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    • André Jorge

      UN SUJET PAR THEME DE DISCUSSION !   01/07/2017

      MERCI DE RESPECTER LE REGLEMENT ET L'ORGANISATION DU SITE ET DE NE PAS CREER DE SUJET FOURRE-TOUT, DE SUJET PAR NIVEAU DE CLASSE, MAIS DE CREER UN SUJET PAR THEME DE DISCUSSION/QUESTION. Dans un souci de lisibilité et d'efficacité, nous vous rappelons l'obligation de : - créer un nouveau sujet par thème de discussion. - à poster votre sujet dans le bon forum, afin de permettre à tous les membres de vous lire et de répondre à vos questions, quel que soit leur niveau de classe actuel, d'autant plus que les membres expérimentés ont déjà effectué plusieurs niveaux de classe et peuvent vous aider. - à faire en sorte de partager vos discussions avec tous les membres du site. Cf. Merci.
    • André Jorge

      EFFICACITE ET LISIBILITE   01/07/2017

      Dans un souci d'efficacité et de lisibilité du site, il vous est demandé lorsque vous publiez sur le site : - de respecter l'esprit de partage d'EDP, en privilégiant les échanges avec TOUS les membres (et pas seulement ceux qui ont le même niveau de classe que vous). - de systématiquement faire une recherche, avant de créer un nouveau sujet. - de donner un titre précis à votre sujet et de formuler clairement votre demande ou question. - de ne pas faire de hors sujets (et de créer plutôt une nouvelle discussion pour parler d'autre chose). - de respecter l'organisation du site et de publier dans les bonnes rubriques. Merci.
giga

"méthode" Thierry Venot

62 messages dans ce sujet

Moi je trouve chouette de pouvoir échanger avec vous les auteurs, j'espère que ça restera dans la bonne humeur.

J'adore ce site pour les points de vue divers et variés, les expériences que chacun apporte.

Moi aussi Annelylou :sleep::smile:

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Ma jeune voisine qui utilise cette méthode depuis trois ans dans sa classe avec ses élèves de Grande Section utilise en parallèle pour l'écriture la méthode de chez Magnard qui s'intitule "Du graphisme à l'écriture", de Mme L. Baron.

Lorsqu'elle arrive aux fiches Voyelles de la méthode de M. Venot, c'est le plus souvent vers le début ou la mi-novembre.

Ses élèves, qui avaient déjà dans sa classe pratiqué la même méthode en Moyenne Section (Du tracé au graphisme), sont déjà capables de réaliser les fiches d'écriture qu'a prévues M. Venot.

Elle continue toute l'année scolaire à suivre les deux programmes : celui de Mme Baron en écriture vue sous l'angle de l'apprentissage du geste et de la calligraphie et celui de M. Venot pour compléter le programme précédent en donnant un but à ces exercices d'écriture et en faisant sentir et comprendre à ses petits qu'on écrit pour traduire en signes les sons qu'on entend, car, comme Mme MCD, elle est très attentive à ce que ses élèves acquièrent dès la Grande Section un comportement de lecteur, soient curieux devant la langue écrite et commencent, car ils sont encore bien jeunes, à avoir la capacité d'exprimer leurs idées grâce à l'écrit.

Elle me disait récemment que ses grands qui vont entrer au Cours Préparatoire à la rentrée sont maintenant capables d'écrire seuls de courtes phrases, en écriture cursive, qu'ils viennent la voir pour savoir comment on écrit certains sons qu'ils ne connaissent pas et qu'ils lui demandent ensuite de vérifier leur orthographe, encore bien fantaisiste, bien sûr.

Souvent, pendant leurs moments de temps libre, ils choisissent un livre à la bibliothèque et, à deux ou trois, ils essaient d'en décrypter le texte.

Je pense qu'on ne peut que louer un professeur des écoles qui a su à ce point engager ses élèves sur le chemin de l'écriture et de la lecture en choisissant des outils qui lui ont permis de nourrir cette curiosité dont parle avec raison Mme MCD.

