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Rythmes scolaires: les exemples d'inégalités flagrantes...


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Vu que la revue de presse devient un peu trop fournie, je crée ce topic, plus précis...

Voilà un premier exemple...

Le 31. juillet 2014 à 22h58

Six Fours PolitiqueConseil municipal: les nouveaux rythmes scolaires adoptés

Le Conseil municipal a définitivement entériné la nouvelle réforme des rythmes scolaires qui s'appliquera à la rentrée. Les associations ayant répondu à l'appel à projet lancé par la Mairie pour animer les Activités Educatives ont été désignées.

conseil-municipal-les-nouveaux-rythmes-s

Dans le cadre de la réforme des nouveaux rythmes scolaires applicables à la rentrée 2014, la ville a choisi de mettre en place un mode d'accueil pour les maternelles et élémentaires le vendredi de 13h30 à 16h30.
Le vendredi après-midi ne sera plus inclus
dans le temps scolaire et sera facultatif
La semaine scolaire sera organisée autour de 5 matinées de classe (mercredi inclus) et 3 après midi de classe les lundis, mardis et jeudis. Le mercredi après midi sera libre, et le vendredi après-midi sera, au choix des parents, consacré aux activités périscolaires de 13h30 à 16h30 ou libre. Les parents des enfants inscrits le vendredi après midi à la garderie animée des maternelles pourront récupérer leurs enfants à 14h30, 15h30 ou 16h30. Les enfants inscrits le vendredi après midi aux activités périscolaires des élémentaires ne pourront sortir qu'à 16h30.
Tarifs
Les parents , s'ils choisissent d'inscrire leurs enfants le vendredi après-midi à la garderie animée ou aux Nouvelles Activités Périscolaires , devront s’acquitter des sommes suivantes à compter du 1er septembre :
Familles imposables :
1er enfant : 2,50 €
2ème enfant : 1,25 €
3ème enfant et suivants : gratuit
Familles non imposables :
1er enfant : 1,25 € par vendredi
2ème enfant et suivants : gratuit
L'inscription se fait de manière définitive sur toute l'année scolaire, les vendredis fériés ou inclus dans les vacances scolaires ne seront pas facturés. La facturation se fera toutes les 6 semaines entre chaque période de vacances scolaires
Du personnel associatif et municipal
Le vendredi après-midi sera occupé dans les écoles élémentaires par des activités éducatives assurées en partie par les associations qui ont répondu à un appel à projet de la ville ou par du personnel municipal (1 encadrant pour 18 enfants), et dans les écoles maternelles par des garderies animées avec du personnel municipal qualifié (1 encadrant pour 14 enfants ).
Pour les maternelles les activités se dérouleront au sein de l'école, pour les élémentaires elles se dérouleront dans l'établissement ou dans les infrastructures de proximité. Les déplacements se feront à pied ou en bus selon l'éloignement.

Une convention de partenariat sera signée avec chaque association volontaire dont le ou les projets d'activités correspondent au Projet Educatif de Territoire choisi par la municipalité. La ville leur accordera des subventions pour un montant total de 116 600€.
Les associations retenues
ayant répondu à l'appel à projet
-Club Sportif Municipal Tennis de la Coudoulière
1 Projet : « Le tennis récré ».
Subvention : 5500€
-Ecole de Taekwendo
1 Projet : « Après l'école, taekwendo »
Subvention : 3000€
-Club de Gymanstique Artistique Six-Fournais
2 Projets : « Arts du cirque et de l'acrobatie »Subvention : : 5050€
-Tennis de Table Six-Fournais
1 projet : « Tennis de table »
Subvention : 5500€
-Société d'escrime de Six-Fours
1 projet : « L'escrime d'hier et d'aujourd'hui »
Subvention : 5500€
-Boxing Club Six-Fournais
1 projet : « Boxe anglaise »
Subvention : 5500€
-TPM Var Volley
1 projet : « Multi volley »
Subvention : 5500€
-Les Pupilles de l'Enseignement Public 13
2 projets : « Grandir avec la mer »
Subvention : 5500€
-Tennis Club municipal de Six-Fours
1 projet : « Le tennis »
Subvention : 5500€
-Var Equitable
1 projet : « Petits déjeuners du monde »
Subvention : 4500€
-USEP 83
1 projet : « Parcours du citoyen sportif »
Subvention : 5500€
-IFAPE
4 projets : « En route les comédiens », subvention : 5500€
« Cogitus », subvention : 5500€
« TactilEduc », subvention : 5500€
« Sensibilisation et prévention à la sécurité routière », subvention : 5500€
Rugby Club du Pays Six-fournais
1 projet : « Touch rugby »
Subvention : 5500€
Badminton Associatif de Six-Fours
1 projet : « le badminton »
Subvention : 5500€
Le Seyne Var Handball
1 projet : « Mini hand »
Subvention : 5500€
Yacht Club de Six-Fours
1 projet : « Voile et mer 1 », subvention 5500€
« Voile et mer 2 », subvention 5500€

A.I, le 31 juillet 2014

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Rythmes scolaires: ça coince dans les centres aérés de Nice Publié le samedi 26 juillet 2014 à 15h05 - 5

26195132.jpg

Pour gérer les écoliers le mercredi après la classe, la Ville va ouvrir, à la rentrée, 52 centres de loisirs dont 20 associatifs, où les pique-niques seraient à fournir.archives NM

À la rentrée, 52 sites dont 20 associatifs seront ouverts par la Ville, pour gérer les écoliers, le mercredi après la classe. Sauf que les différences de traitement s’affichent…

La réforme des rythmes scolaires et les horaires imposés aux écoles publiques communales, à la rentrée prochaine, représentent pour les familles une pilule amère, bien difficile à digérer.

Avec le mercredi matin en classe, c'est l'organisation des centres de loisirs ce jour-là qui a été remaniée pour se retrouver au cœur de la colère parentale.

La pomme de discorde : le déjeuner, dont la prise en charge diffère selon que le centre soit géré par la Ville ou par les associations partenaires.

Avec d'un côté, un repas chaud, concocté et servi aux enfants par la cuisine centrale dans les centres de loisirs municipaux, et de l'autre, un pique-nique fourni soit par l'association responsable du centre, soit par les parents.

