Lady Lady Posté(e) 5 mars Posté(e) 5 mars Oui je suis dans l'ouest donc je ne connaissais pas les écoles élitistes dans le sous contrat (en campagne j'étais régulièrement dans la seule école du village: pas d'école publique) mais depuis peu je constate que certaines écoles de centre ville autrefois juste un peu bourgeoises avec de la mixité, deviennent très demandées et les inscriptions sont closes dès janvier : donc une majorité de parents qui viennent par bouche à oreille entre personnes du même milieu (catho tradi) et ça prend les places auparavant prise par les gens du quartier qui s'occupent de l'inscription de leur enfant au printemps. Le "succès" du privé a une limite: une loi qui dit que nationalement, pour un certain nombre de fermeture/ouverture de classe dans le public, le privé doit faire de même sans tenir compte des effectifs en hausse. A voir s'ils ne vont pas tenter d'annuler cette loi et ça serait injuste car pendant longtemps c'était au bénéfice du privé : lorsque le public ouvrait des classes en premier degré, le privé se voyait attribuer des ouvertures proportionnellement à ça. C'est ainsi, qu'en faisant le choix de ne pas ouvrir des postes dans le premier degré qui s'en sortait quand même (pas autant besoin d'ouvrir que dans le public), les dirigeants ont utilisé ces ouvertures normalement destinées au primaire pour ouvrir des postes pour spécialiser les établissements secondaires: des postes de langues étrangères plus variés que dans le public, des postes pour le latin et autres matières qui donnent de l'attractivité aux établissements aux yeux des parents. Bref, les enseignants du privé n'y sont pour rien mais nos dirigeants ne sont pas honnêtes! ca bidouille sans tenir compte des besoins du terrain (mon exemple des remplacements) pour une histoire d'argent, d'accroitre l'école privé. Je suis persuadée que la loi Savary partait d'une bonne idée en 1984... si la France allait bien, le privé n'existerait plus depuis longtemps! 1
nonau Posté(e) 6 mars Posté(e) 6 mars Il y a 10 heures, Lady Lady a dit : Oui je suis dans l'ouest donc je ne connaissais pas les écoles élitistes dans le sous contrat (en campagne j'étais régulièrement dans la seule école du village: pas d'école publique) mais depuis peu je constate que certaines écoles de centre ville autrefois juste un peu bourgeoises avec de la mixité, deviennent très demandées et les inscriptions sont closes dès janvier : donc une majorité de parents qui viennent par bouche à oreille entre personnes du même milieu (catho tradi) et ça prend les places auparavant prise par les gens du quartier qui s'occupent de l'inscription de leur enfant au printemps. Le "succès" du privé a une limite: une loi qui dit que nationalement, pour un certain nombre de fermeture/ouverture de classe dans le public, le privé doit faire de même sans tenir compte des effectifs en hausse. A voir s'ils ne vont pas tenter d'annuler cette loi et ça serait injuste car pendant longtemps c'était au bénéfice du privé : lorsque le public ouvrait des classes en premier degré, le privé se voyait attribuer des ouvertures proportionnellement à ça. C'est ainsi, qu'en faisant le choix de ne pas ouvrir des postes dans le premier degré qui s'en sortait quand même (pas autant besoin d'ouvrir que dans le public), les dirigeants ont utilisé ces ouvertures normalement destinées au primaire pour ouvrir des postes pour spécialiser les établissements secondaires: des postes de langues étrangères plus variés que dans le public, des postes pour le latin et autres matières qui donnent de l'attractivité aux établissements aux yeux des parents. Bref, les enseignants du privé n'y sont pour rien mais nos dirigeants ne sont pas honnêtes! ca bidouille sans tenir compte des besoins du terrain (mon exemple des remplacements) pour une histoire d'argent, d'accroitre l'école privé. Je suis persuadée que la loi Savary partait d'une bonne idée en 1984... si la France allait bien, le privé n'existerait plus depuis longtemps! Pour détruire les services publics il y a toujours une concurrence déloyale aux petits oignons conçue pour ça. France Telecom était obligée de faire passer les nouveaux "concurrents"par ses câbles et ses centros gratis. Les "concurrents" de la SNCF sont exemptés de droits de péage. Les cliniques privées sous perfusions d'argent publics n'ont pas les mêmes devoirs que les hôpitaux publics. EDF doit revendre son électricité à ses concurrents à un tarif très désavantageux pour elle. Pour ensuite être concurrencée sur un marché spéculatif de l'énergie. Etc etc...