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(...) Lorsque mes enfants ont manifesté l'envie d'apprendre à faire du vélo, je ne leur ai pas acheté «Les mémoires de Raymond Poulidor» et je n'ai pas passé six mois à leur faire visiter les magasins de cycles pour mettre en éveil leur curiosité ou développer leur comportement de cycliste. Je les ai mis sur un vélo en tenant fermement la selle jusqu'à ce que ce maintien ne soit plus nécessaire. Progressivement, ils ont appris à faire du vélo. (...)

Bonjour sabian et merci de prendre le temps de défendre, non pas un concept éditorial mais une méthode qui motive mes élèves (de l'écoute des sons progressivement à la lecture...) même si je ne résous par pour autant toutes les difficultés qu'ils rencontrent dans le développement de leur conscience syntaxique ou phonologique (désolé mais parfois, appeler un chat un chat ne suffit plus et il faut se servir d'un jargon plus signifiant).

Mais il ne s'agit pas ici de faire la présentation du GRIP ou de l'intérêt (réel à mon avis) de ton approche pédagogique, juste d'échanger voire argumenter sur le fait que l'approche de l'apprentissage de l'écriture dans une démarche qui vise avant tout à l'école maternelle à construire clairement le rapport de l'oral à l'écrit peut être remis en cause...

Un argument parmi d'autres : je reprends ton exemple de l'apprentissage du vélo...

Il sollicite une forme de mémoire qui "imprime" à jamais sauf accident cérébral grave, des apprentissages moteurs qui concernent autant la maîtrise d'un engin à deux roues que la conduite d'une automobile... Trop brièvement : ce sont les automatismes construits par l'apprenant qui autorisent la maîtrise du geste et sa capacité à le répéter sans le repenser dans son enchaînement et plus spontanément que jamais et en principe pour la vie... C'est l'une des caractéristiques essentielles dans l'approche de Dumont qui, toujours pour faire court, apprend les mouvements fondamentaux pour créer des automatismes et maîtriser le geste d'écriture afin que l'individu se concentre sur le sens de ce qu'il écrit et non sur la réalisation des formes de l'écriture...

Dans la méthode Venot, lorsque l'écriture cursive est associée à l'entraînement phonologique (dès les fiches C ou D je crois...), il s'agit bien de reproduire progressivement des formes (modèles de lettre cursive ou de sylllabe) insérées dans un lignage telles quelles... Le mouvement qui permet de créer ces formes n'a pas été appris (il n'est pas impossible qu'il s'impose à force de faire mais à quel prix ?). Les guides Magnard font le même choix didactique : on apprend la forme en dressant le geste (on l'observe, on la décrit - la forme - en inventant des mots pour se faire - canne et autre p'tite queue - et les élèves qui n'ont pas de difficultés à s'exprimer verbalisent même la trajectoire) .

Si les mémoires de Raymond Poulidor (j'ai beaucoup ri en te lisant là) sont une perte de temps pour apprendre à faire du vélo (en fait l'assurance d'arriver après le premier... Sacré Raymond, c'est pour ça qu'on l'aime), la reproduction des modèles en sollicitant la mémoire des mots et du langage (pas celle de la motricité) est à mon avis un raccourci que je comprends mais auquel je ne peux adhérer (j'ai essayé de l'expliquer brièvement sans mettre de pseudo-connaissances en avant).

J'en profite en passant, chacun son tour, pour rendre hommage à ton travail (je crois savoir le temps et l'effort qu'il en coûte de convaincre dans notre métier).

@ plus

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Bonjour ! Alors en ce qui me concerne, je débarque complètement en maternelle (en septembre prochain) après 15 ans d'élémentaire. Je suis donc en plein bouquinage et lectures pédagogiques pour appréhender "la bête", comme on dit ! J'ai hâte de me lancer dans la grande aventure maternelle mais je ne veux pas me planter et je cogite donc beaucoup.

