Posté(e) 31 août31 août Bonjour,Déjà: c'est bien de ne pas être dans le déni de ton état de stress. Ca va te permettre de ne pas plonger complétement dans une dépression et de mettre en place des solutions pour aller mieux. Il faut en parler et oser te lancer. Nosu sommes des humains, on a le droit à l'erreur.Ensuite: une rentrée c'est du stress et parfois beaucoup de stress pour les gens ultra-sensible.Le niveau MS-GS: c'est du stress mais c'est super sympa aussi. Ca pourrait aussi beaucoup te plaire. Je ne te connais pas mais mon "conseil global" serait de faire deux ou trois semaines avec cette classe avant de prendre une décision.Pour te rassurer: j'ai commencé à 21 ans à la sortie de la licence sur des remplacements dans le privé sous contrat (sans avoir le concours) et on m'a confié des maternelles. J'avais un gros syndrome de l'imposteur. Je me sentais comme une actrice qui fait du théâtre toute la journée. Mais en face, pour les enfants et leurs parents j'étais la maîtresse et ça se passait très bien. PS: j'ai toujours un peu ce syndrome de l'imposteur malgré l'obtention du concours et l'expérience des années!
Posté(e) 31 août31 août Il y a 6 heures, Khazan a dit :Je ne devrais pas écrire maintenant car je suis en réunion de pré rentrée. Mais une collègue est très bienveillante et je pense qu'elle va être un atout. Même si d'autres a qui j'ai demandé conseil mon dit de me débrouiller seule. Donc je vais m'aider avec ma collègue qui m'a quand même dit que la maternelle n'était pas là pour mettre la pression au contraire, c'est plutôt tranquille etc ... Donc j'ai hâte de voir demain malgré la pressionJe vois ton message et c'est déjà un très bon point. Fais comme tu peux: et surtout pas de perfection! Tu as besoin de souffler alors cette semaine, tu dois absolument faire une pause le soir à partir de 19h-20h. En maternelle, les élèves ont besoin d'une maitresse en forme et de bonne humeur et pas grave si tu sors une activité coloriage parce que tu n'avais pas le temps dé préparer autre chose! En maternelle, chaque activité est prétexte à observer les besoin des élèves (tenue du crayon, enfant qui n'ose pas se lancer dans l'activité...)Reviens nous dire comment ça va meêm si tu as des personnes avec qui parler dans ton école. Ah et un truc que j'applique depuis le début: "est-ce que je renvoie l'image d'une personne à qui j'aimerais confier mon enfant?". Pour les enfants: pas besoin de te poser la question: tu le vois quand ils te font des sourires, viennent te raconter des trucs, veulent te donner la main ou reviennent avec un dessin.
Posté(e) 31 août31 août Les psychiatres ont un bon conseil pour les grands anxieux (j'en fais partie aussi) : ca n'a pas de sens de s'angoisser pour quelque chose/une situation qui n'existe pas.On a tout le temps de s'angoisser lorsque la situation se presente. Ce que je ressens, est-ce une reaction a un fait du monde reel ou une emotion par rapport a quelque chose qui pourrait, eventuellement, se produire ?Quelle est mon angoisse ? Echouer ? Est-ce que j'ai echoue, la, maintenant ? Non, donc je n'ai pas a m'angoisser. Et meme si, eventuellement, je finis par echouer ? Deja on ne le saura qu'a la fin de l'annee et de toute maniere la vie ne se termine pas, personne ne va mourir pour ca. Echouer c'est quelque chose de normal, ca arrive hyper souvent et c'est la vie. Il y a toujours la possibilite de rebondir, meme dans l'enseignement si on adore ca (contractuel, ecoles privees etc.).Et un autre conseil de mon psy quand j'avais 20 ans et que je souffrais de depression severe: on est pas la pour faire plaisir aux autres, les rendre fiers ou ne pas les decevoir. On vit pour nous. Les autres ne sont pas contents et sont decus? eh bien ce n'est pas notre probleme. Nous faisons ce que nous avons a faire, du mieux que nous le pouvons. Si on reussit, tant mieux, sinon tant pis, c'est la vie. Il n'y a pas de honte a echouer apres s'etre donne a 100%.Mais la, c'est le debut de l'annee, on peut tout changer et penser a chaque jour, jour