, c'est que ça ne se passe pas qu'aux toilettes: l'an dernier, ils se planquaient dans une des trois cabanes en plastique (style petite maison de jardin) qu'il y a dans la cour; là, ils ont profité que j'étais en train d'aider d'autres enfants à ranger un truc pour le faire dans le rang; à la cantine, ils ne sont pas à poil, quand même!

Pour les toilettes, ça s'est passé pendant la récréation. Il y a toujours une ATSEM dans le coin, mais on n'imagine pas forcément que quand deux garçons y vont en même temps, il va y avoir un dérapage (j'évite d'envoyer en même temps une fille et un garçon). En classe, on laisse les enfants y aller en fonction de leurs besoins, mais quand on rentre de la récréation, ou avant d'aller en motricité pendant que la classe d'avant se termine, ou encore avant le temps de repos, tous ceux qui ont besoin d'aller aux toilettes y vont et il y a toujours l'ATSEM avec eux (moi, je reste avec ceux qui n'y vont pas). Si on devait faire chacun son tour, on n'en finirait pas. En plus, on n'a pas assez d'espace pour asseoir tout le monde, c'est du bricolage, cette école! 

L'idéal, ce serait d'avoir des petits boxes avec des portes battantes façon saloon ou un genre de paravent qui laisse un espace pour passer, et qui soit juste à la hauteur des enfants, ce qui permet quand même aux adultes de surveiller. Mais là, ce sont les mairies qui freinent des quatre fers parce que ça coûte une blinde en aménagement, que le budget n'est pas prévu, etc. Et ensuite, au niveau ménage, ce n'est peut-être pas si évident. 

Je reviens en maternelle après un long moment en élémentaire, mais pendant les quatre années où j'étais en maternelle, il y a 20 ans de ça, on n'a jamais eu ce genre de problèmes, à part un PS qui s'amusait à montrer ses fesses à tout le monde, jusqu'au jour où je lui a dit que si c'était vraiment ça qui l'intéressait, j'allais le mettre tout nu au milieu de la cour pour que tout le monde puisse bien le voir. Visiblement, ça a suffit à le dissuader parce qu'il n'a jamais recommencé. Maintenant, on a beau essayer de les raisonner ou les menacer, y a rien qui marche. J'avoue que je suis de plus en plus désabusée.

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Il y a une curiosité naturelle à cet âge là. Une asem a trouvé 2 ms en train d'explorer les parties intimes l'un de l'autre pour l'un, comprendre où était le zizi de l'autre, et l'autre, comprendre où était la zézette de l'un. 

Après, il y a des enfants qui voient/subissent des choses, il faut être vigilants là-dessus. Je n'attends pas que ce genre d'événement arrive pour parler de l'intimité, du fait que personne n'a le droit de toucher à l'intimité, que c'est réservé éventuellement au médecin pour vérifier que tout va bien, en présence d'un parent, ou aux parents dans le cadre de l'hygiène, des soins et c'est tout. J'ai toujours peur quand j'aborde ces questions d'entendre un jour des horreurs, mais c'est essentiel.

Là, ça semble s'envenimer chez vous, il faut une vigilance constante. Pourquoi pas contacter un conseiller pédagogique pour voir s'il a des pistes, des idées de lectures?

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  • André Jorge changed the title to Respect de l'intimité en maternelle

Surveillance accrue, en particulier aux toilettes (1 passage fille, 1 passage garçon?), et malheureusement je demanderais à ce que les cabanes soient enlevées ou fermées tant que cela ne se calme pas. Des lectures sur le thème et pourquoi pas demander conseil au psychologue scolaire. Bon courage.

