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peut-on refuser un remplacement ?


Bonnie

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Honnêtement je n'arriverai jamais à comprendre tout ceux qui disent "mais à quoi tu t'attendais, c'est la réalité du métier", là il faut arrêter!! !!Désolé mais ni en formation, ni en stages massés ou filés, ni même dans mes souvenirs, on ne m'avait prévénu sur certains aspects que je vis aujourd'hui.

C'est bien ce que je dis : personne ne nous prévient, c'est une facette du métier que nous découvrons sur le tas.

d'accord mais les enseignants dans tout ça, il faut qu'ils subissent et qu'ils se taisent, tant pis pour leur bien être

Où as-tu lu ça dans les posts ? Sûr, il y a des situations anormales (dont la LC : lancer des gens sans formation sur n'importe quel poste, c'est du n'importe quoi selon moi...) et je l'ai vu aussi en stages et en tant que titulaire.

et s'ils n'ont pas les épaules assez solides alors ils feraient bien de changer de métier...

Et alors ? Je conçois tout à fait qu'à un moment donné, le métier que l'on fait ne corresponde pas à celui dont on a rêvé. Et c'est valable selon moi pour n'importe quel métier. Ce n'est pas non plus forcément une question de compétences, mais simplement d'envie. Il y a un monde entre enseigner en PS (ce pour quoi on peut avoir envie de devenir PE) et être éducateur en EREA (ce qu'on peut être amené à faire) - l'inverse est valable aussi :P . Perso, ça ne m'intéresse pas d'être éduc en EREA, même si je peux en avoir les compétences.

les personnes qui tiennent ce discours sont certainement dans une école qu'il apprécie ou alors ont subit ces désagréments

Les 2 pour ma part.

et estiment qu'il n'y a pas de raisons que les autres ne les subissent pas

Oui, je suis la mère Fouettard :noelninja: ... Non, sans tomber dans l'ironie, ce n'est pas comme ça que je vois les choses. Ce que j'essaie de dire, c'est simplement que c'est une réalité du métier et que, dans tout métier, il y a des côtés agréables et d'autres moins, que l'on envisage sûrement pas. En entreprise, tu peux tomber sur une situation super (collègues, patrons, missions, clients sympas)...ou pas. J'ai commencé par des stages en maketing et de la même façon, j'ai été étonnée de ce qu'était la vie en entreprise, la gestion des missions... bref le métier. Et surtout je ne me suis pas sentie à ma place (non que je n'avais pas les compétences), ce n'était pas l'idée que je me faisais du métier. Alors j'ai changé...

Je ne vois rien de choquant à vouloir refuser un remplacement, déjà parce que je suis persuadée que dans certaines circo' ils envoient les "nouveaux" sur les endroits les plus difficiles et donc ils n'ont qu'à y envoyer des personnes plus expérimentés (un peu comme pour le mouvement quoi).

Je suis bien d'accord dans le fond. Il y a beaucoup de choses très injustes dans l'EN et qui ne contribuent pas au bon fonctionnement des écoles. C'est cela qui doit changer en priorité. Dans certains cas (la LC notamment), je comprends que des collègues aimeraient refuser des remplacements. Mais après, si tout le monde s'y met, on ne s'en sort plus. Et ce sont toujours les mêmes TR qu'on envoit sur les classes difficiles. Je connais de mon côté des situations vraiment injustes parce que certains PE "réclament" des classes tranquilles (alors qu'ils ont tout à fait les compétences pour toutes sortes de classe - Heureusement, ces PE ne sont pas les plus nombreux) tandis que d'autres essaient de faire face à toutes les situations. Comment faire la différence entre ceux qui ont vraiment des difficultés et ceux qui ont des passe-droits (A part avoir une équipe qui nous connait bien, des IEN et des CP à notre écoute et avec les moyens de nous venir en aide) ?

Ce n'est pas une question d'idéalisation, ni même de vocation sinon nous serions nombreux à ne pas enseigner.

Pourquoi ?

Des fois je me demande si certains PE sont humains,

je ne dois pas l'être :noelunsure:

honnêtement, n'a t-on pas le droit d'avoir nos faiblesses , surtout en début de carrière??

Qui a dit le contraire ?

Et puis on ne cesse de nous bassiner sur la différenciation, l'adaptation, nous ferions bien d'appliquer ces principes à nous -mêmes, malgré que nous soyons adultes, nos tempéraments, nos expériences différent

Mais alors, comment attribues-tu les postes ? M. Untel manque d'autorité, on lui prévoit une classe avec des élèves sympas et un bon niveau ? Son collègue, qui n'a jamais demandé à changer de remplacement, ira sur toutes les zones difficiles ? Je ne sais pas, j'ai du mal avec ça...

et il n' y a rien de choquant à s'estimer incapable de gérer un remplacement surtout en début de carrière

Le cas des LC est à part, on est bien d'accord.

