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Inclusions, inclusions....


maravilla66

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:albert: Bonjour à tous, toutes !

Je suis en Ulis-école, et ce depuis 6 ans. De plus en plus, les instances administratives (ref de scolarité, conseillers péda ash, parfois ien,...) n'ont qu'un mot à la bouche : inclusions !

Je connais les textes, mais ai choisi (ainsi que d'autres collègues que je connais) de garder mes élèves AVANT de proposer une inclusion, disons deux semaines...

J'ai deux nouveaux, que je ne connais pas, dont un difficilement capable d'être inclus (vient de Ps, crie, se lève, s'enfuie etc...)

Ceux que je connais déjà ont l'air d'avoir tout oublié en été, et j'ai besoin de recul pour les évaluer et voir où ils en sont.

De plus, dans mon école, les classes sont chargées : 27 minimum, et avec des enfants très très difficiles, d'autres enfants avec PPS, etc. donc je me voyais mal parachuter mes élèves en plus et "tourner" dans les classes afin d'observer ou voir si tout va bien....

              Pourquoi autant de stress par rapport aux inclusions, d'après vous ? Je vais inclure mes élèves, c'est sûr, mais en essayant de donner du sens aux inclusions que je vais proposer... Il faut savoir que certains élèves (pour ne pas dire tous) ont été orientés en Ulis car pour eux, le milieu ordinaire était une vraie souffrance, et là, avant même d'avoir pris leurs marques, il faudrait les "parachuter" dans une classe ordinaire,  correspondant à leur âge soit le cycle 3 (pour mon groupe) ? Donc déjà les mettre en difficulté ?

Alors lorsque je sens la pression que l'on nous met pour "inclure" et les raisons évoquées (voir un groupe important d'enfants), je me demande, est-ce partout pareil ? Nous avons obligation d'inclusion, certes, mais peut-on nous OBLIGER à le faire sans plus de cohérence que cela, juste parce que c'est "obligatoire" ??

              Je trouve que cette vision de l'enseignement spécialisé court à la perte même de cet enseignement... Non, un élève handicapé ne peut pas réussir tout comme un élève de classe ordinaire... Il lui faut du temps, de l'attention, de la bienveillance, pour le restaurer, le faire progresser à son rythme, dans la joie (oui c'est possible). Je ne suis pas certaine que le parachuter dans un groupe de 28 ou 30 dès le premier jour d'école va l'aider à restaurer son estime de soi et entrer dans les apprentissages...

 Et puis, une école, ce n'est pas qu'une classe : il y a la cantine, les projets collectifs, les récrés, le Clae, les sorties, où les élèves d'Ulis sont pleinement avec les autres !

A moins, oui, à moins que ce ne soit qu'une façon déguisée de préparer le démantèlement des Ulis et d'inclure tout le monde dans les classes ordinaire ? Bah oui, on a bien vu le démantèlement des Rased, et aussi les fermetures de classes de certains IME ( et les élèves se retrouvent en Ulis !!)...

Si vous avez des remarques, des idées, des témoignages, et même des critiques, n'hésitez pas  à me donner vos pistes de réflexion !

Merci d'avance !

Maravilla

 

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Il y a 3 heures, maravilla66 a dit :

Alors lorsque je sens la pression que l'on nous met pour "inclure"

La pression de qui ? Pour quoi ?

Je trouve que tu as raison d'avoir un peu de respect pour tes collègues des classes banales.

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Il y a 3 heures, maravilla66 a dit :

:albert: Bonjour à tous, toutes !

Je suis en Ulis-école, et ce depuis 6 ans. De plus en plus, les instances administratives (ref de scolarité, conseillers péda ash, parfois ien,...) n'ont qu'un mot à la bouche : inclusions !

Je connais les textes, mais ai choisi (ainsi que d'autres collègues que je connais) de garder mes élèves AVANT de proposer une inclusion, disons deux semaines...

J'ai deux nouveaux, que je ne connais pas, dont un difficilement capable d'être inclus (vient de Ps, crie, se lève, s'enfuie etc...)

Ceux que je connais déjà ont l'air d'avoir tout oublié en été, et j'ai besoin de recul pour les évaluer et voir où ils en sont.

De plus, dans mon école, les classes sont chargées : 27 minimum, et avec des enfants très très difficiles, d'autres enfants avec PPS, etc. donc je me voyais mal parachuter mes élèves en plus et "tourner" dans les classes afin d'observer ou voir si tout va bien....

              Pourquoi autant de stress par rapport aux inclusions, d'après vous ? Je vais inclure mes élèves, c'est sûr, mais en essayant de donner du sens aux inclusions que je vais proposer... Il faut savoir que certains élèves (pour ne pas dire tous) ont été orientés en Ulis car pour eux, le milieu ordinaire était une vraie souffrance, et là, avant même d'avoir pris leurs marques, il faudrait les "parachuter" dans une classe ordinaire,  correspondant à leur âge soit le cycle 3 (pour mon groupe) ? Donc déjà les mettre en difficulté ?

Alors lorsque je sens la pression que l'on nous met pour "inclure" et les raisons évoquées (voir un groupe important d'enfants), je me demande, est-ce partout pareil ? Nous avons obligation d'inclusion, certes, mais peut-on nous OBLIGER à le faire sans plus de cohérence que cela, juste parce que c'est "obligatoire" ??

              Je trouve que cette vision de l'enseignement spécialisé court à la perte même de cet enseignement... Non, un élève handicapé ne peut pas réussir tout comme un élève de classe ordinaire... Il lui faut du temps, de l'attention, de la bienveillance, pour le restaurer, le faire progresser à son rythme, dans la joie (oui c'est possible). Je ne suis pas certaine que le parachuter dans un groupe de 28 ou 30 dès le premier jour d'école va l'aider à restaurer son estime de soi et entrer dans les apprentissages...

