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Rélinette

La parentalité sans violence...

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Rélinette

Bonjour tout le monde,

Ma fille est entrée en petite section de maternelle lundi dernier. Ca faisait des mois qu'on parlait de l'école, qu'elle avait hâte d'y être etc. Bref... Première matinée, nickel, pas un pleur, 2 minutes après être entrée dans la classe, elle ne s'occupait même plus de nous, donc on est repartis tranquillous, le coeur léger que tout se soit aussi bien passé. Mardi matin, pareil, tout va bien. Mercredi, pas d'école.

Jeudi matin, ma louloute se réveille de mauvaise humeur, un moustique lui a fait des boutons énooormes, dont un à la cheville qui la fait boitiller, et je veux bien la comprendre parce que franchement, ça devait être un MGM (moustique génétiquement modifié :P ) pour faire d'aussi gros boutons !! Bref... arrivée à l'école dans les pleurs. Je mets ça sur le compte de la mauvaise humeur engendrée par la douleur de ce vilain bouton de moustique placé au mauvais endroit.

Jeudi soir, un gros rhume s'est mis en place dans la journée, ma poupoune a le nez qui coule, mal à la tête, fatiguée, des petits yeux... la nuit, elle a mal dormi à cause de son nez plein... vendredi matin, forcément, on est ronchon et on arrive à l'école de nouveau dans les pleurs.

Mais bon, je me dis que ces deux matins ont été "arrosés" à cause de la douleur le premier matin et du méchant rhume le deuxième.

Le week end passe, lundi on arrive à l'école dans les pleurs, et ce matin rebelotte...

Je précise tout de même que Julia, le matin en se levant, est ravie de dire qu'elle va à l'école ; dans la voiture pour y aller, elle est toute contente, et si jamais je suis obligée de passer devant l'école pour aller me garer plus loin, elle a presque peur qu'on n'y aille pas "pourquoi tu ne t'arrêtes pas ???" ... quand la grille de l'école est encore fermée quand on y arrive, elle trépigne et me dit "mais ! Je veux aller à l'école moi !!", et quand la grille est déjà ouverte, elle saute de joie en disant "ouais !! C'est déjà ouvert !!"... c'est ensuite que les choses se gâtent, au moment d'entrer en classe. Pourtant, la maîtresse m'a l'air très douce, très gentille et elle a l'air de bien savoir s'y prendre, et Julia elle-même me dit que la maîtresse est gentille, et elle me dit même que la maîtresse est jolie, ce qui, à mon sens, prouve bien qu'elle n'a pas de souci particulier avec sa maîtresse...

Je commence à être un peu désespérée : moi qui étais persuadée que tout se passerait comme sur des roulettes pour ma louloute qui, il faut le dire, est bien dégourdie, parle déjà très bien et tout et tout... j'en ai parlé avec elle hier soir, j'ai essayé de savoir ce qui ne va pas le matin, mais pas de réponse précise. Elle m'a même dit qu'elle aime l'école, elle m'a dit "aaaaaaah oui ! Ca me plaît !" ...

Ce midi, en allant la chercher à l'école, j'ai discuté 2 minutes avec la maîtresse, pour savoir tout de même si ça se passe bien dans la matinée, une fois que je suis partie ; elle m'a expliqué que ma Julia qui, il faut l'avouer, a du caractère, a du mal à se plier aux règles de la vie en collectivité... que quand elle joue, elle ne veut pas aller s'asseoir avec les autres, etc. Elle m'a dit que c'est "tout un ensemble de règles auxquelles il faut qu'elle se plie, et qui feront que bientôt l'école ne sera pour elle pas l'endroit idyllique"... Elle me dit que c'est une petite fille qui a du répondant et ne se laisse pas faire, mais qui participe bien en classe quand même...

C'est là que je commence à me remettre en question : jusqu'où appliquer la parentalité sans violence ? Pour ma part, j'ai instauré avec ma fille un dialogue permanent depuis sa naissance, nous ne l'avons jamais frappée, ni fessée, ni tape sur les mains ; nous préférons parler, discuter, expliquer les interdictions, etc. Quand elle se rebelle, car c'est vrai qu'elle le fait régulièrement, on la prend calmement à part, on lui explique pourquoi on ne veut pas qu'elle fasse ci ou ça, on reste hyper calme parce que le calme est contagieux, etc. Quand on veut la "contraindre" à faire quelque chose, on ne le fait jamais par la force : si elle n'est pas d'accord, on lui explique clairement les choses, pourquoi on veut qu'elle fasse ci ou ça, on lui dit qu'elle n'a pas le choix, etc. C'est à dire qu'elle a tout un ensemble de règles à respecter, elle a des points de repère : ce n'est ni une enfant gâtée à qui l'on passe tout sans jamais rien dire, ni une enfant tenue avec une main de fer, c'est juste le milieu entre les deux : elle a des règles à respecter, mais nous les faisons respecter sans crier ni taper...

Mais aujourd'hui qu'elle se retrouve en collectivité, la donne change: il est évident que la maîtresse ne peut pas prendre chaque enfant individuellement pour lui expliquer tout en long en large et en travers, sinon elle ne fait plus rien d'autre... Mais ma Julia qui a l'habitude qu'on lui explique tout doit se trouver déboussolée qu'on lui impose des choses qu'elle ne veut pas faire sans lui expliquer... Moi qui pensais lui rendre service en lui expliquant tout, je me rends compte aujourd'hui que le contexte est différent pour elle aujourd'hui et qu'il va falloir qu'elle s'adapte à tout ça... Fidèle à moi-même, je lui ai donc expliqué tout ça : qu'à la maison, on lui explique tout, mais qu'à l'école, la maîtresse ne peut pas se permettre de tout expliquer comme nous, qu'il faut qu'elle écoute ce que dit la maîtresse et qu'elle fasse ce que la maîtresse lui demande de faire, etc. Mais je ne suis pas sûre que ça suffise...

