Posté(e) il y a 49 minutes49 min Bonsoir à toutes et tous,Je commence l'année dans une classe de PS-GS. C'est ma première année en maternelle. Je sais qu'on n'est rentrés que depuis une semaine, mais j'ai un vrai coup de blues ce soir, et j'ai besoin de partager et peut-être qu'on me permette d'envisager les choses sous d'autres angles.Il y a plein de choses qui me sont très inconfortables car je les trouve dures pour les enfants, et auxquelles j'ai l'impression de ne rien pouvoir. Par exemple les temps de transitions classe/dehors où l'on demande aux PS de rester tranquillement assis sur le banc le temps que tout le monde ait mis ses chaussures (mais sinon, impossible de "contrôler" tout le monde) . Je me surpends à "gronder" les enfants, à m'agacer contre celles et ceux qui se lèvent, qui se tortillent en regroupement, et alors je déteste ma manière de m'adresser à eux. Je sais que c'est le rôle de l'école de les "discipliner", mais je réalise à quel point je n'aime pas ça, et que je ne sais pas comment le faire bien.J'ai aussi du mal à lâcher prise sur les ateliers en autonomie. Je n'arrive pas à avoir de retour sur ce qu'ils ont fait. Comment arrivez-vous à suivre ce qui a été réussi en autonomie ?C'est un peu confus tout ça, désolée... Merci d'avance piur vos témoignages témoignages ;)
Posté(e) il y a 16 minutes16 min Bonjour Anonyme, je n'ai fait qu'un court passage en maternelle mais je peux toujours te proposer des alternatives.En tout premier lieu, c'est la rentrée. Les élèves n'ont pas encore pris leurs marques (et toi non plus), c'est normal. Des habitudes vont se prendre et ça ira mieux par la suite.Ensuite, chacun peut voir les choses différemment mais je n'aime pas moi non plus l'idée de "discipliner" des enfants, en particulier en maternelle. Je les éduque, je leur montre le chemin, je leur fais découvrir les interdits, mais je suis pas psychorigide ni autoritariste, je ne suis pas là pour les rompre mais pour créer un espace sécurisé au sein duquel ils pourront s'épanouir et apprendre. Dans ma classe, si on a soif, on boit. Si on a besoin d'aller aux toilettes, on s'arrange pour que l'élève puisse y aller. Et quand ils abusent, ou que ça perturbe le travail, je suis là pour réguler, dialoguer, tempérer, et enseigner quand/comment demander, comment gérer ses besoins en priorisant les récrés... Une fois en place, ça roule, et tout le monde est content.Je ne sais pas combien d'élèves de chaque niveau tu as en classe, mais assez rapidement les GS vont pouvoir aider à habiller les PS (guider les PS pour enfiler le manteau, boutonner, mettre les chaussures...). Ça minimisera le risque de temps de battement chaotiques et le besoin d'asseoir tout le monde sur le banc.Il y a une atsem avec toi ? Tu pourrais prendre la majorité de la classe qui est prête et voir si l'atsem peut finir de mettre les chaussures aux 2-3 derniers pour vous rejoindre 5 minutes après. C'est toujours 5 minutes de gagnées.il y a 26 minutes, Anonyme a dit :J'ai aussi du mal à lâcher prise sur les ateliers en autonomie. Je n'arrive pas à avoir de retour sur ce qu'ils ont fait. Comment arrivez-vous à suivre ce qui a été réussi en autonomie ?J'avais 1 atelier dirigé (une fois que la classe fonctionnait bien), 1 atelier avec l'atsem, et pour le reste il y avait de la patouille qu'on surveillait du coin de l'oeil sans validation, des encastrements ou jeux de construction simples qu'on validait quand on avait le temps (donc pas systématiquement), et des activités à photographier ou à pointer sur ma grille dès lors que c'était fini. D'autres collègues avec plus de bouteille fonctionnent certainement autrement. Courage, ça ira mieux avec les semaines. À ta place je responsabiliserais les GS pour accompagner les PS dans les moments de transition. Il y en a beaucoup qui aiment prendre soin des petits, d'autres qui n'ont pas cette fibre. Mais il suffit de quelques uns, et tu gagnes du temps et de l'énergie.
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