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Discours sur / de vos parents d'élèves non francophones  

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Dans le cadre d'un dossier de recherche j'ai vu passer plusieurs avis sur le forum en faveur de l'encouragement à parler français à la maison, pour des parents non francophones; Certaines interventions datent d'environ 20 ans, un peu moins pour certaines. Avez-vous évolué dans cette pratique? Merci de répondre en toute honnêteté.

Posté(e)

Mon discours a toujours été "c'est votre langue, vous la parlez bien, continuez à la parler et on fera le boulot en collectivité de lui parler français".

Posté(e)
il y a 5 minutes, Lison a dit :

Mon discours a toujours été "c'est votre langue, vous la parlez bien, continuez à la parler et on fera le boulot en collectivité de lui parler français".

Pareil. Mais je pense que ça vient de mon expérience personnelle ayant beaucoup voyagé et passé une partie de ma propre scolarité à l'étranger.

Je travaille en REP+ depuis le début et ce n'est pas évident car dans l'équipe nous ne sommes pas tous d'accord. Je dirais qu'en gros, pour caricaturer notre équipe, les collègues qui viennent de filières langues à l'université soutiennent l'importance de la langue maternelle, et les autres sont plus réticents voire franchement contre.

Ce qui n'est pas évident c'est par exemple le discours de la PMI au bilan de 4 ans, qui demande aux parents de parler français à la maison.

Posté(e)

Je ne me suis jamais mêlée de ce que les parents parlaient à la maison. Dans certaines familles que j'ai eues, les mères ne parlaient ni ne comprenaient le français, alors que les enfants étaient nés en France et avaient fait toute leur maternelle en France. J'avais à l'époque des CE1 ou CE2.

Le père avait fait le collège en France, et était artisan. Il parlait donc français.

Les enfants n'étaient pas francophones. Je devais en permanence expliciter les mots les plus simples. Je me souviens qu'on a fait "Le joueur de flûte de Hamelin" en lecture suivie, et qu'au bout de 4 ou 5 séances, mon élève m'a demandé ce qu'était un rat.

Ces élèves ne jouaient qu'entre eux à la récréation, avec frères, soeurs ou cousins. 

Ils avaient évidemment de grosses difficultés scolaires. Pas d'aide de type primo-arrivants, car nés en France et scolarisés en France depuis leurs 3 ans. Ils allaient pratiquement tous en segpa.

J'ai conseillé aux parents de leur faire des activités le mercredi et aux vacances, et de leur mettre la télé française au lieu de leur télé par satellite.

 

J'ai eu plusieurs primo-arrivants d'autres origines qui ont appris le français en un an et ont été bons élèves. Ils venaient de familles qui les avaient autorisés, ou même incités à apprendre le français. Je pense que ce n'est pas le cas pour les fratries dont je parle plus haut. 

Posté(e)

Généralement je ne dis rien car le bain de langue en classe est suffisant et que beaucoup de parents font quand même des choses en français en dehors de la classe (parler, dessins animés, activtés, etc.)

Il n'y a qu'un enfant où, après discussion en équipe et avec le référent, j'ai suggéré à la famille de parler un peu français : l'enfant est arrivé de l'étranger une semaine avant la rentrée, n'a jamais ni parlé ni entendu de français à cette date, il n'y a que la maman qui parle français. Durant toute l'année de PS, il n'est quasiment pas entré dans la langue ni dans les apprentissages. Explorations ORL bonnes, niveau orthophonie même dans la langue natale c'était compliqué (peu de sons, des mots et pas de phrases). En MS cette année il commence seulement depuis février à dire des mots en français. Il y a peut-être quelque chose d'autre à explorer au-delà de la langue, les parents ont des recommandations de bilans à faire suite à la visite PMI, qui encourage également à davantage parler français en dehors de l'école. 

Nous n'avons que peu d'enfants arrivants sans un mot de français (5 ans sur cette école, au total nous avons eu max 4 enfants, dont celui-ci, les autres ayant appris durant la PS), plutôt des bilingues qui globalement manient bien les 2, avec parfois un petit mot dans l'autre langue qui se glisse dans une phrase. 

Posté(e)
il y a une heure, Anna59 a dit :

Pareil. Mais je pense que ça vient de mon expérience personnelle ayant beaucoup voyagé et passé une partie de ma propre scolarité à l'étranger.

Je travaille en REP+ depuis le début et ce n'est pas évident car dans l'équipe nous ne sommes pas tous d'accord. Je dirais qu'en gros, pour caricaturer notre équipe, les collègues qui viennent de filières langues à l'université soutiennent l'importance de la langue maternelle, et les autres sont plus réticents voire franchement contre.

Ce qui n'est pas évident c'est par exemple le discours de la PMI au bilan de 4 ans, qui demande aux parents de parler français à la maison.

Ah bah je ne viens pas de filière langue. Mais quand j'entends certains parents baragouiner le français (et ça n'est pas une critique, je parle seulement le français correctement et serai bien en peine de parler autre chose !), je trouve plus intéressant de transmettre une langue ou un dialecte correctement, et tant qu'à faire la culture qui va avec, qu'une approximation de français.

Ici, la pmi a évolué et dit la même chose que nous.

Je pense sincèrement qu'un enfant "lambda' apprendra le français par imprégnation sans souci s'il est scolarisé dès la maternelle. On a eu des difficultés avec un loulou parce que ma collègue s'obstinait à lui parler anglais, et qu'il avait une otite séreuse qui alterait son audition. Mais sinon, mes élèves ont toujours appris à parler, sauf un élève en situation de handicap qui, après 18 mois chez moi, ne parlait ni ne comprenait pas un mot (il y avait aussi une absence totale de volonté de la famille qui voulait une chose unique, aller en Angleterre). Et j'ai énormément de non francophones depuis mon début de carrière, d'Asie et Afrique essentiellement.

J'ai un souvenir ému d'un petit gars qui ne parlait que Bambara et a prononcé au bout d'une semaine son premier mot en français "hélicoptère" :lol:. Au bout d'un an, il parlait un français parfait et sans accent.

 

Posté(e)

"Ça dépend des situations" est pour moi la seule réponse possible. Notamment pour tout ce qui a été dit plus haut. 

Globalement, quand il y a une difficulté, ce qu'on recommande ici, c'est plutôt que l'enfant parle le plus possible français en dehors de l'école, mais avec des francophones (parents mais aussi fratrie, oncle et tante, enfants du quartier...). Ça m'est arrivé par exemple de missionner le grand frère, qui avait appris très vite, à aider le plus petit à progresser en lui parlant en français le plus possible. Parce que si les parents parlent très peu français, ils ne peuvent pas l'aider beaucoup.

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