mariecrocus Posté(e) 2 novembre 2007 Posté(e) 2 novembre 2007 Bonjour à tous ! Alors voilà, je me suis lancée dans la grande aventure Freinet. J’ai mis en place quelques « outils » comme les brevets ou le texte libre, et le travail individuel. Mais j’ai encore beaucoup de questions ! Alors, vous, par quoi avez-vous commencé ? J’aimerais que ce post soit un lieu d’échange et de coopération pour tous les instit qui « démarrent » ou qui « continuent » !
ae_kinou Posté(e) 2 novembre 2007 Posté(e) 2 novembre 2007 Bonjour, Je suis pour les partages (conseils et fichiers et tout ce qu'on pourra partager), mais il faudrait cibler plus le sujet pour qu'il ne s'éparpille pas. Pour mon avancée dans l'aventure : J'ai hésité longuement à plutôt me diriger vers la PMEV (tâtonnements en période 1), mais je m'y sens plus frustrée et j'ai vite repris un fonctionnement plus coopératif. Je me replonge donc à corps perdu dans les techniques Freinet à partir de la période 2. A ce fonctionnement s'ajoute un travail en ateliers quotidiens en français/maths. Je suis encore mal à l'aise avec certains focntionnements, mais dans l'ensemble, la classe roule de mieux en mieux (j'ai déjà instauré pas mal d'institutions en 2 ans) et les élèves sont plus épanouis, moi également. Si tu as des questions, je veux bien essayer de te répondre, mais ce serait bien que nous soyons plus nombreux pour mutualiser nos expériences.
Charivari Posté(e) 3 novembre 2007 Posté(e) 3 novembre 2007 Coucou ! en stage filé, j'ai mis en place des ceintures de compétences. C'est plus Oury que Freinet, mais bon... En sciences, ils ont passé le brevet de Volcanologue en période 1, et pour la période 2 je leur proposerai "Chercheur" et "ingénieur des eaux" (pour les scineces, je fonctionne en brevets : 1 brevet obtenu permet le passage d'une étape de couleur) En n'étant là qu'une journée par semaine, et très contrainte par les exigences IUFM, je ne peux pas faire autant de Freinet que j'aimerais. Ma grosse problématique, c'est "comment laisser chacun progresser à son rythme sans tomber dans l'ultra-individualisation des apprentissages où on perd tout l'interêt de l'échange entre pairs"
mariecrocus Posté(e) 4 novembre 2007 Auteur Posté(e) 4 novembre 2007 Bonjour ! "comment laisser chacun progresser à son rythme sans tomber dans l'ultra-individualisation des apprentissages où on perd tout l'interêt de l'échange entre pairs ?" Selon moi, l’individualisation du travail est l'une des plus belles réponses à la gestion de l'hétérogénéité et à la gestion des cours multiples (je suis en CLIS). Individualiser consiste à adapter un processus éducatif à la personnalité, aux caractéristiques individuelles de chaque apprenant. Il s’agit de le mettre en situation d’effectuer des choix, à la fois de méthodes, de durées, de rythmes, « d’aider l’enfant à déterminer un projet de travail correspondant à la fois à ses besoins et à ses capacités, et de favoriser ainsi le développement de sa personnalité en faisant de lui l’agent principal de son éducation... » (Jean LE GAL). Il me semble que ce que tu appelles « l’intérêt de l’échange entre pairs » est bien existant même dans les temps de travail individualisé : -par l'entraide Chacun peut aider et être aidé. -par le conseil, lieu d'organisation des projets .Des groupes de tailles et de durées variables peuvent se constituer autour de projets. -par les exposés, les présentations Ils représentent l'occasion pour les enfants de faire des recherches dans les domaines qui les intéressent mais aussi de se voir reconnus par le groupe comme détenteur d'une connaissance dans un domaine précis. Les groupes s'organisent autour du choix d'un sujet, mais aussi par affinités. A bientôt! Marie
Charivari Posté(e) 4 novembre 2007 Posté(e) 4 novembre 2007 ben au quotidien, quand les élèves ne travaillent pas sur la même chose, je ne constate pas d'entraide spontanée. Alors que je trouve que quand on travaille en grand groupe sur le même sujet, chaque élève s'enrichit de la réflexion des autres. Autant je suis pour de la différenciation, surtout dans l'évaluation (c'est tout l'intérêt des ceintures) et dans les exercices d'application, autant je tiens à préserver des séances d'apprentissages communes à tous les élèves ou au moins un des grands groupes. Je n'adhère pas trop à l'apprentissage individuel sur fiche, comme dans la démarche PIDAPI par exemple.
