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agathegathe

Avez vous deja refusé des remplacements?

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kems

Je viens d'entamer ma deuxième année de ZIL. Devenir remplaçante a été un choix suite à une affectation en SEGPA en T1.

Je ne refuse jamais un remplacement. Par principe. J'ai fait un choix et je l'assume. Je ne dis pas que je suis toujours contente de ce que l'on me donne, mais j'y vais et je fais mon boulot.

En revanche, m'entendant bien avec certains directeurs et directrices de la circo, il arrive qu'ils m'appellent moi directement pour m'informer d'un remplacement prochain et, lorsque je peux, je me permet d'appeler la secrétaire pour lui demander le remplacement A CONDITION QUE RIEN D'AUTRE NE SOIT PLUS URGENT !

IL est arrivé 2 fois que la secrétaire me contacte et me laisse le choix entre deux remplacements car ils étaient "équivalents".

J'ai l'impression qu'elle essaie de m'arranger quand cela est possible mais je ne réclame jamais ! Et je ne menace jamais !

En septembre, elle m'a demandée si j'acceptais un remplacement d'une semaine en SEGPA (où j'avais bosser en T1). J'ai accepté et j'y suis restée 15 jours, sans broncher... Et derrière elle m'a mise sur un remplacement d'une semaine dans une petite école mater que j'aime bien !

Au final, comme elle sait qu'elle peut compter sur moi, je n'ai pas toujours les remplacements les plus faciles et en même temps, je sais que lorsqu'elle pourra, elle me donnera quelque chose que j'aime plus... C'est donnant donnant !

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FWJSchelling

Vous exercez donc dans une circonscription très bien gérée.

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loodie

C'est sur que demander un type de poste et puis se débobiner, c'est facile...cependant, je ne suis pas super d'accord pour dire que tant qu'un remplaçant n'est pas en situation d'échec, on ne fait rien pour lui!!!je trouve ça choquant! et carrément inhumain!

ça veut dire quoi pour vous être en situation d'échec, car on sait tous qu'il existe des classes, des écoles où même le meilleur des profs lutte tous les jours, alors un débutant... et puis dire en situation d'échec sous-entend que c'est le prof qui ne sait pas faire face à une classe, et présenter les choses comme à son supérieur hiérarchique, je trouve ça risqué: tous les inspecteurs ne sont pas compatissants: pour certain on doit exceller quelque soit le niveau, quelques soient les élèves, l'école ou le quartier...

entre gérer le groupe classe (oui, j'arrivais à les garder en vie jusqu'à 16h30) et les mettre en situation d'apprentissage avec une ambiance de classe au travail: c'est quoi une situation de réussite: est on vraiment en réussite dans une école qui a une moyenne de 20/ aux évaluations nationales???

et la gestion des élèves sur cette école s'est faite à mes dépends! je veux pas revenir dessus, mais cette expérience m'a cassé et je ne peux pas dire que j'ai une vision positive de mon département (en tout cas de la ville où j'enseigne) et de mes élèves...ce qui n'est pas tip top!

je comprend aussi votre position, vous devez trouver et placer des remplaçants!! mais est-ce de la faute des enseignants si certaines écoles ne sont pas dotées des moyens nécessaires (humains, financiers, culturels, médicaux, psycho.....)?

en réalité, tout ceux qui ne sont pas en contact concret avec ces types d'écoles se fichent bien de ce qui peut s'y passer (en clair, une grosse partie de la société): l'école appartient à la nation et tout ne repose pas sur les épaules des enseignants, encore moins des remplaçants...le service public est défaillant, mais le public se sent il concerné?

sur ce remplacement (plusieurs ce sont succédés en fait, les profs profitant de ma présence sur l'école pour se mettre en arrêt juste quand j'avais fini le remplacement précédant) je suis restée en tout 5 mois, avec plusieurs arrêt, mais vraiment j'allais mal!!!

