Jump to content

Doutes sur mon métier : Ambiance de classe etc..


Recommended Posts

Bonjour, 

 

Je suis enseignante en CE2 et j'ai 30 élèves dans ma classe. Je suis T2.  Actuellement, je me sens un peu démunie. Je n'ai pas forcément des élèves considérés comme "difficiles".

Quand je parle parfois de l'ambiance de classe, mes collègues me disent " Non mais ta classe ça va......"

Alors je n'ai certes pas d'élèves difficiles mais j'ai un groupe de 4/5 élèves très bavards et qui n'écoutent pas. Dès que j leur fais un rappel, 5 minutes plus tard, ils se retournent de nouveau pour parler. J'en ai certains qui chantent et parlent seuls. Le souci aussi, c'est que ça distrait les autres élèves. 

J'essaie de les placer en classe de sorte à limiter le bavardage pendant les temps collectifs et le travail écrit individuel. Mais avec 30 élèves, je suis très limitée en terme de place. 

Je suis gênée car j'aime beaucoup préparer mes cours, j'aime bien mes élèves.... mais l'ambiance se dégrade un peu à cause du bruit. 

Comme outil de régulation de comportement j'utilise les contrats de valorisation avec un objectif sur la semaine, le tableau du comportement ( outil commun à l'école), permis de conduite en cas de violences envers les camarades ou l'enseignant. Certains élèves ont beau se retrouver dans le jaune ou le rouge, ils s'en fichent et parlent beaucoup. 

En terme de cours, j'essaie d'alterner au mieux oral et écrit et d'être assez rapide lors des changements de matière afin d'éviter le brouhaha. 

Je vous rassure sur une journée de 6 h, on arrive à avoir quelques moments calmes à l'écrit notamment. Généralement, on aura 2/3 moments d'écrit long de 20/25 minutes.. où ils travaillent dans le calme. 

Mais en dehors de ces moments, c'est compliqué.

En classe aussi, j'évite de crier, je parle fort et parfois, j'attends... 

Je suis un peu triste car pour moi, avoir une bonne ambiance de classe, c'est primordial pour les apprentissages... Je doute de ma capacité à être une bonne enseignante également... 

Je ne sais pas quoi faire, que me conseiller ?? 

Je peux même pas me plaindre auprès de mes collègues car elles ont des élèves dits difficiles et moi, comme elles disent, " ça va..".  

Conseillez-moi svp. 

Merci.

Link to comment
Share on other sites

30 tout est dit.

Rien que le fait d’être les uns sur les autres influence les comportements.

4 ou 5 perturbateurs, c’est déjà beaucoup , cela peut emporter une classe.

C’est bien ce que tu fais. Simplifie toi la vie pour le comportement. Cela dépend des familles, mais recevoir les parents peut, parfois, changer quelque chose.

Demande à tes collègues comment elles faisaient avec tes cas l’année dernière.

 

Edited by éowin
  • J'adhère 3
Link to comment
Share on other sites

Bonjour,

les premières années d'enseignement sont souvent difficiles. Le plaisir d'enseigner n'est pas forcément immédiat.

Mes premières années, je régulais le bruit avec des bonbons. Le matin, sans un mot, j'écrivais "bonbons" sur le tableau latéral. Ensuite, s'il y avait trop de bruit, toujours sans rien dire et très calmement, j'allais négligemment effacer une lettre de "bonbons". Ils savaient que lorsque la dernière lettre du mot serait effacée, il n'y aurait pas de bonbons à la sortie. C'était redoutablement efficace.

Les bonbons étaient pour tous, sauf pour celui qui avait été puni pour une raison grave. Je punissais rarement.

Ensuite, ça n'a plus été politiquement correct de donner des bonbons. 😇

J'ai donc écrit "histoire" au tableau. S'il restait des lettres le soir, je prenais 5 minutes pour raconter une histoire. Ça fonctionnait, mais moins bien qu'avec les bonbons.

 

Autre suggestion : être soi-même calme, parler doucement, ne pas s'agiter, ne pas papillonner entre les tables, ne pas parler pendant qu'ils font un travail écrit sauf en chuchotant très doucement si c'est vraiment utile. Il faut leur faire passer le message que le calme et le silence, c'est du bonheur. Et donc commencer par en être soi-même convaincu. 

  • J'adhère 2
Link to comment
Share on other sites

Tu te poses la question, cherche des solutions et te remets en question, cela montre déjà pas mal de choses.

Pour le reste, je suis d'accord avec ce qui a été dit... juste 30 quoi... Ne sois pas triste, il y aura des années plus sympas et sans doute d'autres qui seront pires... 

J'ai 27 petits et c'est l'enfer. En grandissant certaines choses s'arrangent mais le bruit ce sera difficile à stopper vu le nombre

Edited by Iracel
  • J'adhère 1
Link to comment
Share on other sites

Tu fais déjà beaucoup de bonnes choses. Pour le reste, ça viendra avec l'expérience. C'est en forgeant...

Quelques idées en plus:

Quand ils partent "en live" entre deux séances, valoriser ceux qui sont déjà prêts. "Bravooooo, Truc a déjà rangé son ardoise, et sorti son cahier et son stylo, c'est très bien!!"  

Pour les mauvais comportements individuels, en plus de la couleur, tu peux ajouter 2, 3, 5 minutes de récré assis sur le banc. Ça calme bien certains.

Je ne suis pas pour les punitions écrites mais ça m'est déjà arrivé d'en donner ponctuellement (genre une fois l'année) pour marquer le coup. Ils recopient la règle qu'ils ne respectent pas. (1/5/10 fois selon les enfants, les récidives...). Ça ne m'est pas arrivé depuis au moins 3 ans. Souvent la menace suffit.

