Posté(e) 13 avril 201313 a D'après mon expérience d'ex étudiante IUFM et d'actuelle AP qui gère les arts pla dans une école, je valide le fait qu'il faille proscrire le "à la manière de". Tout simplement parce qu'il faut laisser place à la créativité comme cela a déjà été dit. Il faut faire confiance aux élèves, ils sont souvent très surprenants! Il me semble, qu'en tant qu'enseignant, on peut partir d'une oeuvre et avoir dans l'idée qu'ils arriveront à reproduire une oeuvre, mais il faut simplement définir des consignes très précises, et c'est seulement lorsque que la production est terminée que l'on peut leur montrer l'artiste référence, et ainsi se rapprocher de l'histoire des arts. Concernant l'évaluation, il est important de faire comprendre aux élèves que le beau n'est pas important et c'est le respect des consignes qui est à souligner. A mon sens, elle ne se définit pas forcément par une note mais par le fait de valider ou non les productions.
Posté(e) 15 avril 201313 a Oui je suis d'accord. Je pense que le beau n'est pas important dans le sens où une oeuvre peut plaire à une personne et ne pas plaire à une autre. L'idée d'esthétisme est plus basé sur l'analyse qu'on peut en faire. Et en ce sens, je pense qu'à chaque séance d'arts doit être lié un moment de verbalisation pour analyser les productions des élèves.
Posté(e) 15 avril 201313 a Bonjour, Dire ce qui est beau..., une discussion sur ce sujet peut s'avérer intéressante avec les élèves. Dire "c'est beau" ou dire "Cela me plaît" n'est pas la même chose. Ce qui est important, il me semble, c'est d'aider les élèves à argumenter leur jugement sur une oeuvre d'ar (on établit alors des critères esthétiques), tout en les aidant à lui reconnaître le statut d'oeuvre d'art.
Posté(e) 24 avril 201313 a Bonsoir à tous et toutes, je me lance très humblement dans ce sujet. Tout un poème le "à la manière de". Pour moi il est assez difficile de demander à mes élèves de dessiner, de peindre ou de sculpter à la manière de tel artiste.Il est plus simple de partir de l'oeuvre et de cibler sur une ou deux techniques employées. Il y a tant de niveau de lecture d'une oeuvre que j'imagine facilement mes élèves en pleine surcharge à la pensée d'atteindre tous ces niveaux. Nous nous contentons donc de dégager 2 ou 3 éléments essentiels de l'oeuvre et de se les approprier (c'est en forgeant que l'on devient forgeron parait-il). A ce niveau là, comme beaucoup l'ont dit il est plus aisé d'évaluer. Ces éléments essentiels peuvent être une technique utilisée par l'artiste, une disposition spatiale particulière, un choix de couleur ou de matière,... J'aime bien du coup utiliser le réinvestissement. Par exemple, nous sortons de l'école, trouvons un point de vue qui nous intéresse et ......dessinons, crayonnons, feutrons, étudions.....le choix est libre. De retour en classe, nous pouvons affiner, peindre, crayonner,.... On peut ainsi présenter sa création aux autres, en discuter.
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