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Répartition : changement en cours d'année


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Posté(e)

Pour l heure en maternelle ce qui devuent de plus en plus chronophage c est le nombre d eleves a besoins educatifs partivuliers qui explose. Un tiers de la classe.... ca en fait des heures de preparation d ess d equipe educ d echanges avec les parents les autres pro etc....

J espere qu en elementaire c est moins le cas ... nos collegues d elem disent qu on devient un centre de depistage et je pense qu ils n ont pas tort

Posté(e)
Le 01/02/2026 à 11:04, Nath79 a dit :

Et durant les années de suppléances j'ai aussi du ce cm , du cm ou du cp ce1 et non je n'avais pas autant d'heures de prépa que maintenant .

C'est le métier qui change...

Je n'ai eu quasiment que de l'élémentaire. Quand j'ai démarré il y a 25 ans, je ne passais pas autant de temps à préparer et corriger, je n'avais pas autant de réunions, de rencontres avec les parents... C'était bien plus simple et moins chronophage. 

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Il y a 11 heures, 3caille a dit :

Pour l heure en maternelle ce qui devuent de plus en plus chronophage c est le nombre d eleves a besoins educatifs partivuliers qui explose. Un tiers de la classe.... ca en fait des heures de preparation d ess d equipe educ d echanges avec les parents les autres pro etc....

 

C'est exactement ce que je vis en CM1, et ça s'accélère depuis 4 ans. Même si mes collègues en cycle1 et 2 ont déjà fait pas mal de boulot, on en est toutes au même point. IL y a 2 ans, j'ai rédigé 8 GEVASCO pour mes 16 CM1 avec mes 6 CP à côte...... et 4PAP (plus simple), je te dis pas le nb d'EE en plus des 8ESS et des RV parents et des entretiens psy orthophonistes ergo psychomot et tout ce qu'on peut imaginer et les grilles à remplir et les menaces IP tout ça tout ça.........

A mon avis on est tous dans le même bateau.

Les corrections de CM sont devenues limite insupportables (je me rappelle des 1er jet/2eme jet/3eme jet en rédaction y'a 12 ans en CM................ et maintenant c'est juste impossible de lire et comprendre plus de 2 lignes............... donc oui j'ai moins de correction qu'il y a 12 ans car on doit TOUT adapter pour pratiquement TOUT le monde........... textes à trous voire textes polycopiés, surtout ne pas leur demander d'écrire à la main ouhla non madame, ça va les angoisser, etc etc....... avant je corrigeais toutes les leçons français et maths maintenant j'imprime et je me fais hurler dessus au portail car j'ai osé faire finir en récré le dessin de poésie que j'attendais depuis 3 mois avec délai supplémentaire, temps supp, week end supp etc etc............... et tu finis dans le bureau de l'EN pour ça oui.

C'est juste un exemple ;) je corrige moins car maintenant j'ai des parents qui viennent pleurer car lire un livre de 50 pages en CM1 en 5 semaines c'est beaucoup trop je me rends pas compte même eux ils comprennent pas les phrases, y'a 12 ans on lisait des livres de 250 pages, un chapitre par jour.............. Donc je corrige moins mais c'est beaucoup plus dur à déchiffrer ;) 

Et je ne me laisse pas marcher sur les pieds en plus (c'est peut être pour ça qu'ils m'en veulent) et ils finissent quand même leur dessin de poésie car c'est pas des idiots ces gosses quand même, malgré les difficultés qu'ils peuvent avoir.

 

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Il est certain que le jour où on s'est engouffré dans la différenciation sans but de compenser un handicap ou permettre aux élèves de rattraper le niveau requis, on s'est tiré une balle dans le pied !

Et ça fait partie des raisons principales de la baisse du niveau général.

C'est pour cela que je refuse toute différenciation dans un autre but. Je refuse de mentir aux élèves, à leurs parents et de les laisser s'enfoncer en nivelant par le bas.

Il est hors de question, par exemple, de "noter" de la même façon la dictée de 20 lignes d'un élève qui avait 50 mots à apprendre et le texte à 5 trous de celui qui n'avait ... que ces 5 mots à apprendre et qui, 9 fois sur 10, ne sait toujours pas les écrire.

Un élève en difficultés doit fournir davantage de travail que celui qui a un bon niveau.

Et le "pire", c'est que ça fonctionne, et que les élèves en difficultés sont heureux qu'on les considère et qu'on ait de l'ambition pour eux. Ils progressent réellement.

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Il y a 6 heures, Goëllette a dit :

Un élève en difficultés doit fournir davantage de travail

Tellement d’accord !

mais comment fait-on quand il y a un PAP sur lequel il est demandé d’en faire moins ? 

