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Bonjour, On a besoin de jeunes motivés sur le terrain Bienvenue! Ce métier est de plus en plus compliqué et mal considéré (comme beaucoup de métiers assez féminisés liés au service de l'humain comme par exemple dans la santé) mais c'est formidable de contribuer à l'évolution des élèves. Malheureusement, même dans le privé sous contrat (j'en suis) où les conditions de travail peuvent sembler plus douces (implantations historiques = peu d'écoles en secteurs zep-rep car les banlieues se sont développées après les ouvertures d'écoles privées, donc plutôt du rural ou du centre ville huppé), je constate beaucoup de démissions des entrants dans le métier. Et l'arrivée de profils qui ne correspondent pas au métier d'enseignant (pas les épaules et le feeling social pour gérer un groupe ou pas le mental pour faire face à la charge d'organisation et de prise de décisions). -Les causes évidentes: charge de la préparation, effectifs chargés avec de plus en plus de profils d'élèves à forts besoins (c'est de pire en pire dans notre société très individualiste et qui ne valorise plus le fait d'appartenir à un groupe). J'ai connu des classes chargées il y a 20 ans et c'était gérable au niveau discipline, les élèves s'enthousiasmaient et n'étaient pas "blasés" comme maintenant. Les "perturbateurs" ne voulaient pas trop se faire mal voir par leurs camarades et adhéraient quand même à la plupart des choses proposées dans la journée (maintenant on a des enfants tellement perturbés qu'on dirait qu'ils se complaisent à avoir un rôle de perturbateur et d'embêter les camarades par leur comportement). -La prise en compte des élèves à fort besoin n'était pas du tout à la hauteur mais maintenant on voudrait presque que la plupart des élèves nécessitent une prise en charge aussi lourde qu'un élève qui a vraiment des besoins de différenciation (dyslexie...). Les diagnostiques de TDAH et HPI s'accumulent. La paperasse qu'on nous demande est aberrante. -On se retrouve avec des élèves harcelés qui sont aussi des harceleurs pour les autres, c'est un sac de nœud incroyable à gérer car ça se passe souvent sur les temps périscolaires. -Le relationnel avec les familles n'est plus aussi simple car tout le monde est allé à l'école et croit avoir un avis d'expert... et ne le garde évidement pas pour lui... -Il y a 20 ans, si la maîtresse était formidable si elle tenait son groupe, était gentille quand même, donnait à voir le travail réalisé en fin de période, faisait une sortie scolaire et venait à la kermesse. Maintenant, c'est l'inverse: les gens ont tendance à voir le négatif (la sortie scolaire est moins bien que l'an dernier, il y a trop/ pas assez de leçons...) et ne prennent pas assez en compte le fait que leur trésor est dans un groupe.7 points
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Je suis aussi à quelques années, à peine 3, de la retraite et c'est dur de me motiver. J'ai ma classe en maternelle et ce que je ne supporte plus c'est aussi tout ce qu'il y a autour...et les formations obligatoires, à 3 ans de la fin, ah ah je ne vois vraiment pas à quoi ça va me servir. Je ressens tellement une non motivation à aller à l'école, mal au ventre, que je me demande si un jour je ne vais pas devoir m'arrêter. Le soir, j'ai mal partout, comme une vieille quoi! 😅 Et les semaines de rentrée en maternelle!! Je douille ouille ouille ouille6 points
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Je trouve votre remarque un brin condescendante.... Je n'ai pas "l'impression" que ma charge de travail est décuplée, elle est très importante....6 points
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Oui, je compatis, j'ai tellement aimé ce métier que j'ai pris une direction pendant 10 ans: une grosse envie de m'investir, et ce métier d'enseignant, un rêve depuis ma jeunesse. Ce métier m'a sauvé la vie (quand j'ai perdu ma fille), maintenant, il me tue ... et c'est difficile de concevoir cela.5 points
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Un livre dont vous avez déjà parlé certainement ici. Les guerriers de l'hiver d'Olivier Norek. J'aime énormément sa plume, et j'ai beaucoup aimé la lecture de ce livre qui parle d'un conflit que je ne connaissais pas. J'admire aussi tout le travail en amont qu'il a dû faire, et qu'il détaillé à la fin...5 points
