sandrine48 Posté(e) 14 juillet 2006 Posté(e) 14 juillet 2006 Mon cas personnel: j'ai toujours voulu être enseignante, j'ai donc passé les tests d'entrée à l'IUFM que j'ai loupé d'un 10ème de point. Une amie m'a dit que l'on pouvait faire des remplacements dans le privé, ce que j'ai fait pendant un an. J'ai retenté l'entrée à l'IUFM (réussi) et j'ai loupé l'admission d'une dizaine de points. J'ai refait des remplacements dans le privé pendant 2 ans (en retentant le concours) et j'ai passé le concours en interne que je viens de réussir. Conclusion: j'ai toujours effectué ma scolarité dans le public mais mon désir d'enseigner a fait que j'ai choisi mon métier et non pas mon "employeur". Il y a des avantages et des inconvénients dans le public et dans le privé mais je suis tellement heureuse d'exercer le métier que j' ai choisi !!! Je pense que c'est une chance incroyable de nos jours (précision: les valeurs véhiculées par le privé ne vont pas à l'encontre de mes opinions)
flo59160 Posté(e) 15 juillet 2006 Posté(e) 15 juillet 2006 QUEStion pratique : en effet j'ai appelé l'ifp de lille et ils m'ont dit que pour passer le cncours dans le privé il s'agissait en fait de passer le crpe public en cochant simplement la case "privé" et apres si ont l'a on doit encore se taper un entretien avec un doyen pour voir si on colle au profil alors en imaginant une seconde que j'ai ce fameux concours je me vois mal le remettre en peril simplement parce que j'aurai foiré l'entretien avec le doyen et meme ce n'est pas tout en public tu as a peu pres 839 poste et 6500 inscrits dans le nord pas de calais a lille par exemple pour 2007, ils prendront dans le privé que 45 postes!! et ce pour 500 inscrits (dont 250 qui viennent reellement selon la dame de l'ifp) bref ca laisse a reflechir quand aux reelles chances dans le privé L'entretien se déroule avant, et effectivement, il conditionne non pas la validité du concours, mais son efficience. Il se déroule avant les inscriptions, comme ça, si tu n'as pas un avis favorable, tu peux t'inscrire au public. D'après tes nombres, il semble que le privé soit plus facile à avoir : 1 chance /5 pour le privé, et 1/8 pour le privé (si les 6500 inscrits se présentent réellement) eh bien moi la dame de l'ifp m'a dit que pour les candidats libres en externe, l'entreitien se deroule APRES
toto85 Posté(e) 15 juillet 2006 Posté(e) 15 juillet 2006 Mon cas personnel: j'ai toujours voulu être enseignante, j'ai donc passé les tests d'entrée à l'IUFM que j'ai loupé d'un 10ème de point. Une amie m'a dit que l'on pouvait faire des remplacements dans le privé, ce que j'ai fait pendant un an. J'ai retenté l'entrée à l'IUFM (réussi) et j'ai loupé l'admission d'une dizaine de points. J'ai refait des remplacements dans le privé pendant 2 ans (en retentant le concours) et j'ai passé le concours en interne que je viens de réussir.Conclusion: j'ai toujours effectué ma scolarité dans le public mais mon désir d'enseigner a fait que j'ai choisi mon métier et non pas mon "employeur". Il y a des avantages et des inconvénients dans le public et dans le privé mais je suis tellement heureuse d'exercer le métier que j' ai choisi !!! Je pense que c'est une chance incroyable de nos jours (précision: les valeurs véhiculées par le privé ne vont pas à l'encontre de mes opinions) Idem pour moi, mon souhait depuis toujours est d'enseigner. Ce souhait a été confirmé par des expériences à la fois dans le public ( "pion") et dans le privé ( "emploi jeune"). Je n'ai pas vu d'énormes différences, le facteur déterminant est surtout la situation socio-économique liée à l'emplacement de l'école. Depuis 7 ans j'ai tenté des concours CAPES et CRPE privés et publics selon les années, aujourd'hui je suis admis dans l'enseignement privé. Mon souhait est exaucé, je ne vais pas faire la fine bouche. Le métier, je pense, reste le même. Dans le privé, tu restes avant tout un fonctionnaire au service de la République et des ses valeurs, en y ajoutant certes les valeurs chrétiennes, les deux n'étant pas contradictoires.
Anwamanë Posté(e) 15 juillet 2006 Posté(e) 15 juillet 2006 Dans le privé, tu restes avant tout un fonctionnaire au service de la République et des ses valeurs, en y ajoutant certes les valeurs chrétiennes, les deux n'étant pas contradictoires. Je suis ne pas tout à fait d'accord. Et la laïcité ? C'est bien une des valeurs de la République, et pourtant elle ne s'applique pas à l'école privée ( la loi sur le port de signes religieux n'est pas applicable dans les EP)
Moustache Posté(e) 15 juillet 2006 Posté(e) 15 juillet 2006 Dans le privé, tu restes avant tout un fonctionnaire au service de la République et des ses valeurs, en y ajoutant certes les valeurs chrétiennes, les deux n'étant pas contradictoires. Un petit peu quand même, depuis le 9 décembre 1905...