Antérieur à la réforme des rythmes, ce système devrait être reconduit à la rentrée, pour s'appliquer aux cinquante-deux centres de loisirs dont vingt sont gérés par les associations partenaires.

Devrait ?

Parce cette question est sur le bureau de l'adjoint à l'éducation, Lauriano Azinheirinha qui réfléchit à une harmonisation de la pause déjeuner (voir ci-dessous à droite).

« Pas les mêmes horaires »

Maman d'une fillette de 6 ans, abonnée au centre aéré, Aurélie s'accommodait de ces différences de traitement.

« Parce nous avions le choix d'inscrire nos enfants dans un centre municipal ou associatif. Avec la réforme et ce nouveau système, chaque école a son centre. Et c'est cette liberté de choix que nous avons perdue. »

Scolarisée à Pierre-Merle, sa fille, qui fréquentait jusqu'à présent un accueil municipal, sera prise en charge le mercredi après la classe, par un centre associatif. L'avantage : pas de trajet à effectuer, puisque ce centre se trouve dans l'école.

Les inconvénients ? Pas de repas chaud,« mais un pique-nique que je devrais lui fournir. Passe encore sur les 20e d'adhésion à l'association en plus du tarif du centre aéré,liste Aurélie. Mais ce sont les horaires qui coincent. Quand les enfants sont à récupérer à 18 h 30 dans les centres municipaux, le centre associatif de Pierre-Merle ferme, lui, à 18 heures. En même temps que mon travail… »

Et Aurélie de s'interroger s'il était possible d'harmoniser aussi les horaires de fermeture.

« Pour rendre service aux parents. En toute équité. »

Manger froid...bon, les hivers sont doux à Nice nous diront les défenseurs de cette réforme... :secret:

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jeanounette

le centre aéré sur place ... Encore "enfermés" entre les 4 mêmes murs 1 jour de plus ! Whaou ... bonjour l'horizon qui s'élargit !

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Ouais, c'est affreux....Je crois que l'école publique va vraiment devenir l'école des pauvres... La fuite vers le privé va s'amplifier...Mais comment a t- on réussi à faire croire que l'école pouvait assurer des activités extrascolaires de qualité ? C'est vraiment un leurre sinon une supercherie....

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Des amis qui ont fait toute leur scolarité dans le public vont mettre leurs enfants dans le privé pour le collège avec les conseils d'amis profs dans le collège public de secteur.

C'est dire si ça s'est dégradé si même les profs incitent certains parents à mettre leurs gamins ailleurs.

On va finir par avoir le même glissement dans le primaire.

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Rien à voir avec ces élections.. Je veux surtout que cette réforme doit abrogée ! ;) Sinon, j'ai ouvert des sujets en espérant qu'on ne mélangera pas tout dans les autres. :)

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Des amis qui ont fait toute leur scolarité dans le public vont mettre leurs enfants dans le privé pour le collège avec les conseils d'amis profs dans le collège public de secteur.

C'est dire si ça s'est dégradé si même les profs incitent certains parents à mettre leurs gamins ailleurs.

On va finir par avoir le même glissement dans le primaire.

Tu as vu juste ! Et c'est exactement ce qui va se produire; exemple d'aujourd'hui:

Nouveaux rythmes scolaires : les parents de 26 enfants préfèrent changer d'école

Nouveaux rythmes scolaires : les parents de 26 enfants préfèrent changer d'école Cantine, garderie, activités périscolaires... La facture devrait exploser dès la rentrée pour les parents de la centaine d'élèves. Certains préfèrent quitter l'école du village. Cécile Chevallier | 6 août 2014, 07h00
4048563_11-1-312957163_545x341.jpgSoisy-sur-Ecole, dimanche 20 juillet. Afin de mettre en place les nouveaux rythmes scolaires, la mairie a dû augmenter les tarifs pour les temps périscolaires et la cantine. Un collectif de parents s’est créé en réaction à cette annonce et à l’organisation. (LP/C.CH.)
« Parents de quatre enfants, nous avions choisi de les scolariser à l'école communale afin qu'ils puissent créer des liens avec les enfants de leur village. Mais [...] votre
proposition pour la nouvelle organisation est discriminante, et nous avons été...
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MARDI 5 AOÛT 2014

Association en danger - confidences
ASSOCIATIONS EN DANGER !
ECOLE DE CIRQUE dans le VAR
Ecole-de-Cirque_10-07-09.jpg

Je ne sais pas par où commencer...

À un moment donné il faut se jeter à l’eau... al
ors je vais faire ma part en témoignant...

