Anonyme Posté(e) 4 février Posté(e) 4 février Bonjour, Je traverse un période compliquée dans mon école. J'accueille en CP plusieurs élèves qui ont une notification AESHi ou AESHm, et plusieurs élèves à besoins particuliers (TdAH). Un des élèves ayant un TSA peut être très agité et violent avec l’AESH. J'interviens régulièrement pour lui venir en aide. Malgré des signalements et l'intervention de l’IEN à l'ESS, rien ne bouge. Les parents sont en attente de plusieurs structures de soins publiques. Je suis dans un sentiment d'incompétence face à cette situation. En attendant, il est devenu compliqué de faire classe sereinement. Je ne me suis pas encore faite arrêtée et je l'ai été rarement dans ma carrière, mais j'y pense de plus en plus. Ceci dit, la conscience professionnelle me tient et je pense à tous ces petits qui vont être sans enseignante plusieurs jours. J’ai l'impression de me plaindre pour rien et que je ne suis pas légitime. Aller voir mon médecin m'angoisse. J'adore mon métier et je m'investis beaucoup mais je suis souvent triste et épuisée moralement depuis plusieurs semaines. Je me dis que je passe quand même de bons moments et c'est cela qui me fait tenir. Avez-vous connu ce genre de sentiment ? Merci pour vos retours !
IsaG Posté(e) 5 février Posté(e) 5 février Bonjour, Le burn out arrive parfois sans prévenir: un matin, tu ne peux plus y aller. Je te conseille de consulter maintenant. Bon courage! 1
Breizhonig Posté(e) 5 février Posté(e) 5 février Je te conseille ce livre: https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/comment-ne-pas-être-un-prof-idéal-9782228931755 qui est très déculpabilisant. Comme le dit @Talulah, on nous demande l'impossible, sans les moyens nécessaires. 2
bdisse Posté(e) 5 février Posté(e) 5 février le burn out est une maladie professionnelle. Assure toi que ton médecin coche bien la bonne case. 2 2
Mirobolande Posté(e) 5 février Posté(e) 5 février Je pourrais écrire exactement la même chose. J'ai un élève pour lequel le diagnostic TSA a été posé. Et d'autres qui n'acceptent aucune autorité ni aucune contrainte (en petite sectio). J'ai passé une matinée affreuse, et je me demande également si je vais tenir le coup et si j'en ai envie. Ce n'est pas mon travail de tenter de contrecarrer la non-éducation des parents. Je suis rentrée, je me suis couchée, mais je n'envisage pas mes dernières années à la retraite comme ça. Tu n'es pas incompétent, c'est la situation qui est ingérable.Je le dis moi qui ai 20 ans d'expérience et me sens lessivée, démunie, découragée. Bon courage. Si tu poses la question c'est que la limite est proche. Preds soint de toi. 2 2 5
chatmallow Posté(e) 7 février Posté(e) 7 février Merci beaucoup pour votre retour. C’est aidant. J'ai vu le médecin qui m’a imposé un arrêt de 1 mois. Il ne m’a pas laissé le choix, j'étais sidérée. Je pense que j’ai minimisé les effets mais cela commençait à être envahissant dans ma vie privée et mon état de santé (stress, pleurs, mal de dos, perte d'appétit et de ma voix, irritabilité...). Qui est passé par là ? Avez-vous pu rebondir rapidement ? Il n’est pas envisageable pour moi de ne pas revenir dans ma classe.
nonau Posté(e) 7 février Posté(e) 7 février il y a 9 minutes, chatmallow a dit : Merci beaucoup pour votre retour. C’est aidant. J'ai vu le médecin qui m’a imposé un arrêt de 1 mois. Il ne m’a pas laissé le choix, j'étais sidérée. Je pense que j’ai minimisé les effets mais cela commençait à être envahissant dans ma vie privée et mon état de santé (stress, pleurs, mal de dos, perte d'appétit et de ma voix, irritabilité...). Qui est passé par là ? Avez-vous pu rebondir rapidement ? Il n’est pas envisageable pour moi de ne pas revenir dans ma classe. J'espère que tu as fait passer cet arrêt en "arrêt de travail" car ce sont tes conditions de travail déplorables, intolérables et inadmissibles qui ont engendrées un burn out. Nous ne sommes pas les fusibles de l'inclusion low cost ou de la défaillance de l'éducation des parents. 1
chatmallow Posté(e) 7 février Posté(e) 7 février il y a 12 minutes, nonau a dit : J'espère que tu as fait passer cet arrêt en "arrêt de travail" car ce sont tes conditions de travail déplorables, intolérables et inadmissibles qui ont engendrées un burn out. Nous ne sommes pas les fusibles de l'inclusion low cost ou de la défaillance de l'éducation des parents. Non, c'est un arrêt classique. Je pensais à ça justement. C'est clairement un arrêt imputable au service. J'avais fait des écrits (RRST, fait établissement, mail à l’IEN). Il faudrait que je le fasse valoir auprès de qui ?
nonau Posté(e) 7 février Posté(e) 7 février Effectivement c'est un accident imputable au service ! Tu n'as pas à subir le jour de carence et les 10% de salaire en moins. Ce serait une double peine ! https://snudifo31.com/procedure-relative-aux-accidents-de-service-accidents-de-trajet-et-maladies-professionnelles-rentree-2025/ Contacte ton syndicat aujourd'hui explique leur la situation... 1
Mirobolande Posté(e) 7 février Posté(e) 7 février @chamallow Bravo à ton médecin et à sa clairvoyance. Mon burn out:3.mois d'arrêt, reprise et rechute. Puis une année en mi-temps thérapeutique. Bon courage, fais de toi ta priorité.
Lison Posté(e) 7 février Posté(e) 7 février Pour que ça soit requalifié en accident de service, c'est pas si évident. Malheureusement !
bdisse Posté(e) 8 février Posté(e) 8 février il faut déjà que le médecin coche la bonne case sur l'arrêt de travail
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