Je voudrais tellement que l'école soit justement un lieu idyllique pour Julia, un lieu où elle aille avec plaisir... je suis tellement déçue de me dire qu'elle se sent peut-être mal à l'école... elle qui s'intéresse à tellement de choses, je suis vraiment triste de penser qu'elle ne se sent pas au top parce qu'il y a des règles de vie en collectivité qu'elle n'arrive pas à respecter...

Pour les parents dans le même cas que moi, pouvez-vous me rassurer, me dire qu'ils finissent par se mettre au pas comme les autres et qu'ils sont heureux d'aller à l'école ? Surtout que pour l'instant je suis à la maison, donc je l'ai avec moi tous les aprèms, mais dans moins d'une semaine, elle va sûrement devoir rester à l'école toute la journée, à la cantine, donc, etc. Comment puis-je l'aider à se sentir à l'aise dans ses baskets sans lui parler méchamment, sans la taper, mais en lui faisant bien comprendre qu'il faut qu'elle fasse ce que sa maîtresse lui demande de faire ??

Ouf, c'était long, mais j'avais besoin d'en parler...

Par avance, merci pour votre aide et votre attention ! :)

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Carmel

Rélinette....le titre de ton post m'a interpellé...puis j'ai lu...et en arrivant au bout je suis perplexe :huh:

Je pense que tu peux mettre en place des tas de choses avant d'en arriver à :

lui parler méchamment, sans la taper, mais en lui faisant bien comprendre qu'il faut qu'elle fasse ce que sa maîtresse lui demande de faire ??

Laisse le temps à Julia de se poser, parle avec elle encore et toujours, elle semble dégourdie et comprendra vite jusqu'où elle peut aller...je pense qu'elle teste un peu tout le monde, surtout qu'elle exprime une angoisse...celle de la séparation, celle de la vie en collectivité...

Mais la violence non, sous aucun pretexte !

Bon courage....

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Héloïse44

Mon fils a connu les mmes pbl d'adaptation aux règles de vie de l'école, parce que c'est un rebelle. ;) Bien qu'il ait eu, et a toujours aujourd'hui, la mme éducation que vous donnez à votre petite...

Je pense que c'est une question de caractère, et que ce genre d'enfants met plus de temps que d'autres à se plier aux règles. Mon fils a eu un comportement opposant pdt lgtps, jusqu'à ce qu'il , non pas comprenne (car ça ils le comprennent très bien!), mais admettent qu'ils n'ont pas le choix et qu'ils doivent suivre ces règles communes à tous. Aujourd'hui, il en a pris son parti et sait jusqu'où il peut "aller trop loin"... Bref, si ce n'est pas un élève modèle, c'est quand mme un élève agréable qui n'a plus de souci avec l'Institution.

Alors, je pense que votre fille suivra son chemin et arrivera à se plier aux règles, puisque elle est intelligente et surtt si maman et Papa continuent à bien lui expliquer les choses comme vous le faites... :wub:

Bien sûr, ça fait du souci, mais nos enfants sortent du lot, et pas en mal! Alors, faisons de notre mieux pour les accompagner et laissons-les grandir, tout simplement.

Bon courage :clover: et bonne continuation à elle! :wub:

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Rélinette
Rélinette....le titre de ton post m'a interpellé...puis j'ai lu...et en arrivant au bout je suis perplexe :huh:

Je pense que tu peux mettre en place des tas de choses avant d'en arriver à :

lui parler méchamment, sans la taper, mais en lui faisant bien comprendre qu'il faut qu'elle fasse ce que sa maîtresse lui demande de faire ??

Laisse le temps à Julia de se poser, parle avec elle encore et toujours, elle semble dégourdie et comprendra vite jusqu'où elle peut aller...je pense qu'elle teste un peu tout le monde, surtout qu'elle exprime une angoisse...celle de la séparation, celle de la vie en collectivité...

Mais la violence non, sous aucun pretexte !

Bon courage....

Bonjour Carmel,

Merci pour ta réponse. Je tiens juste à replacer les choses dans leur contexte : lorsque je disais "Comment puis-je l'aider à se sentir à l'aise dans ses baskets sans lui parler méchamment, sans la taper, mais en lui faisant bien comprendre qu'il faut qu'elle fasse ce que sa maîtresse lui demande de faire ??" , je suppose que je me suis mal exprimée : en postant sur un forum, on ne sait jamais trop à quel type de réponses on s'expose, et je ne voulais pas risquer de me retrouver avec des réponses de type "donne lui une bonne fessée" ou "crie-lui dessus" : c'est pour ça qu'en demandant des solutions, j'ai précisé que je voulais l'aider SANS violence. Je ne voulais surtout pas insinuer que je pensais que la seule solution qui me restait était la violence, bien loin de moi cette idée là ! :)

Tu as raison, Julia est sûrement dans une phase de test envers la maîtresse, pour savoir ce qu'elle peut se permettre. Quant à l'angoisse de la séparation, je fais tout pour que ça se passe en douceur le matin, je lui dis encore et encore que je l'aime, que je pense bien à elle quand elle est à l'école parce que je sais qu'elle doit être en train de faire plein de trucs supers, qu'elle va passer sa matinée avec ses copains et ses copines, qu'on se retrouve à midi, qu'elle aura plein de choses à me raconter, etc. Ce qui est étrange, c'est que jusque là, elle était chez la nounou et y passait la journée entière, et nous n'avons jamais eu aucun souci... mais là les circonstances sont différentes, elle doit être un peu déboussolée et a besoin de prendre ses points de repère. Il faut que je me remette en question, en fait ce ne sont pas mes principes d'éducation que je dois remettre en question, mais ma réaction un peu trop rapide ; il faut que je lui laisse le temps de s'adapter tranquillement...

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Rélinette
Mon fils a connu les mmes pbl d'adaptation aux règles de vie de l'école, parce que c'est un rebelle. ;) Bien qu'il ait eu, et a toujours aujourd'hui, la mme éducation que vous donnez à votre petite...