Je suis directrice pédagogique d'une école de cirque dans le VAR, nous existons depuis 17 ans, nous avons 450 adhérents.
Notre gestion est totalement indépendante et tant mieux.
Pas de local de la mairie, qu'une petite subvention de 1000 euros (pour 450 adhérents... bref, le sujet n'est pas là), donc véritablement indépendante !!
Notre association a toujours travaillé en partenariat avec l'éducation nationale (17 ans), et depuis toutes ces années nous avons dû accepter de faire des changements :
· nous mettre aux normes de sécurités,
· respecter les décrets imposés par l'inspection académique,
· se former
Et tout cela nous a permis de devenir de plus en plus grands, (surtout en connaissance..).
Avant d'exprimer mon mécontentement, il faut que je vous donne des éléments sur notre école de cirque pour mieux comprendre notre problème qui est certainement le problème de beaucoup d’associations.
Nos cours se déroulent toute la semaine, du lundi au samedi, (le samedi matin est réservé à nos petits enfants autistes, je vous en parle plus tard)
Notre école ouvre ses portes aux enfants de 3 ans à 58 ans !
Nous sommes 4 salariés à temps plein et environ 15 bénévoles tournent et s'impliquent dans notre association.
Durant la journée, notre école peut recevoir les écoles maternelles, primaires et secondaires,
mais nous avons aussi des IME, des foyers occupationnels et hôpitaux de jours etc.
Nous travaillons sur plusieurs communes pour nos interventions (environ une 25 communes différentes) actuellement tout cela est assez uniformisé et nous pouvons faire de bons projets, car tout le monde débute à la même heure et termine à la même heure.
En cours annuels (fixe ) seules 2 villes peuvent "profiter" de notre travail, nous avons 394 adhérents sur la commune de S-P qui nous permet aussi une belle diversité car pour ces cours nous avons aussi des enfants de T, M, mais aussi C, T, S, B, et…(plusieurs villes) belle diversité mais c’est normal, S-P est notre siège social, mais nous avons aussi 56 adhérents sur la V.
QUEL IMPACT CETTE REFORME AURA SUR NOTRE ASSOCIATION ?
1er point : le planning
Cela fait 4 réunions que nous essayons de nous organiser pour avoir des réponses et surtout proposer un programme à nos adhérents (nous avons plus d'un mois de retard sur notre organisation, sans compter la surcharge de travail et de stress que cela nous procure.)
4 réunions de 1 h pour dire que nous nous partons vers l'inconnu, pourquoi ?
Et bien le plus gros problème pour nous, les associations, est que chaque mairie peut décider ce qu'elle veut. Certaines ont décidé de terminer les cours à 15h30, d'autres à 16h, d'autres à 16h30, pour corser le tout, ces écoles peuvent choisir l’après-midi où elles ne travailleront pas.
Exemple : mercredi et jeudi pour S-V, mercredi et vendredi pour B, mercredi et vendredi pour S-P !
Puis au moment que je vous écris, nous apprenons que S-P devrait encore changer, et ils auraient décidé de finir de travailler le jeudi à 12h30 !
Mais comment voulez-vous que nous nous organisions, nous, les associations dans tout cela ?
Il faut donc UNIFORMISER, cela ne devrait pas être les mairies qui décident, mais le rectorat !
Qu’avons-nous fait les associations pour survivre dans ce cafouillis ?
Nous voulions essayer de faire des cours plus tôt à 16h , mais pas possible, pas toutes les écoles fonctionnent comme cela, nous allons donc débuter à 17h...
Nous avons cherché à « recaser » ces 40 enfants que nous perdons sur S-P, et les
45 que nous perdons sur L-V, impossible !!!
Nous sommes obligés de faire des cours en triple heureusement que notre salle nous le permet !
Et que c'est chez nous ! (enfin presque) Nous avons réussi à "caser" 30 enfants et que faire des 55 autres ? Que faire !
Je ne peux plus ouvrir un créneau sur la ville de L- V, car me déplacer pour 15 enfants l'après-midi cela ne vaut pas le coup (dans le sens où je serai obligée de faire payer à mes adhérents de L-V le coût du chargement , déplacement et autres et cela uniquement pour les 15 enfants !
Sans compter la fatigue que mon animatrice aurait !
Donc non, on annule, la ville de L-V ne pourra plus avoir de cours de cirque pour l'année 2014 -2015 (c'est vraiment pas discriminant ça ? )
Sur S-P, nous risquons de supprimer nos cours de cirque-adapté pour nos enfants autistes qui ne sont que 4 à 6 par groupes, cela touche donc que 10 à 12 enfants, mais, nous ici dans notre école, on fait pas des cours de cirque-adapté pour le « Fric » sinon j’aurais arrêté, c’est parce que nous avons des enfants différents qui ont besoin de plus de temps, plus de calme, plus d’encadrement et surtout moins d’effectif par groupes, pour mieux s’intégrer et s'épanouir!
Mais je ne pourrai plus !
NON, je ne pourrai plus accueillir ces enfants handicapés car entre 12 enfants et 30 enfants, on n'a pas le choix !
Le conseil d’administration a proposé d'ouvrir 3 cours le samedi matin pour accueillir 30 enfants mais il en reste encore 25 sur le carreau ! Je ne peux pas faire mieux !
Bilan : outre le fait que nous perdons environ 25 enfants, sans compter le nombre de parents qui refuseront de payer une activité pour leur enfant le samedi matin car cela coupe le W-E, sans compter ceux qui estiment que : « vu qu'ils vont payer des activités occupationnelles durant la semaine, leur enfant ne fera pas d'autre activité même si celle-ci est encadrée par des personnes compétentes.
2ème point : la législation
Pour intervenir dans les écoles maternelles ou primaires ou encore secondaires,
- le rectorat me demande ce qui suit :
· l'école de cirque doit être fédérée et agrée par la FFEC, fédération française des écoles de cirque
· l'école de cirque doit être agrée par l'inspection académique
· l'école de cirque doit être agrée par la direction régionale des sports
· l’école de cirque doit avoir une assurance couvrant ses intervenants, les enfants et le matériel
· Bien sûr, l'école de cirque doit avoir du personnel qualifié et diplômé : tous les intervenants doivent avoir un BIAC mais aussi le BPJEEPS option cirque, ou encore un DMA diplôme des métiers des arts.
- Pour la sécurité :
L'école de cirque est responsable et doit vérifier que l'animateur respecte les consignes de sécurité imposées par la FFEC mais aussi imposées par l’éducation nationale qui sont :
· le matériel doit être adapté à l’âge, la taille, à la capacité et la compréhension de l'enfant.
· l'animateur doit veiller à ce que la tenue de sport soit adaptée à l'activité
· l'animateur doit avoir 10 enfants de 3 ans à 5 ans et 15 enfants de plus de 6 ans.
Et tout cela fait partie d'un projet éducatif et pédagogique.
Et puisque nous parlons de sécurité : comment allons-nous identifier ce personnel supplémentaire, est-ce que ces intervenants feront l’objet d’une attention particulière comme nous le faisons dans notre école de cirque, puisque nous vérifions que le casier judiciaire soit compatible avec les enfants par exemple ?
Alors comment les écoles ou les mairies vont-elles assurer cette sécurité ?
Comment va se dérouler la fin des cours ?
L’école se termine à 15h30, la maîtresse sera forcée de terminer sa séance bien avant car l’animateur doit commencer ses séances à 15h30 !
Bilan : outre le fait que les mairies demandent de prendre 13 enfants de 3- 5 ans et
18 enfants pour les 6 - 12 ans (soit 3 enfants de plus que ce que ma fédération m'oblige à avoir ! )
Outre le fait que très peu d'enfants pourront être en tenue de sport, car cela fait 17 ans que nous intervenons dans les écoles et nous avons encore du mal, malgré l'aide des enseignants, à faire respecter cela, alors imaginez dans ces activités... qui sera responsable ?
Nous avons une société procédurière !!
Alors croyez-moi, si l’assurance apprend que je pratique sans une tenue de sport adaptée,
demain j’ai 15 procès sur le dos !
Outre l'espace proposé, les écoles n'ont toujours pas leur propre salle de motricité, donc souvent, très souvent ce type d'intervention se fera dans les couloirs de l’école, avec un passage incessant !
Vraiment pédagogique !!
3ème point : le coût
Ces interventions nous sont proposées pour un prix extraordinaire soit de 23 euros de l'heure tout compris.
Waouhhh déplacement, temps de travail sur un projet pédagogique, incluant les réunions avec les mairies, les bilans, mais aussi les trajets etc.. Pour la maudite somme de : 23 euros !
Bilan : donc en fait, je dois faire « don » à la mairie (car c'est la mairie l'employeur) je dois fermer les yeux sur le temps de chargement, le trajet, le déchargement, puis encore le chargement, le trajet et le déchargement.
Bref, je paie comment mon animateur ?
Je lui demande de faire du bénévolat ?
Ah ! bien sûr c'est une association, oui ! Mais qui emploie du personnel qualifié !
4ème point : les diplômes
Comme je le disais plus haut, l’éducation nationale nous a obligés avec le temps (et tant mieux) à nous qualifier, trouver du personnel diplômé, s’épanouir sur des projets pédagogiques, et donc pour toutes les interventions que nous faisons dans les écoles nous avons l’obligation de fournir la copie des diplômes : BPJES, DMA, BIAC, brevet de secourisme.
Si nous partons dans l'hypothèse que les écoles de cirque puissent ne pas accepter de faire ces interventions pour le tarif qu'il nous a été proposé, qui va faire les cours de cirque ?
Car ne me dites pas qu’un BAFA option cirque c’est la même chose que le BPJES !
Ne me dites pas qu'apprendre à jongler tout le monde peut le faire !
Bilan : Allez soyons fous...
Admettons que les animateurs BAFA avaient leur BIAC (brevet d'initiation des arts du cirque) et bien cela reste tout de même un problème ! Ce diplôme a une valeur uniquement Fédérale et valable légalement uniquement si l'animateur travaille dans une école de cirque fédéré et agrée à la FFEC, sinon ce brevet n'est pas valable, car ce n'est pas un diplôme d'état c’est un brevet fédéral !
L’animateur ne peut officiellement qu'être diplômé en BPJES cirque ou en DMA !
Mon avis de directrice pédagogique et de maman,
cette réforme ne fera pas le bien de nos enfants !
Ont-ils pensé aussi à ces mères qui se sont battues pour avoir leur mercredi de libre pour être avec leur enfant ?
Combien de mamans vont essayer de renégocier avec leur patron leur emploi du temps ?
Donc résultat, moins de temps avec leur enfant !
Bravo, pour une réforme qui se veut bénéfique pour l'enfant, nos politiciens se moquent pas mal de la cellule familiale, source de bien-être de l'enfant !
Voilà mon témoignage... si cela peut aider !
Très peu d'associations n'osent parler, car elles sont

