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Le métier de PE


Caribou7

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Bonjour à tous,

J'avais posté il y a un moment car je suis ingénieur, je souhaite me reconvertir et le métier de PE me trotte dans la tête depuis un moment.

J'aimerais en savoir plus sur comment ça se passe au niveau des budgets de l'école pour pouvoir avoir des fournitures afin de réaliser des activités pour les enfants, pour acheter les manuels de classe (peut-on d'ailleurs choisir ou est-ce imposé par l'école ?), les livres, les photocopies... avez-vous de quoi vous fournir tout cela ? J'ai l'impression que beaucoup de professeurs des écoles financent cela (du moins en partie) de leur poche. Est-ce vraiment ce qui est attendu ? 

De plus, comment vous organisez-vous pour préparer vos cours ? Je lis que beaucoup de PE pensent constamment à l'école et font des heures supplémentaires considérables - bien sûr je ne m'attends pas à ce que le PE ne travaille que 24h par semaine, je vous rassure tout de suite - mais dégagez-vous du temps pour vous ?

Le métier m'attire beaucoup mais j'ai récemment lu tellement de commentaires négatifs sur le métier, beaucoup de gens lassés, que ça alimente des craintes qui sont déjà inévitablement là dans le cadre d'une reconversion. Je suis personnellement à bout dans mon métier: je n'y vois plus aucun sens, ma vie pro empiète trop sur ma vie perso, j'y vais la boule au ventre. Bien évidemment, je préfère me renseigner d'autant plus sur les conditions et ce qu'on ne voit pas forcément au 1er abord avant de me lancer dans cette aventure. Je ne veux ni me voiler la face, ni me faire de fausses idées (dans un sens comme dans l'autre). J'ose espérer que beaucoup de PE aiment leur métier et que les commentaires très négatifs ne sont pas représentatifs. Des avis de reconvertis sont aussi les bienvenus, la comparaison avec votre vie pro d'avant peut-être intéressante également !

Merci :)

 

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il y a 26 minutes, Caribou7 a dit :

Bonjour à tous,

J'avais posté il y a un moment car je suis ingénieur, je souhaite me reconvertir et le métier de PE me trotte dans la tête depuis un moment.

J'aimerais en savoir plus sur comment ça se passe au niveau des budgets de l'école pour pouvoir avoir des fournitures afin de réaliser des activités pour les enfants, pour acheter les manuels de classe (peut-on d'ailleurs choisir ou est-ce imposé par l'école ?), les livres, les photocopies... avez-vous de quoi vous fournir tout cela ? J'ai l'impression que beaucoup de professeurs des écoles financent cela (du moins en partie) de leur poche. Est-ce vraiment ce qui est attendu ? 

La mairie dont l'école dépend fournit un budget (du montant de son choix et ça peut être très peu...) pour que les enseignants achètent le matériel pédagogique (manuels, cahiers, stylo, fichiers, papiers etc...) et fassent les photocopies. Selon la volonté de la mairie et son budget ça peut etre très confortable ou plus que compliqué. Ce budget ne prend pas en compte les enseignants (tu payes sur tes sous tes stylos et ce que tu utilises normalement...ce qui n'existe pas dans le reste de la FP...) Les manuels relèvent du choix pédagogique des enseignants donc sont libres MAIS si y a plus ou pas de sous ben tu fais avec ce qu'il y a même si les programmes ont changé. Les bouquins pédagogiques (pour toi, tes idées, tes projets...ne rentrent pas dans un budget...). Si tu as un projet, il peut etre financer par la coopérative en fonction de ce que les parents auront donné.

De plus, comment vous organisez-vous pour préparer vos cours ? Je lis que beaucoup de PE pensent constamment à l'école et font des heures supplémentaires considérables - bien sûr je ne m'attends pas à ce que le PE ne travaille que 24h par semaine, je vous rassure tout de suite - mais dégagez-vous du temps pour vous ?

Préparer ses cours (les réflechir, les adapter, les mettre par écrit, créer le matériel nécessaite...), corriger, rédiger des projets,...c'est en effet beaucoup de temps...surtout quand tu changes de niveau. Quand tu as un niveau habituel, tu diminues un peu le temps de réflexion (et encore, en fonction des élèves...), mais cela reste très chronophage...