Je pense que c'est une question de caractère, et que ce genre d'enfants met plus de temps que d'autres à se plier aux règles. Mon fils a eu un comportement opposant pdt lgtps, jusqu'à ce qu'il , non pas comprenne (car ça ils le comprennent très bien!), mais admettent qu'ils n'ont pas le choix et qu'ils doivent suivre ces règles communes à tous. Aujourd'hui, il en a pris son parti et sait jusqu'où il peut "aller trop loin"... Bref, si ce n'est pas un élève modèle, c'est quand mme un élève agréable qui n'a plus de souci avec l'Institution.

Alors, je pense que votre fille suivra son chemin et arrivera à se plier aux règles, puisque elle est intelligente et surtt si maman et Papa continuent à bien lui expliquer les choses comme vous le faites... :wub:

Bien sûr, ça fait du souci, mais nos enfants sortent du lot, et pas en mal! Alors, faisons de notre mieux pour les accompagner et laissons-les grandir, tout simplement.

Bon courage :clover: et bonne continuation à elle! :wub:

Loulou,

Merci pour votre réponse. Vous avez raison, il y a une question de caractère, et ma poupoune en a un sacré ! C'est sûr qu'elle n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, et dans la vie de tous les jours, ça me rassure plutôt pour elle - moi j'ai tendance à m'effacer un peu trop, donc si elle n'a pas pris ma timidité, elle se défendra sûrement mieux que moi ! Je voudrais juste que ça ne lui porte pas préjudice à l'école... mais vous avez raison, et comme je le disais juste au-dessus dans ma réponse précédente, il faut que je me remette en question, mais pas dans l'éducation : dans mon naturel inquiet ! Il ne faut pas que je m'inquiète déjà. En fait, j'étais tellement persuadée que tout allait se mettre en place super facilement que je tombe un peu des nues... mais elle est si petite, je dois lui laisser le temps...

Merci ! :)

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Carmel

Rélinette je comprends mieux :)

Je sais que c'est difficile pour toi de la voir "malheureuse" mais vraiment laisse le temps au temps, accompagne la doucement, tranquillement et Julia surmontera vite tout ça ;)

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Rélinette
Rélinette je comprends mieux :)

Je sais que c'est difficile pour toi de la voir "malheureuse" mais vraiment laisse le temps au temps, accompagne la doucement, tranquillement et Julia surmontera vite tout ça ;)

Oui, je vais rester sur nos habitudes de dialogue, je vais continuer de l'accompagner tout en douceur, ça lui facilitera les choses. Et puis il faut aussi que je lui parle des aspects moins "rigolos" de l'école, parce que je me rends compte que depuis des mois on parlait de l'école, pour la préparer à son entrée à l'école, mais qu'on a surtout beaucoup parlé du côté plaisant des choses : qu'elle va apprendre plein de choses, qu'elle va s'amuser, qu'elle va se faire plein de copains et copines, etc. , mais on n'a jamais vraiment mis l'accent sur les contraintes, du genre on ne s'amuse pas quand on veut, il faut écouter la maîtresse et faire ce qu'elle demande, on ne fait pas ce qu'on veut quand on veut, etc. Il va falloir que je dose un peu mon enthousiasme, et ça se passera sûrement mieux.

Merci en tout cas pour tes réponses, elles me rassurent ! :)

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Carmel

J'ai un grand garçon qui vient de rentrer en 6ème,( très bon élève du genre qui s'élève tout seul ) et depuis tout petit (1ère année de maternelle) jusqu'à aujourd'hui la première et seule phrase que je lui dis immuablement quand il rentre de l'école, c'est : "est ce que tu t'es bien amusé aujourd'hui à l'école ?"

On décompresse ensemble un peu, il goûte, il me fait toujours un résumé de ses récré, ou anecdotes du jour et ensuite on passe aux choses sérieuses ;)

Il sait qu'à l'école on y va pour apprendre mais comme toi j'ai toujours mis l'accent sur le côté positif de la chose, sur ce qui m'amusait moi petite en fait...la récré :) , les copains, les activités artistiques...etc...

Du coup, le reste ne ressemble plus à des contraintes, c'est le grand cadre qui permet au petit d'exister.

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Rélinette
J'ai un grand garçon qui vient de rentrer en 6ème,( très bon élève du genre qui s'élève tout seul ) et depuis tout petit (1ère année de maternelle) jusqu'à aujourd'hui la première et seule phrase que je lui dis immuablement quand il rentre de l'école, c'est : "est ce que tu t'es bien amusé aujourd'hui à l'école ?"

On décompresse ensemble un peu, il goûte, il me fait toujours un résumé de ses récré, ou anecdotes du jour et ensuite on passe aux choses sérieuses ;)

Il sait qu'à l'école on y va pour apprendre mais comme toi j'ai toujours mis l'accent sur le côté positif de la chose, sur ce qui m'amusait moi petite en fait...la récré :) , les copains, les activités artistiques...etc...

Du coup, le reste ne ressemble plus à des contraintes, c'est le grand cadre qui permet au petit d'exister.

Oui, tu as tout à fait raison, et je vais réorienter mon habituel "qu'est-ce-que tu as fait à l'école" par "est-ce-que tu t'es bien amusée ?", je trouve ce positivisme tout à fait à mon goût. C'est dans cette optique que nous avions "préparé" Julia, en lui présentant l'école comme quelque chose de génial, mais bon, je pense qu'il faut aussi lui expliquer le reste malgré tout, tout en ne passant pas non plus d'un extrême à l'autre, genre "tout est rose" à "tout est noir" ! Je vais lui expliquer qu'il y a des règles à suivre etc. Je lui ai déjà expliqué que la maîtresse ne fait pas ça pour l'embêter, mais parce que c'est plus agréable pour tout le monde, etc. Ce que je ne voulais pas, c'est faire comme certains qui disent à leur enfant qui n'écoute pas des phrases du genre "tu verras, à l'école tu ne pourras pas faire ça !", qui doivent un peu détruire l'image de l'école avant même que l'enfant y entre. Mais je pense qu'on a peut-être un peu trop forcé sur la dose de positif et qu'il est nécessaire qu'on lui explique les contraintes... tout en continuant à poser l'école comme quelque chose de positif... à commencer par lui demander si elle s'y est bien amusée ! J'aime beaucoup la formule !