quasiment toutes dépendantes d'un financement communal !
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  • 2 weeks later...

L’école publique Pigeon Vole sera la seule école de Bouvignies à mettre en place les rythmes scolaires, à raison de 45 minutes les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 15 h 45 à 16 h 30. À l’origine, la commune devait prendre en charge les deux écoles du village sans distinction, avant que l’école du Sacré-Cœur ne décide d’abandonner la réforme (facultative dans l’enseignement privé).

« Le choix de 45 minutes par jour d’activités périscolaires a été fait par rapport au vœu des parents », insiste Philippe Caron, conseiller municipal délégué aux écoles. Mais ce format a laissé les associations hésitantes quant à leur participation au projet, le créneau étant assez court pour mettre en place une activité. Deux associations bouvigniennes ont pourtant répondu présentes : le Tennis-club et Trésors de Vie, qui sensibilise à la protection animale. La médiathèque ouvre également ses portes pour organiser des ateliers « heures du conte », informatique et arts plastiques avec des intervenants.

« La principale difficulté était la disponibilité des locaux communaux par rapport aux associations et événements », précise Philippe Caron car les TAP (temps d’activités périscolaires) sont divisés en six groupes d’enfants qui tourneront sur les activités. La mairie a d’ailleurs engagé Sophie Thellier, Bouvignienne, qui sera chargée de gérer et coordonner les activités entre les groupes d’âges.

La cotisation demandée par élève inscrit aux TAP s’élève à 50 € par an pour l’achat du matériel. Mais elle ne comblera que partiellement le coût de la réforme qui devrait atteindre les 15 000 € pour la commune. Une enquête aura lieu auprès des parents à la fin de la première période afin d’exposer les points positifs et négatifs de ce démarrage.

http://www.lavoixdunord.fr/region/rythmes-scolaires-a-bouvignies-les-parents-ont-choisi-un-ia16b12091n2324145

Curieux, les parents du privé sont contre lebiendézenfants ?

L'école "Pigeon vole" va peut-être se rebaptiser "Dindon farci"... :getlost:

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jeanounette

"Double emploi ?
Le collectif s'étonne que les centres de loisirs restent ouverts les mercredis matins puisque les écoles le seront également. D'après eux, la fermeture des centres pourrait compenser financièrement l'ouverture des écoles. Catherine Chalaye nous explique : " La réforme est appliquée aux écoles publiques mais pas aux écoles privées donc les centre de loisirs accueilleront les élèves du privé ".

http://www.zoomdici.fr/actualite/Rythmes-scolaires-les-inquietudes-subsistent-id138320.html#

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"Double emploi ?

