Posté(e) 26 juillet 20224 a http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/12/15122020Article637436125234706744.aspx Citation Paradoxalement, alors même que cette logique de « scolarisation » de l’école maternelle a été mise en œuvre pour gagner en « efficacité », tout porte à croire qu’elle la dessert. On est censé apprendre beaucoup et vite, trop vite. De là, les élèves qui arrivent en maternelle avec le moins de savoir et savoir-être scolaires se trouvent vite mis de côté, ne pouvant suivre ce rythme intense (Leroy, 2020). Dès la petite section (2, 3 ans), des élèves sont ainsi qualifiés d’ « élèves en difficultés » ou jugés pas assez « autonomes ». Ce sont presque toujours des élèves issus des milieux les plus modestes. Il est donc des liens indéniables entre la recherche de performance précoce et la mise à l’écart des moins bien dotés scolairement par leur milieu d’origine.
Posté(e) 26 juillet 20224 a http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/05/27052020Article637261616565641611.aspx Citation "L'école maternelle est aujourd'hui à l'image de la société contemporaine : en quête de performance et d'optimisation du temps, hautement concurrentielle et âpre pour les laissés-pour-compte". "L'école maternelle de la performance enfantine" (Edition Peter Lang), l'ouvrage de Ghislain Leroy (université de Rennes 2), est une charge et va faire grincer des dents. Basé sur l'observation croisée des rapports d'inspection et des pratiques de classe, il montre comment l'école maternelle est passée de l'Education nouvelle au mythe de la performance, rhabillé Montessori ou pas. Une évolution inexorable, vécue par les professeurs des écoles et non voulue par eux, qui laisse de coté ceux qui n'arrivent pas à suivre le rythme, les plus faibles, les plus pauvres. Si ce livre réquisitoire peut parfois paraitre excessif, il interroge fortement une évolution qui semble inexorable tant elle est dans l'air du temps.
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