Je reviendrai donner des nouvelles dans quelques temps, en espérant que tout rentre dans l'ordre ! :)

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Carmel

Tu sembles ouverte et à l'écoute de Julia, il n'y a pas de raison que tout ne rentre pas dans l'ordre très vite ;)

Donne nous des nouvelles :)

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Rélinette

Après la coupure du mercredi, nous voilà reparties ce matin sur le chemin de l'école. Déjà, ça a mal commencé : Julia m'a dit ce matin "je ne veux pas aller à l'école, je n'aime pas l'école"... :huh: J'étais un peu éberluée de l'entendre me dire ça alors que jusqu'à présent, elle trouvait ça chouette...

Bref. Mardi aprèm et hier, on a beaucoup discuté de tout ça, je lui ai bien expliqué qu'il faut écouter la maîtresse, etc. Je lui ai bien décrit à nouveau le "parcours" en arrivant à l'école ("on se fait un gros câlin, un gros bisou, et ensuite tu vas rejoindre tes copains-copines comme une grande")... on y était presque : habituellement, elle se met à pleurer dès qu'on arrive dans le couloir. Ce matin, jusqu'à la porte de la classe, pas un pleur... on fait le câlin, le bisou... je lui dis, "allez, vas-y"... et c'est là qu'elle m'a agrippée et s'est mise à pleurer toutes les larmes de son corps ! Alors je lui ai refait un câlin tout en lui disant qu'elle allait devoir y aller... j'ai croisé le regard de la maîtresse qui a levé les yeux au ciel et soufflé, comme si ma fille était la plus agaçante de toutes les enfants et moi la pire mère qui soit :o , cette réaction ne m'a vraiment pas plu du tout. Mais je n'ai rien dit, parce que ça n'aurait pas aidé Julia. Petit à petit, j'ai réussi à la faire entrer en classe et j'ai pu m'éclipser... mais du coup, c'est moi qui ai pleuré sur le chemin du retour !!! :cry: Je pense que si la maîtresse la prend de haut, bien entendu que ça ne peut pas se passer comme sur des roulettes... Je vais continuer à parler à Julia dans le même sens, et je croise les doigts pour que ces angoisses du matin se dissipent rapidement, et qu'en classe elle se mette à bien faire ce que la maîtresse lui demande de faire. C'est une petite fille gentille comme un coeur, elle ne mérite vraiment pas d'être triste comme ça... j'ai tellement envie que ça se passe bien pour elle... :cry::cry::cry:

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Héloïse44

Allez, t'inquiète pas, ma belle! Ca va s'arranger... :wub::wub::wub: faut juste que ta petite se fasse à l'idée, ça va viendre... ;)

Je ne sais pas si ça va te remonter le moral, mais mon fils a pleuré le matin pdt ses 3 années en mat chaque fois que c'était moi qui l'y accompagnais... Ca ne l'a pas empêché d'avoir une scolarité agréable pour lui malgré tout. :)

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Rélinette
Allez, t'inquiète pas, ma belle! Ca va s'arranger... :wub: faut juste que ta petite se fasse à l'idée, ça va viendre...

Je ne sais pas si ça va te remonter le moral, mais mon fils a pleuré le matin pdt ses 3 années en mat chaque fois que c'était moi qui l'y accompagnais... Ca ne l'a pas empêché d'avoir une scolarité agréable pour lui malgré tout. :)

Merci pour ton soutien !! :)

Ca me fait sourire (et ça me rassure :P ) que tu me dises que ton fils pleurait chaque fois que c'était toi qui l'accompagnais : ce matin, je ne pouvais pas être là pour accompagner ma Julia, donc c'est mon mari qui l'a fait... et... JULIA N'A PAS PLEURE !!!!!!!!!!!!!!! :blush:

Dorénavant, j'ai repris et ne pourrai plus l'accompagner que le vendredi matin, et les autres jours ce sera mon mari qui l'accompagnera... j'ose espérer que ça aidera un peu !!! ;)

Par ailleurs, hier midi j'ai sympathisé avec 2 mamans de petits garçons de la classe de Julia, et qui eux aussi pleurent tous les matins !! Ca rassure de savoir qu'on n'est pas seule ! Et puis on échange nos impressions, et j'ai appris que, tout comme Julia, leurs garçons mettent 3 heures à petit-déjeuner le matin !! Comme quoi, les "symptômes" sont les mêmes !! ;)

Enfin bref... croisons les doigts pour que ça aille vite mieux ! En tout cas, le moral est meilleur qu'hier ! :)

Merci pour votre soutien les filles, ça fait du bien ! :wub:

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Héloïse44

Heureuse de savoir que tout s'arrange! :thumbsup:

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Yseult
Bonjour tout le monde,

Ma fille est entrée en petite section de maternelle lundi dernier. Ca faisait des mois qu'on parlait de l'école, qu'elle avait hâte d'y être etc. Bref... Première matinée, nickel, pas un pleur, 2 minutes après être entrée dans la classe, elle ne s'occupait même plus de nous, donc on est repartis tranquillous, le coeur léger que tout se soit aussi bien passé. Mardi matin, pareil, tout va bien. Mercredi, pas d'école.

Jeudi matin, ma louloute se réveille de mauvaise humeur, un moustique lui a fait des boutons énooormes, dont un à la cheville qui la fait boitiller, et je veux bien la comprendre parce que franchement, ça devait être un MGM (moustique génétiquement modifié :P ) pour faire d'aussi gros boutons !! Bref... arrivée à l'école dans les pleurs. Je mets ça sur le compte de la mauvaise humeur engendrée par la douleur de ce vilain bouton de moustique placé au mauvais endroit.

Jeudi soir, un gros rhume s'est mis en place dans la journée, ma poupoune a le nez qui coule, mal à la tête, fatiguée, des petits yeux... la nuit, elle a mal dormi à cause de son nez plein... vendredi matin, forcément, on est ronchon et on arrive à l'école de nouveau dans les pleurs.