apres jour. On a le droit a l'erreur et rien n'a a etre parfait. Rien ni personne n'est parfait. Mes collegues japonais m'ont toujours dit qu'il fallait au moins 5 ans avant de faire un boulot a peu pres potable en tant qu'enseignant.Mais je comprends parfaitement cette emotion de stress qui envahit et paralyse, pour en avoir souffert pendant des annees. Ca bloque tout mouvement, toute pensee, et c'est une vraie spirale infernale.Si tu as besoin d'aide (exemples de sequences, etc.), tu peux demander a plein de gens supers ici.Moi, j'ai eu un appel cet apres-midi pour me dire que je commencerai demain pour la rentree. Ma premiere rentree en tant que stagiaire, presqu'aucune information car j'etais LC et le placement se fait en urgence, mais c'est la vie. Aucune idee de ce que je dois faire donc j'ai prepare avec internet (ca sauve la vie, merci a tous les enseignants proposant des ressources gratuites, vous me sauvez la vie !). Ca va etre mauvais (probablement), mais l'important est de faire de mon mieux.Un jour a la fois, une heure a la fois, une respiration a la fois. Modifié 31 août31 août par nemuyoake
Posté(e) 31 août31 août Auteur Il y a 2 heures, nemuyoake a dit :Les psychiatres ont un bon conseil pour les grands anxieux (j'en fais partie aussi) : ca n'a pas de sens de s'angoisser pour quelque chose/une situation qui n'existe pas.On a tout le temps de s'angoisser lorsque la situation se presente. Ce que je ressens, est-ce une reaction a un fait du monde reel ou une emotion par rapport a quelque chose qui pourrait, eventuellement, se produire ?Quelle est mon angoisse ? Echouer ? Est-ce que j'ai echoue, la, maintenant ? Non, donc je n'ai pas a m'angoisser. Et meme si, eventuellement, je finis par echouer ? Deja on ne le saura qu'a la fin de l'annee et de toute maniere la vie ne se termine pas, personne ne va mourir pour ca. Echouer c'est quelque chose de normal, ca arrive hyper souvent et c'est la vie. Il y a toujours la possibilite de rebondir, meme dans l'enseignement si on adore ca (contractuel, ecoles privees etc.).Et un autre conseil de mon psy quand j'avais 20 ans et que je souffrais de depression severe: on est pas la pour faire plaisir aux autres, les rendre fiers ou ne pas les decevoir. On vit pour nous. Les autres ne sont pas contents et sont decus? eh bien ce n'est pas notre probleme. Nous faisons ce que nous avons a faire, du mieux que nous le pouvons. Si on reussit, tant mieux, sinon tant pis, c'est la vie. Il n'y a pas de honte a echouer apres s'etre donne a 100%.Mais la, c'est le debut de l'annee, on peut tout changer et penser a chaque jour, jour apres jour. On a le droit a l'erreur et rien n'a a etre parfait. Rien ni personne n'est parfait. Mes collegues japonais m'ont toujours dit qu'il fallait au moins 5 ans avant de faire un boulot a peu pres potable en tant qu'enseignant.Mais je comprends parfaitement cette emotion de stress qui envahit et paralyse, pour en avoir souffert pendant des annees. Ca bloque tout mouvement, toute pensee, et c'est une vraie spirale infernale.Si tu as besoin d'aide (exemples de sequences, etc.), tu peux demander a plein de gens supers ici.Moi, j'ai eu un appel cet apres-midi pour me dire que je commencerai demain pour la rentree. Ma premiere rentree en tant que stagiaire, presqu'aucune information car j'etais LC et le placement se fait en urgence, mais c'est la vie. Aucune idee de ce que je dois faire donc j'ai prepare avec internet (ca sauve la vie, merci a tous les enseignants proposant des ressources gratuites, vous me sauvez la vie !). Ca va etre mauvais (probablement), mais l'important est de faire de mon mieux.Un jour a la fois, une heure a la fois, une respiration a la fois.C'est pour ça que je compte voir quelqu'un pour l'anxiété, le stress etc... C'est quelque chose que j'ai depuis que je suis jeune, une peur des notes, de l'évaluation. Quand bien même dans la vraie vie, je ne suis pas forcément un stressé mais je ne sais pas, quand il s'agit réellement de me faire évaluer ça me stress tout de suite.
