Chakana Posté(e) lundi à 07:15 Posté(e) lundi à 07:15 il y a 16 minutes, mamiebrossard a dit : Normalement, le bilan orthophonique doit être couplé avec un bilan psy pour exclure d'autres diagnostiques et c'est la croisée des 2 qui fait pencher vers un trouble des apprentissages Oui, mais dans les faits ... je n'ai jamais connu ce cas de figure 😔
FemmeDeRochas Posté(e) lundi à 07:29 Posté(e) lundi à 07:29 À titre personnel, j’ai un fils dyspraxique : son pédiatre l’avait envoyé vers un grand hopital pour enfants (Trousseau à Paris). C’est une neuropédiatre, donc médecin, qui a posé le diagnostic, certes après des tests passés en collaboration avec l’équipe de l’hôpital Je trouve dérangeant les diagnostics posés par ceux qui seront chargés de la rééducation 🤔 1
mamiebrossard Posté(e) lundi à 08:04 Posté(e) lundi à 08:04 il y a 48 minutes, Chakana a dit : Oui, mais dans les faits ... je n'ai jamais connu ce cas de figure 😔 Moi, c'est le contraire, je n'ai jamais vu de diagnostique posé tant qu'un bilan psy ou neuropédiatre n'avait pas été fait.
Goëllette Posté(e) lundi à 22:18 Posté(e) lundi à 22:18 Il y a 15 heures, gégé82 a dit : @Goëllette tu ne m’as pas répondu au sujet des PAP… quelle est notre marge de manœuvre ? Je me questionne souvent sur leur mise en œuvre et je râle parce que dans certains cas ils font plus de mal que de bien; mais que peut-on faire vraiment ? Ici, c'est le directeur qui élabore le PAP avec l'enseignant concerné, après une équipe éducative lors de laquelle le PAP a été décidé. L'école demande l'avis du médecin scolaire (quand il y en a encore un) et si besoin on contacte les médecins et spécialistes qui suivent l'enfant et ils peuvent nous contacter. Mais c'est un document PEDAGOGIQUE, donc les seuls spécialistes de la pédagogie, c'est nous ! Il y a 15 heures, Chakana a dit : Les élèves dyslexiques que j'ai eus ont tous été diagnostiqués par une orthophoniste. Et ça ne date pas de 20 ans 😕 Donc ils n'ont pas été diagnostiqués, puisque les orthophonistes ne sont pas médecins. Pour qu'il y ait diagnostic, il faut un bilan médical. C'est pour cela qu'il y a eu une épidémie de DYS, comme il y a actuellement une épidémie de TDA et de TDAH ! Il y a 14 heures, FemmeDeRochas a dit : À titre personnel, j’ai un fils dyspraxique : son pédiatre l’avait envoyé vers un grand hopital pour enfants (Trousseau à Paris). C’est une neuropédiatre, donc médecin, qui a posé le diagnostic, certes après des tests passés en collaboration avec l’équipe de l’hôpital Je trouve dérangeant les diagnostics posés par ceux qui seront chargés de la rééducation 🤔 Exactement. Et c'est aux enfants réellement Dys (ou TDA) que ça porte préjudice, en plus de porter préjudice aux enfants à qui les parents veulent absolument trouver un trouble qui les disculpe ... Mais il ne faut pas oublier qu'un orthophoniste ou un psychologue, en plus d'être un "rééducateur", c'est aussi un commerçant, qui fait son beurre avec les demandes des parents. Il y a 13 heures, mamiebrossard a dit : Moi, c'est le contraire, je n'ai jamais vu de diagnostique posé tant qu'un bilan psy ou neuropédiatre n'avait pas été fait. Tu as de la chance ! Quand j'avais mon CP, si j'avais écouté les parents, la moitié de mes élèves avait besoin d'une rééducation orthophonique et tous ceux pour qui ça ne produisait pas les effets escomptés (que l'enfant sache lire sans qu'ils fournissent trop d'efforts), ils étaient tous DYS ! Maintenant, ici, on n'en voit presque plus des DYS ! DYS...parus ! Par contre, des TDA, on en a à la pelle ! Et même des jeunes collègues, qui attendent d'être titularisés pour obtenir le précieux sésame qui leur permettra d'avoir des exigences ou d'expliquer des manques (de travail, ponctualité, assiduité, ...). J'avoue être un peu catastrophée ! 1
mumu043 Posté(e) il y a 5 heures Posté(e) il y a 5 heures Le 09/02/2026 à 23:18, Goëllette a dit : Ici, c'est le directeur qui élabore le PAP avec l'enseignant concerné, après une équipe éducative lors de laquelle le PAP a été décidé. L'école demande l'avis du médecin scolaire (quand il y en a encore un) et si besoin on contacte les médecins et spécialistes qui suivent l'enfant et ils peuvent nous contacter. Mais c'est un document PEDAGOGIQUE, donc les seuls spécialistes de la pédagogie, c'est nous ! Donc ils n'ont pas été diagnostiqués, puisque les orthophonistes ne sont pas médecins. Pour qu'il y ait diagnostic, il faut un bilan médical. C'est pour cela qu'il y a eu une épidémie de DYS, comme il y a actuellement une épidémie de TDA et de TDAH ! Exactement. Et c'est aux enfants réellement Dys (ou TDA) que ça porte préjudice, en plus de porter préjudice aux enfants à qui les parents veulent absolument trouver un trouble qui les disculpe ... Mais il ne faut pas oublier qu'un orthophoniste ou un psychologue, en plus d'être un "rééducateur", c'est aussi un commerçant, qui fait son beurre avec les demandes des parents. Tu as de la chance ! Quand j'avais mon CP, si j'avais écouté les parents, la moitié de mes élèves