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Posté(e)

Pour un athée, le sens de la vie est la vie elle même, la vie terrestre. Il semble d'ailleurs bien mieux dans sa peau de terrestre qu'un croyant, car il n'a pas besoin de grigri ou de se flageller à longueur de journée dans le but d'accéder à une "vie au-delà", il n'a aucune crainte, aucun précepte sinon ceux de la vie sociale représentées par les lois humaines et uniquement humaines. Lois qu'il peut contester, remettre en cause, améliorer. Un sens à sa vie est certainement de s'améliorer un peu soi même afin justement de dépasser les lois.

Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie, disait Pascal.

Es-tu certain qu'un athée soit indifférent à ce genre de réflexion ?

Tiens : ;)

source : http://perso.wanadoo.fr/libertaire/portraits/onfray.html

6 - L’athéisme chrétien.

Trop longtemps l’athée a fonctionné en inversion du prêtre point par point. Le négateur de Dieu, fasciné par son ennemi, lui a souvent emprunté nombre de ses tics et travers.

Or le cléricalisme athée ne présente aucune forme d’intérêt.

Les chapelles de Libre-pensée, les Unions rationalistes aussi prosélytes que le clergé, les Loges maçonniques sur le modèle de la III° République ne méritent guère l’attention.

Désormais il s’agit de viser ce que Deleuze nomme un athéisme tranquille, à savoir un souci moins statique de négation ou de combat de Dieu qu’une méthode dynamique débouchant sur une proposition positive destinée à construire après le combat.

La négation de Dieu n’est pas une fin, mais un moyen pour viser une éthique post-chrétienne ou franchement laïque.

Pour dessiner les contours de l’athéisme post-chrétien, arrêtons-nous sur ce qu’il faut dépasser encore aujourd’hui : l’athéisme chrétien – ou le christianisme sans Dieu.

Quelle étrange chimère une fois encore !

La chose existe, elle caractérise un négateur de Dieu qui affirme en même temps l’excellence des valeurs chrétiennes et le caractère indépassable de la morale évangélique.

Son travail suppose la dissociation de la morale et de la transcendance : le bien n’a pas besoin de Dieu, du ciel ou d’un ancrage intelligible, il se suffit à lui-même et relève d’une nécessité immanente - proposer une règle du jeu, un code de conduite entre les hommes. La théologie cesse d’être généalogique de la morale, la philosophie prend le relais. Quand la lecture judéo-chrétienne suppose une logique verticale - du bas des humains vers le haut des valeurs -, l’hypothèse de l’athéisme chrétien annonce une exposition horizontale : rien en dehors du rationnellement déductible, pas d’agencements sur un autre terrain que le monde réel et sensible. Dieu n’existe pas, les vertus ne découlent pas d’une révélation, elles ne descendent pas du ciel, mais procèdent d’une mise au point utilitariste et pragmatique.

Les hommes se donnent à eux-mêmes des lois et n’ont pas besoin pour cela d’en appeler à une puissance extra-terrestre.

L’écriture immanente du monde distingue l’athée chrétien du Chrétien croyant.

Mais pas les valeurs qui restent communes. Le prêtre et le philosophe, le Vatican et Kant, les Évangiles et la Critique de la raison pratique, Mère Teresa et Paul Ricoeur, l’amour du prochain catholique et l’humanisme transcendantal de Luc Ferry exposé dans L’Homme-Dieu, l’éthique chrétienne et les grandes vertus d’André Comte-Sponville évoluent sur un terrain commun : la charité, la tempérance, la compassion, la miséricorde, l’humilité, mais aussi l’amour du prochain et le pardon des offenses, l’autre joue tendue quand on est frappé une fois, le désintérêt pour les biens de ce monde, l’ascèse éthique qui récuse le pouvoir, les honneurs, les richesses comme autant de fausses valeurs qui détournent de la sagesse véritable. Voilà leurs options théoriques…

Cet athéisme chrétien évacue la plupart du temps la haine paulinienne du corps, son refus des désirs, des plaisirs, des pulsions et des passions. Plus en phase avec son époque sur les questions de morale sexuelle que les chrétiens avec Dieu, ces tenants d’un retour aux Évangiles considèrent que le remède au nihilisme de notre époque ne nécessite pas un effort post-chrétien mais une relecture laïque, immanente du contenu et du message laissé par le Christ.

Venus du continent juif, Vladimir Jankélévitch – voir son Traité des vertus - et Emmanuel Levinas - lire Humanisme de l’autre homme ou Totalité et infini fournissent à ce judéo-christianisme sans Dieu une partie de ses modèles.

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Posté(e)

Pour un athée, le sens de la vie est la vie elle même, la vie terrestre. Il semble d'ailleurs bien mieux dans sa peau de terrestre qu'un croyant, car il n'a pas besoin de grigri ou de se flageller à longueur de journée dans le but d'accéder à une "vie au-delà", il n'a aucune crainte, aucun précepte sinon ceux de la vie sociale représentées par les lois humaines et uniquement humaines. Lois qu'il peut contester, remettre en cause, améliorer. Un sens à sa vie est certainement de s'améliorer un peu soi même afin justement de dépasser les lois.

Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie, disait Pascal.

Es-tu certain qu'un athée soit indifférent à ce genre de réflexion ?

Aucune crainte d'un jugement divin sur ses actions d'ici bas.

La peur de la mort c'est autre chose. Chacun a sa propre sensibilité à ce niveau là. Appréhension qui change en fonction de ses expériences.

Posté(e)

Là, je ne suis pas d'accord. L'existence d'un Dieu créateur donne un sens à ta vie (c'est bien ce qui rassurent les hommes et la raison de leur coyance, non?) car ça donne une explication sur le pourquoi du comment, sur la vie après la mort, ect.

C'est ton point de vue.

Pour un athée, le sens de la vie est la vie elle même, la vie terrestre. Il semble d'ailleurs bien mieux dans sa peau de terrestre qu'un croyant, car il n'a pas besoin de grigri ou de se flageller à longueur de journée dans le but d'accéder à une "vie au-delà", il n'a aucune crainte, aucun précepte sinon ceux de la vie sociale représentées par les lois humaines et uniquement humaines. Lois qu'il peut contester, remettre en cause, améliorer. Un sens à sa vie est certainement de s'améliorer un peu soi même afin justement de dépasser les lois.

Tenter de régler son existence sur l'amour et le respect c'est pas un sens à donner à sa vie ?

Tu as une "sacrée" vision du croyant dis moi :huh::D et une "sacrée" vision de l'athée :P

A te lire on a l'impression que c'est vraiment blanc et noir...tu es très catégorique dans tes propos...

Croire peut aussi être une façon de se rassurer...une façon d'échapper aussi aux lois humaines qui ne sont pas toujours mieux que les lois "divines" ;)

mais là où je te suis à 100% c'est que l'on peut les modifier...et c'est pour cela que je ne crois pas...

Posté(e)

Il faut quand même se méfier : les grigris prennent des formes diverses et variées, et parfois, le phénomène de grigritude existe là où on ne s'y attendrait pas : des signes de reconnaissance entre communautés militantes en sont un bon exemple.

Je ne vois pas en quoi un drapeau noir, par exemple, est un grigri. Signe de reconnaissance certes, un message ok, mais aucun rapport avec le lien avec une divinité.

Certes certes, quoique je n'y voie pas réellement de différence : mais ce besoin de communier en groupe...

Lis ce que j'ai cité plus haut de Michel Onfray...

Posté(e)

Là, je ne suis pas d'accord. L'existence d'un Dieu créateur donne un sens à ta vie (c'est bien ce qui rassurent les hommes et la raison de leur coyance, non?) car ça donne une explication sur le pourquoi du comment, sur la vie après la mort, ect.

C'est ton point de vue.

Pour un athée, le sens de la vie est la vie elle même, la vie terrestre. Il semble d'ailleurs bien mieux dans sa peau de terrestre qu'un croyant, car il n'a pas besoin de grigri ou de se flageller à longueur de journée dans le but d'accéder à une "vie au-delà", il n'a aucune crainte, aucun précepte sinon ceux de la vie sociale représentées par les lois humaines et uniquement humaines. Lois qu'il peut contester, remettre en cause, améliorer. Un sens à sa vie est certainement de s'améliorer un peu soi même afin justement de dépasser les lois.

Tenter de régler son existence sur l'amour et le respect c'est pas un sens à donner à sa vie ?

Tu as une "sacrée" vision du croyant dis moi :huh::D et une "sacrée" vision de l'athée :P

A te lire on a l'impression que c'est vraiment blanc et noir...tu es très catégorique dans tes propos...

Croire peut aussi être une façon de se rassurer...une façon d'échapper aussi aux lois humaines qui ne sont pas toujours mieux que les lois "divines" ;)

mais là où je te suis à 100% c'est que l'on peut les modifier...et c'est pour cela que je ne crois pas...

Tu m'ôtes les mots de la bouche.

Posté(e)
Certes certes, quoique je n'y voie pas réellement de différence : mais ce besoin de communier en groupe...

Lis ce que j'ai cité plus haut de Michel Onfray...

Ben si tu ne vois pas de différence, c'est tant pis.

Oui je connais bien Onfray et ce traité entre autre. C'est un point de vue qui demanderait de longue discussions très intéressantes avec lui.

Posté(e)

Tu as une "sacrée" vision du croyant dis moi :huh::D et une "sacrée" vision de l'athée :P

A te lire on a l'impression que c'est vraiment blanc et noir...tu es très catégorique dans tes propos...

Croire peut aussi être une façon de se rassurer...une façon d'échapper aussi aux lois humaines qui ne sont pas toujours mieux que les lois "divines" ;)

mais là où je te suis à 100% c'est que l'on peut les modifier...et c'est pour cela que je ne crois pas...