Lena Posté(e) 6 mars Posté(e) 6 mars @Lady Lady : on se rejoint. Dans le contexte de la chute de la démographie, des parents /électeurs/élus influents vont peser ++++ pour que les fermetures de classe du privé ne suivent pas ( a proportion) celles du public, parce que liberté/efficacité/etc ( ce qui sera le discours officiel; la réalité... ) . La ségrégation ne peut alors aller qu’en s'aggravant. 1
nonau Posté(e) 7 mars Posté(e) 7 mars La réalité du terrain... Pour bien comprendre comment l'école de la République est détruite sous nos yeux. https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-18-20-le-telephone-sonne/le-18-20-le-telephone-sonne-du-vendredi-06-mars-2026-8534715
nonau Posté(e) hier à 07:46 Posté(e) hier à 07:46 Ah tiens... Comme c'est étonnant... Les contrôles s'essoufflent... https://www.marianne.net/societe/education/on-nous-demande-de-lever-le-pied-malgre-betharram-le-risque-dinspections-tres-frileuses-dans-les-ecoles-privees Quand on découvre des malversations ou des élèves fantômes pour prendre des subventions, il vaut mieux lever le pied...
nonau Posté(e) il y a 21 heures Posté(e) il y a 21 heures Les fermetures de classe? En grande partie dans le public... https://www.ipp.eu/actualites/baisse-demographique-et-dynamiques-public-prive-vers-une-segregation-scolaire-accrue-dans-les-grandes-villes/
Lady Lady Posté(e) il y a 13 heures Posté(e) il y a 13 heures Oui le privé ferme beaucoup de petites écoles en campagne (il n'y a presque plus d'écoles entre 1 et 3 classes et lorsqu'il en reste c'est souvent un RPI) et ça donne des ouvertures en ville... et l'absence de carte scolaire attire des gens vers le privé parce qu'il dépendent d'une école publique de leur secteur d'habitation, sans pouvoir aller vers une autre école publique. Par exemple, centre ville, le privé attire beaucoup de commerçants qui habitent en dehors de la ville et veulent avoir leurs enfants proche de leur travail pour l'aspect pratique. Ca contribue à fracturer la société en deux "mondes"... je suis pessimiste pour la suite.
Blagjackette Posté(e) il y a 1 heure Posté(e) il y a 1 heure Il y a 11 heures, Lady Lady a dit : l'absence de carte scolaire attire des gens vers le privé parce qu'il dépendent d'une école publique de leur secteur d'habitation Et je connais personnellement des gens qui choisissent le privé par mésentente avec l'école publique de laquelle ils dépendent, et/ou parce qu'ils ont eu un refus d'IEF par l'administration. IEF demandée car, dans le cas des personnes que je connais, elles perçoivent l'école comme un lieu maltraitant (ce sont des personnes qui ont subi des maltraitances à l'école étant enfants, oui j'en connais plusieurs de ce profil...). Elles se tournent alors vers des écoles privées, mais généralement hors contrat pour ce profil de familles, pour se sentir rassurées sur la manière dont on va prendre en charge leurs enfants. Le point fort de ces écoles, c'est la transparance avec les familles et la place très grande qui leur est accordée pour travailler en partenariat. Dans mon secteur, en zone très rurale, je sais qu'il y a deux maternelles limite maltraitantes et une maternelle bienveillante, toutes dans le public (pas de juste milieu ici 😔). Autant vous dire que je croise les doigts pour pouvoir inscrire ma fille dans la chouette école.
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