j'avais tous les jours l'impression d'aller au front et d'être sacrifiée, c'est des mots forts, mais c'était mon ressenti à l'époque! je devais donner de ma santé et de mon énergie psychique (et aussi et beaucoup physique) pour assurer ma mission (un soldat quoi) nerveusement, j'en pouvais plus!!

pourtant, il y avait des enfants vraiment attachants, mais d'autres avec des problèmes tels, je ne pouvais pas gérer...si on pouvait exclure des le primaire certains enfants aux comportements problématiques et pouvoir les mettre dans des écoles spécialisés pour les enfants violents etc, on sauverait ces écoles et les autres élèves qui y vont...

c'est pas évident pour tout le monde, mais je pense que les gouvernants et la société sont les premiers responsables.

d'ailleurs, je me demande même si la réaction de mon inspecteur (discours officiel appris par coeur) face aux problèmes sensibles n'est pas aussi le fait que lui se sent démuni et ne peut pas non plus proposer de solutions: peut être a t'il des pressions d'en haut?

moi, j'ai décidé de ne pas me sentir coupable, ce métier, à entendre la hiérarchie, imf et autres, faudrait ramener son sac de couchage à l'école!!! et ne plus avoir de vie!

dans le public, comme dans le privé, y'a des chefs sympas et humains, d'autres non, y'a pas plus simple! certains qui essayent, qui communiquent, d'autres, vous prenez ça et c'est tout!

d'ailleurs, une simple reconnaissance du problème et de mon mal être par mon inspecteur aurait surement changé les choses: s'il m'avait dit en gros, vous faites acte de présence et le reste comme vous pouvez: j'aurai relâcher la pression! mais j'ai eu l'inverse!

je tiens aussi à préciser que ce qui était dur, c'est que l'équipe était aussi connue pour être "malsaine" et c'était effectivement le cas, je me suis retrouvée très seule :sad: c'est sur, ça a joué!

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FWJSchelling

C'est sur que demander un type de poste et puis se débobiner, c'est facile...cependant, je ne suis pas super d'accord pour dire que tant qu'un remplaçant n'est pas en situation d'échec, on ne fait rien pour lui!!!je trouve ça choquant! et carrément inhumain!

ça veut dire quoi pour vous être en situation d'échec, car on sait tous qu'il existe des classes, des écoles où même le meilleur des profs lutte tous les jours, alors un débutant... et puis dire en situation d'échec sous-entend que c'est le prof qui ne sait pas faire face à une classe, et présenter les choses comme à son supérieur hiérarchique, je trouve ça risqué: tous les inspecteurs ne sont pas compatissants: pour certain on doit exceller quelque soit le niveau, quelques soient les élèves, l'école ou le quartier...

entre gérer le groupe classe (oui, j'arrivais à les garder en vie jusqu'à 16h30) et les mettre en situation d'apprentissage avec une ambiance de classe au travail: c'est quoi une situation de réussite: est on vraiment en réussite dans une école qui a une moyenne de 20/ aux évaluations nationales???

et la gestion des élèves sur cette école s'est faite à mes dépends! je veux pas revenir dessus, mais cette expérience m'a cassé et je ne peux pas dire que j'ai une vision positive de mon département (en tout cas de la ville où j'enseigne) et de mes élèves...ce qui n'est pas tip top!

je comprend aussi votre position, vous devez trouver et placer des remplaçants!! mais est-ce de la faute des enseignants si certaines écoles ne sont pas dotées des moyens nécessaires (humains, financiers, culturels, médicaux, psycho.....)?

en réalité, tout ceux qui ne sont pas en contact concret avec ces types d'écoles se fichent bien de ce qui peut s'y passer (en clair, une grosse partie de la société): l'école appartient à la nation et tout ne repose pas sur les épaules des enseignants, encore moins des remplaçants...le service public est défaillant, mais le public se sent il concerné?

sur ce remplacement (plusieurs ce sont succédés en fait, les profs profitant de ma présence sur l'école pour se mettre en arrêt juste quand j'avais fini le remplacement précédant) je suis restée en tout 5 mois, avec plusieurs arrêt, mais vraiment j'allais mal!!!