Mais bon, je me dis que ces deux matins ont été "arrosés" à cause de la douleur le premier matin et du méchant rhume le deuxième.

Le week end passe, lundi on arrive à l'école dans les pleurs, et ce matin rebelotte...

Je précise tout de même que Julia, le matin en se levant, est ravie de dire qu'elle va à l'école ; dans la voiture pour y aller, elle est toute contente, et si jamais je suis obligée de passer devant l'école pour aller me garer plus loin, elle a presque peur qu'on n'y aille pas "pourquoi tu ne t'arrêtes pas ???" ... quand la grille de l'école est encore fermée quand on y arrive, elle trépigne et me dit "mais ! Je veux aller à l'école moi !!", et quand la grille est déjà ouverte, elle saute de joie en disant "ouais !! C'est déjà ouvert !!"... c'est ensuite que les choses se gâtent, au moment d'entrer en classe. Pourtant, la maîtresse m'a l'air très douce, très gentille et elle a l'air de bien savoir s'y prendre, et Julia elle-même me dit que la maîtresse est gentille, et elle me dit même que la maîtresse est jolie, ce qui, à mon sens, prouve bien qu'elle n'a pas de souci particulier avec sa maîtresse...

Je commence à être un peu désespérée : moi qui étais persuadée que tout se passerait comme sur des roulettes pour ma louloute qui, il faut le dire, est bien dégourdie, parle déjà très bien et tout et tout... j'en ai parlé avec elle hier soir, j'ai essayé de savoir ce qui ne va pas le matin, mais pas de réponse précise. Elle m'a même dit qu'elle aime l'école, elle m'a dit "aaaaaaah oui ! Ca me plaît !" ...

Ce midi, en allant la chercher à l'école, j'ai discuté 2 minutes avec la maîtresse, pour savoir tout de même si ça se passe bien dans la matinée, une fois que je suis partie ; elle m'a expliqué que ma Julia qui, il faut l'avouer, a du caractère, a du mal à se plier aux règles de la vie en collectivité... que quand elle joue, elle ne veut pas aller s'asseoir avec les autres, etc. Elle m'a dit que c'est "tout un ensemble de règles auxquelles il faut qu'elle se plie, et qui feront que bientôt l'école ne sera pour elle pas l'endroit idyllique"... Elle me dit que c'est une petite fille qui a du répondant et ne se laisse pas faire, mais qui participe bien en classe quand même...

C'est là que je commence à me remettre en question : jusqu'où appliquer la parentalité sans violence ? Pour ma part, j'ai instauré avec ma fille un dialogue permanent depuis sa naissance, nous ne l'avons jamais frappée, ni fessée, ni tape sur les mains ; nous préférons parler, discuter, expliquer les interdictions, etc. Quand elle se rebelle, car c'est vrai qu'elle le fait régulièrement, on la prend calmement à part, on lui explique pourquoi on ne veut pas qu'elle fasse ci ou ça, on reste hyper calme parce que le calme est contagieux, etc. Quand on veut la "contraindre" à faire quelque chose, on ne le fait jamais par la force : si elle n'est pas d'accord, on lui explique clairement les choses, pourquoi on veut qu'elle fasse ci ou ça, on lui dit qu'elle n'a pas le choix, etc. C'est à dire qu'elle a tout un ensemble de règles à respecter, elle a des points de repère : ce n'est ni une enfant gâtée à qui l'on passe tout sans jamais rien dire, ni une enfant tenue avec une main de fer, c'est juste le milieu entre les deux : elle a des règles à respecter, mais nous les faisons respecter sans crier ni taper...

Mais aujourd'hui qu'elle se retrouve en collectivité, la donne change: il est évident que la maîtresse ne peut pas prendre chaque enfant individuellement pour lui expliquer tout en long en large et en travers, sinon elle ne fait plus rien d'autre... Mais ma Julia qui a l'habitude qu'on lui explique tout doit se trouver déboussolée qu'on lui impose des choses qu'elle ne veut pas faire sans lui expliquer... Moi qui pensais lui rendre service en lui expliquant tout, je me rends compte aujourd'hui que le contexte est différent pour elle aujourd'hui et qu'il va falloir qu'elle s'adapte à tout ça... Fidèle à moi-même, je lui ai donc expliqué tout ça : qu'à la maison, on lui explique tout, mais qu'à l'école, la maîtresse ne peut pas se permettre de tout expliquer comme nous, qu'il faut qu'elle écoute ce que dit la maîtresse et qu'elle fasse ce que la maîtresse lui demande de faire, etc. Mais je ne suis pas sûre que ça suffise...

Je voudrais tellement que l'école soit justement un lieu idyllique pour Julia, un lieu où elle aille avec plaisir... je suis tellement déçue de me dire qu'elle se sent peut-être mal à l'école... elle qui s'intéresse à tellement de choses, je suis vraiment triste de penser qu'elle ne se sent pas au top parce qu'il y a des règles de vie en collectivité qu'elle n'arrive pas à respecter...

Pour les parents dans le même cas que moi, pouvez-vous me rassurer, me dire qu'ils finissent par se mettre au pas comme les autres et qu'ils sont heureux d'aller à l'école ? Surtout que pour l'instant je suis à la maison, donc je l'ai avec moi tous les aprèms, mais dans moins d'une semaine, elle va sûrement devoir rester à l'école toute la journée, à la cantine, donc, etc. Comment puis-je l'aider à se sentir à l'aise dans ses baskets sans lui parler méchamment, sans la taper, mais en lui faisant bien comprendre qu'il faut qu'elle fasse ce que sa maîtresse lui demande de faire ??

Ouf, c'était long, mais j'avais besoin d'en parler...

Par avance, merci pour votre aide et votre attention ! :)

Rélinette : je n'ai pas encore lu ce que les autres vont te dire, mais en tous cas, ne change rien : c'est toi qui es dans le vrai, même si la maîtresse n'est pas dans le faux... mais on ne peut pas faire avec 25 élèves ce qu'on fait avec ses propres enfants, 10 fois moins nombreux en moyenne ;) , chez soi

De toute façon, qu'on soit enfant ou adulte, est-ce qu'on aquiesce d'emblée sans se poser de questions à des règles totalement nouvelles pour nous quand on change d'environnement?