Posté(e)
Il y a 9 heures, Goëllette a dit :

Il est certain que le jour où on s'est engouffré dans la différenciation sans but de compenser un handicap ou permettre aux élèves de rattraper le niveau requis, on s'est tiré une balle dans le pied !

Et ça fait partie des raisons principales de la baisse du niveau général.

C'est pour cela que je refuse toute différenciation dans un autre but. Je refuse de mentir aux élèves, à leurs parents et de les laisser s'enfoncer en nivelant par le bas.

Il est hors de question, par exemple, de "noter" de la même façon la dictée de 20 lignes d'un élève qui avait 50 mots à apprendre et le texte à 5 trous de celui qui n'avait ... que ces 5 mots à apprendre et qui, 9 fois sur 10, ne sait toujours pas les écrire.

Un élève en difficultés doit fournir davantage de travail que celui qui a un bon niveau.

Et le "pire", c'est que ça fonctionne, et que les élèves en difficultés sont heureux qu'on les considère et qu'on ait de l'ambition pour eux. Ils progressent réellement.

"On s'est tiré une balle dans le pied"?

Le 'on" me dérange car on ne nous a rien demandé à nous.

Pire ils ont dénigré voir insulté et diffamé tout discours opposé. 

Mais comme dit notre cher ministre, numéro 6 ou 7, les violences "ne sont pas prévisibles", un coup de couteau d'un ado au collège n'était pas "prévisible ". 

Si! Quand on voit l'état déplorable dans lequel ils ont plongé sciemment notre institution et plus largement la société. Comment un enfant lambda peut il se développer harmonieusement dans cette Cour des miracles? Comment un enseignant lambda peut il s'accomplir et être heureux dans cette jungle issue des "réformes " successives? 

 

Posté(e)

Je comprend ce que vous dites et j'y adhère. Mais une chose me gêne : pour moi, différencier, c'est la base de notre métier, ce qui fait que j'ai aimé enseigner. On est là pour leur donner les bases., leur donner envie d'apprendre, renforcer leur confiance.

Mais JE SAIS que c'est ingérable avec le nombre et le profil des élèves actuels. Pour moi, ce n'est pas la différenciation en cause, ce sont les conditions de travail qui ne s'adaptent pas aux changements de la société.

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Posté(e)

@nonau c’est l’institution qui impose cela, non? Peut-on, doit-on, à l’échelle individuelle lutter contre ce système défaillant? 
J’ai l’impression étrange d’être à rebours de tout, de résister seule, comment les autres peuvent-ils ne pas comprendre qu’ « on » nous prend pour des moutons prêts à exécuter n’importe quelle injonction délirante, au détriment même du bien de nos élèves ? Pourquoi tout ce qui est mis en place donne l’effet inverse de ce qui est censé améliorer ? Cela est un mystère … 

Posté(e)
il y a 3 minutes, gégé82 a dit :

@nonau c’est l’institution qui impose cela, non? Peut-on, doit-on, à l’échelle individuelle lutter contre ce système défaillant? 
J’ai l’impression étrange d’être à rebours de tout, de résister seule, comment les autres peuvent-ils ne pas comprendre qu’ « on » nous prend pour des moutons prêts à exécuter n’importe quelle injonction délirante, au détriment même du bien de nos élèves ? Pourquoi tout ce qui est mis en place donne l’effet inverse de ce qui est censé améliorer ? Cela est un mystère … 

C'est issue d'une stratégie néo libérale bien connue. Tout est fait pour détruire à dessein en utilisant une rhétorique bienveillante et inattaquable. Rien que le mot "réforme" qui a une connotation progressiste est un instrument de destruction. 

Lutter selon moi c'est déjà être dans un syndicat qui nous correspond, participer à des AG, des RIS... Sentir qu'on n'est pas seul, qu'on fait remonter des dysfonctionnements...

Ensuite lutter, c'est ne pas avoir peur, vraiment, de faire des fiches SST, des IP, des signalements, rejeter à chaque fois les dysfonctionnements sur l'institution et donc leurs représentants. C'est cesser le "pasdevague". C'est comme l'écologie avec les Colibris. 

 

Posté(e)

Et c'est oser dire non.

Posté(e)
Il y a 5 heures, gégé82 a dit :

Tellement d’accord !

mais comment fait-on quand il y a un PAP sur lequel il est demandé d’en faire moins ? 

Le PAP, tu as ton mot à dire non ?

Et moins d'exercices dans un travail, ça ne veut pas dire que tu ne peux pas lui donner d'autres exercices d'une autre façon pour qu'il bosse !

Il y a 2 heures, nonau a dit :

"On s'est tiré une balle dans le pied"?

Le 'on" me dérange car on ne nous a rien demandé à nous.

Pire ils ont dénigré voir insulté et diffamé tout discours opposé. 

Je le sais, j'ai fait partie de ceux qui ont été diffamés, en particulier sur ce forum, quand je prédisais ce qui allait arriver.