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Entendu sur une chaîne TV : "La frégate a été abattue." Le verbe abattre peut s’employer pour un avion, ou encore un hélicoptère, l'idée étant celle de faire tomber quelque chose qui est en l’air ou debout. Pour un navire de guerre, je pense qu'on dirait plutôt : couler, envoyer par le fond, torpiller, détruire.5 points
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4 points
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Ma classe est trop difficile et on m'en demande encore plus. L'inclusion à tout prix sans matériel. Je dois trouver (courir après) tables et chaises pour aménager un coin pour cet élève dont on m'a déjà dit que je l'aurai l'an prochain. J'ai 6 dossiers à remplir sur des élèves à besoins particuliers comme on dit. Dont certains ingérables. Co-éduquer, oui. Eduquer, ce n'est pas mon travail. C'est trop et je sens vraiment que je n'ai pas assez d'énergie pour ça. J'ai perdu le sens de ce que l'on me demande. Je n'en vois pas le bout. Je dors très mal en ce moment et je vais clairement au travail à reculons demain, après les vacances. Je sais déjà que ça va être difficile, voire l'enfer, et je n'ai plus envie. Je n'ai malheureusement pas les moyens de partir avant ou de prendre un mi-temps. Donc je tire sur la corde. Encore 4 ans. J'ai une collègue qui s'investit moins, je pense que c'est sa façon à elle de se protéger après des problèmes de santé. Elle est aussi plus âgée, et désabusée un peu, pas tendre avec les élèves. Et une autre qui s'investit beaucoup, y compris dans des projets chronophages, elle passe un temps fou à l'école. Plus jeune, une vie sans doute plus équilibrée. Ne pas citer merci4 points
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On devrait être mieux accompagné en fin de carrière. On a encore beaucoup à apporter mais avec des adaptations. @kiko il faut penser à soi aussi. S'arrêter pour retrouver un second souffle peut-être.4 points
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L’appartement du dessous – Florence Herrlemann Livre choisi au hasard dans les rayons de la bibliothèque (pas récent, datant de 2019)… encore une preuve que le hasard fait bien les choses ! J’ai été attirée par la forme : il s’agit d’une correspondance entre une vieille dame, Hectorine, et sa jeune voisine, Sarah, qui vient d’emménager. Correspondance initié par Hectorine, et que, dans un premier temps, Sarah trouve déplacée. Peu à peu un lien se crée. Fort, émouvant, prenant. Un livre à la fois léger et consistant. Un régal. La Bonne Mère – Mathilda Di Mattéo Premier roman très réussi. La première impression est trompeuse : on se retrouve à Marseille, avec Véro, une mère haute en couleurs et ses amies « cagoles », et sa fille étudiante venant lui présenter son petit ami parisien et surtout très pincé. Caricatures et combat de classe. Mais le roman n’est pas (que) ça. On y parle de l’amour (mère-fille, et autre), de relation de couple, de la place de la femme, des traces laissées par notre vécu. Le tout dans un style plaisant. Le dernier quai – Nicolas Delestret Une BD dont j’ai beaucoup apprécié le graphisme. Emile tient un hôtel qui n’accueille que des clients qui viennent de mourir. Dans leur chambre, les attendent des objets qui vont leur permettre de se souvenir et de faire la paix avec eux même, avant le grand voyage. Emile est là pour les aider. Pourtant cette fois ci rien ne se passe comme prévu : les clients n’ont aucun souvenir de leur vie. Une BD qui parle des traumatismes, des souvenirs qu’on en garde, de l’importance de se pardonner. L’archiviste – Alexandra Koszelyk Livre fort et puissant, par le sujet et le style. K (comme Koszelyk?) est archiviste dans une ville d’Ukraine, contrôlée par les russes. Elle veille sur les œuvres d’art qui ont été sauvegardées dans les sous-sols de la bibliothèque dont elle a la charge. Malheureusement, un agent ennemi la débusque et lui propose un marché : falsifier les œuvres pour faire disparaître les trace de l’Ukraine indépendante, à la gloire de la Russie toute puissante, en échange d’une protection pour sa mère malade et sa sœur jumelle, photographe, partie sur le front. Lorsqu’elle entre en contact avec une nouvelle œuvre, K est emportée par son imagination dans ce qu’elle appelle ses incarnations : elle se retrouve face à l’auteur, au moment où l’œuvre a été créée, et revit le contexte du moment. Une façon pour le lecteur de découvrir différents évènements, différentes époques qui ont construit l’Ukraine actuelle. J’ai aimé découvrir l’Histoire tumultueuse de l’Ukraine. J’ai été touchée par l’évocation du jour de l’invasion, et du quotidien de la guerre. Le style est plutôt efficace, mêlant réalisme magique, et les émotions brutes liées aux circonstances. Un acte d’amour et de résistance de la part de l’autrice, d’origine ukrainienne.4 points