Le collectif s'étonne que les centres de loisirs restent ouverts les mercredis matins puisque les écoles le seront également. D'après eux, la fermeture des centres pourrait compenser financièrement l'ouverture des écoles. Catherine Chalaye nous explique : " La réforme est appliquée aux écoles publiques mais pas aux écoles privées donc les centre de loisirs accueilleront les élèves du privé ".

http://www.zoomdici.fr/actualite/Rythmes-scolaires-les-inquietudes-subsistent-id138320.html#

j'aime beaucoup ce qui suit :

Olivier Belhomme nous a confié par téléphone que les suppressions de postes d'ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) n'ont pas été officialisées mais il explique : " Beaucoup de parents, de conseils d'écoles ont été conviés à des réunions avec notamment Madame Chalaye et Monsieur Belaïdi. Ces réunions très techniques avec les directeurs des écoles ont servi à étudier le lien entre le temps scolaire et périscolaire. C'est à ce moment là qu'il était ressorti que des postes pouvaient être supprimés "

Qu'on me trouve un directeur qui veut que des postes d'atsem soient supprimés.

  • J'adhère 1
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Réforme des rythmes scolaires à Douai : le mode d'emploi

13/08/2014 11:56:43

La mise en place de la réforme des rythmes scolaires a donné lieu à des mois de préparation. Le maire a récemment dévoilé le contenu des nouvelles activités périscolaires.
5050-photoIntro.portrait.jpg

Depuis le 8 août, les inscriptions aux activités périscolaires sont ouvertes. A trois semaines de la rentrée, les parents font la queue au service des affaires scolaires. Effectivement, seuls les 18 premiers inscrits par activité auront réellement le choix. Pour les autres, il faudra se contenter des places encore disponibles ou attendre le trimestre prochain.
Après de nombreuses questions restées sans réponse à la veille des vacances d'été, les choses se mettent petit à petit en place. Les Nouvelles activités périscolaires (NAP) mises en place dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, comment ça marche ?

Une organisation par école
Le site de la ville diffuse une liste des activités proposées par école et par trimestre. Sur la page d'accueil, il faut cliquer sur maternelle ou élémentaire puis sur le nom de l'école concernée et là un tableau récapitule les propositions par jour et par trimestre. Elles ont lieu en fin de journée à partir de 15h ou 15h30 selon les établissements et dure 1h, trois fois par semaine en maternelle et 1h30, deux par semaine en primaire. Les parents devront donc être vigilants sur les nouveaux horaires de classe. En plus d’avoir lieu le mercredi matin, les cours ne débuteront pas et ne termineront plus à la même heure. Cette réforme concerne uniquement les écoles publiques.

Où ont lieu les activités ? Que feront les enfants ? Par qui seront-ils encadrés ? Combien cela coûte-t-il aux familles ? Comment s'inscrit-on ? La réponse à toutes ces questions dans notre édition du 13 août en vente chez votre marchand de journaux.

A trois semaines de la rentrée, les parents font la queue au service des affaires scolaires. Effectivement, seuls les 18 premiers inscrits par activité auront réellement le choix.

Super....Vive cette super réforme !!...Quelle honte !! :(

- See more at: http://www.lobservateurdudouaisis.fr/article/13/08/2014/reforme-des-rythmes-scolaires--douai--le-mode-demploi-/5050#sthash.rsnOu5I7.dpuf

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jeanounette

Vite, vite la rentrée qu'on se marre!

j'ai bien peur qu'on se "marre" chacun de notre côté et qu'il n'y ait aucune unité dans le mouvement de contestation . En gros des conflits locaux ...

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Vite, vite la rentrée qu'on se marre!

j'ai bien peur qu'on se "marre" chacun de notre côté et qu'il n'y ait aucune unité dans le mouvement de contestation . En gros des conflits locaux ...

Oui, ça risque d'être localisé....Puis le MEN dira que puisque ça marche dans certaines communes, ça devrait marcher partout...alors qu'au contraire, il creuse et amplifie les inégalités ! :getlost:

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La réforme des rythmes scolaires fait grimper les prix du baby-sitting

Le Point.fr - Publié le

19/08/2014 à 11:58 Une étude publiée par Yoopies, le réseau social du baby-sitting, indique une hausse de 6,16 % des tarifs pour les gardes liées à la réforme des rythmes scolaires.
babysitting-2791315-jpg_2419773_652x284."La mise en oeuvre générale de la réforme en 2014 risque d'augmenter les besoins de garde et de généraliser la hausse des tarifs de baby-sitting", déclare Benjamin Suchar, cofondateur de Yoopies. © BABYSITTER HUMBERT / BSIP

À la une du Point.fr

Alors que la rentrée approche et avec elle le casse-tête de la garde des enfants, Yoopies, le "Facebook du baby-sitting" aux 300 000 baby-sitters, nounous et assistantes maternelles, publie son rapport annuel sur les tarifs du baby-sitting. Un rapport qui révèle l'impact direct de la réforme des rythmes scolaires sur les tarifs de garde. Ainsi, on observe une augmentation de 6,16 % du tarif du baby-sitting dans les départements où la réforme des rythmes scolaires a concerné plus de 50 % des élèves, contre 3,54 % dans les autres départements. "Nous avons constaté une augmentation des demandes de garde d'enfant de l'ordre de 30 % dans les villes ayant mis en place la réforme des rythmes scolaires dès 2013, développe Benjamin Suchar, cofondateur de Yoopies. La mise en oeuvre générale de cette réforme en 2014 risque d'augmenter les besoins de garde et de généraliser la hausse des tarifs de baby-sitting."

Les parents franciliens déboursent plus que les provinciaux

D'une manière générale, tous les départements sont concernés par une hausse des tarifs de garde. L'étude de Yoopies montre cependant des disparités importantes, puisque les tarifs peuvent varier de près de 12 % d'une région à l'autre. Sans surprise, ce sont les parents franciliens qui déboursent le plus pour faire garder leurs enfants, avec un salaire horaire net moyen estimé à 8,98 euros, contre 8,01 euros en Bretagne, la région la moins chère. Sur le podium des villes les plus chères, on trouve Louveciennes (Yvelines) avec 10,01 euros de l'heure, Cannes (Alpes-Maritimes) avec 9,85 euros, et Gif-sur-Yvette (Essonne) avec 9,74 euros. À l'inverse, les villes les moins chères sont Pornic (Loire-Atlantique) avec 7,25 euros de l'heure, Laval (Mayenne) avec 7,26 euros, et Douai (Nord) avec 7,28 euros.