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Bonjour boislasson,

mes collègues (PS et MS/GS l'an dernier) n'ont pas attendu pour parler du corps et du respect du corps de l'autre mais je ne sais pas si elles ont démarré avant ou après le premier cas. Ensuite, avec le Covid, on a beaucoup insisté sur le fait de ne pas se toucher du tout. Mais à la rentrée, les enfants ont eu du mal à garder ces habitudes, d'autant qu'avec leurs vêtements à sequins, c'est très tentant pour les copains de jouer à les mettre dans un sens ou dans un autre (vous savez, ces fameux dessins qui changent de couleur selon le sens du sequin, recto ou verso). Et puis j'en ai aussi quelques uns qui adorent jouer à chatouiller les voisins ou des GS qui prennent les plus petits des MS sous leur aile mais avec des gestes de possession plus que de protection. Quand on passe un temps de regroupement à rappeler à l'ordre la moitié de la classe, c'est usant. On a l'impression que l'interdit ne les concerne pas.

Nous avons, bien sûr, demandé de l'aide à la circo, mais eux aussi sont un peu démunis car les docs et supports qu'ils nous ont conseillés correspondent plus à la prévention des violences sexuelles faites par des adultes à des enfants. Là, c'est vraiment comment faire comprendre aux enfants qu'on peut être curieux, poser des questions, mais qu'en aucun cas, on n'a à explorer le corps de l'autre, a fortiori quand il dit non.

Après, pour ce qui est de la vigilance, on est souvent quatre dans la cour (pour trois classes), mais visiblement, ça ne les empêche pas de saisir le moment où on est en train de régler d'autres problèmes pour agir (dispute, blessure, coups, ... oui, il y a aussi une violence latente assez impressionnante, dans cette cour et encore, ça s'est amélioré par rapport à l'an dernier!). Perso, depuis la rentrée, je compte les semaines d'école qui restent. Je crois que je n'ai plus de motivation parce que je ne voyais pas mon boulot d'enseignante comme celui d'un chien policier. Je suis désabusée et j'ai vraiment envie de faire autre chose. Et pourtant, il y a vingt ans de ça, j'y croyais. Maintenant, je suis usée: près de 20 ans de direction qui m'ont surtout bouffé ma vie (surtout vie de famille) et maintenant que je ne suis plus directrice, je n'ai tout simplement plus envie. Mais il y a les gamins, et je ne peux pas les laisser comme ça, donc je continue à me battre.

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Merci Meuhpet,

pour les cabanes, c'est prévu que la mairie les enlève pendant les vacances.

Pour les toilettes, il faut qu'on trouve une solution parce que c'est déjà la cohue dans le couloir quand on rentre de récré (deux classes en vis-à-vis avec des mômes assis par terre pour enfiler les chaussons et qui bloquent le passage, et les toilettes à l'autre bout du couloir. Avec les gestes barrières, ça coince parce que c'est le seul point d'eau pour se laver les mains. 

Et puis ce n'est pas tant dans les toilettes qu'il y a les problèmes, que pendant les récrés ou la mise en rangs.

Moi, j'avais plutôt envisagé un décalage des récrés pour qu'il n'y ait qu'une seule classe à la fois dehors et que le passage aux toilettes se fasse par roulement (25 gamins qui attendent à la fois plutôt que 75). Il faut que je voie ça avec la collègue des Petits et ma directrice, qui a les Grands. Le problème des récrés décalées, c'est qu'on ne va être que deux à chaque fois pour surveiller et que la directrice n'aura plus la possibilité de profiter du temps de service d'une collègue pour faire son boulot quotidien de direction.

La psy scolaire a proposé de rencontrer les parents qui le souhaitaient, mais malheureusement, elle n'a pas de billes à nous donner sur la manière de traiter le problème.

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Pepettebond

pffff

 

Cacaboudin    plus c'est interdit plus c'est intéressant.

En maternelle, il faut être vigilants parce les jeux de touche pipi peuvent être signes d'autres choses.

 

MAIS  il faut dédramatiser surtout en PS MS,

C'est un age où la notion d'intimité n'existe que partiellement, les enfants ont encore besoin des adultes pour se laver, pour se changer, pour se nettoyer après les toilettes.

