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Oui je suis dans l'ouest donc je ne connaissais pas les écoles élitistes dans le sous contrat (en campagne j'étais régulièrement dans la seule école du village: pas d'école publique) mais depuis peu je constate que certaines écoles de centre ville autrefois juste un peu bourgeoises avec de la mixité, deviennent très demandées et les inscriptions sont closes dès janvier : donc une majorité de parents qui viennent par bouche à oreille entre personnes du même milieu (catho tradi) et ça prend les places auparavant prise par les gens du quartier qui s'occupent de l'inscription de leur enfant au printemps.

Le "succès" du privé a une limite: une loi qui dit que nationalement, pour un certain nombre de fermeture/ouverture de classe dans le public, le privé doit faire de même sans tenir compte des effectifs en hausse.

A voir s'ils ne vont pas tenter d'annuler cette loi et ça serait injuste car pendant longtemps c'était au bénéfice du privé : lorsque le public ouvrait des classes en premier degré, le privé se voyait attribuer des ouvertures proportionnellement à ça. C'est ainsi, qu'en faisant le choix de ne pas ouvrir des postes dans le premier degré qui s'en sortait quand même (pas autant besoin d'ouvrir que dans le public), les dirigeants ont utilisé ces ouvertures normalement destinées au primaire pour ouvrir des postes pour spécialiser les établissements secondaires: des postes de langues étrangères plus variés que dans le public, des postes pour le latin et autres matières qui donnent de l'attractivité aux établissements aux yeux des parents. Bref, les enseignants du privé n'y sont pour rien mais nos dirigeants ne sont pas honnêtes! ca bidouille sans tenir compte des besoins du terrain (mon exemple des remplacements) pour une histoire d'argent, d'accroitre l'école privé. Je suis persuadée que la loi Savary partait d'une bonne idée en 1984... si la France allait bien, le privé n'existerait plus depuis longtemps! 

  • Merci 1
Posté(e)
Il y a 10 heures, Lady Lady a dit :

Oui je suis dans l'ouest donc je ne connaissais pas les écoles élitistes dans le sous contrat (en campagne j'étais régulièrement dans la seule école du village: pas d'école publique) mais depuis peu je constate que certaines écoles de centre ville autrefois juste un peu bourgeoises avec de la mixité, deviennent très demandées et les inscriptions sont closes dès janvier : donc une majorité de parents qui viennent par bouche à oreille entre personnes du même milieu (catho tradi) et ça prend les places auparavant prise par les gens du quartier qui s'occupent de l'inscription de leur enfant au printemps.

Le "succès" du privé a une limite: une loi qui dit que nationalement, pour un certain nombre de fermeture/ouverture de classe dans le public, le privé doit faire de même sans tenir compte des effectifs en hausse.

A voir s'ils ne vont pas tenter d'annuler cette loi et ça serait injuste car pendant longtemps c'était au bénéfice du privé : lorsque le public ouvrait des classes en premier degré, le privé se voyait attribuer des ouvertures proportionnellement à ça. C'est ainsi, qu'en faisant le choix de ne pas ouvrir des postes dans le premier degré qui s'en sortait quand même (pas autant besoin d'ouvrir que dans le public), les dirigeants ont utilisé ces ouvertures normalement destinées au primaire pour ouvrir des postes pour spécialiser les établissements secondaires: des postes de langues étrangères plus variés que dans le public, des postes pour le latin et autres matières qui donnent de l'attractivité aux établissements aux yeux des parents. Bref, les enseignants du privé n'y sont pour rien mais nos dirigeants ne sont pas honnêtes! ca bidouille sans tenir compte des besoins du terrain (mon exemple des remplacements) pour une histoire d'argent, d'accroitre l'école privé. Je suis persuadée que la loi Savary partait d'une bonne idée en 1984... si la France allait bien, le privé n'existerait plus depuis longtemps! 

Pour détruire les services publics il y a toujours une concurrence déloyale aux petits oignons conçue pour ça. 

France Telecom était obligée de faire passer les nouveaux "concurrents"par ses câbles et ses centros gratis. 

Les "concurrents" de la SNCF sont exemptés de droits de péage.

Les cliniques privées sous perfusions d'argent publics n'ont pas les mêmes devoirs que les hôpitaux publics. 

EDF doit revendre son électricité à ses concurrents à un tarif très désavantageux pour elle. Pour ensuite être concurrencée sur un marché spéculatif de l'énergie. 

 

Etc etc... 

 

 

 

 

Posté(e)

@Lady Lady : on se rejoint. Dans le contexte de la chute de la démographie, des parents /électeurs/élus  influents vont peser ++++ pour que les fermetures de classe du privé ne suivent pas ( a proportion) celles du public, parce que liberté/efficacité/etc ( ce qui sera le discours officiel; la réalité... ) .

La ségrégation ne peut alors aller qu’en s'aggravant.  

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