J'hésite vraiment beaucoup entre "phono" et la méthode dont vous parlez ici (et qui me semble plus attractive).

En revanche, j'ai parlé à une collègue maîtresse G qui m'a dit que ce qui était préconisé en maternelle, c'était de bien s'attacher aux syllabes mais en aucun cas aux phonèmes avant le cp car les enfants n'en sont pas capables réellement.

Or je vois que dans cette méthode, les phonèmes sont vus en isolés. Est-ce seulement pour le début CP ou bien le faites-vous en GS ?

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Les GS sont tout à fait capables de localiser les a, les i, etc...Tu les lies à leur écriture (dans les prénoms, les jours de la semaine) , et paf ils ont construit la relation son-lettre pour le CP.

Après, pour les phonèmes genre f, ou v qu'on peut faire durer, c'est encore repérable mais pas par tous. Ne parlons pas des m.

Mais tu as raison, la syllabe est l'angle "d'attaque" pour les GS.

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Programmes 2008

à la fin de l’école maternelle l’enfant est capable de :

- différencier les sons ;

- distinguer les syllabes d’un mot prononcé, reconnaître une même syllabe dans plusieurs énoncés ;

- faire correspondre les mots d’un énoncé court à l’oral et à l’écrit ;

- reconnaître et écrire la plupart des lettres de l’alphabet ;

- mettre en relation des sons et des lettres ;

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Le nouveau "doc d'accompagnement" langage est sorti, en ligne ici et très détaillé, explicite.

Le lire peut être aussi intéressant avant la rentrée 2011.

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Merci beaucoup !

J'aimerais bien l'avoir sur papier, ce document.

Est-ce qu'on a droit à un exemplaire, en tant qu'enseignant ?

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Le nouveau "doc d'accompagnement" langage est sorti, en ligne ici et très détaillé, explicite.

Le lire peut être aussi intéressant avant la rentrée 2011.

J'ai rapidement feuilleté cet ouvrage et n'ai pas trouvé le nom des auteurs. Ai-je mal cherché ?

Par ailleurs, mais vous allez sans doute me dire que vous êtes comme moi très étonnée par ce manquement au devoir de réserve quant à la liberté de choix des méthodes par les professeurs des écoles, comment se fait-il qu'il ne soit pas indiqué en début d'ouvrage que les procédés décrits dans ces pages ne sont qu'une des nombreuses méthodes utilisables pour obtenir le même résultat ?

Je n'ose imaginer ce que peut donner ce genre d'ouvrage lorsqu'il est imposé par la hiérarchie et subi comme un pensum par tous les professeurs des écoles de maternelle de la circonscription, obligés de s'y conformer sans possibilité de réflexion et de choix personnels.

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Accompagnement des Programmes 2008 proposé par le MEN comme aide pour les enseignants de maternelle .

On peut penser que Mme Bouysse IGN qui avait déjà participé à la rédaction du précédent a participé aussi à cette rédaction mais ce n'est qu'une supposition.

Pas d'autre commentaire à faire sur cette publication.

Je ne sais si un document papier sera proposé à chacun, peut-être un par école ?

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Bonjour Calinours

« on apprend la forme en dressant le geste (on l'observe, on la décrit - la forme - en inventant des mots pour se faire - canne et autre p'tite queue - et les élèves qui n'ont pas de difficultés à s'exprimer verbalisent même la trajectoire) . »

« Le mouvement qui permet de créer ces formes n'a pas été appris » (calinours)

Je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à mon modeste ouvrage. L'importance du langage dans l'accompagnement de l'élève qui apprend un geste graphique est effectivement très grande. Cela oblige à faire travailler les enfants en petits groupes sous le regard vigilent de l'enseignante. La mise en mots, sous forme de comptines ou d'images mentales est une aide essentielle pour accompagner le geste (l'amélioration est quasi immédiate). Je suis conscient de tout cela et je reconnais n'avoir pas suffisamment insisté sur ce point. Ma méthode (qui sera complétée) est destinée à des professionnelles et je pensais (peut-être naïvement) que toute la partie consacrée à l'éducation du geste qui précède l'écriture était maitrisée par les enseignantes.