C'est un age où la découverte du corps et du corps sexué passionne.

Rappeler hors contexte que le corps de l'autre doit être respecté, qu'il ne faut pas laisser les autres embeter : c'est la part éducation de cet age.

Avoir en classe des poupées sexuées, des petits livres sur le corps humain peut aider à satisfaire la curiosité.

 

Je crois bien, avoir expliqué à un papa, au début très choqué que lorsqu'il était petit il avait dû, avec ses frères jouer à celui qui ferait le plus loin, ou le plus haut.

A son regard effaré , je suis sure que des souvenirs rieurs étaient apparus.

Il faut expliquer que  c'est l'age où l'on apprend et qu'il ne faut surtout pas en faire un drame pour que cela ne devienne pas un drame.

 

Que non ce n'est pas d'abord un signe de déviance ou de mauvaise éducation.

Qu'il faut en parler mais ne pas en faire une affaire d'état  sinon CACABOUDIN ....on ne s'en sort pas.

Les adultes restent silencieusement vigilants pour que cela ne prenne pas des proportions hallucinantes et que s'il y a d'autres signaux on puisse intervenir.

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il y a une heure, Pepettebond a dit :

Les adultes restent silencieusement vigilants pour que cela ne prenne pas des proportions hallucinantes 

C'est le "silencieusement" qui m'interroge: on leur explique l'intimité, mais on n'insiste pas sur leur geste, c'est ça?

Le plus dur, c'est les parents des enfants qui subissent, qui sont difficiles à convaincre que cette découverte est normale. Et c'est effectivement leur réaction qui entraîne des discussions et des tensions entre parents. Ce qu'il faudrait peut-être, c'est que la psychologue scolaire puisse faire une petite réunion avec les parents des enfants concernés pour le leur expliquer? 

En tous cas, merci pour ton témoignage.

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OK avec pepettebond. Je rajouterai surveillance silencieuse face au groupe et apparte avec les protagonistes en expliquant re expliquent que non ça on n a pas le droit sans plus d affect que ça 

Et dire aux parents les choses en privé pas devant la porte de la classe au moment de la sortie par exemple

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Pepettebond
Il y a 2 heures, Tatacaline a dit :

C'est le "silencieusement" qui m'interroge: on leur explique l'intimité, mais on n'insiste pas sur leur geste, c'est ça?

Le plus dur, c'est les parents des enfants qui subissent, qui sont difficiles à convaincre que cette découverte est normale. Et c'est effectivement leur réaction qui entraîne des discussions et des tensions entre parents. Ce qu'il faudrait peut-être, c'est que la psychologue scolaire puisse faire une petite réunion avec les parents des enfants concernés pour le leur expliquer? 

En tous cas, merci pour ton témoignage.

 

il y a 41 minutes, 2caille a dit :

OK avec pepettebond. Je rajouterai surveillance silencieuse face au groupe et apparte avec les protagonistes en expliquant re expliquent que non ça on n a pas le droit sans plus d affect que ça 

Et dire aux parents les choses en privé pas devant la porte de la classe au moment de la sortie par exemple

surveiller ce n'est pas toujours parler c'est être là , écouter, n'intervenir que s'il y a besoin ...

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Dans le cas présent, le plus important est d'expliquer aux abusés qu'ils ont le droit de refuser, et de se défendre. Ce n'est pas parce que la curiosité est normale à cet âge qu'ils se retrouvent dans une position de harcelé, qui risque de les suivre toute leur vie.

Apprendre aux harcelés à s'opposer, c'est bien plus efficace que gronder les harceleurs. 

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Il y a 12 heures, Tatacaline a dit :

C'est le "silencieusement" qui m'interroge: on leur explique l'intimité, mais on n'insiste pas sur leur geste, c'est ça?

