Cette année, La Grande Lessive® nous invite à explorer le thème « Photo (et) graphie ».
Ces deux mots associés ouvrent de nombreuses possibilités en arts visuels. Il ne s'agit pas seulement de prendre des photographies ou de réaliser des graphismes : on peut aussi observer les graphismes présents dans notre environnement, intervenir sur une photographie, prolonger ce qu'elle donne à voir ou encore créer une composition destinée à être photographiée.
Voici 10 pistes d'activités, adaptables de la maternelle à l'école élémentaire.
1. À la recherche des graphismes cachés dans l'école
Niveaux : PS à CM2
Lignes horizontales ou verticales, quadrillages, cercles, spirales, répétitions… Notre environnement est rempli de graphismes que nous ne remarquons plus.
Proposons aux élèves de partir à leur recherche dans la cour et dans l'école.
On pourra photographier, par exemple :
les barreaux d'une grille ;
les lignes peintes sur le sol de la cour ;
un grillage ;
les marches d'un escalier ;
les nervures d'une feuille ;
l'écorce d'un arbre ;
des pavés ou du carrelage ;
des fissures dans un mur ou sur le sol ;
les ombres produites par différents objets.
Les photographies obtenues pourront ensuite être observées, comparées et classées selon les formes et les motifs repérés.
Variante en maternelle : l'enseignant peut réaliser lui-même quelques photographies en gros plan. Les élèves doivent retrouver dans la cour l'endroit où chacune a été prise.
2. Continue la photo !
Niveaux : MS à CM2
Une photographie présentant des lignes ou des motifs intéressants est imprimée en petit format et collée au centre d'une feuille.
La consigne peut être très simple :
« Les lignes de la photographie veulent sortir de la photo. Continue-les sur toute la feuille. »
À l'aide de feutres, crayons, craies, peinture ou encre, les élèves prolongent les lignes visibles dans la photographie.
Ils peuvent commencer par respecter leur direction avant de les laisser progressivement se transformer : les lignes se croisent, ondulent, deviennent des spirales, constituent de nouveaux motifs…
La frontière entre photographie et production graphique finit ainsi par s'effacer.
3. Une chasse photographique aux lettres
Niveaux : GS à CM2
Et si les lettres de l'alphabet se cachaient dans l'école ?
Une branche peut dessiner un Y, une roue évoquer un O, l'angle d'un bâtiment un L, tandis que certains assemblages de lignes peuvent faire apparaître un A, un H ou un X.
Les élèves recherchent ces lettres dans leur environnement et les photographient.
Les clichés peuvent ensuite être assemblés pour écrire :
le prénom de l'enfant ;
le nom de l'école ;
le nom de la classe ;
un mot choisi collectivement ;
un court message.
Une façon originale d'associer photographie, observation de l'environnement et écriture.
4. Dessiner dans les ombres
Niveaux : MS à CM2
Les ombres sont elles-mêmes de formidables productrices de graphismes.
Par une journée ensoleillée, photographions les ombres des arbres, des grilles, du mobilier de la cour, des jeux ou même des élèves.
Les photographies peuvent être imprimées en noir et blanc.
Les élèves interviennent ensuite dans les espaces créés par les ombres : points, boucles, vagues, lignes brisées, spirales, quadrillages…
Deux graphismes se rencontrent alors : celui produit par la lumière et celui créé par l'enfant.
5. Mon portrait devient graphisme
Niveaux : GS à CM2
On photographie le visage d'un élève, de face ou de profil.
Plusieurs possibilités sont ensuite envisageables.
On peut n'imprimer qu'une moitié du portrait et demander à l'élève de compléter l'autre moitié en utilisant exclusivement des lignes et des motifs graphiques.
On peut également conserver la photographie entière et transformer certaines zones : les cheveux deviennent des boucles ou des spirales, les vêtements se remplissent de motifs, l'arrière-plan se couvre de lignes…
Avec les élèves plus âgés, on pourra travailler davantage sur le contraste entre réalisme photographique et interprétation graphique.
6. Photographier l'infiniment petit
Niveaux : PS à CM2
Regarder autrement, c'est parfois simplement regarder de plus près.
Les élèves photographient en gros plan ou en très gros plan différents éléments :
écorce, feuille, pierre, morceau de bois, tissu, mur, mousse, métal, sol…
À cette échelle apparaissent des lignes, des réseaux et des textures qui passent habituellement inaperçus.