Toutefois, dans le fichier d'exercices associé à la méthode, toute la première partie est consacrée à l'éducation du geste graphique. L'abord de l'écriture n'intervient qu'après ce long travail préparatoire. Je ne peux donc être que d'accord avec vous quand vous écrivez que la reproduction des modèles doit, en plus de l'analyse phonologique, également solliciter la mémoire et l'aisance motrice.

Je suis actuellement très occupé. Je répondrai aux questions des autres intervenantes quand je trouverai un peu de temps (particulièrement sur la place, à mon avis trop grande, prise en GS par le travail sur la syllabe)

Merci pour vos critiques constructives et argumentées (ce n'est pas toujours le cas !)

Bisous (avec un pseudo comme le vôtre, je n'ai pas pu résister!)

Thierry

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Bonjour Calinours

(...) enseignantes (...) professionnelles (..)

Bisous (avec un pseudo comme le vôtre, je n'ai pas pu résister!)

Je pense que l'ami Calinours va apprécier tes bisous. :lol:

Juste une info en passant, il y a aussi des "mecs" en maternelle, sans doute un détail mais qui révèle une vision un peu surannée de cette école. :wink:

Fin de la digression.

J'ai rapidement feuilleté cet ouvrage et n'ai pas trouvé le nom des auteurs. Ai-je mal cherché ?

Par ailleurs, mais vous allez sans doute me dire que vous êtes comme moi très étonnée par ce manquement au devoir de réserve quant à la liberté de choix des méthodes par les professeurs des écoles, comment se fait-il qu'il ne soit pas indiqué en début d'ouvrage que les procédés décrits dans ces pages ne sont qu'une des nombreuses méthodes utilisables pour obtenir le même résultat ?

Je n'ose imaginer ce que peut donner ce genre d'ouvrage lorsqu'il est imposé par la hiérarchie et subi comme un pensum par tous les professeurs des écoles de maternelle de la circonscription, obligés de s'y conformer sans possibilité de réflexion et de choix personnels.

En ce qui concerne les auteurs, on peut lire, sous le sommaire que le suivi éditorial est assuré par Jean-Thomas Rieux, une recherche rapide nous apprend qu'il est chef de projet au CNDP d'Angers, personnellement ça me suffit comme info. Le contenu du document m'importe plus.

Le peu que j'en ai lu (je me garde le doc sous le coude pour les vacances) me convient assez, j'y ai vu beaucoup de "il est préférable de", "par exemple", "on peut aussi" etc... autant de précautions oratoires qui permettent une assez grande souplesse quand à la mise en place sur le terrain, tout en donnant des pistes et des réponses qui me semblent plutôt judicieuses.

Les documents d'accompagnement ne sont pas les instructions officielles. Il faut les prendre comme des outils, ni plus ni moins. Que ces documents soient préconisés par les IEN ne me parait pas anormal, en tout cas, moins que s'ils préconisaient tel ou tel ouvrage émanant d'une maison d'édition commerciale ou d'une association partisane.

Sois rassuré, la liberté pédagogique existe encore.

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Je pense que l'ami Calinours va apprécier tes bisous.

Juste une info en passant, il y a aussi des "mecs" en maternelle, sans doute un détail mais qui révèle une vision un peu surannée de cette école. Fin de la digression.(Moustache)

Bonjour Moustache

Merci pour l'info mais n'ayez pas trop rapidement d'idées préconçues sur ma prétendue vision surannée de l'école maternelle. Mauvaise pioche en effet ! Il se trouve que j'étais enseignant en PS-MS de maternelle dès 1979 ! Je ne connais pas les statistiques mais je n'ai pas l'impression que la proportion d'hommes dans cette école ait évoluée de façon significative depuis cette époque. Quoi qu'il en soit, si vos moustaches ne sont pas factices, nous sommes au moins trois (avec Calinours dont je viens de visiter le profil). N'ayant pas non plus une vision surannée des relations humaines, je confirme donc mon bisou à ce collègue qui, je l'espère, ne m'en tiendra pas rigueur.