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Quand on est passionné par son métier, on ne voit pas le côté moins réjouissant 😉.4 points
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J'aide une copine à passer le concours cette année. J'avais 3 exos à l'époque d'autrefois, un théorique, un didactive, un analyse de travaux d'élèves. Maintenant il n'y a que de la théorie, exercice type. C'est par contre différent pour les oraux. J'estime que nous ne sommes pas du tout formés à ce qui nous attend sur le terrain. Et à mon époque on ne nous a pas parlé de la réalité à côté. Seulement de la didactique pour le coup. 25 ans d'ancienneté et l'impression de faire complètement un autre métier qu'il y a 25 ans.4 points
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Bonjour, De quoi se plaint-elle ? Un conseil en passant : soigne ton expression écrite. C'est le cœur de notre métier.3 points
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A la retraite depuis 18 mois. Mes dernières années n'ont pas été celles que j'espérais. J'aimais mon métier, et j'ai de très bon souvenirs avec mes élèves, mes collègues et des parents. Je n'ai jamais réussi à me sentir bien dans ma dernière école (collègue 40-50 ans, mais pas de projets en commun, pas de dynamique d'équipe, ce que j'aimais). J'ai fais des projets avec ma classe (rien de fi-fou, mais pour l'école ça paraissait nouveau). Quand j'ai eu des problèmes avec des parents, pas de soutien (voire la directrice contre moi). Mes conseils : - profitez des bons moments avec les élèves (s'il y en a), faites ce que vous aimez faire en classe (les enfants me manquent encore aujourd'hui ; j'ai un pincement au cœur quand j'entends une cour de récréation...). - Faites le tri dans les injonctions. N'hésitez pas à vous faire plaisir : moi, qui ne me fais jamais remarquer, j'ai osé dire ce que je pensais à mon IEN. ça fait un bien fou ! 🤣 - suivez les conseils de Tide : activités physiques, culturelles et créatives qui nourrissent et détendent. Bon courage, il y a une vie après l'EN.3 points
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Clairement l'activité physique ! C'est bon pour le corps, l'esprit et le moral. Ici, nous nageons une à 2 fois par semaine. Nous n'avons pas beaucoup pédalé ces derniers mois à cause de la météo. Plus des trucs un peu plus intenses à la salle de sport. Parfois juste 40 minutes de promenade directement en rentrant de l'école pour évacuer. Et avoir des activités autres que le boulot. Quand je plonge dans la couture, la lecture ou les travaux, je laisse l'école loin. Un peu de ciné, quelques concerts ou restau. Plus d'enfants étudiants, ça change la vie. Remplaçante, pas pour moi. J'aime bien appartenir à une équipe. Ma respiration , savoir que je ne suis pas obligée de faire les 7 dernières années.3 points
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Je viens de finir "la légende des filles rouges", de Kazuki Sakuraba. Une saga familiale, l'histoire de trois femmes, sur trois générations. Une voyante, une loubarde devenue mangaka et une jeune fille qui se pense insignifiante... Je ne connaissais absolument pas ce phénomène des lady's, les gangs de filles motorisées... Très bien décrit. Pareil pour l'existence de mystérieuses tribus montagnardes hostiles au monde moderne. Énorme coup de coeur en tout cas ! C'est drôle, touchant, fin et ça se lit très bien ! Et c'est un beau portrait d'une région du Japon dans une perspective historique, du temps des légendes à notre époque de carton-pâte, en passant par celui des aciéries... Apparemment l'autrice est très populaire dans son pays et a remporté de nombreux prix.3 points
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Moi aussi, les 1ers albums sont au top! Et NON, TORQUE NE M'OFFRE PAS DE SMILEYS!!!!!!!!!!! J'ai trouvé toute seule son secret!!!3 points
