Eklektika Posté(e) samedi à 10:37 Posté(e) samedi à 10:37 @borneo et à celles et ceux qui sont en retraite Pour ceux et celles, comme moi, qui ont encore quelques années à vivre professionnellement, avec de moins en moins d'énergie et de motivation......... as-tu, avez-vous des conseils, astuces, encouragements ? Pour ma part, je vais peut-être tenter "remplaçante". Le seul poste que je n'ai pas encore testé dans le premier degré. J'ai toujours énormément de plaisir à être en classe. Par contre, j'ai de plus en plus de difficulté avec la contrainte. Bonne journée à toutes, tous
Talulah Posté(e) samedi à 18:20 Posté(e) samedi à 18:20 Pas vraiment concernée (parce qu'il me reste plus de 10 ans, alors bon...) mais franchement, remplaçante, je n'irais pas...Ici, ils sont appelés pour éteindre le feu dans les écoles où ça ne va tellement pas que les titulaires craquent.... 2
Mirobolande Posté(e) samedi à 19:05 Posté(e) samedi à 19:05 J'ai été brigade 20 ans avant de reprendre une classe à quelques années de la retraite mais je comprends l'idée. Brigade sur des remplacements courts, c'est moins de travail, clairement. Le litre de diesel frôle les 2 euros pendant que les ISSR frôlent le précipice depuis longtemps. Ca a été aussi une des raisons pourquoi j'ai demandé un poste fixe près de chez moi. Et les remplacements à une heure, deux heures de route... En fait il faudrait s'en f...plus, chose que je suis incapable de faire. 1
LéaC Posté(e) samedi à 19:10 Posté(e) samedi à 19:10 Quelques années encore .... Remplaçante me tenterait bien. J'ai changé d'école en septembre 2025 après de longues années en maternelle/cp, cela m'a fait un bien fou de changer (d'école, d'élèves, de niveaux, de collègues, même si je suis toujours tombée sur des collègues extra 😍), un vrai bol d'oxygène, une impression de repartir à presque zéro. Comme partout, la baisse démographique fait craindre pour notre école : la perte d'un poste et comme je suis la dernière arrivée (peut-être pas pour la rentrée 2026). Alors je m'interroge sur un poste de remplaçant mais en discutant avec des collègues c'est un poste qui devient de plus en plus difficile ( tu es la remplaçante et les élèves te le font bien sentir) et puis la crainte aussi d'être nommée sur un remplacement long (je n'aimerais pas trop, si je quitte ma classe ce n'est pas pour être nommée sur une autre classe) et aussi de devoir être appelée partout dans le département avec plus d'une heure de route. Enfin bref, je réfléchis, je réfléchis 1
Eklektika Posté(e) samedi à 22:26 Auteur Posté(e) samedi à 22:26 Merci pour vos retours. Difficile de choisir...une année pour voir peut-être. Effectivement, si les déplacements ne sont pas compensés financièrement, et que les classes où l'on remplace ne sont pas faciles, ça fait réfléchir. Mais d'un autre côté, la masse de travail s'est tellement intensifiée quand on a sa classe. J'ai de plus en plus de mal avec la contrainte, sans doute l'âge. En attendant...la retraite, à part le boulot et ces décisions difficiles à prendre, comment réussissez-vous à trouver un équilibre ? Comme tu dis @Mirobolande il faudrait se détacher un peu plus, mais on n'est pas tous capable de cela. J'aimerais pouvoir laisser un peu de place à la vie, ne pas arriver en retraite épuisée et commencer à trouver des activités extra-scolaires pour moi. @LéaC dans la même situation que toi, possible fermeture un jour et dernière arrivée. Affaire à suivre
Mirobolande Posté(e) hier à 02:13 Posté(e) hier à 02:13 A peu près le même état d'esprit sur l'équilibre entre travail et activités, et j'ai beaucoup de mal. Ce n'est pas le travail qui m'épuise, même si reprendre une classe c'est beaucoup de préparation, et c'est vraiment très prenant mais tous les à-côté, l'impression que sans arrêt des choses viennent se rajouter au reste. Et j'ai une classe vraiment difficile. Moi c'est bouger qui devrait devenir un rituel parce que les problèmes de santé et les petites douleurs sont là, avec l'âge on dort plus mal et j'ai du mal à trouver le temps même de faire 30 minutes de marche par jour. @Talulahje confirme pour les remplaçants qui viennent remplacer des collègues au bord du burn out. 1