 Et puis, une école, ce n'est pas qu'une classe : il y a la cantine, les projets collectifs, les récrés, le Clae, les sorties, où les élèves d'Ulis sont pleinement avec les autres !

A moins, oui, à moins que ce ne soit qu'une façon déguisée de préparer le démantèlement des Ulis et d'inclure tout le monde dans les classes ordinaire ? Bah oui, on a bien vu le démantèlement des Rased, et aussi les fermetures de classes de certains IME ( et les élèves se retrouvent en Ulis !!)...

Si vous avez des remarques, des idées, des témoignages, et même des critiques, n'hésitez pas  à me donner vos pistes de réflexion !

Merci d'avance !

Maravilla

 

je partage parfaitement ton avis et je n'applique pas la circulaire ....

je fais selon le bon sens pour qu'un enfant soit avant tout bien dans ses inclusions

Si un enfant d'age 6è peut bénéficier d'une inclusion ce2 en maths pour préparer l'egpa et que tous sont ok (parents, enfants, collegue) et bien je fais même s'il n'est pas dans sa classe d'age car j'estime qu'il ira plus vite avec ma collègue qu'avec moi et il en est capable

j'ai 3/4 enfants qui ne sont inclus qu'en sport et musique ...

je fais beaucoup de relaxation pour leur permettre de se détendre, d'avoir confiance.... si je fais ca, c'est pas pour ensuite les balancer dans la cage aux lions

et puis mes collègues, plus les années passent et plus elles ont un public difficile

pour moi on inclus un enfant quand il peut suivre un cours sans demander plus de temps ou d'énergie à l'enseignante

si ce n'est pas le cas alors c'est qu'il n'est pas prêt!

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"Ils bénéficient de temps de regroupement autant que de besoin" dit la fameuse circulaire.

Le besoin est défini par le coordonnateur, et l'équipe, pas par l'IEN ou un quelconque conseiller.

Donc, on ne peut pas dire qu'un coordonnateur qui garde ses élèves en regroupement ne respecte pas la circulaire.

l'adverbe "approximativement" quand il est question de la classe d'âge peut aussi être interprété vu qu'il n'est pas explicite.

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Cette circulaire est pour moi une véritable aberration. On incluait déjà avant, "autant que de besoin", en tenant compte de la maturité, des capacités, des besoins, des effectifs de la classe d’accueil, des projets, ...et des collègues. Le matin, j'ai tous mes élèves jusqu'à 10h. et cela se reproduit à d'autres moments dans la journée. En plus, les collègues ont du mal à tenir un horaire (et je les comprends. on n'est pas au collège, on a droit à un peu de souplesse. )

ces élèves ont besoin d'une vie de classe adaptée à leur capacité, leurs centres d'intérêt. (Je me souvient de M. qui a 11 ans ne lisait que "petit ours brun"...). Ils ont besoin d'aller à leur rythme, qu'on reformule, qu'on répète. L'idée même d'un dispositif me parait absurde pour eux. Par contre, ajouter un dispositif dans les écoles, en plus des rased, pour prendre en charge des élèves qui décrochent, ou pour réexpliquer, ou aprofondir ce serait enfin prendre en compte tous les enfants.

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Il y a 9 heures, basern a dit :

Cette circulaire est pour moi une véritable aberration. On incluait déjà avant, "autant que de besoin", en tenant compte de la maturité, des capacités, des besoins, des effectifs de la classe d’accueil, des projets, ...et des collègues. Le matin, j'ai tous mes élèves jusqu'à 10h. et cela se reproduit à d'autres moments dans la journée. En plus, les collègues ont du mal à tenir un horaire (et je les comprends. on n'est pas au collège, on a droit à un peu de souplesse. )

ces élèves ont besoin d'une vie de classe adaptée à leur capacité, leurs centres d'intérêt. (Je me souvient de M. qui a 11 ans ne lisait que "petit ours brun"...). Ils ont besoin d'aller à leur rythme, qu'on reformule, qu'on répète. L'idée même d'un dispositif me parait absurde pour eux. Par contre, ajouter un dispositif dans les écoles, en plus des rased, pour prendre en charge des élèves qui décrochent, ou pour réexpliquer, ou aprofondir ce serait enfin prendre en compte tous les enfants.

+1

mais cette fameuse circulaire permet -elle de faire des "inclusions "à l'envers?

j'ai déjà entendu parler de clis où ça se faisait

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Il y a 18 heures, koumkouma a dit :

Par contre, ajouter un dispositif dans les écoles, en plus des rased, pour prendre en charge des élèves qui décrochent, ou pour réexpliquer, ou aprofondir ce serait enfin prendre en compte tous les enfants.

Ça existait avant, ça s'appelait les classes d'adaptation.

Avant qu'on ne les ouvre et que les élèves soient dispatchés dans les classes banales et les enseignants deviennent itinérants.

Et on ne rigole pas mais ... ça vient d'une bonne idée des enseignants, cette transformation ! Et elle a été défendue par des syndicats ...

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Merci pour toutes les réponses ! Cela me rassure et me conforte dans mon idée ! Je continuerai donc à faire comme je le fais : dans le bon sens et pour le bien des enfants !

Moi aussi, je fais parfois des inclusions "à l'envers" notamment en Lecture...

Les élèves sont ravis de venir dans ma classe : le petit groupe et le fait que l'on s'occupe d'eux dans leur difficulté les apaise !...

Continuons à nous battre pour tous les enfants !!

Maravilla

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