Poignée de main cordiale et virile

Thierry

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:D Entre ours...

Je vais me procurer une version plus récente et plus complète de ton travail sabian.

Nous aurons l'occasion de revenir sur ce débat ; on est d'accord sur le fait qu'on ne peut dissocier les apprentissages de la lecture et de l'écriture, cependant l'approche initiale (celle qui implique l'école maternelle) ne doit pas se réaliser dans une même progression pédagogique qui mélange tout...

Les enseignants ont besoin de clarté pour construire une démarche pertinente.

@ plus messieurs (bisou aux autres)

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Loin de moi l'idée de vous contredire, cher collègue, mais il me semble, et mon épouse qui fut institutrice de maternelle tout au long de sa carrière est du même avis, qu'une fois réalisé le travail de graphisme préparatoire à l'écriture liée, ce qui a rendu les élèves aptes à tracer souplement des ponts, des ponts à l'envers, des boucles et ainsi de suite, il est au contraire primordial pour des enfants aussi jeunes que l'exercice de l'écriture, celui de l'écoute et celui de la reconnaissance visuelle soient intimement liés, ceci afin de ne pénaliser aucune des entrées et de garder ce caractère global qui rendra vivant et compréhensible le travail que l'on demandera aux enfants.

Quelle stérilité créative en effet qu'une classe de maternelle où, de telle heure à telle heure, on fait tracer des e et des l alors que, de telle heure à telle heure, on écoute le son O qu'on recherche à l'oral dans des mots et que, encore à un autre moment, on cherche où l'on trouve écrit le mot "lama" qui a été choisi par le maître comme repère de lecture.

Ne vaut-il pas mieux une classe où l'on a d'abord entraîné les enfants à tous les gestes dont ils auront besoin pour écrire dans des activités graphiques décoratrices et où l'on propose, suite à l'étude attentive du mot "lama" et à son découpage phonémique complet, d'entendre de voir et d'écrire la lettre "a" qui est la première étudiée dans la méthode de monsieur Venot ?

Les fiches qu'il y propose arriveront alors comme une synthèse des travaux d'oral, de reconnaissance visuelle et d'écriture et permettront à ses jeunes élèves de structurer leurs activités mentales autour de la lecture sans risque d'éparpillement ou de difficulté à créer les transferts nécessaires de l'oral à l'écrit, de l'écrit à la perception visuelle et de la perception visuelle à l'oral et perdront ce côté artificiel que vous leur reprochez puisque les enfants seront passés du stade de l'application stricte d'une activité arrivée comme un cheveu sur la soupe à celui où ils ont pris conscience qu'une fois une notion découverte dans ses différents aspects et comprise, il est nécessaire de s'y entraîner pour assurer son savoir et être capable de jongler d'un des aspects à l'autre.

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Loin de moi l'idée de vous contredire, cher collègue, mais il me semble, et mon épouse qui fut institutrice de maternelle au long de sa carrière est du même avis tout, qu'une fois réalisé le travail de graphisme préparatoire à l'écriture liée, ce qui a rendu les élèves aptes à tracer souplement des ponts, des ponts à l'envers, des boucles et ainsi de suite, il est au contraire primordial pour des enfants aussi jeunes que l'exercice de l'écriture, celui de l'écoute et celui de la reconnaissance visuelle soient intimement liés, ceci afin de ne pénaliser aucune des entrées et de garder ce caractère global qui rendra vivant et compréhensible le travail que l'on demandera aux enfants.