avait besoin d'une rééducation orthophonique et tous ceux pour qui ça ne produisait pas les effets escomptés (que l'enfant sache lire sans qu'ils fournissent trop d'efforts), ils étaient tous DYS ! Maintenant, ici, on n'en voit presque plus des DYS ! DYS...parus ! Par contre, des TDA, on en a à la pelle ! Et même des jeunes collègues, qui attendent d'être titularisés pour obtenir le précieux sésame qui leur permettra d'avoir des exigences ou d'expliquer des manques (de travail, ponctualité, assiduité, ...). J'avoue être un peu catastrophée ! L’orthophoniste de mon fils m'a expliqué qu'ils sont surveillés. Ils doivent justifier leurs séances en envoyant les bilans correspondant aux patients suivis. Bien sûr que j’observe plusieurs élèves dys dans ma classe, sur liste d'attente pour un bilan.
Blagjackette Posté(e) il y a 4 heures Posté(e) il y a 4 heures Le 09/02/2026 à 23:18, Goëllette a dit : Mais il ne faut pas oublier qu'un orthophoniste ou un psychologue, en plus d'être un "rééducateur", c'est aussi un commerçant, qui fait son beurre avec les demandes des parents. Ma belle-soeur est orthophoniste. Elle a plus de déontologie et de considération pour le bien-être de l'enfant que la plupart des collègues avec qui j'ai pu travailler ou que j'ai pu lire dans ce forum. J'ai bien conscience du fait que je ne parle que d'une personne, mais sous-entendre qu'un orthophoniste gagne son pain en gonflant les bilans c'est comme si l'on sous-entendait que les enseignants veulent faire médicamenter les TDAH pour avoir des classes tranquilles. Je ne sais pas si mon exemple est clair pour ceux qui me lisent. 3
Goëllette Posté(e) il y a 2 heures Posté(e) il y a 2 heures Il y a 2 heures, mumu043 a dit : L’orthophoniste de mon fils m'a expliqué qu'ils sont surveillés. Ils doivent justifier leurs séances en envoyant les bilans correspondant aux patients suivis. Bien sûr que j’observe plusieurs élèves dys dans ma classe, sur liste d'attente pour un bilan. Si seuls les élèves en ayant réellement besoin étaient suivis (avec suivi remboursé) il n'y aurait pas de liste d'attente car il y a énormément d'orthophonistes par rapport aux besoins réels. Mais comme les séances sont remboursées pour n'importe quel suivi, quand les orthophonistes tombent sur de bonnes familles (enfants gentils, parents ponctuels ...), les suivis durent des années sans aucun progrès réel constaté en classe. Par contre, le suivi sert d'excuse aux parents dès que l'enseignant évoque des difficultés, un problème de comportement, un manque de travail, ... Il y a 1 heure, Blagjackette a dit : Ma belle-soeur est orthophoniste. Elle a plus de déontologie et de considération pour le bien-être de l'enfant que la plupart des collègues avec qui j'ai pu travailler ou que j'ai pu lire dans ce forum. Forcément, quand on ne fréquente les élèves qu'un par un en relation duelle une demi-heure par semaine, les parents à côté, on voit uniquement leur bon côté ! Mais les plus grandes critiques que j'aie entendues, elles venaient ... d'orthophonistes consciencieux qui étaient horrifiés de ce qu'ils constataient de la plus grande part du fonctionnement de leurs collègues ! Il y a 1 heure, Blagjackette a dit : J'ai bien conscience du fait que je ne parle que d'une personne, mais sous-entendre qu'un orthophoniste gagne son pain en gonflant les bilans Pas en gonflant les bilans, mais en posant des diagnostics qu'ils n'ont pas à poser et qui n'ont aucune valeur, et en faisant en sorte de justifier des suivis qui n'ont pas lieu d'être (car la plupart du temps, il suffirait que les parents parlent correctement avec leurs enfants et leur demandent de répéter lorsqu'ils baragouinent) et de prolonger des suivis au-delà du nécessaire. Et puis en débinant trop souvent les méthodes de lecture et de travail des enseignants des enfants suivis... Il y a 1 heure, Blagjackette a dit : c'est comme si l'on sous-entendait que les enseignants veulent faire médicamenter les TDAH pour avoir des classes tranquilles. Je ne sais pas si mon exemple est clair pour ceux qui me lisent. Non, les enseignants voudraient que les orthophonistes cessent de mettre dans la tête des parents que leurs enfants souffrent de troubles ou de maladies qui excusent tout. Et pour ce qui est des TDAH, les enseignants ne veulent pas que les TDAH soient médicamentés, mais qu'on cesse de "produire" des TDAH pour excuser le comportement de plus en plus d'élèves. Et puis, aussi, que les parents dont des enfants qui ont été notifiés et pour lesquels les médecins ont demandé un traitement, ne soient pas en mesure de refuser que leurs enfants prennent ce traitement (le beurre et l'argent du beurre : je veux le diag qui excuse le comportement de mon gosse ... mais je refuse les soins qui vont avec). Soit les enfants ont ce trouble et doivent être soignés pour l'atténuer et aller mieux, soit ils ne l'ont pas vraiment et on doit rendre à nouveau les parents responsables de leur attitude. Nous avons des bombes à retardement dans les écoles à cause de ça !