Un tiers des parents indiquent embaucher une baby-sitter au moins une fois par mois, la même proportion de parents dépense plus de 1 000 euros par an pour faire garder leurs enfants.

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Mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles du département à la rentrée 2014

Seules 6 communes - dont 4 d’un même RPD - ont été retenues pour entrer dans l’expérimentation du décret "Hamon" !

Selon la DSDEN, 25 % des communes avaient annoncé se saisir du décret. 22 communes auraient finalement déposé un projet.

L’évaluation des projets par la DSDEN a été sévère !

Les seules explications obtenues (ou plutôt arrachées) : copié-collé des TAP de fin d’après-midi sur un après-midi (absence de progression ( ?!) évoquée pas le DASEN), non respect des horaires, candidatures d’"opportunité".

L’évaluation des projets laissée à la DSDEN aboutit, dans les faits, à la censure du décret Hamon.

Comment va le prendre Monsieur le Ministre ? Ou bien était-il d’accord pour que les choses soient ainsi verrouillées ? Sans défendre le décret Hamon, peut-on toutefois parler de mascarade ?

Comment obtient-on la même réforme des rythmes au gré de la parution de décrets qui se suivent et se contredisent ? Voir la déclaration préalable ci-dessous.

Nous avons aussi interrogé le DASEN sur la question de la récréation en évoquant les recommandations de la circulaire de rentrée (annexe 2) :

"De façon générale, une réflexion de l’équipe pédagogique sur la question des récréations paraît nécessaire pour tirer le meilleur parti de la nouvelle organisation. Plusieurs points sont à prendre en compte : les récréations ne paraissent pas s’imposer pour des demi-journées allégées (ne dépassant pas 1 heure trente de temps scolaire), qui seraient autrement interrompues inutilement. Pour jouer son rôle, le moment de la récréation ne saurait se situer en fin de demi-journée scolaire. On veillera enfin à ne pas prendre sur le temps scolaire le temps de transition entre la classe et les activités périscolaires."

Au delà d’une heure trente minutes, la récréation est nécessaire et elle ne peut être placée à la fin des cours. Les temps "passerelles" entre cours et activités péri-éducatives ne peuvent être pris sur le temps d’enseignement. Nous avons rappelé qu’ils ne font pas partie du temps de service des enseignants.

Déclaration FSU au CDEN du mardi 1er juillet 2014

Rythmes scolaires, chantiers-métiers, revalorisation, programmes, que d’attentes et de déceptions dans le premier degré !

Le ministre Peillon a tenté de mêler la réforme des rythmes - forcément bonne car légitime – et le processus de refondation de l’école. La tentative a malgré tout échoué. En effet, une majorité de parents, d’élus et d’enseignants n’ont pas associé la refondation de notre système éducatif avec cette image d’une réforme des rythmes mais ont pris la mesure d’un bricolage bancal du temps de l’enfant financé sur le compte des collectivités territoriales et des parents. La réforme des rythmes est en effet emblématique, dans son projet et sa méthode comme dans ses échecs.

Pour la FSU, il est temps que cela change. L’école est aujourd’hui plombée par une réforme des rythmes scolaires toujours contestée qui a tout écrasé alors qu’elle aurait dû être seconde.

Avec les nouveaux textes sur les rythmes, le ministre Hamon a laissé aux collectivités l’initiative d’une « expérimentation ». Mais les élus devaient emporter l’adhésion des conseils d’école. L’avis du ou des conseils d’école devait conditionner la présentation du projet au DASEN.

Les textes Hamon n’imposent que les 5 matinées de cours et les horaires maximaux des journées et demi-journées. Pour le reste, tout devait être possible, si le projet éducatif n’était pas aberrant…

Sous le régime du décret Peillon, la DSDEN avait réussi à imposer la régularité des journées.

La demande d’organiser une semaine avec des journées irrégulières est la raison d’être du décret Hamon. Comment alors refuser les assouplissements et les irrégularités de journées que permettent ces textes ?

Que sont devenues les demandes de la quarantaine de collectivités, recensée par le Rectorat, qui avaient fait part de leur intention d’entrer dans l’expérimentation ?

Et ainsi, au bout, comment obtient-on la même réforme des rythmes au gré de la parution de décrets qui se suivent et se contredisent ?

puce-68c92.gif En adoptant un calendrier qui impose de retourner les projets avant le 6 juin 2014 pour une mise en œuvre à la rentrée 2014, sans laisser la possibilité aux équipes de construire et proposer des projets d’organisation pendant l’année 2014/2015 pour une mise en œuvre à la rentrée 2015.

puce-68c92.gif En interprétant de manière très restrictive le décret et la circulaire d’application.

L’administration a fait un gros travail de bluff et de pression. A cet égard, nous tenons à réaffirmer que ni les directeurs, ni les adjoints n’avaient à voter selon les volontés de leur IEN, qu’ils ne sont pas les relais de l’institution, comme cela a été dit.

Avec ces « assouplissements », tout théoriques, au vu des modalités imposées et pas toujours écrites, le ministre Hamon a tenté de répondre aux élus mais ne répond pas aux exigences de réussite des élèves ni à celle des personnels. La majorité des écoles resteront donc soumises au décret Peillon que nous refusons. Des questions lourdes restent posées comme notamment la prédominance des projets des collectivités sur l’école et les risques de territorialisation, le creusement des inégalités territoriales, la concurrence public/privé et la dégradation des conditions de travail. La diminution du temps d’enseignement de la journée des élèves s’assimile plutôt à un alourdissement de la journée de l’enfant, une dégradation des conditions d’apprentissage, une confusion entre enseignement et activité éducative et une dégradation des condition de travail des enseignants.

Quant au processus de refondation en général et aux « chantiers-métier » en particulier, pour dissimuler l’incapacité à penser et à mettre en œuvre des mesures structurelles, les ministères successifs multiplient les mesures managériales dans l’optique de redynamiser le « mammouth ».

A quoi mènent les différents projets de textes adoptés ou « discutés » ? A toujours plus de projets, de conseils, d’évaluations autrement dit à toujours plus de réunionite, de paperasse, c’est-à-dire de bureaucratie et de dispositifs technocratiques sensés améliorer la conception de l’intervention des enseignants face aux élèves. Quel manque de vision ! Quelle erreur de diagnostic !