Après observation de la photographie, les élèves peuvent tenter de reproduire le motif découvert, puis inventer sa continuation sur le reste de la feuille.
Avec les plus jeunes, l'activité permet notamment d'enrichir le répertoire graphique tout en développant l'observation.
7. Transformer la cour en dessin
Niveaux : CP à CM2, adaptable en GS
Une photographie assez simple d'un élément de la cour est imprimée sur une feuille.
Cette fois, il ne s'agit plus seulement de prolonger les lignes : les élèves doivent transformer ce qu'ils voient.
Un cercle peint sur le sol peut devenir une planète.
Une fissure peut se transformer en rivière ou en éclair.
Les barreaux d'une grille peuvent devenir les immeubles d'une ville.
Une branche peut devenir le bras d'un personnage fantastique.
Le réel photographié devient ainsi le point de départ d'un univers imaginaire dessiné.
8. Créer un graphisme… puis le photographier
Niveaux : PS à CM2
Inversons maintenant la démarche.
Au lieu de chercher des graphismes existants, les élèves vont les fabriquer dans l'espace.
Ils peuvent réaliser :
une spirale avec des feuilles ;
un alignement de cailloux ;
une alternance de bouchons ou d'objets colorés ;
des lignes avec des bâtons ;
des cercles tracés à la craie ;
une composition avec du matériel de la classe ;
des motifs éphémères réalisés avec des éléments naturels.
La création est ensuite photographiée.
Ici, la photographie ne constitue plus le point de départ : elle devient l'œuvre finale et conserve la trace d'une réalisation éventuellement éphémère.
9. Le petit cadre qui change le regard
Niveaux : PS à CE2
On remet aux élèves un petit cadre fabriqué dans du carton.
Ils se déplacent dans l'école en regardant leur environnement à travers ce cadre et cherchent une composition intéressante : trois lignes parallèles, une succession de carrés, une alternance de couleurs, un ensemble de cercles…
Lorsqu'ils ont trouvé leur « image », celle-ci peut être photographiée.
Cette activité très simple permet de faire découvrir une notion essentielle :
Photographier, ce n'est pas seulement enregistrer ce qui se trouve devant soi. C'est choisir ce que l'on veut montrer.
Avec les plus jeunes, le cadre en carton permet de matérialiser très concrètement cette notion de cadrage.
10. Du réel au graphisme : une séquence complète
Niveaux : PS à GS, adaptable à l'élémentaire
Plusieurs des activités précédentes peuvent être réunies dans une courte séquence.
Séance 1 – Cherchons des graphismes
Observer différentes photographies et identifier les formes rencontrées : lignes, ronds, quadrillages, vagues, répétitions, alternances…
Chercher ensuite quelques exemples dans la classe.
Séance 2 – Safari photo dans l'école
Par petits groupes, les élèves partent à la recherche de graphismes dans la cour ou dans l'école.
Les éléments intéressants sont photographiés.
Séance 3 – De la photographie au dessin
Chaque enfant choisit une photographie.
Elle est imprimée en petit format et placée au centre de sa feuille.
L'élève commence par prolonger les lignes et les motifs observés dans la photographie.
Séance 4 – La photo devient graphisme
L'intervention se poursuit plus librement.
Les motifs peuvent se répéter, changer de taille ou de couleur, se croiser ou envahir progressivement l'espace de la feuille.
La photographie réelle semble ainsi se prolonger et se métamorphoser dans la production graphique de l'enfant.
Quelques pistes pour aller plus loin
Ces propositions peuvent naturellement être combinées.
Une chasse aux graphismes peut déboucher sur la constitution d'un répertoire photographique de formes. Les photographies réalisées par une classe peuvent être confiées à une autre classe qui devra les transformer. Une même photographie peut également être proposée à plusieurs élèves afin de constater combien un point de départ identique peut conduire à des productions différentes.
On peut enfin jouer sur les techniques : feutres fins ou épais, craies grasses, crayons de couleur, peinture, encre, collage de papiers, superposition de calques…
L'essentiel est de conserver ce qui fait toute la richesse du thème « Photo (et) graphie » : le dialogue entre ce que l'appareil photographique prélève dans le réel et ce que la main, l'imagination et le geste graphique de l'enfant viennent ensuite révéler ou transformer.
Article rédigé avec ChatGPT
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