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Dans le bus, je me suis assis, sans m’en rendre compte, à côté d’une camarade de classe de 3e et de 2nde. Comment a-t-elle fait, dans la semi-obscurité du bus, pour me reconnaître ? Visiblement, ma tête de Michel Peyrelon a marqué les esprits .3 points
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J'imagine bien le climat de classe, pour l'avoir vécu. Il me semble que si les parents s'en mêlent, ça dépasse le simple cas du climat de classe. Ne reste pas seul(e) Demande de l'aide au RASED ou CPC avant que ça dégénère (la fin de l'année ne rend pas les relations plus fluides...)3 points
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Je suis passionnée par mon métier mais ravie tout de même de réussir à payer mon prêt tous les mois, mes courses et des vacances de temps en temps... Soyons fois, si je peux mettre un peu de côté pour ma retraite qui ne sera pas forcément formidable, c'est un plus. Najat Vaullaud Belkacem avait plaisanté sur le sujet il y a quelques années, non on ne fait pas ça pour l'argent, mais oui, on a besoin de vivre aussi.3 points
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Non c'est l'inverse. -Pour être dans le factuel voici ma réalité (salaires en net): --Concours en 2008 et prof stagiaire avec un salaire de 1230 euros et assez vite à 1340 euros. Ensuite j'ai peiné à augmenter mon salaire au point d'avoir quelques années une sorte de prime de précarité "d'attractivité" (la prime grenelle entre 30 et 40 euros). Je vais mettre mes salaires de décembre car en début d'année, il y a parfois la prime informatique (170e) ou la prime mobilité durable (déplacements vélo, transport en commun). déc 2016: 1765 déc 2017: 1802 déc 2018: 1799 ( oui! cette année là mon salaire était moins élevé que l'année précédente! à cause du gel du point d'indice... je vous assure que je travaillais aussi bien pourtant...) déc 2019: 1790 (encore le même sale coup... et pourtant toujours bosseuse et impliquée...) déc 2020: 1833 déc 2021: 1860 déc 2022: 2060 (enfin je dépasse 2000! ah! mais les entrants dans le métier sont tout proches de cette somme...) déc 2024: 2181 Maintenant à l'Echelon 9: en gros 2280 mais ça change chaque mois car je suis en congé maternité et ils font des rattrapages sur mon salaire de trop perçus. Conclusion: Un beau métier des vacances (même si on bosse pour préparer) mais: le "prof bashing", des difficultés croissantes, la reconnaissance salariale en berne depuis longtemps...3 points
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Le meilleur moyen de se faire une idée du métier, je dirais que c'est d'aller dans les écoles. Si jamais l'opportunité se présente à la fin de vos études de travailler une ou deux années avant d'obtenir le concours, un poste d'AESH ou d'AED vous permettrait d'être en immersion dans une école, un collège voire un lycée. Je ne pense pas que la charge de travail d'un prof de français ou de lettres puisse être moins importante que celle d'un prof des écoles (même au contraire). En ce qui nous concerne, dans le premier degré, y compris en maternelle, il faut s'attendre à travailler un bon paquet d'heures, et pendant chaque période de vacances (en tout cas lorsqu'on a le luxe d'être titulaire de son poste et de connaître son niveau de classe de la rentrée suivante). Je ne connais pas un•e collègue titulaire du premier degré qui fasse des semaines à moins de 40 heures (même parmi les moins motivés) et aucun•e titulaire qui ne prépare pas un minimum ses rentrées sur le temps des vacances scolaires. Je ne dis pas qu'il n'en existe pas, mais s'ils étaient la norme je devrais en avoir rencontré en 10 ans de carrière dans plusieurs écoles. Pour ce qui est du rythme, pour vous faire une idée et vous projeter : En général j'arrive à l'école environ une demi-heure avant le début de la classe, je reste à l'école sur le temps du midi et je rentre rarement dans la demi-heure qui suit la fin de classe (sauf si je ne me sens pas bien et qu'il n'y a pas de réunion), mais plutôt une à deux heures après. Comme l'a dit quelqu'un d'autre ici, je passe moi aussi environ 40 heures sur l'école (10h par jour, soit 7h30/17h30 ou 8h/18h pour se faire une idée) à quoi s'ajoute la prep du mercredi et parfois du rab les soirs ou le weekend (en prep ou en correction, voire en paperasse administrative). Si je reste moins longtemps sur l'école parce qu'épuisée nerveusement ou malade, je travaille davantage à la maison pour compenser. On s'arrête rarement de travailler quand on est malade, à moins d'être cloué au lit avec une forte fièvre. C'est un mythe. Vive le paracétamol et les infusions au miel 😉 C'est un métier dans lequel on tient bon par vocation, mais les conditions de travail ne sont pas celles qu'on croit. C'est un peu comme si on se faisait une idée de Paris en regardant Amélie Poulain : c'est idéalisé, poétisé... la réalité est malheureusement tout autre.3 points