L’urgence est d’améliorer la condition et la reconnaissance professionnelles des enseignants. Les enseignants l’attendent. On ne peut plus tergiverser ! Leurs conditions d’exercice du métier (temps, formation, inspection…) et leur considération (salaire, exercice du droit syndical..) réclament des mesures immédiates. Moyens pour l’école, conditions de travail, salaires, voilà nos urgences !

Diminuer le nombre d’élèves par classe, augmenter les moyens pour le remplacement, l’aide aux élèves, le véritable « plus de maîtres que de classes » sont incontournables. La FSU demande que le budget 2015 traduise les créations de postes nécessaires pour une école primaire toujours sous dotée (et aussi d’éviter de saigner certains départements comme le notre pour en doter d’autres).

Mais comment réellement améliorer le taux d’encadrement (un des plus faibles des pays de l’OCDE), comment revaloriser le traitement des enseignants (un des plus faibles…) quand on s’enferme dans des politiques libérales d’austérité offertes en gage aux détenteurs de la dette ?

Dans le second degré, si la refondation de l’école a permis de restaurer la nécessaire formation des enseignants, particulièrement malmenée par le gouvernement précédent même si elle reste insatisfaisante, d’ouvrir des chantiers (métier enseignant, éducation prioritaire, par exemple) qui auront abouti à quelques avancées, de traiter de questions de fond (telles celles du socle, des programmes) qui seront prochainement soumises à consultation, il n’en reste pas moins que de nombreux points noirs subsistent, avec le sentiment omniprésent chez les personnels que les moyens ne sont pas à la hauteur de l’ambition affichée, que la contrainte budgétaire l’emporte, ne générant de fait aucune des améliorations escomptées, engendrant même de nouvelles dégradations…

Dans notre département, hormis le collège « préfigurateur » Le Lac qui, devenu REP+, a reçu une dotation complémentaire, les personnels bénéficiant par ailleurs d’une pondération de service de 1,1 (reconnaissance partielle de la charge de travail accrue dans ce type d’établissement, qui ne doit en aucun cas se traduire par une surcharge de travail, des réunions imposées ou encore un décompte d’heures), le collège George Sand toujours labellisé ECLAIR et les collèges encore RRS qui conservent pour la rentrée prochaine quelques moyens dédiés à l’éducation prioritaire, tous les autres établissements, hors éducation prioritaire, verront très probablement leur situation se dégrader encore un peu plus… et quoi qu’en pensent M. le DASEN et ceux qui ne sont pas ou plus en charge d’élèves au quotidien, qui affirment que « le nombre d’élèves dans les classes n’est pas le bon argument », que les enseignants doivent plutôt revoir leurs pratiques pédagogiques…, tous les personnels ou presque, épuisés en cette fin d’année scolaire, continuent, eux, à dire que le public scolaire évolue dans le même sens que la conjoncture économique et sociale…, que les difficultés scolaires et sociales s’accroissent, que les problèmes de toutes natures se multiplient et que, de fait, le nombre accru d’élèves par classe et a contrario le nombre réduit de personnels dans les établissements ne peuvent pas être des éléments à même de faciliter la prise en charge des élèves en difficultés…

Ces conditions de travail dégradées, un management parfois brutal, des tensions de plus en plus vives, des discours pédagogisants sur des pratiques dites innovantes qui seraient la solution miracle à tous les problèmes…, la déconsidération du métier d’enseignant, l’absence de revalorisation n’expliquent-ils pas la grave crise de recrutement que nous connaissons aujourd’hui, révélatrice d’une école qui ne va pas bien, d’une société qui va mal aussi sans doute… ?

Échaudés par la présentation de la nouvelle carte de la politique de la Ville qui exclut Revin, Fumay, Bogny, Nouzonville, Vivier-au-Court ainsi qu’une partie du quartier de la Houillère de Charleville-Mézières, les considérant sans doute comme trop favorisés…, nous nous permettons une nouvelle fois ici dans cette instance d’insister auprès de M. le Préfet pour qu’il soit le porte-parole de tous les personnels de l’Éducation Nationale, de tous les parents d’élèves, qui souhaitent qu’une attention particulière soit portée au département, notamment dans la définition de la nouvelle carte de l’éducation prioritaire, pour donner toutes les chances de réussite à tous, porte-parole aussi de toute une population qui se sent de plus en plus abandonnée par l’État…

Toujours dans le domaine de la difficulté scolaire, alors que le groupe de travail ministériel sur les SEGPA n’a pas rendu ses conclusions en vue de préconisations de rénovation pour la rentrée 2015, nous dénonçons les reprises importantes de moyens opérées dans ces structures à la rentrée 2014, les suppressions de postes, les classes à double niveau, certaines au-delà du seuil réglementaire, qui vont dégrader les conditions d’études et d’apprentissages des élèves et les conditions de travail des enseignants. Nous rappelons que l’évolution des SEGPA doit permettre de mieux assurer, tout au long des 4 niveaux de classe, des enseignements adaptés auxquels les élèves ont droit, selon des programmes définis, comme tous les collégiens. Elle doit garantir une préparation de qualité à la poursuite de scolarisation en lycée, notamment professionnel afin de favoriser l’insertion sociale et professionnelle par l’obtention d’une qualification ou d’un diplôme reconnu de niveau V.