j'avais tous les jours l'impression d'aller au front et d'être sacrifiée, c'est des mots forts, mais c'était mon ressenti à l'époque! je devais donner de ma santé et de mon énergie psychique (et aussi et beaucoup physique) pour assurer ma mission (un soldat quoi) nerveusement, j'en pouvais plus!!

pourtant, il y avait des enfants vraiment attachants, mais d'autres avec des problèmes tels, je ne pouvais pas gérer...si on pouvait exclure des le primaire certains enfants aux comportements problématiques et pouvoir les mettre dans des écoles spécialisés pour les enfants violents etc, on sauverait ces écoles et les autres élèves qui y vont...

c'est pas évident pour tout le monde, mais je pense que les gouvernants et la société sont les premiers responsables.

d'ailleurs, je me demande même si la réaction de mon inspecteur (discours officiel appris par coeur) face aux problèmes sensibles n'est pas aussi le fait que lui se sent démuni et ne peut pas non plus proposer de solutions: peut être a t'il des pressions d'en haut?

moi, j'ai décidé de ne pas me sentir coupable, ce métier, à entendre la hiérarchie, imf et autres, faudrait ramener son sac de couchage à l'école!!! et ne plus avoir de vie!

dans le public, comme dans le privé, y'a des chefs sympas et humains, d'autres non, y'a pas plus simple! certains qui essayent, qui communiquent, d'autres, vous prenez ça et c'est tout!

d'ailleurs, une simple reconnaissance du problème et de mon mal être par mon inspecteur aurait surement changé les choses: s'il m'avait dit en gros, vous faites acte de présence et le reste comme vous pouvez: j'aurai relâcher la pression! mais j'ai eu l'inverse!

je tiens aussi à préciser que ce qui était dur, c'est que l'équipe était aussi connue pour être "malsaine" et c'était effectivement le cas, je me suis retrouvée très seule :sad: c'est sur, ça a joué!

Mes collègues secrétaires de circonscription et moi travaillons ensemble pour ne pas mettre n'importe qui n'importe où et nous tenons en ce sens compte des difficultés que sont susceptibles de rencontrer les remplaçants. Mais nous ne pouvons pas non plus garantir à tous une situation idyllique. Les remplacements en ZEP, en SEGPA et en ITEP devront être assurés et nous ne disposons pas toujours du candidat idéal pour le poste le plus ardu.

Je me souviens avoir demandé conseil auprès des conseillers pédagogiques ASH de mon département. Voici leur réponse : "fais comme tu veux, mets n'importe qui et on verra si ça passe ou si ça casse. De toute façon, on ne peut rien prévoir, il n'y a pas de profil type ; n'importe qui peu craquer comme tenir."

Dans de telles conditions, nous pouvons difficilement faire plus ou mieux.

L'attitude de vos collègues me laisse penser que le problème est en amont, ne serait-ce qu'au niveau des affectations, ce qui le situe au niveau de la gestion d'ensemble des ressources humaines et non de la seule gestion des remplaçants, qui hérite seulement de cette problématique.

Si vous voulez mon avis, le problème repose dans le recrutement par concours et l'affectation au barème. Je ne sais pas s'il existe de meilleures solutions, mais ce modèle - qui n'est rien de plus que le principe même de la gestion des ressources humaines dans la fonction publique - me semble obsolète.

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Goëllette

Il est peut-être obsolète, mais il permet de rendre justice aux plus anciens, qui ont bien galéré eux aussi en début de carrière (et n'en sont pas morts :wink: ), et ont bien mérité d'être un peu ménagés en gagnant du galon.

Les jeunes collègues sont dans leur ensemble plus malins et ils jouent beaucoup mieux que nous à leur ancienneté du "je suis malade - mon enfant est malade - je craque" pour éviter les postes difficiles.

J'en ai bien bavé personnellement en début de carrière, avec des postes fractionnés et des écoles difficiles, des effectifs élevés et des collègues pas toujours agréables, mais il ne me serait jamais venu à l'idée de refuser une affectation, et je n'ai pas souvenir d'avoir connu un collègue qui le faisait.