Posté(e) 31 août31 août Auteur Il y a 9 heures, Lady Lady a dit :Bonjour,Déjà: c'est bien de ne pas être dans le déni de ton état de stress. Ca va te permettre de ne pas plonger complétement dans une dépression et de mettre en place des solutions pour aller mieux. Il faut en parler et oser te lancer. Nosu sommes des humains, on a le droit à l'erreur.Ensuite: une rentrée c'est du stress et parfois beaucoup de stress pour les gens ultra-sensible.Le niveau MS-GS: c'est du stress mais c'est super sympa aussi. Ca pourrait aussi beaucoup te plaire.Je ne te connais pas mais mon "conseil global" serait de faire deux ou trois semaines avec cette classe avant de prendre une décision.Pour te rassurer: j'ai commencé à 21 ans à la sortie de la licence sur des remplacements dans le privé sous contrat (sans avoir le concours) et on m'a confié des maternelles. J'avais un gros syndrome de l'imposteur. Je me sentais comme une actrice qui fait du théâtre toute la journée. Mais en face, pour les enfants et leurs parents j'étais la maîtresse et ça se passait très bien.PS: j'ai toujours un peu ce syndrome de l'imposteur malgré l'obtention du concours et l'expérience des années! Je n'ai pas forcément le syndrome de l'imposteur, quand bien même je pense que intellectuellement je ne suis pas forcément au même niveau que les autres enseignants. Je sais que j'aime faire des choses avec les gamins. Bien sûr, peut être que si dans ma vie en dehors du travail, ce passait mieux, j'y arriverai aussi mais c'est des variables parfois que je ne peux contrôler.
Posté(e) 5 septembre5 sept. Le 31/08/2026 à 22:39, Khazan a dit :je ne suis pas forcément au même niveau que les autres enseignants.D'abord, tu n'en sais rien, puisque tu n'es pas dans leur classe pour voir. Ensuite, tu as déjà une année d'avance sur les autres PES. Le reste, c'est l'expérience qui le forgera. On ne peut pas attendre d'un stagiaire d'avoir l'expérience d'un T10. Quand je repense à mes débuts, je vois beaucoup d'erreurs qui auraient pu être évitées, mais ça je suis en mesure de le voir parce qu'entre temps j'ai accumulé de l'expérience. Et dans encore 10 autres années je repenserai à aujourd'hui en me disant que j'aurais dû faire autrement encore, parce que d'ici-là j'aurai appris de nouvelles choses encore. C'est pareil pour nous tous ici. Tu es au début du chemin, tu n'as pas à en rougir, c'est l'étape naturelle qui pourra te conduire à la suite.Au fait, ça s'est passé comment cette semaine pour toi ?Edit : je ne sais pas ce que j'ai fichu avec mon tel mais la plus grande partie de ma réponse est dans la citation, et je n'arrive pas à en sortir. Tant pis 😅
Posté(e) il y a 3 heures3 h Auteur Hello tous le monde, je vous fait une petite update qui j'aurais aimé soit positive mais ce n'est pas forcément le cas.Au début de l'année, j'ai essayé de prendre mes marques. Il a fallu apprendre à fonctionner avec les moyens et les grands, organiser les ateliers, travailler avec l’ATSEM, gérer les différents temps de la journée et tout ce qui fait le quotidien d’une classe de maternelle. Je savais que j’allais devoir apprendre et m’adapter, et j’ai essayé de construire progressivement mon fonctionnement.Mais très rapidement, la pression a commencé à devenir importante.Le 7 septembre avait lieu la réunion de rentrée avec les parents. J’ai présenté la classe, son fonctionnement et mon parcours. Pendant cette réunion, j’ai également fait quelques plaisanteries pour détendre l’atmosphère. Certaines ont été mal interprétées et la directrice m’a ensuite expliqué qu’une mère avait commencé à mobiliser d’autres parents autour d’une pétition remettant en question ma manière d’enseigner.C’est à partir de là que la situation a réellement commencé à me peser.J’ai essayé de prendre les choses avec recul et j’ai présenté des excuses concernant mes propos, parce que je ne voulais pas qu’ils soient compris comme un manque d’implication auprès des enfants. Mais lorsque j’ai appris l’existence de cette démarche, j’ai eu le sentiment que la situation dépassait largement une simple remarque sur une plaisanterie.D’autres reproches ont ensuite été rapportés. Une mère m’a notamment reproché d’avoir été fatigué et de ne pas suffisamment participer lors d’une sortie. Il aurait notamment été dit que j’étais resté assis et que je ne participais pas aux activités. De mon côté, je me souviens m’être assis une fois et je ne partage pas du tout cette description de mon implication pendant cette sortie.