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Harcèlement par des collègues

Featured Replies

Bonjour,

Avez-vous déjà été harcelé(e-s) par vos collègues ?

Cela fait 3 ans et maintenant que l'année commence 4, que deux collègues avec la directrice me rendent la vie impossible à l'école. Ce sont des faits à répétition sans grand intérêt mais qui tous les jours deviennent invivables...

Quels recours ? A qui en parler ?

Bonjour, )

Dès que je suis de retour chez moi, je te réponds. Mais de quels faits s'agit-il ? Peux-tu nous en dire plus ?

Bonjour,

Si tu es en souffrance, tu peux remplir une fiche SST (on peut la remplir en ligne sur Arena). Mais les directeurs ont accès aux fiches. Si tu ne souhaites pas que le directeur soit informé, contacte directement l'IEN en exposant ta souffrance au travail, avec des faits précis et détaillés.

Bon courage.

Je ne peux pas dire que j'ai été harcelée, mais j'ai vécu des cohabitations compliquées avec certains collègues dans plusieurs écoles, pour des raisons diverses.

Si tu veux bien nous en dire plus, peut être pourrons-nous t'aider, avec nos moyens...

Il y a 5 heures, Anonyme a dit :

Avez-vous déjà été harcelé(e-s) par vos collègues ?

35 ans de métier, et oui, c'est arrivé quelques fois...

En maternelle :

J'ai déjà eu des soucis avec une directrice d'école maternelle qui ne supportait pas ma présence (mon existence ?). J'étais le seul homme dans une équipe de 10 collègues. Elle ne parlait qu'avec les femmes :
- m'interdisait de m'exprimer pendant les concertations, et me mettait la main devant la figure quand je le faisais,
- refusait de me dire bonjour,
- refusait de m'écouter lorsque j'allais la voir dans le bureau, pour lui parler de difficultés et une fois même d'un problème grave (enfant blessé).

Si j'arrivais à entamer une conversation, dès qu'une femme arrivait, elle me coupait la parole en me disant : "une femme va parler".

Ça s'est mal terminé pour elle... mais pour moi aussi, car on m'a demandé de quitter l'école. Ce que j'ai fait, à contre-coeur, même s'il n'y avait rien contre moi.

J'ai aussi eu une collègue qui venait toutes les fins d'après-midi dans mon bureau, pour réclamer telle ou telle chose, qu'il s'agisse d'un "rapprochement physique" (d'après elle, son mari n'était jamais à la maison le soir) ou de quelque chose qui concerne sa classe. Elle se mettait à hurler, pleurer, taper du poing sur mon bureau car je ne voulais pas lui donner satisfaction. J'ai fait plusieurs courriers, une fiche SST. Elle a finalement été convoquée par l'IEN qui remis les points sur les i et elle a arrêté de venir me voir. Mais elle a dit aux autres enseignantes que j'étais un menteur... et elle a pu compter sur la solidarité féminine.

Une autre collègue m'appelait "mon chou", "mon chéri", tenait des propos me concernant que je ne rapporterai pas ici... Quand j'arrivais à l'école, je vérifiais toujours que je ne risquais pas de la croiser entre le portail et ma classe.... On m'a conseillé de ne pas "me rendre disponible" pour elle, c'est à dire de ne plus lui parler, ni même l'écouter... et ça s'est calmé.

En élémentaire :

Dans les années 2000, j'ai eu une directrice qui m'a fait constamment sortir de classe pour venir la voir dans son bureau et pour me demander pourquoi je refusais de faire un site web pour toutes les classes de l'école. Elle me répétait que si je refusais, c'était parce que je n'aimais pas mon métier, que je n'aimais pas mes élèves, que je détestais mes collègues,... A force d'entendre et de vivre cela, tu ne te sens pas très bien.
J'ai finalement accepté en échange d'heure supplémentaires, ou d'heures de concertation en moins. Mais une fois le site fonctionnel, elle a refusé de me donner des heures supplémentaires ou des heures de concertation en moins... Son expression de victoire sur son visage qui disait "je t'ai bien roulé dans la farine, l'idiot de service", elle l'a perdu lorsque le rectorat a fermé le site suite à un courrier que j'avais rédigé et surtout elle a vite changé de comportement lorsque je lui ai dit que j'allais porter plainte pour harcèlement.

il y a une heure, Letved a dit :

Soit disant je ne l'écoute pas, que j'ai un problème de communication, que je ne tiens pas compte de ses remarques etc...