Maintenant, j'entends ça couramment, et surtout de la part ... d'adjoints, et non de remplaçants.

Et je doute que tous ces collègues n'aient pas eu réellement les capacités d'occuper ces postes, et certainement que mieux aidés, mais aussi plus fermement rappelés à leurs engagements, ils l'auraient pu.

(Je parle de la majorité, mais j'admets qu'il y a des situations particulièrement complexes, et les classes spécialisées en font partie. Rien que l'idée qu'on admette de nommer des non spécialistes dessus me révolte, par respect pour les élèves de ces classes et leurs parents.)

Donc s'il est une solution à trouver, autre que de "faire violence" à cette génération pour leur faire accepter certaines situations, certes difficiles, mais qui font hélas partie du métier pour lequel ils ont signé, je pense qu'elle est plutôt à trouver du côté de l'amélioration générale des conditions de travail. Mais je n'ai pas l'impression qu'on en prenne le chemin. :mad:

Pour en revenir au refus d'un remplacement, les causes géographiques (hormis les classes spécialisées) comme l'éloignement et le relief (il n'est pas donné à tout le monde d'être à l'aise sur une route de montagne, surtout par temps de pluie ou pire, de neige ou de verglas, et le risque de se retrouver dans le fossé, quand on ne maîtrise pas cet élément, est grand), me semblent être plus acceptables que les questions de difficulté de classe, et plus encore, de niveau.

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FWJSchelling

Il est peut-être obsolète, mais il permet de rendre justice aux plus anciens, qui ont bien galéré eux aussi en début de carrière (et n'en sont pas morts :wink: ), et ont bien mérité d'être un peu ménagés en gagnant du galon.

Les jeunes collègues sont plus malins et ils jouent beaucoup mieux que nous à leur ancienneté du "je suis malade - mon enfant est malade - je craque" pour éviter les postes difficiles.

J'en ai bien bavé personnellement en début de carrière, avec des postes fractionnés et des écoles difficiles, des effectifs élevés et des collègues pas toujours agréables, mais il ne me serait jamais venu à l'idée de refuser une affectation, et je n'ai pas souvenir d'avoir connu un collègue qui le faisait.

Maintenant, j'entends ça couramment, et surtout de la part ... d'adjoints, et non de remplaçants.

Et je doute que tous ces collègues n'aient pas eu réellement les capacités d'occuper ces postes.

Donc s'il est une solution à trouver, autre que de "faire violence" à cette génération pour leur faire accepter certaines situations, certes difficiles, mais qui font hélas partie du métier pour lequel ils ont signé, je pense qu'elle est plutôt à trouver du côté de l'amélioration générale des conditions de travail. Mais je n'ai pas l'impression qu'on en prenne le chemin. :mad:

Vous avez raison sur ce point.

Pour le reste, je constate tous les jours que mes tout jeunes remplaçants sont épatants...si ce n'est qu'ils laissent des fautes de français dans leurs courriers.

Génération 85...

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métraice

Il est peut-être obsolète, mais il permet de rendre justice aux plus anciens, qui ont bien galéré eux aussi en début de carrière (et n'en sont pas morts :wink: ), et ont bien mérité d'être un peu ménagés en gagnant du galon.

Les jeunes collègues sont plus malins et ils jouent beaucoup mieux que nous à leur ancienneté du "je suis malade - mon enfant est malade - je craque" pour éviter les postes difficiles.

J'en ai bien bavé personnellement en début de carrière, avec des postes fractionnés et des écoles difficiles, des effectifs élevés et des collègues pas toujours agréables, mais il ne me serait jamais venu à l'idée de refuser une affectation, et je n'ai pas souvenir d'avoir connu un collègue qui le faisait.

Maintenant, j'entends ça couramment, et surtout de la part ... d'adjoints, et non de remplaçants.

Et je doute que tous ces collègues n'aient pas eu réellement les capacités d'occuper ces postes.