Mais j'ai refusé d'être démago.

Même un élève dyslexique peut apprendre une leçon !

Même un élève TDAH (la grande mode) peut rester un quart d'heure sur sa chaise pour travailler sans frapper ni insulter quelqu'un.

...

Il y a 2 heures, nonau a dit :

Mais comme dit notre cher ministre, numéro 6 ou 7, les violences "ne sont pas prévisibles", un coup de couteau d'un ado au collège n'était pas "prévisible ". 

Si! Quand on voit l'état déplorable dans lequel ils ont plongé sciemment notre institution et plus largement la société. Comment un enfant lambda peut il se développer harmonieusement dans cette Cour des miracles? Comment un enseignant lambda peut il s'accomplir et être heureux dans cette jungle issue des "réformes " successives? 

Mais on s'y est plongé aussi !

Quand on se faisait insulter par des parents, frapper par un élève, à mes débuts, QUI nous persuadait de ne pas donner de suite ?

"Ce n'est qu'un enfant ! Dans le fond, il ne sait pas ce qu'il fait !" ou "Tu connais nos parents d'élèves ! C'est leur façon de s'exprimer !" ...

Ce n'était pas la hiérarchie. C'était nos collègues plus anciens, très souvent syndiqués.

Il y a 2 heures, Chakana a dit :

Je comprend ce que vous dites et j'y adhère. Mais une chose me gêne : pour moi, différencier, c'est la base de notre métier, ce qui fait que j'ai aimé enseigner. On est là pour leur donner les bases., leur donner envie d'apprendre, renforcer leur confiance.

Mais non, la base de notre métier n'est pas la différenciation, car on différencie pour un problème précis

- Il faut grossir les caractères pour un élève malvoyant.

- Il faut s'assurer qu'un malentendant te regarde quand tu donnes une explication.

...

Mais différencier ne signifie pas réduire pour toute sa scolarité, la part de travail à fournir pour l'élève (et ses parents), lui mettre un "acquis" alors qu'il n'a pas du tout acquis ce qui correspond à son niveau d'âge !

En pédagogie institutionnelle, l'élève n'obtient pas sa ceinture s'il n'a pas montré qu'il maîtrise une notion et l'enseignant lui explique bien qu'il n'a pas atteint le niveau requis pour son âge et le fait travailler dans le but qu'il l'atteigne.

De plus, l'école est un lieu collectif pour acquérir un savoir commun et un vivre ensemble, pas un service particulier dans lequel on se mettre au service d'élèves (et parents) clients qui te dicteront en permanence ce que tu dois faire.

On a trompé tout le monde, et il était inévitable que nous allions en arriver là. 

 

Il y a 2 heures, Chakana a dit :

Mais JE SAIS que c'est ingérable avec le nombre et le profil des élèves actuels. Pour moi, ce n'est pas la différenciation en cause, ce sont les conditions de travail qui ne s'adaptent pas aux changements de la société.

Mais nous avions atteint ce nombre de profils parce que, justement, nous différencions trop et depuis trop longtemps pour le même élève, qui ne peut évidemment plus rattraper les autres.

Et forcément, plus on différencie et plus on nivèle, consciemment ou inconsciemment, le niveau général d'une classe.

Et c'est, avec la déresponsabilisation des parents (mais ça va de pair), la raison principale de la baisse abyssale du niveau générale de TOUS les élèves et en particulier de l'Ecole Publique !

(Dans le Privé ils peuvent généralement faire le tri et pousser vers la sortie ceux qui ne suivent pas.)

Posté(e)
Le 04/02/2026 à 21:15, caro297 a dit :

 

Je n'ai eu quasiment que de l'élémentaire. Quand j'ai démarré il y a 25 ans, je ne passais pas autant de temps à préparer et corriger, je n'avais pas autant de réunions, de rencontres avec les parents... C'était bien plus simple et moins chronophage. 

J'ai fait toute ma carrière en élémentaire. J'ai tout eu, du CP au CM2, avec aussi des CP/CE1, CE1/CE2 et CM1/CM2

Ce que j'ai remarché au bout de quelques années dans le même niveau, c'est que les préparations (y compris le cahier-journal) deviennent plus ou moins facultatifs. Ce n'est pas qu'on fait tous les ans la même chose, mais plutôt qu'on devient tellement à l'aise qu'on n'a plus besoin d'anticiper la séance. 

Je m'en suis rendu compte je jour où je suis arrivée à l'école sans le moindre document, et que ma journée s'est parfaitement déroulée.

Donc j'ai vécu l'inverse : beaucoup de travail en début de carrière, et de plus en plus cool à la fin. 

Les dernières années, il y effectivement eu plus de réunions, en particulier les rencontres individuelles pour communiquer les résultats des évaluations nationales.

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