3caille Posté(e) mercredi à 20:00 Posté(e) mercredi à 20:00 Pour l heure en maternelle ce qui devuent de plus en plus chronophage c est le nombre d eleves a besoins educatifs partivuliers qui explose. Un tiers de la classe.... ca en fait des heures de preparation d ess d equipe educ d echanges avec les parents les autres pro etc.... J espere qu en elementaire c est moins le cas ... nos collegues d elem disent qu on devient un centre de depistage et je pense qu ils n ont pas tort
caro297 Posté(e) mercredi à 20:15 Posté(e) mercredi à 20:15 Le 01/02/2026 à 11:04, Nath79 a dit : Et durant les années de suppléances j'ai aussi du ce cm , du cm ou du cp ce1 et non je n'avais pas autant d'heures de prépa que maintenant . C'est le métier qui change... Je n'ai eu quasiment que de l'élémentaire. Quand j'ai démarré il y a 25 ans, je ne passais pas autant de temps à préparer et corriger, je n'avais pas autant de réunions, de rencontres avec les parents... C'était bien plus simple et moins chronophage. 2
Josy79 Posté(e) jeudi à 07:54 Posté(e) jeudi à 07:54 Il y a 11 heures, 3caille a dit : Pour l heure en maternelle ce qui devuent de plus en plus chronophage c est le nombre d eleves a besoins educatifs partivuliers qui explose. Un tiers de la classe.... ca en fait des heures de preparation d ess d equipe educ d echanges avec les parents les autres pro etc.... C'est exactement ce que je vis en CM1, et ça s'accélère depuis 4 ans. Même si mes collègues en cycle1 et 2 ont déjà fait pas mal de boulot, on en est toutes au même point. IL y a 2 ans, j'ai rédigé 8 GEVASCO pour mes 16 CM1 avec mes 6 CP à côte...... et 4PAP (plus simple), je te dis pas le nb d'EE en plus des 8ESS et des RV parents et des entretiens psy orthophonistes ergo psychomot et tout ce qu'on peut imaginer et les grilles à remplir et les menaces IP tout ça tout ça......... A mon avis on est tous dans le même bateau. Les corrections de CM sont devenues limite insupportables (je me rappelle des 1er jet/2eme jet/3eme jet en rédaction y'a 12 ans en CM................ et maintenant c'est juste impossible de lire et comprendre plus de 2 lignes............... donc oui j'ai moins de correction qu'il y a 12 ans car on doit TOUT adapter pour pratiquement TOUT le monde........... textes à trous voire textes polycopiés, surtout ne pas leur demander d'écrire à la main ouhla non madame, ça va les angoisser, etc etc....... avant je corrigeais toutes les leçons français et maths maintenant j'imprime et je me fais hurler dessus au portail car j'ai osé faire finir en récré le dessin de poésie que j'attendais depuis 3 mois avec délai supplémentaire, temps supp, week end supp etc etc............... et tu finis dans le bureau de l'EN pour ça oui. C'est juste un exemple je corrige moins car maintenant j'ai des parents qui viennent pleurer car lire un livre de 50 pages en CM1 en 5 semaines c'est beaucoup trop je me rends pas compte même eux ils comprennent pas les phrases, y'a 12 ans on lisait des livres de 250 pages, un chapitre par jour.............. Donc je corrige moins mais c'est beaucoup plus dur à déchiffrer Et je ne me laisse pas marcher sur les pieds en plus (c'est peut être pour ça qu'ils m'en veulent) et ils finissent quand même leur dessin de poésie car c'est pas des idiots ces gosses quand même, malgré les difficultés qu'ils peuvent avoir. 3
Goëllette Posté(e) il y a 10 heures Posté(e) il y a 10 heures Il est certain que le jour où on s'est engouffré dans la différenciation sans but de compenser un handicap ou permettre aux élèves de rattraper le niveau requis, on s'est tiré une balle dans le pied ! Et ça fait partie des raisons principales de la baisse du niveau général. C'est pour cela que je refuse toute différenciation dans un autre but. Je refuse de mentir aux élèves, à leurs parents et de les laisser s'enfoncer en nivelant par le bas. Il est hors de question, par exemple, de "noter" de la même façon la dictée de 20 lignes d'un élève qui avait 50 mots à apprendre et le texte à 5 trous de celui qui n'avait ... que ces 5 mots à apprendre et qui, 9 fois sur 10, ne sait toujours pas les écrire. Un élève en difficultés doit fournir davantage de travail que celui qui a un bon niveau. Et le "pire", c'est que ça fonctionne, et que les élèves en difficultés sont heureux qu'on les considère et qu'on ait de l'ambition pour eux. Ils progressent réellement. 1
gégé82 Posté(e) il y a 3 heures Posté(e) il y a 3 heures Il y a 6 heures, Goëllette a dit : Un élève en difficultés doit fournir davantage de travail Tellement d’accord ! mais comment fait-on quand il y a un PAP sur lequel il est demandé d’en faire moins ?