blabliblo Posté(e) 15 juillet 2006 Posté(e) 15 juillet 2006 Petite question, j'avais cru comprendre que pour passer le concours privé, il fallait avoir obligatoiremant fait une année en ICFP, sinon ça diminuait grandement les chances de l'avoir?Pourriez vous m'éclairer sur ce point? Ca dépend des diocèses. Dans le Maine et Loire il faut passer par des suppléances et une première année au CFP. Mais il existe des dérogations selon le vécu du postulant d'où l'importance des entretiens pour avoir l'accord diocésien de participer au concours.
blabliblo Posté(e) 15 juillet 2006 Posté(e) 15 juillet 2006 Idem pour moi, mon souhait depuis toujours est d'enseigner. Ce souhait a été confirmé par des expériences à la fois dans le public ( "pion") et dans le privé ( "emploi jeune"). Je n'ai pas vu d'énormes différences, le facteur déterminant est surtout la situation socio-économique liée à l'emplacement de l'école. Depuis 7 ans j'ai tenté des concours CAPES et CRPE privés et publics selon les années, aujourd'hui je suis admis dans l'enseignement privé. Mon souhait est exaucé, je ne vais pas faire la fine bouche. Le métier, je pense, reste le même. Dans le privé, tu restes avant tout un fonctionnaire au service de la République et des ses valeurs, en y ajoutant certes les valeurs chrétiennes, les deux n'étant pas contradictoires. Tout à fait d'accord avec toi. Le métier est le même. L'on transmet les valeurs de la République et dans le public et dans le privé. Mais cela seul ceux qui connaissent pour l'avoir vécu (enfant ou enseignant) peuvent le défendre. Alors ceux qui n'ont qu'une image d'Epinal de l'enseignement catholique de nos jour, allez y faire un petit tour et vous pourrez alors critiquer en connaissance de cause (bien qu'en y allant déjà avec un préjugé négatif ça va être dur) .
Moustache Posté(e) 15 juillet 2006 Posté(e) 15 juillet 2006 Tout à fait d'accord avec toi. Le métier est le même. L'on transmet les valeurs de la République et dans le public et dans le privé. Mais cela seul ceux qui connaissent pour l'avoir vécu (enfant ou enseignant) peuvent le défendre. Alors ceux qui n'ont qu'une image d'Epinal de l'enseignement catholique de nos jour, allez y faire un petit tour et vous pourrez alors critiquer en connaissance de cause (bien qu'en y allant déjà avec un préjugé négatif ça va être dur) . Je ne sais pas si ce message m'est destiné, mais... il ne me semble pas avoir formulé de "critiques", et par ailleurs ceux qui me lisent (parfois :P ) savent qu'en général je n'interviens que si je connais le sujet, sinon je m'abstiens. Et je peux t'assurer... enfin, bref, ça dérive, aucune envie de me justifier. :P Les procès d'intention n'ont jamais été constructifs... Il m'arrive aussi de faire des erreurs, que je reconnais bien volontiers le cas échéant, mais en toute honnêteté, dire que les écoles catholiques transmettent les mêmes valeurs que celles de la République, c'est, si je peux oser, une... hérésie. Maintenant, que les écoles confessionnelles défendent certaines valeurs, je ne crois pas avoir lu ici, ni prétendu, le contraire. Ce ne sont pas tout à fait les miennes, c'est tout. Mais ne faites pas d'amalgames osés, autant je respecte les opinions de chacun, autant la mauvaise... aïe... foi... (désolé, je n'ai pas trouvé d'autre expression) va à l'encontre de valeurs que, j'en suis convaincu, nous partageons. Pour ma part, je clos la discussion ici, car comme je l'ai déjà dit, je ne suis pas là pour convaincre, mais de grâce, ne réécrivons pas l'histoire à notre sauce.
Anwamanë Posté(e) 15 juillet 2006 Posté(e) 15 juillet 2006 Tout à fait d'accord avec toi. Le métier est le même. L'on transmet les valeurs de la République et dans le public et dans le privé. Mais cela seul ceux qui connaissent pour l'avoir vécu (enfant ou enseignant) peuvent le défendre. Alors ceux qui n'ont qu'une image d'Epinal de l'enseignement catholique de nos jour, allez y faire un petit tour et vous pourrez alors critiquer en connaissance de cause (bien qu'en y allant déjà avec un préjugé négatif ça va être dur) . J'ai bossé dans le privé Et je n'avais pas et n'ai toujours pas de préjugés négatifs, cependant je ne crois que l'on puisse nier la différence qui existe entre le public et le privé...