Enfin, dans le dossier de l’évolution du réseau des établissements, nous nous permettrons également d’attirer l’attention de M. le Préfet et des membres de cette assemblée sur un certain nombre de points qui nous paraissent problématiques, tant sur la forme que sur le fond, voire lourds de conséquences en termes d’offre de formation et de présence d’un service public d’éducation de qualité, partout, sur tout le territoire ardennais… : dans le cadre de la mutualisation (forcée…) des enseignements de la série littéraire entre les lycées Jean Moulin de Revin et Vauban de Givet, la suppression brutale et infondée d’un poste de Lettres Classiques au lycée de Givet amène « tout naturellement » M. le Recteur et M. le DASEN à imposer à la collègue de cette discipline en poste au lycée de Revin l’enseignement du latin par visioconférence aux élèves de Revin et de Givet ainsi réunis ! Quelle conception de l’enseignement ! Alors que les Inspecteurs Généraux venus en visite dans le département en novembre dernier vantaient dans leur rapport le dynamisme de l’enseignement des langues anciennes au lycée de Givet, c’est plutôt aujourd’hui, au prétexte d’un effectif jugé insuffisant, la mort annoncée du latin qui est « dans les tuyaux » ! Jusqu’où cette logique dévastatrice du chiffre ira-t-elle ? En Philosophie, alors que les moyens horaires et humains existent dans les deux lycées, pourquoi vouloir imposer 2h d’enseignement en visioconférence à nouveau, si ce n’est à vouloir « rentabiliser » à tout prix ce dispositif particulièrement coûteux, dont l’intérêt pédagogique reste à démontrer… ? Que penser également de la suppression d’un poste d’anglais au lycée de Givet, de l’implantation concomitante d’un berceau stagiaire 18h sur le collège conduisant ainsi à la réaffectation de la collègue concernée au lycée de Revin, l’éloignant ainsi du lycée dans lequel elle assurait les enseignements de la section euro, aujourd’hui menacée de fermeture… ? Qui veut la fin… ne mettrait-il pas tout en œuvre pour fragiliser les enseignements de la filière littéraire du lycée de Givet, voire le lycée tout entier ? Qu’en est-il d’ailleurs du poste de direction de l’établissement, toujours « bloqué » ?

Concernant l’évolution du réseau des collèges, alors que nous avons à plusieurs reprises dénoncé les procédés (discours fallacieux : « Monsieur le Directeur académique conçoit que la fermeture du site de Le Chesne ne soit pas pertinente. En revanche, il serait pertinent de regrouper les élèves de 3è sur le site de Vouziers afin de favoriser le passage en 2nde vers le lycée Masaryk. », CTSD du mardi 17 septembre 2013, « Il ajoute que les collèges multi sites ne sont pas traités de manière particulière mais intègrent la réflexion globale de restructuration du réseau. », CDEN du jeudi 7 novembre 2013, réduction drastique des moyens pour préparer la rentrée 2014, pressions diverses,…) qui ont abouti, lors du CA du collège de Vouziers/Le Chesne du 13 février 2014, au vote favorable, à une voix près, du transfert des enseignements sur le seul site de Vouziers, suite à la saisine du Tribunal Administratif, nous prenons acte de la conclusion du rapporteur public qui propose l’annulation de la délibération relative au fonctionnement sur un site à partir de la rentrée de l’année scolaire 2014-2015. Dans l’attente du délibéré, nous considérons qu’il s’agit sans doute là du constat que la concertation annoncée n’avait peut-être pas été menée comme elle aurait dû l’être…

La réflexion dite globale, elle, s’est engagée sur les bases présentées ici même en CDEN, les acteurs des trois bassins de vie, « Sud Ardennes », « Nord Ardennes » et « Charleville-Sedan », ont été réunis, le comité de pilotage départemental installé, des groupes de travail de proximité ont pour certains déjà commencé à travailler…Si nous sommes favorables à une évolution concertée, raisonnée et raisonnable du réseau des collèges ardennais, pour autant, beaucoup de questions (conditions d’études et d’apprentissages des élèves, conditions de travail des personnels, éducation prioritaire, offre de formation et présence d’un service public d’éducation de qualité partout sur tout le territoire, temps de transport, bâti,…) restent posées, pour lesquelles nous attendons des réponses précises. La FSU Ardennes suivra de près ce dossier et sera vigilante à ce que cette évolution du réseau des collèges soit l’occasion d’améliorations réelles et concrètes, pour la réussite de tous.

Enfin, parmi les nombreux points noirs qui subsistent dans la perspective de la rentrée 2014, la FSU tient à attirer particulièrement l’attention sur l’impact extrêmement problématique des nouveaux rythmes scolaires et des Nouvelles Activités Périscolaires sur la situation de rentrée en Education Physique et Sportive dans les établissements du second degré de Charleville-Mézières.

Malgré un courrier adressé à la municipalité de Charleville ainsi qu’à Monsieur le Directeur Académique, demandant l’organisation d’une concertation réunissant les différents utilisateurs des installations sportives de la ville - resté sans réponse à ce jour -, aucune information n’a été communiquée aux établissements, sinon celle annonçant au dernier moment l’annulation de la réunion de répartition des créneaux piscine... Outre cette absence de communication synonyme de dédain pour l’enseignement de l’EPS dans le second degré, nous nous trouvons de ce fait aujourd’hui dans une situation plus que délicate.

En effet, la réquisition des gymnases pour l’organisation de NAP de type sportives ainsi que l’imposition d’une nouvelle répartition 1er degré/2nd degré des créneaux piscine conduisent à l’impossibilité de préparer la rentrée 2014 en EPS, de construire les emplois du temps et impacte l’ensemble de la préparation de rentrée pour toutes les matières au sein des établissements. Quelle organisation adopter lorsque les collèges et lycées se voient privés de créneaux de piscine en matinée, contraints de condenser les emplois du temps l’après-midi, quand dans un même temps il sera impossible pour nombre d’entre eux d’utiliser des gymnases deux fois par semaine de 15h45 à 17h15 ?

Les établissements les plus touchés seront ceux ne disposant pas d’installation sportive intra-muros : les collèges Léo Lagrange, Salengro, Rouget de l’Isle, Scamaroni, tous étiquetés Education Prioritaire, qui n’a décidément plus grand chose de prioritaire ! La priorité donnée aux activités péri-éducatives en réservant une grande part des créneaux disponibles et celle donnée au primaire sur les créneaux piscines vont provoquer l’impossibilité pour de nombreux établissements de Charleville de répondre aux textes officiels en EPS, aux programmes, mais aussi aux exigences du « savoir nager » et aux certifications aux différents examens, Diplôme National du Brevet et Baccalauréat. Cette situation est incompréhensible voire inadmissible ; les services de l’Education Nationale doivent d’urgence revoir cette situation dans le respect du service public d’éducation et des textes qui l’organise. La FSU dénoncera toute les dégradations et organisera la mobilisation pour le droit pour tous les élèves à une éducation physique et sportive de qualité.

http://08.snuipp.fr/spip.php?article1537

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