Anonyme Posté(e) 17 septembre 2025 Posté(e) 17 septembre 2025 il y a 1 minute, Vibo47 a dit : Bonsoir, Je comprends tout à fait ce que tu ressens... Malgré tout, même si tu étais en immersion l'an passé, cela ne signifie pas du tout la même chose que d'être véritablement en responsabilité. On peut voir les gros inconvénients du métier mais tant que cela ne nous impacte pas pleinement et directement, ce n'est pas la même chose. Je te réponds concernant le secteur privé, puisque j'en viens (20 ans) après une reconversion il y a 4 ans : oui nous sommes quand même mis devant des responsabilités très rapidement et souvent sans filet et c'était mon cas. Ma PEMF ne m'a jamais donné de documents, j'avais dû me débrouiller avec ma binôme pour tout préparer et nous y avions passé l'été... pour que cela ne donne rien de fameux, normal 0 expérience. Ce métier est loin d'être rose mais je ne suis pas à bout comme peuvent l'être certains collègues car c'est ma seconde vie et je ne suis pas encore usée ! Mais je les comprends et ils sont nombreux. Je te conseille de t'accrocher et d'attendre un peu avant de prendre une décision... Bon courage 💪💪 Merci pour ton message. Oui je suis tout à fait d'accord avec ton premier paragraphe. Je pense que ma désillusion me frappe aussi rapidement car je me retrouve dès le début dans une des situations les plus difficiles : aucune formation, binôme qui ne souhaitait pas être complétée par un PES et qui ne m'a pas particulièrement aidée (je ne lui reproche rien, ce n'est pas son job), tutrice PEMF absente, toujours pas de tuteur INSPÉ pour sauver la mise, REP+ avec ce que ça implique... Si on ajoute à cela que je regrette d'avoir déménagé et changé d'académie, c'est sûr que c'est difficile de voir les côtés positifs. Je souhaite malgré tout m'accrocher pour ne rien regretter. Ma première étape est de tenir jusqu'à Noël, en sachant que ça devrait être plus facile : je gère un peu mieux mon stress maintenant que je me détache un peu du métier, et je commence à être plus rapide sur certaines tâches. Je ferai un premier bilan à ce moment-là. Je tiendrai peut-être l'année entière, mais je ne crois pas vouloir rester et évoluer dans l'académie que j'ai choisie donc titularisation ou pas... Ça n'aura que peu d'importance. Affaire à suivre pour le moment, mais je continuerai de tenir à jour ce sujet afin que de futurs PES dans la même situation puissent suivre mon processus de réflexion 🤓
blublub Posté(e) 21 septembre 2025 Posté(e) 21 septembre 2025 Du coup tu peux essayer de tenir un peu après noël car en général la période des fêtes est fatigante aussi... janvier/avril c'est le mieux ! en mai juin ça remonte un peu en pression... de mon expérience en tout cas. Tu verras aussi sûrement qu'à la Toussaint ça commence déjà à mieux tourner. 2
Anonyme Posté(e) 2 octobre 2025 Posté(e) 2 octobre 2025 Bonsoir, je viens donner des nouvelles à ceux que ça intéresserait. Je tiens le cap, avec plus de facilités maintenant que je connais mieux mes élèves et leurs capacités, mais aussi depuis que je me suis détachée du métier. Je me mets moins de pression, je m'investis un peu moins et ça me fait du bien, même si je ressens que cela me pénalise et me cause de m'ennuyer sur cette fin de période. Peut-être retrouverai-je la motivation pendant les vacances pour repenser l'organisation et les enseignements de ma P2. Ma première visite s'est bien passée, ma PEMF a été agréablement surprise par ma gestion de classe et le sérieux de ma pratique. Je ne dois rien ni à l'institution, ni à l'INSPÉ : j'ai tout appris pendant mon service civique, auprès de collègues dévoués et uniquement grâce à ma volonté de sacrifier un an de ma vie à être payée 600€ pour apprendre le métier décemment. Bref, cette visite a eu le mérite de confirmer que si je ne prends toujours pas de plaisir en classe, ce n'est pas à cause d'une gestion de classe difficile ou du fait que je ne serais pas à la hauteur... Une pensée me trotte dans la tête depuis ce matin. Dans quel autre métier exige-t-on de nous d'être opérationnel dès le début, sans formation, ni sans avoir au préalable observé nos collègues ? Après avoir fini ma séance de maths de ce matin, je me suis dit "Peut-être que je viens de passer 40 min à faire N'IMPORTE QUOI ! Et je ne le saurai jamais, car personne ne m'observe sur le long terme, et je n'observe personne dans la durée non plus !". Je trouve cela consternant qu'on puisse potentiellement passer plus de 30 ans dans sa classe sans jamais avoir eu l'opportunité d'aller observer une autre classe, un autre niveau... Je suis quelqu'un qui se remet sans cesse en question, je suis donc censée vivre avec ces doutes sur ma pratique jusqu'à la retraite ?! Je vais m'arrêter là pour ce soir, mais j'en aurais encore tant à dire sur ce que je constate à bord du navire !