Bonnie tu as tout mon soutien, courage!!

Bonnie, tu dois me détester :( .

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Où as-tu lu ça dans les posts ?

Ben là:

ne pas faire passer notre bien-être avant notre métier...

Perso un enseignant bien dans ses baskets est un bon enseignant, l'inverse est moins sûr. Désolé mais comme tout le monde je pense à ma santé avant de penser à mon métier, désolé d'être égoiste! Pourquoi bien être et métier ne serait pas compatible?

Afin de ne pas faire à mon tour une analyse détaillée de ta réponse, j'essaierai de répondre en expliquant mon point de vue, il est évident que l'EN ne va pas faire du cas par cas pour l'attribution des postes mais ce sont souvent les mêmes qui sont bien lotis et toujours les mêmes qui ont les postes difficiles ...un minimum d'équité et de justice serait de bon ton dans l'EN et sur ce point je vois que nous sommes je crois plutôt d'accord.

Par contre ce n'est pas parce qu'on rencontre des difficultés qu'il faille changer de métier, et donc comme je le dis nous serions alors bon nombre de T1 ou LC a baisser les bras et à changer de métier, d'autant plus que je n'ai pas les moyens de le faire, désolé de dire ça mais ce métier n'est pas une vocation pour tous, c'est un choix professionnel qui m'aide à vivre.

(Voilà pourquoi je dis que ce n'est pas une vocation car beaucoup ont fait ce métier pour se nourrir et l'ont aimé par la force des choses).

Ce que j'essaie juste de dire c'est qu'il faut un moment donné faire du cas par cas, tous ne se retrouvent pas dans une situation où ils se retrouvent à 2 doigts de la dépression, et là je crois que l'EN doit intervenir, c'est tout et ne pas baisser les yeux.

Maintenant tant mieux pour toi si ton parcours en entreprise semble avoir forgé ton caractère mais certains n'ont pas cette force et je ne vois pas pourquoi l'EN ne chercherait pas des solutions pour soulager ces fonctionnaires, je suis désolée mais quand je dis qu'il faut subir et se taire, eh bien c'est vrai, le comble c'est que tout le monde trouve ça normal, oui, oui la réalité du terrain.

Eh bien voilà ce qui me choque, tout le monde trouve normal de commencer avec des classes difficiles, ça s'appelle de la banalisation, par contre imaginer une "classe normale" où tout se passerait bien, ahlala idéalisation. C'est justement en banalisant ces situations, qu'elles n'évoluent pas. Maintenant je suis persuadée que l'EN peut toujours trouver des solutions quand une situation s'avère trop difficile pour un pe et si tout le monde faisait comme ça ce serait le zouk mais justement tout le monde ne le fera pas car certains ont eu la chance d'avoir eu la bonne affectation.

Je parle en priorité des T1 et LC, ce que j'essaie de dire c'est que je ne comprends pas pourquoi nous devons trouver normal de "subir" certaines situations alors que nous n'avons pas encore le recul nécesaire pour les mettre à distance. Pourquoi trouver normal d'associer PE débutants et difficultés des postes?

Enfin je ne trouve pas choquant de faire du cas par cas quand la situation est trop difficile pour un PE.

Empêcherais-tu un élève d'aller aux toilettes avec une forte envie pressante malgré que dans le réglement il soit noté qu'il est interdit de sortir hors des heures de classe? Ben non tu fais du cas par cas (exemple très terre à terre je te l'accorde)

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Je suis tout à fait d'accord avec toi Sasa57(je ne te déteste pas Prune :noeltongue: ) , je pense que bien qu'on choisit son métier , qu'on l'aime , on n'est pas obligé de subir certaines choses;et je pense ( au risque de paraitre assez violente) qu'il y a quand meme une différence entre prof et martyr...........

Alors bien évidemment si tout le monde choisit là ou il veut aller , alors là ce serait vraiment le bazard , mais lorsqu'il y a un problème , que certaines personnes se retrouvent au bord de la dépression , ne serait-il pas possible de les aider (sans forcément en arriver à refuser un remplacement)?

Toute personne a ses limites , et quand la situation est difficile pour les élèves mais aussi pour l'enseignant , c'est normal de trouver une autre solution.

Etre remplacant c'est vraiment dur , et quand vous etes en plus LC , vous n'etes jamais fixée nulle part , vous n'avez jamais les meme collègues, alors oui c'est parfois dur de trouver quelqu'un à qui parler (personne n'aime parler de ses difficutés , les profs plus que quiconque..........), etre à l'aise avec certains collègues, sans etre tout de suite cataloguée "la LC qui ne s'en sort pas". :noelsad:

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Je comprends ta position ...