Quelle stérilité créative en effet qu'une classe de maternelle où, de telle heure à telle heure, on fait tracer des e et des l alors que, de telle heure à telle heure, on écoute le son O qu'on recherche à l'oral dans des mots et que, encore à un autre moment, on cherche où l'on trouve écrit le mot "lama" qui a été choisi par le maître comme repère de lecture.

Ne vaut-il pas mieux une classe où l'on a d'abord entraîné les enfants à tous les gestes dont ils auront besoin pour écrire dans des activités graphiques décoratrices et où l'on propose, suite à l'étude attentive du mot "lama" et à son découpage phonémique complet, d'entendre de voir et d'écrire la lettre "a" qui est la première étudiée dans la méthode de monsieur Venot ?

Les fiches qu'il y propose arriveront alors comme une synthèse des travaux d'oral, de reconnaissance visuelle et d'écriture et permettront à ses jeunes élèves de structurer leurs activités mentales autour de la lecture sans risque d'éparpillement ou de difficulté à créer les transferts nécessaires de l'oral à l'écrit, de l'écrit à la perception visuelle et de la perception visuelle à l'oral et perdront ce côté artificiel que vous leur reprochez puisque les enfants seront passés du stade de l'application stricte d'une activité arrivée comme un cheveu sur la soupe à celui où ils ont pris conscience qu'une fois une notion découverte dans ses différents aspects et comprise, il est nécessaire de s'y entraîner pour assurer son savoir et être capable de jongler d'un des aspects à l'autre.

:D :D

J'applaudis des deux mains :smile: Les papi (li)s ont le temps et la sagesse de la réflexion :lol:

MCD

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Loin de moi l'idée de vous contredire, cher collègue, mais il me semble, et mon épouse qui fut institutrice de maternelle tout au long de sa carrière est du même avis, qu'une fois réalisé le travail de graphisme préparatoire à l'écriture liée, ce qui a rendu les élèves aptes à tracer souplement des ponts, des ponts à l'envers, des boucles et ainsi de suite, il est au contraire primordial pour des enfants aussi jeunes que l'exercice de l'écriture, celui de l'écoute et celui de la reconnaissance visuelle soient intimement liés...

...Quand je parle de mélange, ce sont les démarches didactiques et l'approche pédagogique (processus d'apprentissage) que je remets en cause, pas le fait que lecture et écriture soient liées. Exemple : à mon avis (mais il n'engage que moi c'est vrai) vous "mélangez" si vous pensez que les activités de graphisme à caractère décoratif préparent à l'écriture et à la lecture. En fait, vous apparaissez sous l'influence d'une approche traditionnelle (l'adjectif n'a pas de mauvaise connotation ici), d'un "héritage" qui caractérise ou caractérisait l'école maternelle jusqu'à un certain point. Je pense que l'on peut aujourd'hui s'appuyer sur des travaux pertinents (qu'ils soient signés Boulanger, Brigaudiot, Venot, Dumont, Dubois ou Huguenin...et d'autres encore dans d'autres domaines - Brissiaud pour le nombre) pour engager ces approches de manière tout aussi raisonnable malgré leur caractère parfois formel (mais pas artificiel ni systématique) en GS au moins.

L'approche de la méthode Venot pour construire le rapport oral/écrit (pour en rester au sujet développé) a du sens si on en respecte l'esprit et la progression associée à un regard pertinent sur le niveau de chacun de nos élèves. L'observation justifie l'adaptation de certains contenus, on peut toujours différencier (ça demande un peu de réflexion et d'opportunité) pour éviter que le dispositif arrive
comme un cheveu sur la soupe
et permettre aux élèves de GS d'apprendre par induction comme c'est souvent le cas à cet âge sans avoir à faire à un enseignement
strict
que leur mémoire ne conservera pas.

Modifié par calinours
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Bonjour,

pensez-vous qu'il soit envisageable de travailler le début de la méthode (sens de lecture, phrase, mots, voire syllabes) avec des MS ayant un bon niveau ?