ae_kinou Posté(e) 4 novembre 2007 Posté(e) 4 novembre 2007 Bonjour !"comment laisser chacun progresser à son rythme sans tomber dans l'ultra-individualisation des apprentissages où on perd tout l'interêt de l'échange entre pairs ?" Selon moi, l’individualisation du travail est l'une des plus belles réponses à la gestion de l'hétérogénéité et à la gestion des cours multiples (je suis en CLIS). Individualiser consiste à adapter un processus éducatif à la personnalité, aux caractéristiques individuelles de chaque apprenant. Il s’agit de le mettre en situation d’effectuer des choix, à la fois de méthodes, de durées, de rythmes, « d’aider l’enfant à déterminer un projet de travail correspondant à la fois à ses besoins et à ses capacités, et de favoriser ainsi le développement de sa personnalité en faisant de lui l’agent principal de son éducation... » (Jean LE GAL). Il me semble que ce que tu appelles « l’intérêt de l’échange entre pairs » est bien existant même dans les temps de travail individualisé : -par l'entraide Chacun peut aider et être aidé. -par le conseil, lieu d'organisation des projets .Des groupes de tailles et de durées variables peuvent se constituer autour de projets. -par les exposés, les présentations Ils représentent l'occasion pour les enfants de faire des recherches dans les domaines qui les intéressent mais aussi de se voir reconnus par le groupe comme détenteur d'une connaissance dans un domaine précis. Les groupes s'organisent autour du choix d'un sujet, mais aussi par affinités. A bientôt! Marie Je suis du même avis que toi, pour l'individualisation, mais tu le dis bien mieux . L'échange entre pairs, au sein de ma classe, est vécu quotidiennement, par les moments que tu as cités, mais aussi par les échanges au sein de chaque équipe (équipes de 4 classes d'âge minimum), et dans les métiers. Pour Charivari, la démarche PIDAPI n'existe pas en tant que telle. PIDAPI est un fichier, donc un outil, et tu l'utilises comme tu l'entends. Je l'utilise comme outil de systématisation. Il n'est là que offrir aux enfants un moyen de fixer leurs connaissances, mais les enfants peuvent et doivent apprendre aussi avec d'autres outils. Ainsi, pour une même notion, ils peuvent la fixer par le biais de l'entraînement PIDAPI (et comme ils ont choisi leur fiche ils sont susceptibles d'être plus motivés qu'avec des exercices non choisis), mais aussi durant les ateliers ou les rituels, où les élèves sont rassemblés par classe d'âge ou par cycle. Ils peuvent encore fixer en correction de production écrite, en recherche pour un exposé, par l'observation des affichages, par le tâtonnement expérimental ou ailleurs encore. Je ne comprends toujours pas comment ni à quel moment ils fixent leurs savoir. Chacun a son déclic, à un moment ou un autre, parfois dans une activité qui n'était pas prévue pour cela. Moi, je me contente d'individualiser et d'offrir l'environement le plus serein et le plus riche possible.
Sherpa Posté(e) 5 novembre 2007 Posté(e) 5 novembre 2007 Je participe demain toute la journée à un stage sur cette pédagogie ! Je vous en raconterai plus après ...
Kiwichick Posté(e) 5 novembre 2007 Posté(e) 5 novembre 2007 Je trouve votre échange très intéressant Quand vous parlez d'entraide, autant en maternelle les enfants le font spontanément, autant après, ils font comment, surtout s'ils ne travaillent pas sur le même support. S'il y a travail de groupe, pareil ça se met en place naturellement. Alors organisez vous des tutorats, référents, ou vous laissez les élèves libres d'aller demander des explications aux autres enfants ?
