tijona, le 30 novembre 2011 - 11:58 , dit :
Fanny pas tellement compris qui embaume le SOS education ici . On a le droit de ne pas encenser le projet socialiste sans être un extrémiste de droite ni même de droite du tout , désolée mais pour moi le socialisme n'est plus à gauche depuis bien longtemps et mes idées à moi sont profondément sociales justement .
Ce n'est pas du rêve , c'est du leurre qu'on nous propose , redonner une image positive des enseignants , faire de l'enseignement une fierté , c'est bizarre mais moi il me semble avoir déjà entendu cela il y a quelques années et des deux grands partis . Et au prix de quelle contrepartie ?? Faire 35 heures dans les écoles ( comme se plaisait à l'énoncer Ségolène ), bosser 4 jours et demi , avoir moins de vacances ... Pour quoi en échange ? Rien ou des peanuts ...
Bon c'est clair que malgré tout , au moment du vote je choisirais le moins pire .
Je ne parlais pas des propos sur ce forum mais du relent de Néolibéralisme éducatif prôné par les reportages de la 6 (on devine aisément où vont les enfants des journalistes du microcosme parisien...).
Ensuite, la gauche n'est pas uniforme mais formée de strates. Écrire que le PS n'est plus à gauche laisse songeur même si on doit reconnaître qu'il n'a plus les positions marquées d'une époque où il mettait en avance l'école républicaine, entres autres.
Le PS moins à gauche qu'avant est une évidence qui, notamment depuis 1989, s'est affirmée par la disparition du pendant au capitalisme effréné.
Toutefois, on sent bien les différences entre les deux partis majoritaires. L'école en est une, même si elle fut quelque peu galvaudée aux désidératas extérieurs...
Différences que beaucoup aimeraient faire croire comme insignifiantes pour mieux vendre leur soupe. C'est essentiellement le discours du FN. Je ne dis pas que constater des convergences sur certains thèmes de ces deux partis est impossible. Je dis simplement qu'il faut éviter d'amalgamer...
Cela rend service à des extrêmes qui s'en gargarisent et risquent de confisquer une fois de plus le choix démocratique dans une présidentielle qui, dans sa forme actuelle, ne laisse pas place au jeu. D'autres élections se prêtent mieux à ce jeu de rapport de force (législatives notamment).
Quand la gauche donnera toute sa force au vote blanc (contestataire par excellence, elle permettra d'éviter que les idées extrêmes profitent des voix des gens "mécontents" et si ce vote contestataire (et donc une modalité de prise en compte (nouveau vote, ...) permettait de remettre en question les candidats, cela serait un grand pas vers une prise en compte de chacun (et éviter une forme d'usurpation du vote par certains groupuscules plus ou moins bien intentionnés envers les valeurs démocratiques).