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Ça n’est pas une impression c’est la réalité ! Même au bout de 30 ans de carrière !3 points
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La formation? Quelle formation? J’ai passé (et obtenu) le concours en 2017 en candidat libre. Le 1er septembre j’étais face à 31 lutins de moins de 6 ans, après avoir été gracieusement formée 6h!!! Le reste de l’année, j’étais à mi temps en classe, mi temps à l’espe, avec une formation universitaire très loin du métier ( et c’est peu dire)…3 points
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J'arrive à 13... sauf que c'était pas chez Blockbuster qu'on louait nos vhs avec ma colloc'. Je me souviens être allées à 2 rendre "l'exorciste" en tremblant ...2 points
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Je suis partagée sur le sujet, je suis d'accord sur les erreurs pures et dures un peu moins sur l'évolution du langage en ajoutant les formules actuelles. La langue évolue, les jeunes journalistes évoluent dans un bain de langage différent du nôtre, encore plus dans les milieux défavorisés. Il faut tout de même faire attention à ce que notre exigence de la langue ne devienne pas un mépris de classe. J'apprécie beaucoup les réflexions sur la langue sur les réseaux sociaux d'Athénasol qui dédramatise tout ça aussi.2 points
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Je l'ai déjà fait, les gamins adorent et retiennent bien !2 points
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C'est une forme de déformation de la langue française non ?2 points
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Il y a aussi les confusions sémantiques, comme par exemple le fait de qualifier d'acronymes tous les sigles, en ne distinguant pas les acronymes (qui se prononcent comme un mot) des sigles, qui se prononcent lettre par lettre. Je déteste aussi l'abus du conditionnel : si on n'est pas sûr d'une info, on ne la répand pas. Comme disait Coluche : "quand un journaliste n'en sait pas plus que ça, il devrait être autorisé à fermer sa gueule". Il y a aussi (et surtout) les expressions toutes faites qui reviennent en boucle et qui permettent aux journalistes de ne pas trop perdre de temps sur le travail de l'écriture. Pour info, Frédéric Pommier a recensé dans L'assassin court toujours toutes ces expressions devenues insupportables : c'est à la fois drôle et affligeant de voir à quel point la paresse journalistique est ancrée dans tous les média (publics et privés). Quant aux anglicismes, n'en parlons pas : le mot enquête a disparu au profit d'investigation, draconien a disparu au profit de drastique, etc...Les Québécois, eux, n'ont pas honte de leur langue et les francisent tous.2 points
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Les grilles de salaires sont disponibles sur tous les sites de syndicats. Avec 9 ans d’ancienneté je suis à 2300€ bruts, hors primes, soit 1750€ nets environ ( toujours hors primes). Le « comme même » pique les yeux… surtout pour une étudiante en lettres… Dans le supérieur, ce ne sont pas les mêmes modalités d’accès, pas les mêmes grilles salariales…2 points
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Mais pas Shaiynèze, Djulian, Atrixya, Chelsy, Khymley et autres... On devrait peut-être prendre exemple sur d'autres pays (comme l'Islande) avec une liste de prénoms autorisés. Les enfants sauraient peut-être écrire leur prénom et celui des autres. Quand je veux écrire le prénom d'un élève aujourd'hui, j'ai l'impression de faire une partie de scrabble avec toutes les lettres comptent triple.2 points
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Ici, on a tout. Le matraquage Adage, les labellisations, etc. Mon dieu que mon métier a changé...2 points
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