Avec la directrice, il y a aussi 2 collègues : reproches, remarques, ton désobligeant et agressif (...) Du coup, elles disent que je suis renfermée, dans ma bulle, que rien ne me touche, que je ne suis pas bienveillante (...), pas empathique (parce que une des deux joue les martyres face à un élève un peu difficile).

Question : est-ce que dans un autre domaine de ta vie on t'a déjà fait remarquer des choses similaires ? Par exemple, des reproches venant de la famille ou d'amis plus ou moins proches ?

il y a une heure, Letved a dit :

Quand elles ont quelque chose à me dire, elles se sentent obligées de monter le ton dès que je veux m'exprimer.

Est-ce que tu attends qu'elles finissent de parler ou est-ce que tu les coupes pour les contredire ?

il y a une heure, Letved a dit :

Du coup, elles disent que je suis renfermée, dans ma bulle, que rien ne me touche, que je ne suis pas bienveillante

En même temps c'est difficile d'avoir envie d'être sympa avec des gens qui te font des reproches non stop.

Mais en te lisant, j'ai une autre lecture hypothétique de la situation. Au bout de plusieurs années j'imagine bien que vous ne pouvez plus vous voir en peinture et que tout est exacerbé. Cela dit à l'origine ça ressemble bien à un problème de communication. Pas forcément venant uniquement de toi, peut-être un peu de toutes parts. Mais quand je lis tout ce que tu décris, c'est vraiment ce qui me frappe.

Par exemple, quand tu dis qu'une collègue te reproche un manque d'empathie et que dans la même phrase tu décides qu'elle joue les martyres, c'est un peu l'illustration par l'exemple. Peut-être que dans ta manière de dialoguer avec ton équipe, tu leur renvois une image plus dure que tu ne l'imagines ? Je ne te connais pas, donc je ne peux qu'imaginer, mais peut-être que tu ne leur as jamais demandé comment elles allaient, peut-être que tu as un ton de voix monotone ou bien sec et tranchant, peut-être que tu hausses les sourcils quand elles pensent partager leur vulnérabilité en public (que tu perçois comme de la comédie)...? Et qu'en retour, elles réagissent sur la défensive en étant continuellement en train d'essayer d'attirer ton attention sur ce qui ne leur plait pas ?

Entre le message que l'on veut transmettre, celui qu'on émet vraiment, celui qui est entendu et celui qui est interprété, il peut y avoir un monde. Et si tous vos problèmes venaient simplement de là ?

On croirait lire le gros Bernard d'une police municipale qui recevrait une dame venant exprimer des comportements non adaptés à son égard et qui lui répondrait que ce s'rait p'têt un peu d'sa faute quand même ! Classe !

Dans un autre style, j'ai bien aimé la prose de Jean-Michel Mythoanonyme, surtout la partie sur les heures supp (c'est bien connu que le dirlo a des enveloppes à distribuer...)

Edited by Nobody

Il y a 3 heures, Nobody a dit :

j'ai bien aimé la prose de Jean-Michel Mythoanonyme, surtout la partie sur les heures supp (c'est bien connu que le dirlo a des enveloppes à distribuer...)

Pourquoi ce que les autres membres écrivent serait-il faux ? Ce n’est pas parce que cela ne correspond pas à ton propre vécu que ces situations n’existent pas ou n’ont pas existé. Par ailleurs, les situations de harcèlement ne relèvent évidemment pas de la « normalité ».