À partir de ce moment-là, j’ai commencé à avoir énormément de pression autour de mon travail. J’avais constamment peur de ce que les parents pouvaient penser, de ce qui pouvait être rapporté à la direction et de la manière dont mes gestes ou mes paroles pouvaient être interprétés.Ce qui était particulièrement difficile, c’est que cette situation arrivait alors que j’étais déjà très fatigué depuis plusieurs mois.Je me suis mis à penser à l’école en dehors de l’école. Je pouvais rentrer chez moi complètement épuisé. Certains matins, j’avais mal au ventre avant même d’aller travailler. Il m’arrivait d’avoir une boule au ventre en me réveillant. La fatigue était devenue quasi permanente.Puis mon état physique s’est également dégradé à plusieurs reprises.Début septembre, j’ai été malade. J’ai dû m’absenter plusieurs jours.Même après cela, je continuais à ressentir une grande fatigue et des troubles digestifs. J’avais parfois l’impression que mon corps réagissait directement à la pression que je ressentais.Le plus difficile était aussi la culpabilité de m’absenter. J’avais déjà été absent et je savais que mon absence avait des conséquences pour l’école et mes collègues. J’avais donc tendance à vouloir tenir malgré mon état, parce que je ne voulais pas donner l’impression de laisser tomber ou de ne pas être capable d’assumer ma classe.Mais plus je voulais tenir, plus je me sentais épuisé.J’ai également commencé à très mal dormir. Il m’est arrivé de faire des cauchemars dans lesquels la situation de l’école et la pétition continuaient. Même pendant mon sommeil, je n’arrivais plus vraiment à décrocher.Je me suis retrouvé dans une situation assez paradoxale : lorsque je n’étais pas à l’école, je ressentais un véritable soulagement. Je pouvais rentrer chez moi, jouer avec mes amis, jouer seul ou simplement rester tranquille sans avoir constamment la classe ou les parents dans un coin de ma tête.Mais dès que je pensais au retour à l’école, la pression revenait.À plusieurs reprises, j’ai eu des douleurs abdominales, des diarrhées, des crampes, des nausées et des vomissements. Vendredi dernier, après une nuit particulièrement difficile, j’ai de nouveau été très malade, avec plusieurs vomissements et des crampes importantes accompagnées de diarrhée. J’ai finalement consulté un médecin, qui m’a arrêté et m’a prescrit un traitement.Ce jour-là, malgré l’inquiétude concernant mon salaire et les conséquences de nouvelles absences, j’ai surtout ressenti quelque chose que je n’avais pas ressenti depuis longtemps : du soulagement.J’ai également commencé à consulter une psychologue. J’avais besoin de pouvoir parler de tout cela avec quelqu’un qui puisse simplement m’écouter, sans forcément chercher immédiatement à me donner des solutions. La première séance m’a fait du bien et j’ai envie de continuer.Aujourd’hui, ce qui me fait le plus peur, ce n’est pas uniquement la charge de travail. C’est d’avoir constamment l’impression d’être observé et jugé.Je ne veux pas prétendre que tout ce qui s’est passé est uniquement dû à l’école ou à une seule personne. Plusieurs choses se sont accumulées. Mais je constate que mon état est particulièrement différent lorsque je suis loin de l’école.Depuis la rentrée, j’ai donc eu le sentiment de devoir gérer simultanément une nouvelle classe, une nouvelle année de PES décisive pour ma carrière, la pression des parents, une pétition dont j’ai appris l’existence très tôt dans l’année, des remarques sur ma façon d’enseigner, des absences pour maladie, une fatigue importante et maintenant un véritable épuisement physique et mental.Je ne sais pas encore exactement ce que je vais faire pour la suite.Mais je sais une chose : cette rentrée ne s’est pas simplement résumée à apprendre à enseigner en maternelle. Pour moi, elle est devenue une période où j’ai commencé à me demander jusqu’où je pouvais continuer à tenir dans ces conditions.
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