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Bonjour,

pensez-vous qu'il soit envisageable de travailler le début de la méthode (sens de lecture, phrase, mots, voire syllabes) avec des MS ayant un bon niveau ?

Oui. Mais n'allez pas plus loin que les syllabes, vous laisseriez de côté une bonne partie de vos élèves. Par contre, vous pouvez approfondir les activités en les doublant systématiquement d'activités similaires de votre cru (exemple : après La Souris Verte, vous pouvez organiser le même type de jeux de langage autour de Une Poule Sur Un Mur).

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Oui. Mais n'allez pas plus loin que les syllabes, vous laisseriez de côté une bonne partie de vos élèves. Par contre, vous pouvez approfondir les activités en les doublant systématiquement d'activités similaires de votre cru (exemple : après La Souris Verte, vous pouvez organiser le même type de jeux de langage autour de Une Poule Sur Un Mur).

Ok.Je n'irai de toute façon pas plus loin. Merci pour votre super idée consistant à doubler les activités sur la souris verte. je le ferai. Si vous avez d'autres idées, conseils...

Merci encore

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Calia, Calinours, merci pour vos réponses.

Vous me confortez dans mes idées :closedeyes: me rassurez quand à l'adaptabilité possible (et nécessaire à mon sens)

Calinours, tu n'as utilisé que la progression proposé par Venot ?

J'ai lu que beaucoup couplaient avec les Alphas notamment ...

Peux tu me détailler ta progression en écriture ?

Comment la jumelles-tu (ou pas)avec Venot ?

A la base, je suis assez convaincu par D. Dumont , mais alors, jumeler avec Venot :unsure:

Envied'espoir, si tu passes par là, :angel_not:

C’est un message qui date de plus d’un an mais comme on a fait remonter le sujet, je vais répondre puisque je suis interpellée et citée.

J’avais lu le fil mais soit je n’avais pas vu cet appel soit j’ai différé ma réponse puis j’ai oublié.

Si Enviedespoir passait elle te dira sûrement qu'il y a toujours un risque (assez grand pour en tenir compte) à adapter une méthode de manière empirique et qu'il ne faut pas perdre de vue les finalités annoncées par son auteur...

Cependant Venot est loin d'avoir modélisé son approche didactique autant que Dumont à mon humble avis.

Ils ne parlent pas de la même chose.

Tout à fait d'accord ! La méthode d'écriture de Venot ne me convainct pas ...

Pour autant il me semble peu efficace de mener apprentissage de l'écriture et apprentissage des sons de manière complètement indépendante file:///C:%5CUsers%5CUTILIS%7E1%5CAppData%5CLocal%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_image004.gif

Je réfléchis toujours, toute idée et retour d'expérience sont les bienvenus file:///C:%5CUsers%5CUTILIS%7E1%5CAppData%5CLocal%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_image005.gif

Ce que je peux repréciser, c’est :

I ) Au sujet du rapprochement entre la technique d’apprentissage de l’écriture dans les deux méthodes - La méthode Vénot me semble souffrir des mêmes maux que tout ce que j’ai eu l’occasion de lire jusqu’ici, IO comprises :

a) le procès d’écriture*, c’est-à-dire ce qu’est intrinsèquement l’écriture, ce que signifie le verbe écrire et l’ensemble des concepts associés n’y est pas pris en compte. (*C’est difficile de définir de façon simple ce qu’est un procès, je renvoie donc à la lecture d’un extrait d’une de mes recherches universitaires ici)

Plutôt que d’être assises sur une réflexion fondamentale sur l’écriture, les propositions pédagogiques semblent y viser directement un objectif prédéfini : comment apprendre aux enfants à reproduire la forme des lettres ? C’est à mon sens un travers dommageable (mais n’exclut pas la bonne foi et l’effort porté à la mise en place de ces pédagogies. Je fais une réponse technique et non un procès d’intention ou de quoi que ce soit d’autre aux auteurs).