Donc s'il est une solution à trouver, autre que de "faire violence" à cette génération pour leur faire accepter certaines situations, certes difficiles, mais qui font hélas partie du métier pour lequel ils ont signé, je pense qu'elle est plutôt à trouver du côté de l'amélioration générale des conditions de travail. Mais je n'ai pas l'impression qu'on en prenne le chemin. :mad:

Vous avez raison sur ce point.

Pour le reste, je constate tous les jours que mes tout jeunes remplaçants sont épatants...si ce n'est qu'ils laissent des fautes de français dans leurs courriers.

Génération 85...

euh ... je ne fais jamais de fautes moi laugh.gif

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Goëllette

Je n'ai pas dit qu'ils n'étaient pas épatants, juste qu'ils sont plus malins que nous ne l'étions et que c'est nous, la génération des quadras-quinquas, qui en payons les pots cassés puisque nous avons subi, du fait de notre jeunesse, en attendant patiemment notre tour ... qui pourrait bien ne pas arriver, parce que les suivants ne souhaitent pas attendre leur propre tour et revendiquent de nous piquer le nôtre. :wink:

Et si ça, ce n'est pas être épatant ! :D

85, c'est votre année de naissance ? :wink:

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métraice

Je n'ai pas dit qu'ils n'étaient pas épatants, juste qu'ils sont plus malins que nous ne l'étions et que c'est nous, la génération des quadras-quinquas, qui en payons les pots cassés puisque nous avons subi, du fait de notre jeunesse, en attendant patiemment notre tour ... qui pourrait bien ne pas arriver, parce que les suivants ne souhaitent pas attendre leur propre tour et revendiquent de nous piquer le nôtre. :wink:

Et si ça, ce n'est pas être épatant ! :D

85, c'est votre année de naissance ? :wink:

Si la question m'est adressée, la réponse est oui. laugh.gif

Mais je ne comprends pas vraiment de quoi tu parles à propos de piquer votre tour. albert.gif

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FWJSchelling

Je n'ai pas dit qu'ils n'étaient pas épatants, juste qu'ils sont plus malins que nous ne l'étions et que c'est nous, la génération des quadras-quinquas, qui en payons les pots cassés puisque nous avons subi, du fait de notre jeunesse, en attendant patiemment notre tour ... qui pourrait bien ne pas arriver, parce que les suivants ne souhaitent pas attendre leur propre tour et revendiquent de nous piquer le nôtre. :wink:

Et si ça, ce n'est pas être épatant ! :D

85, c'est votre année de naissance ? :wink:

Non, c'est l'année de naissance de mes élèves à l'époque où j'enseignais.

Je retrouve chez les professeurs des écoles de cette génération les difficultés que je rencontrais dans les copies de mes terminales, bien que nettement amoindries par l'expérience de l'université et par la sélection du concours.

Il reste que l'accord du participe passé n'est pas toujours maîtrisé et qu'il arrive parfois que certains confondent encore le déterminant "on" et l'auxiliaire "avoir" conjugué à la troisième personne du pluriel.

Mais on est loin du niveau terminale où il est courant de conjuguer les adjectifs et d'accorder les verbes.

Au-delà de tout cela, les jeunes enseignants souffrent souvent de ne pas avoir de postes, voire de classes bien à eux, au point que le statut de remplaçant suffit parfois à les contenter.

Quand vous aviez leur âge, il n'y avait pas seulement des titulaires remplaçants (y en avait-il seulement ?), mais aussi et surtout des instituteurs suppléants et des suppléants éventuels (l'équivalent de ce que nous nommons aujourd'hui contractuels et vacataires, mais avec peut-être un peu plus de garanties).

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roadrunner

Quand j'avais leur âge, j'étais remplaçante : ZIL, par choix. Je le suis toujours, par choix.

Et à cette époque les remplaçants l'étaient par choix et non par défaut. Je n'ai jamais refusé aucun poste. Mais nous étions payés correctement et les distances étaient compatibles avec le statut. Mes premiers élèves étaient nés en 85...

Aujourd'hui, c'est n'importe quoi.