Le métier m'attire beaucoup mais j'ai récemment lu tellement de commentaires négatifs sur le métier, beaucoup de gens lassés, que ça alimente des craintes qui sont déjà inévitablement là dans le cadre d'une reconversion. Je suis personnellement à bout dans mon métier: je n'y vois plus aucun sens, ma vie pro empiète trop sur ma vie perso, j'y vais la boule au ventre. Bien évidemment, je préfère me renseigner d'autant plus sur les conditions et ce qu'on ne voit pas forcément au 1er abord avant de me lancer dans cette aventure. Je ne veux ni me voiler la face, ni me faire de fausses idées (dans un sens comme dans l'autre). J'ose espérer que beaucoup de PE aiment leur métier et que les commentaires très négatifs ne sont pas représentatifs. Des avis de reconvertis sont aussi les bienvenus, la comparaison avec votre vie pro d'avant peut-être intéressante également !

Lassés oui par ce qu'on nous demande toujours plus (ce confinement par exemple ca s'est traduit par des enseignants isolés, utilisant leur propre matériel, essayant de contacter tout le monde, sans aucune aide extérieure, avec un ministre demandant toujours plus -genre qu'on appelle les parents...où sont les téléphones pro? sans parler du temps: j'ai 18 ans d'ancienneté et je bossais de 13h à 18h puis de 20h à 1h du mat' pendant le confinement, le reste du temps étant consacré à mes enfants), par le fait que la population nous crache dessus tout le temps, que l'évolution des salaires est faible, que les gens ne prennent pas en compte notre temps de travail...
Attention, comme enseignant ta vie pro empiètera sur ta vie perso, ne te fais pas d'illusion. Quand on rentre on continue à travailler.Je pars de chez moi à 6h50, je rentre à 18h, le soir je ne bosse pas. Je travaille le mercredi matin à l'école,je corrige l'après midi. Je consacre une partie de mon week end au boulot et facilement la moitié des vacances. Là, on a reçu des modifications des programmes jeudi dernier.

J'aime mon métier, mais je ne me fais pas d'illusion dessus ;)

Merci :)

 

 

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Je ne réponds pas à chacune de tes questions car @lilie2fr a dit le principal. Je rajouterai juste qques autres arguments :

- les commentaires négatifs, le ras-le-bol, en effet, ils existent et ont été exacerbés pendant le confinement (à juste titre !). Moi aussi, j'aime mon métier : depuis mes plus lointains souvenirs, j'ai toujours voulu faire ça. Mais ce n’est pas pour autant que je suis prête à tout accepter.

- 2ème chose : tu trouveras toujours des gens mécontents, notamment sur les forums. C'est le plus souvent les gens mécontents qui écrivent, rarement ceux qui sont satisfaits.

Il y a 2 heures, Caribou7 a dit :

je suis ingénieur, je souhaite me reconvertir et le métier de PE me trotte dans la tête depuis un moment.

Juste attention à que ce ne soit pas un choix "par défaut", un métier idéalisé. Je pense que quel que soit le métier, l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs. Concernant celui de PE, le problème, c'est qu'on n'a jamais fini. Il faut être capable de se fixer des limites. Et ça, ça dépend de chacun. 24h, tu l'as bien compris, ça n'existe pas ! 😉 

Enfin, je connais plusieurs collègues (ingénieurs, informaticiens, ...) - et j'ai un cas bien précis en tête - qui ont franchi le pas. Ils / elles ne le regrettent pas. Je crois que ceux qui ont connu la pression du privé, le rythme de travail TRÈS soutenu, la loi du "toujours plus" (heures, travail, promotions à la tête du client, etc...) trouvent que finalement, on n'est pas les plus mal lotis. Selon les collègues que l'on croise, les supérieurs hiérarchiques que l'on a, on fait tous de belles rencontres : j'ai eu mes "papa pédagogiques et mes mamans pédagogiques", des gens qui m'ont appris beaucoup, qui ont fait évoluer ma pratique, qui m'ont fait confiance, avec qui j'ai beaucoup partagé.

Si je devais recommencer à zéro, je crois que je choisirais la même voie, malgré la quantité de travail, la fatigue, le salaire très moyen, ... (pour te donner une idée, je suis à Année -4 ou -5 avant la retraite ;)).

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Il y a 1 heure, Lolita a dit :

Je ne réponds pas à chacune de tes questions car @lilie2fr a dit le principal. Je rajouterai juste qques autres arguments :

- les commentaires négatifs, le ras-le-bol, en effet, ils existent et ont été exacerbés pendant le confinement (à juste titre !). Moi aussi, j'aime mon métier : depuis mes plus lointains souvenirs, j'ai toujours voulu faire ça. Mais ce n’est pas pour autant que je suis prête à tout accepter.