nonau Posté(e) il y a 1 heure Posté(e) il y a 1 heure Il y a 9 heures, Goëllette a dit : Il est certain que le jour où on s'est engouffré dans la différenciation sans but de compenser un handicap ou permettre aux élèves de rattraper le niveau requis, on s'est tiré une balle dans le pied ! Et ça fait partie des raisons principales de la baisse du niveau général. C'est pour cela que je refuse toute différenciation dans un autre but. Je refuse de mentir aux élèves, à leurs parents et de les laisser s'enfoncer en nivelant par le bas. Il est hors de question, par exemple, de "noter" de la même façon la dictée de 20 lignes d'un élève qui avait 50 mots à apprendre et le texte à 5 trous de celui qui n'avait ... que ces 5 mots à apprendre et qui, 9 fois sur 10, ne sait toujours pas les écrire. Un élève en difficultés doit fournir davantage de travail que celui qui a un bon niveau. Et le "pire", c'est que ça fonctionne, et que les élèves en difficultés sont heureux qu'on les considère et qu'on ait de l'ambition pour eux. Ils progressent réellement. "On s'est tiré une balle dans le pied"? Le 'on" me dérange car on ne nous a rien demandé à nous. Pire ils ont dénigré voir insulté et diffamé tout discours opposé. Mais comme dit notre cher ministre, numéro 6 ou 7, les violences "ne sont pas prévisibles", un coup de couteau d'un ado au collège n'était pas "prévisible ". Si! Quand on voit l'état déplorable dans lequel ils ont plongé sciemment notre institution et plus largement la société. Comment un enfant lambda peut il se développer harmonieusement dans cette Cour des miracles? Comment un enseignant lambda peut il s'accomplir et être heureux dans cette jungle issue des "réformes " successives?
Chakana Posté(e) il y a 59 minutes Posté(e) il y a 59 minutes Je comprend ce que vous dites et j'y adhère. Mais une chose me gêne : pour moi, différencier, c'est la base de notre métier, ce qui fait que j'ai aimé enseigner. On est là pour leur donner les bases., leur donner envie d'apprendre, renforcer leur confiance. Mais JE SAIS que c'est ingérable avec le nombre et le profil des élèves actuels. Pour moi, ce n'est pas la différenciation en cause, ce sont les conditions de travail qui ne s'adaptent pas aux changements de la société. 2
gégé82 Posté(e) il y a 58 minutes Posté(e) il y a 58 minutes @nonau c’est l’institution qui impose cela, non? Peut-on, doit-on, à l’échelle individuelle lutter contre ce système défaillant? J’ai l’impression étrange d’être à rebours de tout, de résister seule, comment les autres peuvent-ils ne pas comprendre qu’ « on » nous prend pour des moutons prêts à exécuter n’importe quelle injonction délirante, au détriment même du bien de nos élèves ? Pourquoi tout ce qui est mis en place donne l’effet inverse de ce qui est censé améliorer ? Cela est un mystère …
nonau Posté(e) il y a 48 minutes Posté(e) il y a 48 minutes il y a 3 minutes, gégé82 a dit : @nonau c’est l’institution qui impose cela, non? Peut-on, doit-on, à l’échelle individuelle lutter contre ce système défaillant? J’ai l’impression étrange d’être à rebours de tout, de résister seule, comment les autres peuvent-ils ne pas comprendre qu’ « on » nous prend pour des moutons prêts à exécuter n’importe quelle injonction délirante, au détriment même du bien de nos élèves ? Pourquoi tout ce qui est mis en place donne l’effet inverse de ce qui est censé améliorer ? Cela est un mystère … C'est issue d'une stratégie néo libérale bien connue. Tout est fait pour détruire à dessein en utilisant une rhétorique bienveillante et inattaquable. Rien que le mot "réforme" qui a une connotation progressiste est un instrument de destruction. Lutter selon moi c'est déjà être dans un syndicat qui nous correspond, participer à des AG, des RIS... Sentir qu'on n'est pas seul, qu'on fait remonter des dysfonctionnements... Ensuite lutter, c'est ne pas avoir peur, vraiment, de faire des fiches SST, des IP, des signalements, rejeter à chaque fois les dysfonctionnements sur l'institution et donc leurs représentants. C'est cesser le "pasdevague". C'est comme l'écologie avec les Colibris.
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