Edited by Gribouillette
Orthographe
Link to comment
Share on other sites

Pareil qu eles collègues. 30. Le jour où les politiques auront compris que passé 20 élèves par classe, tout est plus difficile, on aura fait un grand pas pour la société dans son ensemble.

En conseil, je te dirais de simplifier les outils de gestion. Une règle claire : pas de bavardage accepté. Et une conséquence unique (une croix à côté du prénom). En fonction du nombre de croix, tu agis(mot dans le cahier : X a beaucoup bavardé aujourd'hui. Cela nuit à son travail et à celui de ses camarades. ) / moins de quelque chose / plus d'écrit /

S'il le faut, fait leur faire quasiment uniquement de l'écrit. En leur disant pourquoi. Tu lâcheras lorsqu'ils seront plus sérieux.

Link to comment
Share on other sites

Je te conseillerai de ne pas recompenser / punir collectivement, ni de mettre un système trop contraignant en place.

Quand arrive l'heure de la récréation, tu annonces: on va aller en récré mais untel untel vous allez rester 10 mn avec moi et réfléchir à ce que vous devez changer et pourquoi. Ils seront dégoûtés de voir les autres jouer et pas eux. Peu importe le nombre de rappel, c'est toi qui estime qui doit rester, un seul bavardage suffit s'il te gêne.

Si ça ne suffit, tu prends le cahier de liaison en évidence sur ton bureau en annonçant qu'a la prochaine remarque c'est un mot aux parents.

  • J'adhère 1
Link to comment
Share on other sites

Tu peux aussi , au premier qui bavarde lui dire, d'un ton calme comme si ça ne t enervait pas: très bien , tu vas te opier les règles de classe au cahier de brouillon et souligner celle que tu n'as pas respecté.

A la prochaine remarque ce sera à signer par les parents.

( si les règles sont un peu longues tu auras la paix un moment 

Link to comment
Share on other sites

Tu peux aussi ventiler: quand il y a un exercice à faire en autonomie, le plus pénible va dans sa classe d'accueil (préalablement vu en conseil des maîtres). Ca te permet de souffler et les autres travaillent dans le calme. Commence avec le plus pénible, ça devrait calmer les autres. 

Je suis T17, donc bien sûr c'est plus facile pour moi mais voilà ce que je fais cette année avec des CM2: j'ai 5 garçons pénibles (parlent seuls, se regardent pour rigoler, se moquent des autres ouvertement quand ils se trompent, etc).

Ils n'ont pas le droit de se ranger ensemble (deux rangs doivent les séparer, donc ils sont seuls). En classe, j'en ai deux qui sont collés à un mur pour bien les éloigner des trois autres visuellement. Leur place n'est pas idéale mais tant pis pour eux. Les trois autres ont une table individuelle bien éloignée des autres.

Quand ils exagèrent en classe, ils ont un espace de jeux dans la cour attribué: ils ne peuvent pas jouer ensemble. Je le fais depuis la rentrée, ça commence à peine à rentrer dans leur tête. 

J'ai une table dans le couloir: je vois très bien l'élève mais lui ne voit pas les autres (super pratique). Il y fait ses exercices voire écoute la leçon une dizaine de minutes.

Quand ils ont 5 minutes de punition et que j'ai un peu de temps, je leur fais la leçon. Je les préviens aussi que je vais finir par écrire dans le LSU: Machin a besoin d'une présence forte de l'adulte pour respecter les règles du vivre ensemble, Machin a besoin d'aide pour travailler les règles du vivre ensemble: les connaitre et les comprendre pour les respecter. On trouve toujours des formules bien personnalisées.

J'ai les parents avec moi qui ont bien compris le problème (depuis le temps que les collègues s'en plaignent). Ils me prennent du temps mais je sais que ça finira par payer. Le plus pénible s'isole déjà car il fait mine de ne pas comprendre pourquoi je le reprends sans arrêt, les autres sont plus mûrs que lui et essaient de se calmer.

Après tu verras, les hauts et les bas c'est propre à notre métier: un jour t'es hyper contente de ce que tu as fait et l'autre beaucoup moins 😁 Et en fin de période on est ko!

Ton système de valorisation est très bien pour les bons et moyens mais les extrêmes doivent avoir tout de suite la conséquence de leurs actes. 

"Quand on est dans le orange, voilà ce qu'il se passe tout de suite: ....."

"Quand on est dans le rouge, voilà ce qu'il se passe tout de suite: ..."

Tiens-nous au courant, bon courage à toi.

  • J'adhère 2
Link to comment
Share on other sites

Un truc que je fais cette année, c'est le bilan du tableau de comportement. 

J ai 3 zones de descente, 2 de montées et une de départ. 

Je descends dans la semaine (je ne prends pas le temps de monter) et le vendredi, je prends entre 5 et 10 min, et je fais le vilan de chaque élève. Je monte les élèves qui le mérite, qui ont fait des efforts même ceux qui sont descendus dans la semaine (mais pas forcément dans les niveaux les plus hauts), j'encourage en les mettant sur le niveau supérieur à celui voulu si je pense que ça le valorisera, je mets l élève dans le niveau inférieur celui pour qui le défi le motivera. 

Je demande aussi à un élève dans le rouge par exemple ce qu il pense de son comportement, si je dois le remonter ou pas ... 

Je crois que mes élèves attendent ce moment. Il est important à leurs yeux. Mais je crois que cela fonctionne parce que j ai une classe plutôt gentille mais affreusement bavarde.  

L année dernière  j'avais un élève qui relevait du psychiatrique et qui me mettait ma classe à mal ...

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
  • Recently Browsing   0 members

    • No registered users viewing this page.
×
×
  • Create New...