mikaka26 Posté(e) 6 juin 2007 Posté(e) 6 juin 2007 Bonjour, Juste pour info, parlons nous toujours de maintien dans le cycle?
[Zaz] Posté(e) 7 juin 2007 Posté(e) 7 juin 2007 Depuis la loi d'orientation 2005, on reparle de redoublement (si je ne me trompe pas :P ). Par contre dans les faits, il s'agit d'un maintien (l'élève n'est pas censé refaire exactement comme l'année précédente, mais partir de ses acquis). Sinon, la tendance actuelle, ce n'est ni redoublement, ni maintien, mais mise en place d'un PPRE, différenciation, décloisonnement au sein du cycle, etc.
delphmax Posté(e) 7 juin 2007 Posté(e) 7 juin 2007 Depuis la loi d'orientation 2005, on reparle de redoublement (si je ne me trompe pas :P ).Par contre dans les faits, il s'agit d'un maintien (l'élève n'est pas censé refaire exactement comme l'année précédente, mais partir de ses acquis). Sinon, la tendance actuelle, ce n'est ni redoublement, ni maintien, mais mise en place d'un PPRE, différenciation, décloisonnement au sein du cycle, etc. je crois que le livret de compétence permet aussi d'éviter le redoublement. Mais je ne comprends pas concrètement ce qu'il apporte: est ce que c'est par rapport à lui que l'on décide de la mise en place du PPRE?
[Zaz] Posté(e) 7 juin 2007 Posté(e) 7 juin 2007 Concrètement, il évalue les compétences du socle commun, donc : - compétence n1 du socle : acquise ou non acquise - compétence n2 du socle : A ou NA Si on a des NA, c'est que l'élève n'a pas acquis ce qu'il devrait, il va donc falloir organiser son enseignement de façon à ce que l'élève acquiert ces compétences. Donc comme ça peut demander une différenciation lourde, on peut mettre en place un PPRE. Mais le PPRE est aussi mis en place par ailleurs, comme dans le cas d'un redoublement (en théorie, ça devrait obliger les enseignants à différencier. En pratique, les élèves refont le programme de l'année précédente). Ou pour anticiper les grosses difficultés quand on voit que l'élève démarre assez mal (ou ne démarre pas d'ailleurs). J'espère que ça éclaire un peu. C'est difficile de se faire une idée vu que pour l'instant le livret de compétences et le socle commun sont encore des choses abstraites... <_<
Charivari Posté(e) 7 juin 2007 Posté(e) 7 juin 2007 Depuis la loi d'orientation 2005, on reparle de redoublement (si je ne me trompe pas :P ).Par contre dans les faits, il s'agit d'un maintien (l'élève n'est pas censé refaire exactement comme l'année précédente, mais partir de ses acquis). Sinon, la tendance actuelle, ce n'est ni redoublement, ni maintien, mais mise en place d'un PPRE, différenciation, décloisonnement au sein du cycle, etc. OUi, Zaza, tu as tout bon :P (comme d'hab ? ) Je suis passée aujourd'hui en entrainement sur un sujet sur le redoublement. Je vous mets mon plan, ça pourra remettre les pendules à l'heure : I le redoublement 1) historique => avant 89 : l'arme absolue => depuis Loi orientation Jospin 89 : on demande aux enseignants de penser en cycles, on ne parle plus de redoublement mais de maintien pour prolonger le cycle (donc on ne redouble que la dernière année du cyle) => depuis loi orientation Fillon 2005 : on reparle de redoublement, mais ça doit rerter exceptionnel et tout est fait pour l'éviter, notamment les PPRE qui doivent normalement permettent de l'éviter 2) Constat : le redoublement est inefficace (cf études qui étaient dans le dossier) Transition : Pisa, Finlande en tête et là-bas, pas de redoublement. C'est donc qu'un modèle efficace sans redoublement existe ? Alors quelles alternatives au redoublement ? Comment prendre en charge les élèves en grande difficulté ? II les alternatives 1) Détecter tôt les difficultés (évals nationales, évals sur Banqoutil...) 2) accepter l'hétérogénéité dans la classe 3) gérer l'hétérogénéité : différenciation (successive / simultanée) 4) Remobiliser ces élèves en agissant sur a) le sens, la valeur des savoirs b) l'estime de soi (pas trop de notation...) c) rendre les élèves acteurs de leurs progrès (éval formatrice, implication d el'élève dans le PPRE) 5) Suivre les progrès (livret scolaire, lien avec parents...) -------- Les questions qui m'ont été posées (à méditer ) : - pensez vous que la différenciation pédagogique soit compatible avec la valeur d'égalité Républicaine ? - comment faire progresser les élèves brillants sans creuser un peu plus les écarts ? - pourquoi croyez vous que les enseignants utilisent encore tant le redoublement ?