C'est une question de survie, de vieux réflexes ancestraux sans doute, qui nous amènet à nous méfier instinctivement de ce qu'on ne comprend pas et qu'on perçoit comme potentiellement dangereux pour notre intègrité.

Alors selon les individus, certains se replient "sous leur tente" prudemment, d'autres tentent de changer les règles nouvelles pour qu'elles ressemblent à celles qu'ils connaissent.

Alors, évidemment quand on est "grand" on a du recul, on est déjà passé par des situations similaires et sauf grave exception, personne ne nous veut du mal, même si nous devons mettre un peu d'eau dans notre vin pour vivre en communauté.

Là, ta louloute découvre des tas de choses nouvelles, et à la différence de quelqu'un de plus âgé, elle n'a aucun élément pour anticiper la suite des événements et faire des comparaisons avec des choses déjà vécues, même si tu les lui expliques : les autres enfants, leur nombre, la personnalité de la maîtresse, les règles de l'école...

Bon, comme ta nounette a l'air d'en avoir dans la caboche, tu ne devrais pas te faire de souci : elle perçoit bien que tu ne lui mens pas, qu'elel peut compter sur toi, que vous êtes en cnfiance et que tu ne lui tends pas un tarquenard en l'obligeant à aller à l'école où elel ne peut pas faire appliquer exactement les mêmes règles qu'à la maison. Mais elle va prendre ses marques et ça va rouler.

On est tous passés par là, et parfois, avec beaucoup moins d'atouts que ceux dont dispose ta fille. ;)

Je m'édite : bon, c'est bien ce que je pensais, on est toutes allées dans le même sens.

Sinon : prends en compte un truc : la maîtresse et toi luttez en ce moment pour la "possession" de ta fille, si si: chacune à votre façon.

Donc, les yeux aux ciels de la maîtresse, c'est la traduction du fait qu'elle n'a pas encore réussi à "s'approprier" ta fille , à travers les règles qu'elle met en place (nécessaires, c'est pas là dessus qu'on discute) : souvent au lieu de considèrer que les enfants ont simplement du mal à laisser une partie de leur personnalité au vestiaire, on pense que leur fronde est dirigée contre nous. Ce n'est pas contre nous, c'est contre la règle.

Or, là, la maîtresse personnalise un peu le "conflit".

Donc, ne l'alimente pas, ça ne pourrait que se retourner contre ta fille...

Ne te prends pas trop la tête tout de même : ta louloute en verra d'autres et l'essentiel c'est qu'elle sache que tu es là en arrière pour l'aimer, et que bientôt, elle puisse avoir des satisfactions de l'école elle-même.

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eve44

bonjour ,

je suis dans la même situation que toi:ma fille a fait sa rentrée en maternelle début septembre , les 2 premiers jours tout s'est bien passé mais depuis elle pleure régulièrement quand je la laisse à l'école.

Elle s'agrippe à moi et c'est dur de la laisser....de plus , j'ai l'impression que ça énerve un peu l'enseignante.

nous avons également choisi le dilaogue pour l'éducation de notre fille et je pense que c'est un bon choix qui amène les enfants à se poser et à poser plus de questions mais ils ont hélas plus de mal à se plier aux règles .l'enseignante devrait prendre le temps de lui expliquer mais elle doit gérer un groupe donc je pense qu'elle ne voit pas les choses de la même façon.

je me dis qu'en étant patientes et qu'en prenant le temps de bien leur expliquer la situation nous y arriverons.

bonne continuation

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Héloïse44
je me dis qu'en étant patientes et qu'en prenant le temps de bien leur expliquer la situation nous y arriverons.

Vi, t'es dans le vrai, la positive attitude... :)

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comptine

relinette bonjour

bon je vais pas aller dans le sens de ce que je viens de lire, mais je ne suis pas totalement d'accord avec tous ce qui se dit. J'ai été beaucoup touchée par ta lettre car on sent que tu aimes ta fille et que tu es très ouverte à la discussion. Je suis bien d'accord avec toi, la fessée n'est pas une solution (la violence physique n'est jamais une solution, mais (et c'est une question que je me pose) ne parles tu pas trop avec ta fille ! Je m'explique, Julia à 3 ans c'est une enfant, presque un bébé encore, et on ne discutte pas avec un enfant comme avec un adulte. Parfois il faut etre ferme, ce qui n'empeche en rien d'etre tendre et affectueux et j'ai l'impression que tu refuses toute forme d'autorité avec ta fille. Ne jamais la gronder quand elle fait une bêtise (ou lui parler fermement) ne l'aide peut etre pas à se construire, et du coup elle est en décalage avec l'école. Voila je vais à contre courant de tout ce qui a été dit, et je pense aussi qu'il faut laisser le temps à Julia de s'habituer (la collectivité n'est pas facile pour un enfant de 3 ans qui est naturellement égocentrique à cet age). En tout cas je vous souhaite bon courage à toutes les deux, et tu devrais parler à la maîtresse, qu'elle ne prenne pas ta fille en grippe, moi je suis instit et j'aime bien les enfants qui ont du caractére mais bon. :wub:

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césar

Et si c'était plutôt pour toi, Relinette, qu'il était aujourd'hui difficile de te séparer de ta fille qui rentre à l'école cette année....

La PREMIERE rentrée à l'école, c'est, pour nous autres mamans je trouve, une "première séparation" de plus après le premier jour à la crèche, ou avec la nounou et c'est parfois, dans les faits, LA véritable première grande séparation! Ca peut être dur (que tu sois partie de l'école en pleurant me fait beaucoup penser à moi au premier jour de nounou de mon fils (à 3 mois) et au premier jour de crèche de ma fille (à 1 an): rester derrière la porte quelques minutes pour "voir" si tout se passe bien, faire le tour de pâté de maisons au cas où (où quoi??), se dire plusieurs fois dans la journée qu'il n'y a aucune raison pour que cela se passe mal puis imaginer toutes les possibilités qui pourraient faire que cela se passe mal, se dire que c'est idiot puis repartir à cogiter, etc.