mariecrocus Posté(e) 5 novembre 2007 Auteur Posté(e) 5 novembre 2007 Bonjour à tous ! Je suis ravie de voir que ce post suscite des interrogations et des discussions ! Selon moi, je ne pense pas que garder des séances d'apprentissages en groupes ou en groupe classe s’oppose à la PF. En effet, il me semble qu’entrer en pédagogie Freinet c’est d’abord affirmer : 1. que tout enfant peut apprendre 2. que c’est l’élève qui apprend (rythmes et chemins différents, le maître n’est pas la modalité dominante de la transmission mais il met en place et accompagne des situations permettant aux élèves des apprentissages) 3. que l’élève apprend à partir de ses questionnements (mais aussi à partir du « programme » par l’intermédiaire du travail sur fiches à partir du plan de travail) 4. que l’élève apprend parce qu’il se sent « sécurisé » (quoi de neuf, textes libres, conseils, créations… ; droit à l’erreur ; pas d’évaluation notée mais des brevets) Bien sûr, la part du maître est difficile à appréhender ! Il est un équilibriste ! Mes élèves ont tous des niveaux différents (je suis en CLIS donc niveaux de CP jusqu’à CE2-CM1 pour certains domaines) et dans ma classe l’entraide existe ! Grâce aux brevets et aux discussions, chaque élève s’est constitué un pôle d’excellence (Kévin est une référence en arts visuels, Déllia est définie par ses camarades comme « l’écrivaine » de la classe etc.) et les autres peuvent aller les solliciter en cas de difficulté. Même s’ils ne travaillent pas sur les mêmes supports, on peut organiser des temps de « bilans » plus ou moins formels après les temps de travail individuel où l’on fait part de ses difficultés. L’aide des pairs est sollicitée. Vous faites comme ça aussi ? Marie
pirouettecacahuète Posté(e) 5 novembre 2007 Posté(e) 5 novembre 2007 Bonjour à tous, Depuis mes début dans l'enseignement (il y a déjà 7 ans !), je me sens attirée par ce genre de pédagogie mais je ne l'ai jamais mise en place car j'ai peur de me laisser dévorer, de ne pas arriver au bout de mon programme. J'essaie pourtant de travailler beaucoup en groupes pour faciliter les échanges, la coopération, etc. Les enfants apprécient, en général, moi aussi même si je trouve cela toujours très bruyant (j'ai 26 élèves). Lorsque je suis avec des enfants en difficultés et que je les aident, je renvoie les autres vers des camarades de références (pas toujours les mêmes). J'aimerais aller plus loin mais j'avoue aussi que la somme de travail que cela demande me fait peur car j'ai 2 enfants en bas âges à la maison et que je n'ai pas envie de râter quelque chose parce que je suis toujours fourrée dans mas prèp' comme me le disait en début de carrière mon mari Je vais continuer à suivre vos échanges, peut-être poserai-je des questions car j'espère un jour surmonter mes "peurs" pour parvenir à travailler totalement de cette façon en classe. Merci pour tous vos propos qui m'éclairent.
Charivari Posté(e) 5 novembre 2007 Posté(e) 5 novembre 2007 Bonjour à tous,Depuis mes début dans l'enseignement (il y a déjà 7 ans !), je me sens attirée par ce genre de pédagogie mais je ne l'ai jamais mise en place car j'ai peur de me laisser dévorer, de ne pas arriver au bout de mon programme. J'essaie pourtant de travailler beaucoup en groupes pour faciliter les échanges, la coopération, etc. Les enfants apprécient, en général, moi aussi même si je trouve cela toujours très bruyant (j'ai 26 élèves). Lorsque je suis avec des enfants en difficultés et que je les aident, je renvoie les autres vers des camarades de références (pas toujours les mêmes). J'aimerais aller plus loin mais j'avoue aussi que la somme de travail que cela demande me fait peur car j'ai 2 enfants en bas âges à la maison et que je n'ai pas envie de râter quelque chose parce que je suis toujours fourrée dans mas prèp' comme me le disait en début de carrière mon mari Je vais continuer à suivre vos échanges, peut-être poserai-je des questions car j'espère un jour surmonter mes "peurs" pour parvenir à travailler totalement de cette façon en classe. Merci pour tous vos propos qui m'éclairent. Si le système des ceintures de couleur te tente, ce qu'il y a de bien, c'est que tu peux démarrer seulement dans une matière ou deux. Dand des matières facilement progressives comme la conjugaison, la poésie...
mariecrocus Posté(e) 7 novembre 2007 Auteur Posté(e) 7 novembre 2007 Bonjour ! Je suis bien intéressée par ton système de ceintures de compétences, en aurais-tu un exemple ? Moi, je travaille avec des « brevets de compétences » qui est un système qui me semble plus souple ! Marie
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