BLA Posté(e) 7 juin 2007 Posté(e) 7 juin 2007 - pensez vous que la différenciation pédagogique soit compatible avec la valeur d'égalité Républicaine ? Oui elle est compatible,l'enseignant se doit de donner à tous les memes chances de parvenir à la réussite,certains élèves ont des difficultés,avancent moins vite,comprennent moins vite,il s'agit donc de diversifier les apprentissages et de respecter les rythmes des élèves mais de les amener à aquérir les memes compétences; -comment faire progresser les élèves brillants sans creuser un peu plus les écarts ? Lorsqu'on met en place une différenciation au sein de la classe,il ne s'agit pas de laisser les plus à l'aise à l'écart ou de moins s'occuper d'eux...ces élèves sont parfois autonomes dans certains apprentissages,le maitre peut donc s'occuper d'un groupe présentant quelques difficultés et donner un travail à réaliser en autonomie aux autres... On peut aussi penser au tutorat qui sera bénéfique pour le tutoré comme le tuteur... - pourquoi croyez vous que les enseignants utilisent encore tant le redoublement ? Elèves en grandes difficultés et difficultés à mettre en place un PPRE; ?????
[Zaz] Posté(e) 7 juin 2007 Posté(e) 7 juin 2007 - pourquoi croyez vous que les enseignants utilisent encore tant le redoublement ? Parce que c'est culturel. Il est intéressant de noter que la France détient le record mondial de redoublement (article à lire). Parce que beaucoup pensent que les difficultés scolaires viennent de la maturité de l'élève, donc si on lui donne une année de plus pour faire les choses, il aura le temps d'acquérir la maturité nécessaire (et quand on voit les différences entre un enfant de fin d'année et un enfant de début d'année en C1 et début de C2, effectivement, l'écart peut être énorme). Parce que des fois quand on est enseignant, on oublie qu'on a des êtres humains en face et on ne pense plus qu'à respecter les programmes, l'avancée du manuel, etc. Donc forcément, les élèves qui ne peuvent pas suivre le rythme (et ils sont nombreux, les programmes étant plutôt adaptés à des moyens-bons) décrochent. En tant que PE, on doit gérer les différences des élèves, mais on doit aussi respecter les devoirs de la fonction publique et du professorat (donc les programmes). Parfois difficile de concilier les 2 (impossible ?). Sinon pour le reste, rien à dire, les réponses au-dessus sont très bien
harpège Posté(e) 8 juin 2007 Posté(e) 8 juin 2007 J'ajoute à ce que dit Bla, pour les élèves brillants : on axera plutôt le travail qu'on leur donne (en autonomie), dans le sens de l'approfondissement, de la complexification (résolutions de problèmes, recherches documentaires, compte-rendus de lecture, projets d'écriture), plutôt que de leur faire acquérir de nouvelles notions. Pour le redoublement, les enseignants ne sont pas formés à gérer l'hétérogénéité (mais peut-on dire que l'iufm ne fait pas son boulot le jour de l'oral? ). En tout cas, on peut sans doute dire que les enseignants ne se sentent pas bien formés pour gérer l'hétérogénéité, que (ptêt?) il y a très peu (ou pas?) de manuels qui prennent l'hétérogénéité en compte. Parfois les enseignants ne proposeraient pas un redoublement parce qu'ils savent que, dans la classe supérieure, l'enfant ne sera pas pris en compte, ne sera pas pris là où il en est. Dans la tête de certains enseignants, la notion de cycle est restée complètement théorique : il faut avoir tel niveau pour aller en CP, tel niveau pour aller au CE1...La vision reste année par année, or, comment faire un cycle de 3 ans en 4 ans si on reste dans ce cadre rigide? Pour la compatibilité entre différenciation et égalité républicaine, j'ajouterais qu'elle en est la condition incontournable. Attention à "respecter les rythmes", c'est un peu piège : il ne s'agit pas tant de respecter le rythme (avancer lentement pour un enfant lent) que de chercher d'autres façons de le faire entrer dans les apprentissages, autres façons qui lui permettront de progresser plus rapidement que si on ne l'avait pas fait. Donc, respecter le rythme, c'est à expliciter, et surtout à compléter.
dhaiphi Posté(e) 9 juin 2007 Posté(e) 9 juin 2007 En tant que PE, on doit gérer les différences des élèves, mais on doit aussi respecter les devoirs de la fonction publique et du professorat (donc les programmes). Parfois difficile de concilier les 2 (impossible ?). Question très intéressante. A mon avis les deux sont inconciliables et un choix est à faire.
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