Le fait qu'il n'y ait pas eu de pleurs quand ton mari a accompagné Julia m'apparaît être un indice supplémentaire.

On pense beaucoup à nos enfants, mais eux aussi, parfois (souvent?) pensent à nous, s'inquiètent de ce que nous pensons, de ce que nous vivons. Ils sont souvent ultra intelligents dans ces cas là: ils transforment les situations pour nous économiser l'introspection ...

J'espère que les débuts de journée de classe de Julia ont continué à bien se passer.

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Héloïse44

message erroné

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césar
message erroné

???

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Golfe

Votre objectif étant d’éviter toutes "violences", par choix, vous soûlez votre enfant d’explications complexes sur le pourquoi du comment d’une décision prise avec votre époux et pour son bien… OUF !

Et si vous étiez à l’origine de ses angoisses ????

Un petit croquis vaut mieux qu’un long discours, dît Napoléon…

Une réponse ferme et définitive, ce n’est pas de la violence…

Une petite tape sur les fesses pour marquer le coup, ce n’est pas de la violence…

Ne pas justifier ni argumenter une décision, ce n’est pas de la violence…

Il y a le monde des adultes, et celui des enfants !

Aimer son enfant, ce n'est pas seulement lui faire des papouilles du matin au soir ! C’est le guider clairement tout au long de ses apprentissages.

Bref, soyez audible !

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Yseult
Votre objectif étant d’éviter toutes "violences", par choix, vous soûlez votre enfant d’explications complexes sur le pourquoi du comment d’une décision prise avec votre époux et pour son bien… OUF !

"pour son bien"... <_<

Et si vous étiez à l’origine de ses angoisses ????

C'est possible :)

Un petit croquis vaut mieux qu’un long discours, dît Napoléon…

Là, je ne vois pas. :huh:

Une réponse ferme et définitive, ce n’est pas de la violence…

Supposons :blush:

Une petite tape sur les fesses pour marquer le coup, ce n’est pas de la violence…

J'aime la présence de l'adjectif devant "tape". Et pourquoi s'arrêter à une tape, l'enfant grandissant?

Qu'est-ce d'autre que de la violence? <_<

Oui un enfant avant l'âge de raison est accessible au raisonnement et on n'obtient pas d'enfants "impertinents" ni "rois" parce qu'on leur témoigne du respect, respect pour les petites personnes qu'ils sont.

S'être donné du plaisir un jour et qu'il en soit résulté un être vivant ne confère aucun droit sur la vie de cet être.

Sauf dans le cas, tout de même rare, où la vie de l'enfant est en danger et où seule la méthode coercitive peut éviter dans l'urgence ce danger (exemples : l'enfant qui refuse de donner la main pour traverser ou l'enfant qui colle ses doigts dans une prise et qu'on ne peut pas soustraire à cette prise ou placer une protection sur la prise, etc...), c'est bel et bien une violence : on se soulage soi, parent, de la tension qu'on a accumulée en obéissant à la facilité, ou encore, on se laisse aller à un plaisir sadique d'exercer sa toute-puissance sur plus faible que soi.

Dans la mesure du possible on doit au contraire bannir la violence physique : c'est rendre la violence banale.

Que diriez-vous à l'instit qui frapperait votre enfant en se justifiant comme vous le faites?

J'imagine que vous seriez troublé. Serait-ce parce que vous imaginez détenir vous, des droits sur la personne de votre enfant que ne détiendrait donc pas le professeur?

Ne pas justifier ni argumenter une décision, ce n’est pas de la violence…

Non? Ca porte un nom : "loi du plus fort".

Il y a le monde des adultes, et celui des enfants !

Idem. Voir au dessus.

Il ne s'agit pas de leur faire porter le poids de soucis d'adultes en se justifiant de ses décisions par une argumentation qui leur échappe. Expliquer n'est pas se justifier. Il ne s'agit pas de se mettre au niveau des enfants, mais à leur portée, ce qui est différent.

Je crois que vous faites vôtre "qu'ils me respectent pourvu qu'ils me craignent".

Ce que vous obtenez de vos enfants, c'est de la peur. Pas du respect.

Aimer son enfant, ce n'est pas seulement lui faire des papouilles du matin au soir ! C’est le guider clairement tout au long de ses apprentissages.

Nous sommes d'accord. Et pour ce faire, on peut se passer de la violence.

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comptine

Yseult je ne suis pas non plus d'accord avec Golfe mais je crois comprendre ce qu'elle veut dire à Relinette qui semble refuser de s'affirmer avec sa fille. Relinette quand tu dis que vous voulez "contraindre Julia sans la forcer", ta formule est elle même confuse, car pas définition contraindre c'est forcer. Je pense effectivement qu'on peut exiger des choses de son enfant sans violence mais il suffit parfois de dire "non" fermement en expliquant eventuellement brievement (c'est dangereux, c'est pas bon pour ta santé...) sans entrer dans des discussions improbables entre un enfant et ses parents. La frustration fait aussi partie de l'éducation. Parfois l'enfant n'est pas satisfait d'une règle, même si on lui explique, mais tant pis c'est aussi ça qui le fait avancer. :)

P.S : GOlfe, une fessée (pour maruqe le coup :o ) c'est de la violence et je ne pense pas que ça aide un enfant à grandir.

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Golfe

@ Yseult

Je n’ai pas la prétention de tout connaître sur le sujet, mais vous osez comparer une petite tape sur les fesses, disons une petite fessée, avec de la maltraitance…

Qui plus est, une maltraitance qui puiserait ses racines dans mes frustrations d’adulte... Laissez-moi vous dire que vous êtes la reine du raccourci facile…

Par ailleurs, vous faites un lien douteux sur la prise d’un plaisir charnel et la naissance inopportune d’un être vivant… J’évite de justesse l’alcoolisme et la drogue, vous êtes trop généreuse… :biggrinthumb:

Je ne fais pas l’éloge de la fessée, je dis simplement qu’administrée dans de rares occasions et à bon escient, elle est salutaire pour l’enfant.