- 2ème chose : tu trouveras toujours des gens mécontents, notamment sur les forums. C'est le plus souvent les gens mécontents qui écrivent, rarement ceux qui sont satisfaits.

Juste attention à que ce ne soit pas un choix "par défaut", un métier idéalisé. Je pense que quel que soit le métier, l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs. Concernant celui de PE, le problème, c'est qu'on n'a jamais fini. Il faut être capable de se fixer des limites. Et ça, ça dépend de chacun. 24h, tu l'as bien compris, ça n'existe pas ! 😉 

Enfin, je connais plusieurs collègues (ingénieurs, informaticiens, ...) - et j'ai un cas bien précis en tête - qui ont franchi le pas. Ils / elles ne le regrettent pas. Je crois que ceux qui ont connu la pression du privé, le rythme de travail TRÈS soutenu, la loi du "toujours plus" (heures, travail, promotions à la tête du client, etc...) trouvent que finalement, on n'est pas les plus mal lotis. Selon les collègues que l'on croise, les supérieurs hiérarchiques que l'on a, on fait tous de belles rencontres : j'ai eu mes "papa pédagogiques et mes mamans pédagogiques", des gens qui m'ont appris beaucoup, qui ont fait évoluer ma pratique, qui m'ont fait confiance, avec qui j'ai beaucoup partagé.

Si je devais recommencer à zéro, je crois que je choisirais la même voie, malgré la quantité de travail, la fatigue, le salaire très moyen, ... (pour te donner une idée, je suis à Année -4 ou -5 avant la retraite ;)).

Le salaire est en effet le principal inconvénient en particulier en début de carrière: il faut savoir qu'il est tellement médiocre que les néo PE sont éligibles à la prime d'activité, une véritable honte pour les lauréats d'un concours à l'issue d"un BAC + 5, Si cela n'est pas pris à bras le corps par le ministre de l'EN, ce qui fait l'objet d'interminables tergiversations, le métier va finir sinistré...Ce qui fait que ce métier est particulièrement difficile à vivre lorsqu'on est seul(e) avec uniquement ce revenu pour subvenir à ses besoins, un véritable scandale dans un pays dit développé. Mais certains(nes) vont dire ici que je cherche la polémique.

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En reconversion depuis 10 ans.

Je ne regrette pas, en revanche, je ne conseille pas.

Il est important de percevoir que l'aspect national de l'éducation n'est pas vraiment existant. Par exemple, sur les budgets comme l'a précisé une collègue, tout dépend de la mairie. (En revanche, je commande toutes mes fournitures personnelles sur le budget classe depuis quelques années.)

Il y a beaucoup de disparités d'une région à l'autre, entre départements et même entre circonscriptions d'un même département.

Tu ne pourras pas choisir grand chose pendant pas mal de temps : ni ton école, ni tes niveaux. Selon les départements, tu pourras rester des années (dans certains départements cela peut être 15 ans) sans être titulaire de ton poste et donc changer d'école chaque année en étant informé en juillet ou bien en septembre et donc changer de niveau, avoir des classes multi-niveaux...

J'aime mon métier mais je savais où je mettais les pieds.

 

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il y a une heure, Lolita a dit :

Je ne réponds pas à chacune de tes questions car @lilie2fr a dit le principal. Je rajouterai juste qques autres arguments :

- les commentaires négatifs, le ras-le-bol, en effet, ils existent et ont été exacerbés pendant le confinement (à juste titre !). Moi aussi, j'aime mon métier : depuis mes plus lointains souvenirs, j'ai toujours voulu faire ça. Mais ce n’est pas pour autant que je suis prête à tout accepter.

- 2ème chose : tu trouveras toujours des gens mécontents, notamment sur les forums. C'est le plus souvent les gens mécontents qui écrivent, rarement ceux qui sont satisfaits.