Pour ce qui est des heures supplémentaires, dans les années 2000, il arrivait effectivement assez souvent qu’il reste, en fin d’année scolaire, des heures supplémentaires disponibles. Les IEN demandaient alors aux directeurs de les attribuer à des enseignants qui s’étaient particulièrement impliqués dans la vie de leur école ou investis dans une action particulière au-delà de leurs obligations de service. Il suffisait de remplir un simple formulaire.

Bonjour,

j'ai déjà eu des collègues désagréables à mon encontre. Je n'irais pas jusqu'à parler de harcèlement, mais c'est désagréable. On te coupe la parole, on fait comme si tu n'existais pas. On ne t'invite pas aux repas communs, etc... L'école est un milieu essentiellement féminin, et on arrive à des chamailleries du niveau cour de récréation. Quand tu n'entres pas dans le moule, le troupeau te rejette.

Ma solution a été de ne pas travailler avec elles, de limiter au maximum les interactions, de ne plus leur parler, de ne pas manger à l'école, de travailler "solo". Et aussi de ne fréquenter que les collègues neutres, comme les plus nouvelles dans l'école. Avec les décharges de direction, ou nouvelles dans l'école, les rapports étaient sympas.

Quand il a été question d'avoir tous une même méthode, j'ai juste dit "non". Quand elles ont voulu me coller un cours double alors que ce n'était pas mon tour, j'ai dit "non". Never explain, never complain.

C'est une solution qui ne convient évidemment pas à quelqu'un de sociable, qui a besoin d'avoir des relations amicales dans le travail.

Ce n'est donc pas ce que je te conseille, puisque tu souffres de la situation. Je pense qu'on peut s'inspirer des travaux d'Emmanuelle Piquet sur le harcèlement. Dans cette optique, aller se plaindre sera contre-productif, la sympathie, ça ne se commande pas. Elles ne t'aiment pas, il n'y a pas grand-chose à y faire. Plus tu courberas l'échine, plus tu seras harcelée. Il faut trouver une réponse plus musclée. Je te mets une vidéo dont tu peux t'inspirer.

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19 K vues · 189 réactions | Emmanuelle Piquet nous a raco...

Emmanuelle Piquet nous a raconté l’histoire du petit Jean-Paul. Spécialisée dans les souffrances en milieu scolaire, elle nous a expliqué comment réagir concrètement au harcèlement par l’isolement. 🙅

J'ajoute que dans ce genre de situation, personne n'est noir ou blanc. Je comprends ce qui a déplu aux collègues qui n'étaient pas sympa avec moi. Mais ce n'est pas parce qu'on n'apprécie pas quelqu'un qu'on peut être désagréable avec.

Je poste anonymement, parce que je n'ose pas poster publiquement.

Il y a quelques années, j'ai eu des gros soucis avec mon dirlo. Il avait même été jusqu'à demander à ce que je sois inspectée ! L'IEN devait venir, mais j'ai fait appel aux syndicats qui m'ont défendue et je n'ai pas été inspectée (je l'avais été assez récemment)

Je ne sais pas si c'est du harcèlement, mais j'avais été bien soutenue par l'autonome de solidarité, ils m'appelaient souvent et le dossier est fermé depuis que j'ai changé d'école, mais je peux le rouvrir à tout moment)

Ces dernières années, la vie n'est pas toujours simple, mais c'est une ambiance étrange dans cette école ... ça parle dans le dos des uns et des autres, ça critique etc etc .

J'en prends plein la gueule, mais je n'ai pas envie de partir car j'ai l'impression qu'il y a la même chose un peu partout. Est ce que c'est parce que c'est un milieu de femmes ? J'en suis presque convaincue, les écoles où ça se passait beaucoup mieux étaient des écoles beaucoup plus mixtes !

Je pense que ce n'est pas terrible de témoigner à "visage découvert" sur un forum, surtout avec une localisation précise qui peut permettre de te reconnaître.

Les personnes que tu dénonces pourraient porter plainte contre toi pour diffamation.

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