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Golfe
P.S : GOlfe, une fessée (pour maruqe le coup :o ) c'est de la violence et je ne pense pas que ça aide un enfant à grandir.

Il y a violence et violence... :cool:

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Yseult

Non, il n'y a pas violence et violence : il y a violence tout court.

Elle ne se mesure pas sur une échelle à l'intensité de la douleur physique ressentie.

Oui, c'est une facilité que de se "laisser aller" à ce que notre adrénaline nous commande de faire. Il est autrement plus difficile d'être plus fort que ses mains.

Je préfèrerais lire que vous avez perdu votre sang-froid et que la fessée est tombée ; encore une fois, c'est une réaction physiologique normale parce que nous percevons le refus de nos enfants comme une "agression" nous aussi (ils résistent à notre volonté), mais présenter cette fessée comme ayant une vertu éducative, non.

Si Affable passe par ici, elle vous fournira des liens qui démontrent que la violence, même la "petite tape", instaure un mode de fonctionnement dans la personnalité qui n'est absolument pas anodin. C'est une bombe à retardement.

Que la frustration soit nécessaire pour intègrer le fonctionnement des rapports sociaux, c'est un fait et nous sommes des individus sociaux.

Mais vous ne pouvez pas à la fois interdire à votre enfant, parce que j'imagine que vous le faites, de se montrer violent physiquement avec ses camarades et vous-même vous arroger le droit de l'être sur lui.

Ce faisant, vous faites passer à votre enfant le message selon lequel il vous appartient : c'est ce que j'appelle instrumentaliser votre enfant.

C'est pour cela que j'ai écrit que le fait de se donner du plaisir et qu'un être en résulte ne confère en rien au géniteur la propriété de cet être.

Encore une fois, il ne s'agit en aucune façon d'être laxiste : l'éducation est un devoir que nous devons assumer, nous , parents.

Mais en "élevant" nos enfants, dans tous les sens du terme, pas les rabaissant en exerçant sur eux notre supèriorité physique.

PS : et je vous certifie qu'on se fait aussi obéir de ses enfants sans les frapper.

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vero

Je fais partie de ces mamans qui parfois donnent une fessée à leur(s) enfants.

Cependant, je dis aussi que ce n'est pas la solution et qu'en effet, quand elle tombe, c'est simplement que j'ai perdu mon sang-froid.

Je pense, et je reste convaincue que l'on peut l'éviter.

En même temps, je pense et reste convaincue que les négociations qui durent 3 heures ne sont pas non plusune solution. Un exemple :

Le soir quand je dis à mes deux petits montres qu'ils doivent aller se laver les dents, puis aller se coucher. Partant du principe que je leur ai déjà expliqué pourquoi on devait se laver les dents, pourquoi on devait aller se coucher de bonne heure ....., je ne tergiverse pas pendant 3h. Il y a une fois, 2 fois, et la troisième est en général assortie d'une punition.

D'ailleurs, bizarre, je ne mets plus jamais de fessées à mes deux grands ;) . J'enlève la clé Wifi, ça fonctionne aussi bien. :D

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Yseult
Je fais partie de ces mamans qui parfois donnent une fessée à leur(s) enfants.

Cependant, je dis aussi que ce n'est pas la solution et qu'en effet, quand elle tombe, c'est simplement que j'ai perdu mon sang-froid.

Je pense, et je reste convaincue que l'on peut l'éviter.

En même temps, je pense et reste convaincue que les négociations qui durent 3 heures ne sont pas non plusune solution. Un exemple :

Le soir quand je dis à mes deux petits montres qu'ils doivent aller se laver les dents, puis aller se coucher. Partant du principe que je leur ai déjà expliqué pourquoi on devait se laver les dents, pourquoi on devait aller se coucher de bonne heure ....., je ne tergiverse pas pendant 3h. Il y a une fois, 2 fois, et la troisième est en général assortie d'une punition.

D'ailleurs, bizarre, je ne mets plus jamais de fessées à mes deux grands ;) . J'enlève la clé Wifi, ça fonctionne aussi bien. :D

Ah, mais la punition, je ne dis pas qu'il ne faut pas l'utiliser ! :blush:

Sinon, ce que je voulais ajouter, c'est que l'autre intérêt qui n'est pas le moindre, d'éviter la force pour lui préférer l'explication, c'est que si on obéit à une règle simplement par crainte du châtiment, il y a toutes les chances pour que la transgression se trouve parée de tous les attraits, et parfois, ce sera au péril de la sécurité voire de la vie du "transgresseur"

Dire "non tu ne fumeras pas parce que ce n'est pas de ton âge", c'est presqu'à coup sûr avoir un ado, voire un pré ado qui se laissera influencer par les copains et qui aura envie de se livrer à toutes sortes d'addictions, parce que ce sera considéré comme un espace de liberté par lequel il pensera se libérer de l'emprise parentale.

Alors qu'on peut espérer (sous toutes réserves, évidemment) qu'en responsabilisant depuis toujours l'enfant, il éprouvera moins le désir plus tard de faire des essais dangereux, simplement pour se donner l'illusion qu'il est maintenant assez fort pour défier l'autorité et l'interdit.

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vero

Yseult, je suis d'accord sur la non violence, et d'accord aussi sur le fait que la fessée est une violence. Je voulais juste dire que moi même, "pratiquant" parfois la fessée, je dis que ce n'est pas une solution, simplement la preuve que parfois, on perd son sang froid.

Je pense qu'il y a d'autres solutions, mais parfois, ben, je ne ne les ais pas.

Et, plutôt que le "regard qui tue" du genre ceux que me lançaient mon père quand j'étais gamine, je "préfère" encore la fessée. Ses regards me stoppaient net. et pourtant, il en fallait beaucoup pour me stopper :blush:

Et je garde beaucoup plus de mauvais souvenirs de ces regards que des fessées qu'a pu me donner Môman

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