marieee Posté(e) 16 juillet 2006 Posté(e) 16 juillet 2006 Je ne peux parler que de ce qui est du secondaire, et de ma propre expérience, donc donner un échantillon mais pas la généralité : d'une part, privé ne rime pas avec catholique, même si c'est souvent le cas, je le répète, les écoles juives par exemple, relèvent du même régime. D'autre part, dans le privé, les cours ne commencent pas par des prières ou la lecture de la bible, ce n'est nullement obligatoire pour les élèves de suivre des cours religieux ou quelqu'initiation que ce soit. Par contre, pour ce qui est des écoles catholiques, oui, le respect, la vie en communauté, la charité, l'aide de son prochain, l'estime de soi, l'épanouissement de la personne, que ce soit du côté enseignant ou élève sont des valeurs qui priment, même si ce n'est qu'en théorie. Ce sont des valeurs effectivement chrétiennes, mais je ne vois pas pourquoi les chrétiens et leurs institutions devraient en garder le privilège. Pour ma part, c'est pour ça que j'avais pensé commencer dans le privé, parce que le métier de prof du secondaire est tellement difficile que se trouver dans cet environnement pouvait m'aider à mieux trouver mes marques.
blabliblo Posté(e) 16 juillet 2006 Posté(e) 16 juillet 2006 Je ne sais pas si ce message m'est destiné, mais... il ne me semble pas avoir formulé de "critiques", et par ailleurs ceux qui me lisent (parfois :P ) savent qu'en général je n'interviens que si je connais le sujet, sinon je m'abstiens. Et je peux t'assurer... enfin, bref, ça dérive, aucune envie de me justifier. :P Les procès d'intention n'ont jamais été constructifs... Ce message ne t'es pas destiné en particulier, mais comme toi j'en ai marre de ces débats qui n'avancent pas! Aussi, pour une fois je dis ce que j'en pense et comme toi je vais m'en tenir là car de toute façon aucune discussion n'est possible sur ce sujet et ce depuis Jules Fery voir avant. Comme quoi là dessus aucun progrès. Simplement pour dire qu'avant de critiquer (je te le redis ce n'est pas que pour toi, même moi parfois je critique sans avoir toutes les connaissances pour le faire objectivement) il faut mieux se renseigner sur le sujet à critiquer. Il m'arrive aussi de faire des erreurs, que je reconnais bien volontiers le cas échéant, mais en toute honnêteté, dire que les écoles catholiques transmettent les mêmes valeurs que celles de la République, c'est, si je peux oser, une... hérésie. (Pour éviter toute déclaration de guerre, je te dis tu as raison... mais si ce que tu viens de dire est réellement vrai, comment cela se fait -il que l'Etat cautionne cette hérésie! pas très cohérent!) Maintenant, que les écoles confessionnelles défendent certaines valeurs, je ne crois pas avoir lu ici, ni prétendu, le contraire. Ce ne sont pas tout à fait les miennes, c'est tout. (Heureusement que tout le monde n'a pas les mêmes pensées, le monde serait bien triste sans possibilité de débat!) Mais ne faites pas d'amalgames osés, autant je respecte les opinions de chacun, autant la mauvaise... aïe... foi... (désolé, je n'ai pas trouvé d'autre expression) va à l'encontre de valeurs que, j'en suis convaincu, nous partageons. (Je ne relèverai pas.... à quoi bon!) Pour ma part, je clos la discussion ici, car comme je l'ai déjà dit, je ne suis pas là pour convaincre, mais de grâce, ne réécrivons pas l'histoire à notre sauce. (très bien dit, pour ma part je n'ai pas envi de réécrire l'histoire... simplement personne n'a jamais empêché quiconque de faire évoluer cette histoire ou du moins les mentalités!)
Milie17 Posté(e) 16 juillet 2006 Posté(e) 16 juillet 2006 Personnellement, j'ai fait toute ma scolarité dans le privé (de la maternelle à la terminale) et ma mère est prof dans le secondaire privé. Pourtant j'ai choisi le public, notamment parce que je ne me voyais pas enseigner le catéchisme et tutti quanti, étant athée (et pourtant élevée dans la foi catho) . Et au final, la laïcité me convient très bien. C'est vrai que le privé véhicule encore tout plein d'images d'Epinal (élitiste, les enfants sont mieux tenus blablabla...), j'en ai d'ailleurs fait l'expérience cette année avec ma directrice qui était une farouche "anti-privé" mais qui au final ne connaissait pas du tout ces établissements (elle pensait qu'on n'y trouvait que des De Machin Chose, ou autres fervents religieux et bourgeois fils à papa... :o ). Il n'y a pas que des riches dans le privé, il n'y a pas que des enfants élevés dans la foi catholique (je parle là pour les écoles cathos, celles que je connais) Là où j'étais, ni là où travaille ma mère, aucun élève n'a jamais été viré pour mauvais résultats. Au contraire, le privé accueille souvent des élèves en difficulté pour lesquels aucune solution n'a été trouvée dans le public et même parfois dont le public ne veut pas (par exemple des terminales triplant leur bac). Mais après, les familles se rendent souvent compte que le privé n'est pas forcément la solution miracle. En ce qui concerne le travail en équipe et l'engagement des enseignants, je pense surtout qu'il y a de tout partout. Tout dépend de là où tu tombes, des gens sur qui tu tombes. Il y a aussi dans le public, et heureusement, des gens qui s'engagent pour leur métier, qui ne comptent pas leurs heures et qui travaillent en équipe. Et il y en a plein! C'est quand même bien dommage de sans cesse opposer public et privé. Au final, on fait quand même le même boulot...!
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