Tu m'ôtes les mots de la bouche.

C'est comme ça. Au moins on discute un peu plutôt que se brosser dans le sens.

Posté(e)
Bin, je suis même pas agressif, au contraire je suis plié.

Moi aussi je suis émerveillé par tant de beauté (tant de beautés aussi d'ailleurs), mais qu'on se ne dise pas athée quand on admet l'ordre du divin. C'est tout.

Parce que là on marche sur la tête. Et puis j'ai jamais vu un athée prendre son pied à faire apprendre le catoch. Je suis mort ! C'est mon moment de bonheur de la journée celle là. Merci edp :P

Je me sens rassurée!! :P

Posté(e)

Là, je ne suis pas d'accord. L'existence d'un Dieu créateur donne un sens à ta vie (c'est bien ce qui rassurent les hommes et la raison de leur coyance, non?) car ça donne une explication sur le pourquoi du comment, sur la vie après la mort, ect.

C'est ton point de vue.

Pour un athée, le sens de la vie est la vie elle même, la vie terrestre. Il semble d'ailleurs bien mieux dans sa peau de terrestre qu'un croyant, car il n'a pas besoin de grigri ou de se flageller à longueur de journée dans le but d'accéder à une "vie au-delà", il n'a aucune crainte, aucun précepte sinon ceux de la vie sociale représentées par les lois humaines et uniquement humaines. Lois qu'il peut contester, remettre en cause, améliorer. Un sens à sa vie est certainement de s'améliorer un peu soi même afin justement de dépasser les lois.

Tenter de régler son existence sur l'amour et le respect c'est pas un sens à donner à sa vie ?

C'est marrant, ça me fait penser au psaume 23 souvent repris par les rastas:

"L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort je ne crains aucun mal car tu es avec moi ; ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table face à mes adversaires ; tu oins d'huile ma tête et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, et j'habiterai dans la maison de l'Éternel jusqu'à la fin de mes jours. "

Posté(e)
Pour un athée, le sens de la vie est la vie elle même, la vie terrestre. Il semble d'ailleurs bien mieux dans sa peau de terrestre qu'un croyant, car il n'a pas besoin de grigri ou de se flageller à longueur de journée dans le but d'accéder à une "vie au-delà", il n'a aucune crainte, aucun précepte sinon ceux de la vie sociale représentées par les lois humaines et uniquement humaines. Lois qu'il peut contester, remettre en cause, améliorer. Un sens à sa vie est certainement de s'améliorer un peu soi même afin justement de dépasser les lois.

Tenter de régler son existence sur l'amour et le respect c'est pas un sens à donner à sa vie ?

Ce n'est pas la présence de gri-gri qui indique que l'on a la foi, mais son absence (phrase tirée de "Kirikou et la sorcière", enfin c'est pas la phrase exacte mais c'est ce que ça veut dire).

Posté(e)

Ok mais doit on donner un sens à tout ?

:P

C'est l'abscence de sens qui crée l'angoisse existencielle, c'est (peut-être) pourquoi les hommes ont inventé Dieu, pour se rassurer.

On peut se rassurer et donner un sens à sa vie par d'autres manières: son conjoint, ses enfants, son boulot, ses idéaux, etc.

Posté(e)

Là, je ne suis pas d'accord. L'existence d'un Dieu créateur donne un sens à ta vie (c'est bien ce qui rassurent les hommes et la raison de leur coyance, non?) car ça donne une explication sur le pourquoi du comment, sur la vie après la mort, ect.

C'est ton point de vue.

Pour un athée, le sens de la vie est la vie elle même, la vie terrestre. Il semble d'ailleurs bien mieux dans sa peau de terrestre qu'un croyant, car il n'a pas besoin de grigri ou de se flageller à longueur de journée dans le but d'accéder à une "vie au-delà", il n'a aucune crainte, aucun précepte sinon ceux de la vie sociale représentées par les lois humaines et uniquement humaines. Lois qu'il peut contester, remettre en cause, améliorer. Un sens à sa vie est certainement de s'améliorer un peu soi même afin justement de dépasser les lois.

Tenter de régler son existence sur l'amour et le respect c'est pas un sens à donner à sa vie ?

C'est marrant, ça me fait penser au psaume 23 souvent repris par les rastas:

"L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort je ne crains aucun mal car tu es avec moi ; ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table face à mes adversaires ; tu oins d'huile ma tête et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, et j'habiterai dans la maison de l'Éternel jusqu'à la fin de mes jours. "

C'est beau hein ?! C'est métaphorique :)

sauf que la non-crainte dans ce cas est la non existence de l'Eternel. C'est assez différent. Perso, je crains le mal parce que j'ai pas de berger. C'est C** hein !? Et justement, je ne tendrais pas l'autre joue parce que ça fait mal.

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