Juste attention à que ce ne soit pas un choix "par défaut", un métier idéalisé. Je pense que quel que soit le métier, l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs. Concernant celui de PE, le problème, c'est qu'on n'a jamais fini. Il faut être capable de se fixer des limites. Et ça, ça dépend de chacun. 24h, tu l'as bien compris, ça n'existe pas ! 😉 

Enfin, je connais plusieurs collègues (ingénieurs, informaticiens, ...) - et j'ai un cas bien précis en tête - qui ont franchi le pas. Ils / elles ne le regrettent pas. Je crois que ceux qui ont connu la pression du privé, le rythme de travail TRÈS soutenu, la loi du "toujours plus" (heures, travail, promotions à la tête du client, etc...) trouvent que finalement, on n'est pas les plus mal lotis. Selon les collègues que l'on croise, les supérieurs hiérarchiques que l'on a, on fait tous de belles rencontres : j'ai eu mes "papa pédagogiques et mes mamans pédagogiques", des gens qui m'ont appris beaucoup, qui ont fait évoluer ma pratique, qui m'ont fait confiance, avec qui j'ai beaucoup partagé.

Si je devais recommencer à zéro, je crois que je choisirais la même voie, malgré la quantité de travail, la fatigue, le salaire très moyen, ... (pour te donner une idée, je suis à Année -4 ou -5 avant la retraite ;)).

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En reconversion aussi, et je ne le regrette pas.

Le côté positif quand tu as déjà une expérience professionnelle réussie, c'est que tu es bien plus efficace que quelqu'un qui sort de la fac. J'ai passé le concours de PE à 40 ans, en travaillant à plein temps, et avec deux enfants en bas âge. Je n'ai jamais été débordée, même la première année d'enseignement. Et la PE2, je l'ai vécue comme une année de vacances. ;)

Ne pas citer.

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Il y a 1 heure, chableu a dit :

En reconversion depuis 10 ans.

Je ne regrette pas, en revanche, je ne conseille pas.

Il est important de percevoir que l'aspect national de l'éducation n'est pas vraiment existant. Par exemple, sur les budgets comme l'a précisé une collègue, tout dépend de la mairie. (En revanche, je commande toutes mes fournitures personnelles sur le budget classe depuis quelques années.)

Il y a beaucoup de disparités d'une région à l'autre, entre départements et même entre circonscriptions d'un même département.

Tu ne pourras pas choisir grand chose pendant pas mal de temps : ni ton école, ni tes niveaux. Selon les départements, tu pourras rester des années (dans certains départements cela peut être 15 ans) sans être titulaire de ton poste et donc changer d'école chaque année en étant informé en juillet ou bien en septembre et donc changer de niveau, avoir des classes multi-niveaux...

J'aime mon métier mais je savais où je mettais les pieds.

 

Ce qui est très grave et qui explique aussi pourquoi le système scolaire français fait hélas partie de ceux de l'OCDE qui ont le moins d'impact sur les disparités socio-culturelles et économiques des élèves....

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Bonjour!

Concernant les budgets, le gros des dépenses est assuré par la mairie, mais nous sommes nombreux à dépenser sur nos deniers, pour notre matériel informatique, d’une part, jamais pris en charge par personne, mais aussi pour les achats de petit matériel en brocante, livres pédagogiques, albums de littérature de jeunesse... Certains parviennent à ne rien dépenser, mais c’est rare.

Pour ce qui est du temps, oui, je me dégage du temps personnel, je suis obligée depuis que je suis maman de quitter l’école à 17h40 dernier délai pour aller récupérer mes enfants, j’arrive à l’école vers 8h parce que je veux assurer le petit déjeuner et le câlin du matin. Je bosse souvent le soir à la maison, souvent quelques jours pendant les petites vacances, au moins une semaine l’été, rarement le week-end. Mais en début de carrière, je pouvais y  passer beaucoup plus de temps, une bonne partie des week-ends et quelques bouts de nuits...

Je crois que ce que est difficile pour les collègues en reconversion que nous côtoyons régulièrement, c’est effectivement le salaire, ras des pâquerettes en début de carrière, surtout quand on a eu déjà eu un salaire correct dans un autre métier, et le fait de ne pas avoir sa classe avant de nombreuses années, de compléter des temps partiels... En même temps, depuis que je vois des collègues en reconversion (ex journaliste, commerciale, ingénieur, informaticien...), la plupart reste et semble y trouver son compte, sauf un informaticien qui a abandonné en première année, en se rendant compte que l’école ne lui convenait pas.

 

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Merci à tous pour vos réponses.