Tide Posté(e) il y a 11 heures Posté(e) il y a 11 heures Clairement l'activité physique ! C'est bon pour le corps, l'esprit et le moral. Ici, nous nageons une à 2 fois par semaine. Nous n'avons pas beaucoup pédalé ces derniers mois à cause de la météo. Plus des trucs un peu plus intenses à la salle de sport. Parfois juste 40 minutes de promenade directement en rentrant de l'école pour évacuer. Et avoir des activités autres que le boulot. Quand je plonge dans la couture, la lecture ou les travaux, je laisse l'école loin. Un peu de ciné, quelques concerts ou restau. Plus d'enfants étudiants, ça change la vie. Remplaçante, pas pour moi. J'aime bien appartenir à une équipe. Ma respiration , savoir que je ne suis pas obligée de faire les 7 dernières années. 1 1
kiko Posté(e) il y a 11 heures Posté(e) il y a 11 heures Je suis aussi à quelques années, à peine 3, de la retraite et c'est dur de me motiver. J'ai ma classe en maternelle et ce que je ne supporte plus c'est aussi tout ce qu'il y a autour...et les formations obligatoires, à 3 ans de la fin, ah ah je ne vois vraiment pas à quoi ça va me servir. Je ressens tellement une non motivation à aller à l'école, mal au ventre, que je me demande si un jour je ne vais pas devoir m'arrêter. Le soir, j'ai mal partout, comme une vieille quoi! 😅 Et les semaines de rentrée en maternelle!! Je douille ouille ouille ouille 3
Eklektika Posté(e) il y a 11 heures Auteur Posté(e) il y a 11 heures Merci pour ces retours Je pense aussi que l'activité physique est essentielle @Tide @Mirobolande c'est vrai aussi que le soir, j'ai moins de jus et toutes les choses qui se rajoutent. J'adore enseigner, j'adore être en classe, mais tout le reste @Talulah @Mirobolande vous m'inquiétez avec les remplacements. Je pensais que ça pouvait être une opportunité pour moi. Sinon, pendant longtemps j'ai tricoté, mais j'ai envie de changer. J'ai besoin de projets avec du sens pour moi. 1
Anonyme Posté(e) il y a 11 heures Posté(e) il y a 11 heures Le 07/03/2026 à 14:37, Eklektika a dit : Pour ma part, je vais peut-être tenter "remplaçante". Si tu es placée sur des remplacements courts, ça pourrait aller. Mais est-ce encore possible de fonctionner sur des remplacements courts ? Sinon, je pense que si le poste que l'on occupe peu de temps avant la retraite peut avoir de l'importance pour notre bien-être et notre motivation, d'autres facteurs sont très importants pour la qualité de vie lors des dernières années de notre carrière : notre personnalité, nos activités en dehors de l'école (hobbies, pratiques sportives,...), etc. A titre d'exemple, je pourrais te parler des deux dernières collègues qui sont allées à la retraite (je passe donc en anonyme) : elles avaient des personnalités très différentes et n'ont pas réagi de la même façon à l'approche de la retraite, lors de leur dernière année en classe. La première, que je qualifierais de "bonne vivante", continuait à venir à l'école, à faire son travail, à participer aux projets avec sérieux et même le sourire. Elle a organisé un pot de départ assez festif et était très contente de partir vers d'autres horizons. La deuxième vivait beaucoup plus difficilement cette fin de carrière. Elle s'opposait souvent aux projets, se plaignait régulièrement de l'organisation de l'école et semblait venir travailler à contrecœur. Elle paraissait très tendue et fatiguée, et cela se ressentait dans sa manière d'enseigner et dans ses relations avec les autres. Comment faire pour ne pas en arriver là lors des dernières années de sa carrière ? Peut-être en essayant de préserver un certain équilibre : garder des centres d’intérêt en dehors de l’école, relativiser certaines choses, et se rappeler que cette période est aussi une transition vers autre chose.
Eklektika Posté(e) il y a 11 heures Auteur Posté(e) il y a 11 heures @kiko 8 ans pour moi, mais 6 ans ce sera vraiment formidable si c'est possible. C'est dur de penser ainsi quand je sais combien j'ai aimé ce métier... 1
kiko Posté(e) il y a 11 heures Posté(e) il y a 11 heures Oui, je compatis, j'ai tellement aimé ce métier que j'ai pris une direction pendant 10 ans: une grosse envie de m'investir, et ce métier d'enseignant, un rêve depuis ma jeunesse. Ce métier m'a sauvé la vie (quand j'ai perdu ma fille), maintenant, il me tue ... et c'est difficile de concevoir cela. 3
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