Le plus dur, c'est les parents des enfants qui subissent, qui sont difficiles à convaincre que cette découverte est normale. Et c'est effectivement leur réaction qui entraîne des discussions et des tensions entre parents. Ce qu'il faudrait peut-être, c'est que la psychologue scolaire puisse faire une petite réunion avec les parents des enfants concernés pour le leur expliquer? 

En tous cas, merci pour ton témoignage.

Cette découverte est normale, si les deux enfants sont consentants. Si l'un ne l'est pas, c'est une agression. 

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Pepettebond

Dans cette situation, il est important que les adultes veillent mais ne mettent pas de huile et une allumette sur un feu qui n'existe peut être pas.

D'expérience (même si l'expérience n'est pas une vérité absolue)  ce sont plus les adultes qui projettent leur malaise.

Un adulte qui veille silencieusement, c'est un adulte qui vérifie qu'il n'y a pas de malaise, pas de répétitions.

Un adulte qui met en place des lieux et activités  qui permettent aux enfants de trouver des réponses à leurs questions, éduquer.

Un adulte qui  prend les mesures nécessaires pour protéger les enfants, éduquer et signaler quand cela se doit.

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Borneo, merci, grand merci pour cette vidéo!

Depuis plusieurs années maintenant, j'essaie de mettre en place la médiation entre pairs pour régler les problèmes entre les enfants, mais nous n'avons pas franchement le temps de former des médiateurs et c'est souvent nous qui faisons la médiation et donc, qui nous immisçons dans leurs problèmes. Je pense qu'effectivement, plutôt que dire à la petite de MS "s'il recommence, viens le dire aux adultes", il vaut mieux qu'on lui propose une "flèche" qui renvoie le petit MS qui la touche dans ses cordes. 

Si nous réagissons ainsi, en prévenant les parents, c'est aussi parce que l'an dernier, c'est elle qui avait prévenu sa mère, d'où la montée aux créneaux des parents ("comment, ma fille est victime et vous, vous n'avez rien vu?" Ben non, on n'a rien vu.) Alors, pour éviter aussi qu'on nous dise qu'on n'a rien fait, on a essayé de faire quelque chose et, apparemment, ce n'était pas ça qu'il fallait faire. Si j'ai bien compris, il aurait fallu qu'on apprenne à cette petite chenille tétanisée à lancer une flèche qui dissuade définitivement le méchant oiseau de proie de recommencer. Je vais prendre contact avec le CRISS pour en parler.

Pepettebond, je suis entièrement d'accord avec toi: ce sont les adultes qui transmettent leurs peurs et qui font d'un geste un drame (cf aussi la vidéo de Borneo). Maintenant, il va falloir qu'on arrive à faire comprendre aux parents que plus ils s'en mêlent, pire ça va être.

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Je nuance tout de même, on a eu une petite fille (PS) qui faisait des "fellations" à des garçons de PS aussi, elle les coinçait dans les cabanes de la cour, dans les WC pendant les récréations, et les déshabillait de force. On ne transmettait pas nos peurs, cette petite faisait les mêmes gestes que sa maman (prostituée) et c'était glauque. Les parents des garçons n'étaient pas ravis, et ça se comprend...

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Tatacaline

Oui, ça se comprend!

c'est vrai qu'on n'imagine pas forcément ce qu'un enfant peut avoir vu ou subi et qui l'entraînerait à le reproduire à l'école.

J'avoue que moi, ce qui m'a gênée, c'est le mot "foufoune" employé par la petite pour parler de son sexe. Contrairement à zizi ou zézette, ou même, comme une autre maman a dit, nénette, je trouve ça plus vulgaire ou en tous cas, plus dans le vocabulaire intime du couple, mais déplacé pour un enfant.

Et comment avez-vous réussi à mettre fin au problème?

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Pepettebond

Une fellation ce n'est pas un jeu de touche pipi...

C'est pour cela que les adultes veillent. 

Et pour que les parents remettent les choses en place (quand ce n'est pas une situation préoccupante)  parler de cacaboubin aide ..la comparaison aide bien.

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