Ceci dit, je comprends aussi ceux qui râlent : Ayant été catapultée en LC dans un coin perdu dans une classe unique et ayant appris que certaines LC que j'ai retrouvé en formation avait pleuré afin de ne pas avoir de remplacements longs et loin de leur point d'attache sous pretexte qu'elles n'avait pas le permis ou de voiture ( Ce qui était aussi mon cas .. )... J'avoue avoir peu apprécié la chose !

Idem lorsque j'étais remplaçante, je n'ai jamais refusé un remplacement et, donc, du haut de mes 1 m 60, je me suis retrouvé assez souvent en IMPRO, IMP et autres hot spots que certains de mes collègues refusaient ... C'est assez ralant de voir que ce sont souvent les mêmes qui se farcissent les remplacements les plus difficiles ...

Bref, je te comprends mais je comprends aussi les râleurs !

Ceci dit, cela ne sert à rien de t'envoyer dans cette classe ... Affaire de bon sens ...

Tu as, visiblement, déjà donné ta part ... Il faut aussi savoir partager et y envoyer d'autres remplaçants qui ont -peut-être- esquiver auparavant ...

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Comme Bonnie, je vous trouve durs...

Quand on commence à 100% en classe tout de suite (j'entends par rapport à la pe2 où on commence à 25% en classe), c'est pas facile de prendre le temps de s'arrêter et de réfléchir à son métier, à son positionnement....

Perso l'an passé quand j'étais dans cette situation (mais j'ai été embauchée plus tard donc c'était sûrement différent), mon objectif c'était d'arriver à la fin de l'année sans avoir démissionné, sans avoir craqué...

Pas parce que j'avais des classes spécialement difficiles mais à cause de la responsabilité qui nous submerge quand on devient référent des élèves et qu'il faut donc assurer tant sur le plan personnel que professionnel et ne pas vaciller... Moi j'avais l'impression de jouer un rôle tous les jours car à côté de ça j'étais épuisée, perdue, et je bossais jusqu'à point d'heure..

Alors si en plus on tombe sur une classe ingérable... fiou.... je comprends que ce soit "trop"... Je savais très bien que je ne serais pas à la hauteur pour certains remplacements.... J'ai passé 6 mois à craindre certaines écoles (dont mon école de rattachement où la sécurité de personne n'était assurée) et finalement je n'ai jamais eu à y aller...

Enfin tout ça pour dire qu'en LC, en plus des remplacements difficiles qui existent aussi plus tard, quand on est titulaire, il y a selon moi cette prise de conscience professionnelle à gérer et que je trouve assez brutale dans ce contexte.. plus brutale qu'en Pe2 selon moi.

Bonnie, moi je comprends que tu aies demandé un autre remplacement et je me dis que tout ira peut-être très bien dans cette CLIS pour toi et que tout ira peut-être très bien pour un autre remplaçant dans l'autre classe (et qu'il n'aurait peut-être pas assuré en CLIS) :wub:

Ca peut aussi juste être une classe avec laquelle "ça colle pas" ;)

Aurore

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Bonjour Bonnie,

Je tiens vraiment à te dire que je comprends la situation dans laquelle tu te trouves et toute la souffrance que tu dois ressentir.

Perso, j'ai été appelée comme LC en CLIS à 300 bornes de chez moi avec 2 jours pour m'y préparer et j'y ai passé l'année. Honnêtement, moi, j'ai l'impression de n'avoir rien appris parce que je pense qu'on apprend pas "sur le tas" sans y laisser des plumes. J'ai eu droit aux insultes quotidiennes des enfants et des parents mal dans leurs pompes et dans leurs têtes, les regards compatissants des collègues mais qui n'intègrent jamais tes élèves dans leur classe (c'est normalement le principe de la CLIS), et le fameux coup du "refusez le poste et vous prenez la porte" par l'IA. Je suis désolée de dire ça, mais ça laisse quand même des traces dans notre future pratique! Je ne crois pas qu'il y a les instits mous du genou d'un côté et les durs à cuire de l'autre, faut faire avec ce qu'on est sans avoir honte de craquer ou de ne pas être à la hauteur. Moi, pour tenir, je me suis dit que si je ne craquais pas, mon but serait atteint (pas glorieux comme motivation mais bon, on fait ce qu'on peut :noelwink: )

Le point positif de l'affaire, c'est que quand tu as une classe super difficile, tu es beaucoup moins impressionnée par les autres :noellaugh:

Non, sans rire, après ça, aucune classe ne m'a plus jamais fait peur (je touche du bois)

Je suis toujours contre ce système qui envoie les moins formés au carton et j'espère bien que les LC vont disparaitre. En attendant, essaie de tenir le coup et relativise (je sais, j'ai eu horreur de ce mot en LC) même si c'est dur. Je te dis tout ça pour que tu ne te fasse pas de fausse idée sur la CLIS, c'est un public super dur car tu fais face à des âges complètement différents, des pathologies différentes, des niveaux totalement différents et que tu dois faire du cas par cas. Au max, tu en auras 12 (même s'il y a toujours des exceptions...) mais malheureusement, souvent, ils te sembleront 25 :noelbiggrin:

Allez, c'est un remplacement qui aura une fin, comme tout!