Lorsqu’on va au cœur du procès d’écriture dans une démarche à visée pédagogique, on ne peut pas échapper à la modélisation de son apprentissage. Ce n’est pas une notion facile, ou plutôt, comme l’a souligné Calinours, ce n’est pas une notion habituelle. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de constater sur plusieurs sites que certains pensent simplifier en supprimant tout simplement des colonnes dans la citation de la modélisation. C’est comme si on disait « ce sont les jambes qui nous servent à marcher, donc supprimons les pieds, ils sont inutiles ».

Non seulement tout est utile dans le tableau de modélisation, mais encore tout est indispensable. Cf. explications ici

b) il s’ensuit que « le geste d’écriture » y semble transformé (soit dans la lettre soit dans l’esprit) en « les gestes de l’écriture » et que l’encodage procédural y est remplacé par un encodage sémantique au mieux, lexical au pire. Cf. explications iciet ici

II ) Au sujet de l’apprentissage des sons dans la méthode Dumont.

Lorsque l’enfant commence à écrire en cursive il a été préparé à tout ce qui lui permet d’écrire correctement y compris la 1ère unité d'écriture. Ses premières productions sont donc les lettres e et l et le même jour leur utilisation sous la forme du mot « le ».

La progression suit la logique de formation des lettres. Elle est la suivante : e, l, i, u, t, c, o, a , d. On voit que toutes les voyelles écrites sauf y – qui, de toutes façons se voit plus tard – sont présentes dès le début. Parmi les 8 premières lettres 5 sont des voyelles. Les voyelles étant les lettres qui portent la voix, on peut construire des syllabes, voire des mots, et les lire. Toute consonne qui suivra pourra donc être lue puisqu’elle pourra être associée à une ou des voyelles. D’autres explications .

Les cahiers montrent comment mettre en place implicitement la combinatoire au fur et à mesure.

Personnellement j'attache de plus en plus de prix à ce que l'enfant comprenne que la 1ère des choses à faire pour écrire, c'est de réfléchir. Cela implique conjointement deux choses : le geste d'écriture doit être parfaitement automatisé (c'est à dire que la posture, la position de la main, l'accès au choix de la lettre et des formes qui la composent, le mouvement des doigts doivent être convoqués immédiatement sans avoir à faire appel à la réflexion) l'enfant peut alors consacrer sa réflexion au contenu de l'écrit (et, au début, à la façon dont le mot s'écrit).

Pour info : mon nouveau site devrait être au point très bientôt, la nouvelle édition du Geste d’écriture sort très bientôt.

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Bonjour,

Juste un conseil concernant les séances. Doivent-elles être menées en groupe classe ou petits groupes ? Ca n'est pas précisé dans la méthode. Est-ce que ceux qui ont utilisé cette méthode peuvent me donner leur témoignage ?

Merci d'avance

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ça dépend de quoi tu parles : si c'est la latéralisation , c'est le groupe classe. La frappe du tempo des comptines aussi (en atelier musical). La peinture à doigts, c'est plutôt par petits groupes. Si tu fais aligner les plots et vérifier leur alignement pour la préparation d'activités de motricité ceux qui aligneront et ceux qui vérifieront l'alignement seront peu nombreux mais le groupe concerné par la motricité elle-même sera plus large. D'autres activités peuvent se faire simultanément.

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Bonjour,

Juste un conseil concernant les séances. Doivent-elles être menées en groupe classe ou petits groupes ? Ca n'est pas précisé dans la méthode. Est-ce que ceux qui ont utilisé cette méthode peuvent me donner leur témoignage ?

Merci d'avance

Elles passent très bien en groupe classe, me dit-on. Et cela permet de souder le groupe, ce qui est plutôt appréciable.

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Je commence en groupe classe; puis je sépare la classe en 2 groupes en cours d'année pour pouvoir différencier. Je vais plus vite avec le groupe + et je prends un peu plus de temps avec le groupe -.

Et je fais passer régulièrement des évaluations pour changer les groupes si nécessaire.

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