Je trouve assez honteux de constater le manque de moyens pour les professeurs et les écoles, je comprends donc la frustration de certains. Je trouve tellement triste que cette société ne valorise pas ces métiers si importants à son fonctionnement: professeurs, soignants... Pour ma part, le salaire n'est pas mirobolant mais je le savais, c'est un élément factuel facile à trouver sur le net. Ça ne justifie en rien le fait que le métier soit aussi peu payé vis-à-vis des qualifications requises et surtout des responsabilités et du travail à fournir. Mais j'avais intégré ça et c'est plutôt les autres aspects qui restent flous pour moi et m’interpellent au vu des commentaires souvent très négatifs sur le métier (même si j'imagine que ça reste lié, si le salaire était le double et les conditions meilleures, ce serait sans doute moins mal vécu).

Je ne veux pas idéaliser ce métier et c'est pour cela que je fais cette démarche. Par contre, je sais que mon métier à moi ne me convient plus. Quand je parle du fait qu'il empiète sur ma vie privée, ce n'est pas seulement à cause des horaires mais aussi le stress qu'il génère en dehors des heures travaillées (j'angoisse tout le weekend et pendant mes vacances), les déplacements potentiels en France ou à l'étranger, le fait de ne pas pouvoir m'installer quelque part correctement car je me sens mal et je suis constamment à la recherche d'autre chose. Et puis, un ennui profond quand j'y suis, le fait de ne pas me sentir à ma place, de faire quelque chose d'inutile (voire contre mes propres valeurs) et de sans cesse porter un masque et prétendre être quelqu'un d'autre. Je ne sais pas si devenir professeur des écoles changerait ça, mais je ne sais pas si je peux vraiment savoir avant de le faire.

@chableu Tu dis ne pas regretter mais ne pas conseiller. Ça veut dire quoi ? Si tu devais le refaire, ferais-tu pareil ?

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Devenir professeur des écoles t'apportera certainement le sens que tu cherches. Quand on est face aux enfants, on sait pourquoi on est là. 

Si tu cherches moins de stress, je ne suis pas certaine que ce soit la voie idéale. Cela dépend du caractère de chacun. Si tu es du genre perfectionniste et en quête de reconnaissance, tu seras déçu.e, comme pour n'importe quel autre metier dans lequel tu pourrais t'engager. Si tu es en mesure de prendre le recul nécessaire, que tu es capable de ne pas vouloir révolutionner l'enseignement et de faire avec les moyens du bord (et donc pas dans les conditions dont tu rêverais), alors tu peux vraiment y trouver ton compte.

Tu trouveras des enseignants qui te diront que c'est un métier chronophage, d'autres reconvertis qui voient quand même que c'est bien plus tranquille que leur ancienne vie professionnelle. Bref, tu entendras tout et son contraire. La question est plus : mon caractère est-il en adéquation avec cette profession ?

Bon courage dans ta réflexion.

  • J'adhère 5
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il y a 2 minutes, prune2007 a dit :

Devenir professeur des écoles t'apportera certainement le sens que tu cherches. Quand on est face aux enfants, on sait pourquoi on est là. 

Si tu cherches moins de stress, je ne suis pas certaine que ce soit la voie idéale. Cela dépend du caractère de chacun. Si tu es du genre perfectionniste et en quête de reconnaissance, tu seras déçu.e, comme pour n'importe quel autre metier dans lequel tu pourrais t'engager. Si tu es en mesure de prendre le recul nécessaire, que tu es capable de ne pas vouloir révolutionner l'enseignement et de faire avec les moyens du bord (et donc pas dans les conditions dont tu rêverais), alors tu peux vraiment y trouver ton compte.

Tu trouveras des enseignants qui te diront que c'est un métier chronophage, d'autres reconvertis qui voient quand même que c'est bien plus tranquille que leur ancienne vie professionnelle. Bref, tu entendras tout et son contraire. La question est plus : mon caractère est-il en adéquation avec cette profession ?

Bon courage dans ta réflexion.

Merci pour ton message.

Du coup, selon toi, quel caractère faut-il avoir pour s'épanouir dans ce métier ?

Je ne suis ni perfectionniste, ni en quête de reconnaissance. La recherche du "toujours plus", ce n'est pas moi non plus. Mais par contre je recherche quand même une vie plus sereine et c'est là que je me pose donc des questions en voyant les commentaires. Après c'est sûr que tout est relatif aussi, dans l'industrie il y a beaucoup de stress car tout n'est que compétition, il faut toujours faire plus d'argent et vite, ne pas se tromper...

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