Blagjackette Posté(e) il y a 2 heures Posté(e) il y a 2 heures (modifié) il y a 35 minutes, Goëllette a dit : il y a énormément d'orthophonistes par rapport aux besoins réels. Il y a sûrement des inégalités territoriales car ce n'est pas le cas chez moi. On manque cruellement d'orthophonistes pour faire suivre les élèves qui en ont besoin et il n'est pas rare qu'il faille faire une heure de route pour en trouver un qui soit dispo dans l'année. D'ailleurs je pense qu'il n'est pas inutile de rappeler que les orthophonistes ne travaillent pas qu'avec des enfants, mais avec des personnes de tous âges suite à des accidents, des maladies et des chirurgies. Ça fait beaucoup de travail. il y a 35 minutes, Goëllette a dit : sans aucun progrès réel constaté en classe. Ça ne signifie pas que l'enfant ne progresse pas. Même si on aimerait que l'orthophoniste suffise à aider les élèves en difficultés à réussir scolairement, il y a d'autres domaines de leur vie que l'école où les soins peuvent les aider sans que ça ne se ressente à l'école. il y a 35 minutes, Goëllette a dit : quand on ne fréquente les élèves qu'un par un en relation duelle une demi-heure par semaine, les parents à côté, on voit uniquement leur bon côté ! C'est sûr qu'il est plus facile de prendre sur soi avec les parents relous quand on les reçoit au compte-goutte, mais dans le cabinet de l'orthophoniste aussi on rencontre des cas, des parents qui font payer à l'ortho la pression qu'ils ressentent à faire suivre leur enfant. Nous n'avons pas la liberté de choisir avec qui travailler, mais ce n'est pas une raison pour oublier que le métier d'orthophoniste, comme tous les métiers humains, peut être usant nerveusement. il y a 35 minutes, Goëllette a dit : Et puis en débinant trop souvent les méthodes de lecture et de travail des enseignants des enfants suivis.. C'est malheureux quand on ne parvient pas à travailler main dans la main, quelle qu'en soit la raison. Je pense qu'il y a autant d'enseignants critiques à l'égard des orthophonistes (et des membres du rased, de ce que j'en ai vu sur le terrain) que d'orthophonistes qui se montrent ouvertement en désaccord avec les méthodes pratiquées en classe. Ça arriverait moins souvent si on avait l'opportunité de se rencontrer régulièrement entre professionnels de secteur. il y a 35 minutes, Goëllette a dit : car la plupart du temps, il suffirait que les parents parlent correctement avec leurs enfants et leur demandent de répéter lorsqu'ils baragouinent Alors là on rentre dans un autre débat, intimement lié au social. Je pense aux déterminismes, entre autres. En tout cas ce qui est évident et facile pour les uns peut représenter une montagne pour les autres. En fait, j'essaie juste d'apporter un éclairage différent pour permettre à des collègues exaspérés comme tu sembles l'être, à juste titre, de mettre de l'eau dans leur vin. Je trouve que plus on se montre sévère envers les autres et plus on les renforce dans leurs erreurs, d'une part, mais plus on a tendance à se replier sur soi et à s'interdire de s'ouvrir à de nouvelles perspectives aussi. Chacun finit par défendre son bifteck et par penser que l'autre n'a rien compris, sans plus chercher à se rejoindre au milieu. C'est simplement ça qui me fait réagir. Je n'ai pas envie d'aller trop loin dans la contre-argumentation, tout ce que tu vis est réel, simplement c'est au moment de faire des hypothèses que je ne te rejoins pas. Modifié il y a 2 heures par Blagjackette Bifteck, vraiment ? Je croyais que c'était bifsteak 😶🌫️ 1
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