Plein de bises et bon courage!!!

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Recrutée sur la LC de Paris l'année dernière, j'ai hérité d'un 1er remplacement dans un CM2 difficile qu'une ZIL a refusé car elle connaissait l'école et avait eu des problèmes lors de son précédent remplacement là-bas (elle a prétexté un mal de gorge et qu'elle ne pourrait pas parler pour ne pas y aller).

J'y suis allée, j'ai galérée, je me suis heurtée à une classe où les règles de vie n'étaient pas respectées (je me demande même si il y en avait), j'ai bossée comme une folle pour leur apporter ce que je pouvais (sachant que je n'avais aucune expérience).

On m'avait annoncé que j'y étais pour une semaine mais la semaine finie, on m'a dit que je revenais la suivante. Je n'étais pas ravie je dire même dégoûtée mais voilà j'ai choisi ce métier avec ses avantages et ses inconvénients alors j'y suis retournée. La semaine a été encore plus dure mais quelle joie quand le dernier jour arrive et que les enfants montrent leur reconnaissance en vous demandant de rester, de prendre la classe à mi-temps comme les maitresses du CM1 font.

Deux semaines après, je suis allée en CP où les enfants s'insultaient dans la classe, se battaient (j'ai pris un coup en séparant 2 élèves), où les remplaçants se mettaient en arrêt au bout d'une ou deux journées (c'est hallucinant !!). Moi je me suis dit que si je commençais comme ça (arret devant la première difficulté) je n'avais fini de galérer.

Des fois, il faut se lancer et savoir se "ramasser" pour mieux rebondir.

C'est sûr la LC c'est dur mais peut-être moins que ce que tu rencontreras après (notamment la CLIS). ALors courage, faut s'accrocher et se battre.

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  • 2 months later...

Moi, j'aimerai savoir si je peux refuser une affectation, je m'explique:

Je suis Tit2 et j'ai eu au troisième mouvement un poste de TRS où je fais trois décharges de directrice de maternelle et un complément de 80%. Mon poste devait s'arrêter fin février car ce poste avait été attribué au premier mouvement à une maman en congé parental, il se prolonge finalement jusqu'au 8 avril.

A partir du 9 avril je suis affectée dans une autre école à 45 km de chez moi alors que je n'ai pas de moyen de transports (mon copain à trouver du travail assez loin depuis Novembre et prend notre voiture).

Actuellement, j'habite au centre de Clermont-Ferrand et je vais en bus dans mes écoles. Acheter une voiture pour deux mois c'est complètement ridicule, il n'y a aucuns transports en commun qui s'y rende...

Comment puis-je faire pour refuser???

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Je précise bien-sûr que je ne suis pas brigade, ni ZIL...On me change d'affectation en cours d'année...donc adieu les frais de déplacement.

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Bonjour,

je ne peux pas vraiment t'aider , mais est-ce que tu as essayé d'expliquer à ta gestionnaire ta situation et de voir avec elle s'il était possible de mettre quelqu'un d'autre ?

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Bonjour,

je ne peux pas vraiment t'aider , mais est-ce que tu as essayé d'expliquer à ta gestionnaire ta situation et de voir avec elle s'il était possible de mettre quelqu'un d'autre ?

J'ai appelé le secrétariat de mon inspection d'académie qui m'a renvoyé sur la DVRH(ressources humaines). Selon cette dame très gentille, à ce moment de l'année seuls trois postes sont vacants(tous loins de chez moi)et que c'est pas de bol mais c'est mal tombé.

La classe en question où je dois être nommé en avril a déjà un enseignant(brigade, je pense) mais comme c'est un congé longue durée, ils préfèrent mettre quelqu'un sans poste car ils ne me paieraient pas de frais de déplacements et en plus ils récupèrent un remplaçant.

Cette gentille dame m'a précisé que c'était purement administratif et que je ne peux pas y faire grand chose.

Si je peux demander à la dame qui reprend le poste à ma place si elle ne voudrait pas aller à 50 minutes de route à ma place...

Voilà.

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