blublub Posté(e) 13 octobre 2025 Posté(e) 13 octobre 2025 Je suis tout à fait d'accord avec tout ce que tu dis, mais je ne suis pas sûre que l'herbe soit plus verte ailleurs ! Dans chaque métier il y a des bons et mauvais côtés. Le fait de ne pas être sur ordinateur toute la journée, de pouvoir faire chanter des chansons, de prendre l'air plusieurs fois par jour lors des récrés, d'organiser des sorties scolaires et autres projets que je choisis et qui m'intéressent, sans compter la satisfaction de voir au jour le jour les petits et grands progrès, les regards qui s'éclairent,... font partie de ce que j'apprécie dans mon métier au-delà des difficultés et des doutes. Ceci dit j'ai plutôt de bonnes conditions cette année (effectifs très corrects et familles plutôt sympas) donc c'est plus facile de prendre du recul !
Anonyme Posté(e) il y a 1 heure Posté(e) il y a 1 heure J'ai failli démissionner fin novembre, avant de me rendre compte que j'étais tout simplement submergée par le stress, l'appréhension, la peur de ne pas être à la hauteur, les aspects négatifs du métier uniquement et par le blues de mon déménagement loin de ma famille. Je me suis rendue compte que j'allais rentrer dans ma ville d'origine sans avoir réellement laissé une chance à ce métier et ses autres faces, et à ce à quoi pourrait être ma vie dans cette nouvelle académie (après tout, j'avais des raisons d'y déménager !). J'ai eu une sorte de déclic. Je me suis rapprochée de mes camarades de l'INSPÉ et de mes collègues, j'ai passé des heures à la bibliothèque pour y potasser des manuels et ouvrages didactiques, mon stress a laissé place à la curiosité et l'envie d'apprendre, et la magie a opéré. Je ne reste pas dupe quant aux difficultés de ce métier, mais j'ai désormais le recul d'une année scolaire entière pour me rendre compte qu'effectivement, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs et que je ne souhaite finalement pas revenir à la vie que j'ai quittée. L'année a été difficile malgré tout, avec une classe très compliquée et éprouvante. J'ai malgré tout apprécié voir mes élèves évoluer, et j'ai ressenti beaucoup de bonheur en les voyant réinvestir ce que j'avais pu leur transmettre. Je ne sais pas ce que l'EN me réserve pour l'année prochaine, mais je sais que j'ai envie de le découvrir et de continuer à explorer ce métier. Je te remercie @sosogirafe d'avoir relancé ce sujet et de m'avoir permis de réaliser ce bilan ! Je remercie également chaque personne qui a pris le temps de commenter ma publication et de m'aider dans ma réflexion. Futurs PES : vous avez passé un concours pour lequel vous avez probablement sacrifié beaucoup de temps, faites-vous honneur et accrochez-vous pendant cette année de stage pour être sûrs de faire des choix éclairés.
Messages recommandés
Créer un compte ou se connecter pour commenter
Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire
Créer un compte
Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !
Créer un nouveau compteSe connecter
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.
Connectez-vous maintenant