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Interrogation sur une fonction dans une phrase


befroh

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Bonjour,

Petite question du matin posée par ma collègue au sujet de la fonction "une part de tarte" dans la phrase :

"Il reste une part de tarte."

Nous ne sommes pas d'accord toutes les 2.

Pouvez-vous éclairer notre lanterne ?

Merci d'avance :-)

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Je dirais "sujet réel" (après un verbe impersonnel)

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Oui, je suis d'accord avec les deux collègues : une part de tarte est sujet réel du verbe rester, et il est le sujet apparent.

Il faut transformer la phrase pour bien le comprendre : Une part de tarte reste.

Qu'est-ce qu'il reste ? Une part de tarte.

Pour être plus rigoureux, rester n'est pas un verbe impersonnel puisqu'il peut se conjuguer à toutes les personnes, mais c'est un verbe personnel pris impersonnellement.

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Merci beaucoup pour vos réponses. Je ne savais pas quelle fonction c'était mais je n'étais pas d'accord avec ma collègue qui pensait que c'était un attribut du sujet. Nous voilà désormais fixées et un peu plus intelligentes qu'hier !! ☺️

Bonne fin de week-end et bonne dernière ligne droite.

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Bonsoir,

Enfin, moi, perso, si les élèves indiquent "COD", je pense que je valide...

Personne d'autre ?

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Bonsoir,

Et bien moi je dit : il pleut des cordes !

* Les verbes impersonnels ou personnels pris impersonnellement sont-ils au programme ?

* Est-ce que le fait de ne pas connaitre la fonction empêche d'écrire "une part de tarte" ?

Et même... "Il reste une semaine de travail avant les vacances !"

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Bonsoir,

Enfin, moi, perso, si les élèves indiquent "COD", je pense que je valide...

Personne d'autre ?

Si, moi aussi.

Selon ma méthode "Qui pose la bonne question a la bonne fonction" -> Il reste quoi = trouver le COD.

Car elle n'intègre pas les verbes impersonnels (hors programme).

Mais j'essaie de me pas nous (eux et moi) mettre devant de telles situations :blush:;) .

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Bonsoir,

Enfin, moi, perso, si les élèves indiquent "COD", je pense que je valide...

Personne d'autre ?

Je serais plutôt d'accord avec ça, parce que de toute façon ça doit varier d'une grammaire à l'autre.

Si on est dans des grammaires qui se risquent à la confusion entre lecture et grammaire, on suivra plutôt l'autre raisonnement, alors que dans des grammaires qui se concentrent sur la construction de l'enchainement des mots, on sera plutôt du côté du COD. Du moins pour ce que j'en comprends, je ne suis pas linguiste.

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Oui, je suis d'accord avec les deux collègues : une part de tarte est sujet réel du verbe rester, et il est le sujet apparent.

Il faut transformer la phrase pour bien le comprendre : Une part de tarte reste.

Qu'est-ce qu'il reste ? Une part de tarte.

Pour être plus rigoureux, rester n'est pas un verbe impersonnel puisqu'il peut se conjuguer à toutes les personnes, mais c'est un verbe personnel pris impersonnellement.

Mais alors si deux parts de tarte restent, doit-on écrire qu'ils restent deux parts de tarte ?

La grammaire, c'est pas de la tarte !

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Oui, je suis d'accord avec les deux collègues : une part de tarte est sujet réel du verbe rester, et il est le sujet apparent.

Il faut transformer la phrase pour bien le comprendre : Une part de tarte reste.

Qu'est-ce qu'il reste ? Une part de tarte.

Pour être plus rigoureux, rester n'est pas un verbe impersonnel puisqu'il peut se conjuguer à toutes les personnes, mais c'est un verbe personnel pris impersonnellement.

Mais alors si deux parts de tarte restent, doit-on écrire qu'ils restent deux parts de tarte ?

La grammaire, c'est pas de la tarte !

Ici, comme je l'ai indiqué, le verbe rester est pris impersonnellement. Un verbe impersonnel (on dit aussi unipersonnel) est un verbe qui s'emploie à la troisième personne du singulier, sans relation à un sujet déterminé.

Ex : Il pleut, il fait froid, etc. On ne peut pas dire : nous pleuvons, je fais froid.

Ici, il ne représente pas un sujet déterminé ; d'ailleurs, en ancien français, les verbes impersonnels s'employaient sans sujet : au latin pluit (il pleut), par exemple, correspondait pluet. On en trouve des exemples jusqu'au XVIIe siècle : Ce jargon n'est pas fort nécessaire, me semble (Molière). - Fallut deviner et prédire (La Fontaine). Il en subsiste peut-être une trace dans des expressions comme faut voir, faut se dépêcher, faut faire vite, faut y aller.

Un verbe personnel pris impersonnellement, quant à lui, est un verbe qui peut se conjuguer à toutes les personnes mais qui, dans le cas précis, ne peut se conjuguer qu'à la troisième personne du singulier.

Ex : Il est arrivé un malheur. Il convient de partir. Il reste une part de tarte.

Dans ce cas-là, la règle de l'accord du verbe impersonnel pris impersonnellement est la même que celle de de l'accord du verbe impersonnel :

Le verbe impersonnel (ou employé impersonnellement) ayant pour sujet apparent le pronom il et accompagné d'un sujet réel s'accorde toujours avec le sujet apparent il :

Il pleut des obus en cet endroit. (Académie)

Il court des bruits alarmants.

Il reste des parts de tarte.

Alors non, la grammaire, n'est pas une tarte indigeste, elle un merveilleux savoir, la source cachée du génie de la langue.

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