Un mois entier depuis la rentrée avec des remplacements à 60km minimum de mon école de rattachement, 1h30 de route matin et soir en moyenne, jamais plus de 3 jours.

L'ISSR, payée quand ? (au prix du loyer de l'argent...) diminuée de la cotisation MGEN ne rembourse même pas mes frais kilométriques tels que calculés par les impôts.

Je suis ZIL, les nécessités du service ne sont pas un vain mot pour moi. Mais ça va bien, de travailler dans ces conditions. Alors par 1h de plus, pas une réunion de plus, pas un papier rempli en plus. Pas un effort de plus.

Nous sommes exploités de manière éhontée, on travaille de plus en plus, avec de moins en moins de moyens, pour être de moins en moins payés.

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Maoria

Moi ce qui me fait rire c'est "Ils ont choisi d'être remplaçant"

Moi j'ai effectivement mis Brigade dans mes voeux, je l'ai obtenu.

29° voeu sur 30 ... Juste avant TRS ...

Tout ça pour ne pas être en surnombre comme l'année dernirèe (car l'année dernière finalement j'ai fait office de BD mais sans les ISSR)

Ceci dit j'ai eu des SEGPA, une classe avec un élève ayant le syndrome de La Tourette, donc si à la fin de mon remplacement de 4 mois (classe à 1h00 de chez moi, sur laquelle mon remplaçant -'jai été opérée- expérimentée-qui-a-été-directeur s'est cassé les dents) on me propose une SEGPA je râle ! Chacun son tour.

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FWJSchelling

Enfin, si vous souhaitez échapper à vos obligations de fonctionnaire - mais sans pour autant perdre les droits liés à ce statut -, sachez qu'il y a plus efficace que l'arrêt maladie : l'appel systématique aux syndicats. Ces derniers font généralement peu de cas des contraintes du ou de la secrétaire de circonscription. Le travail, voire les compétences, de cet agent sera très vite remis en cause. Dans mon département, ça fonctionne assez moyennement car les sections syndicales y sont plutôt arrangeantes, mais je crois savoir que certaines sont nettement plus virulentes.

Comme à l'habitude, merci pour ce témoignage vu de "l'autre côté du miroir". :smile:

Alors ça je veux bien vous croire. Quand j'entends mon ami (cadre et responsable de 10 personnes) me raconter la situation dans la fonction publique hospitalière :blink: . Les gens ne font rien et sont incompètents ? Et bien on ne peut rien dire !! Au moindre conseil (même pas reproche !! même pas de baisse de la note !) écrit sur le bilan d'entretien annuel mal perçu par l'employé, hop les syndicats interviennent et le cadre doit s'aplatir comme une crêpe et modifier son rapport d'entretien annuel ..... :glare:

Raison pour laquelle je ne me fie jamais aux rapports d'inspection et aux notes pour confier des remplacements - difficiles -, mais aux secrétaires de circonscription qui connaissent bien les personnes et leurs aptitudes parce qu'elles ont des retours émanant du terrain (et donc de vos collègues...).

En dernier recours, je demande conseil au directeur, au titulaire qui sera remplacé ou à des remplaçants dont l'expérience le justifie.

Je crains cependant qu'un jour ma hiérarchie ne me le reproche. Ce que je fais ne me semble pas tout à fait dans l'esprit du système...

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Goëllette

Non, c'est l'année de naissance de mes élèves à l'époque où j'enseignais.

...

Au-delà de tout cela, les jeunes enseignants souffrent souvent de ne pas avoir de postes, voire de classes bien à eux, au point que le statut de remplaçant suffit parfois à les contenter.

Quand vous aviez leur âge, il n'y avait pas seulement des titulaires remplaçants (y en avait-il seulement ?), mais aussi et surtout des instituteurs suppléants et des suppléants éventuels (l'équivalent de ce que nous nommons aujourd'hui contractuels et vacataires, mais avec peut-être un peu plus de garanties).

Quand j'avais leur âge, j'enseignais déjà, car j'ai débuté à 20 ans. :D

Il y avait déjà des zil, mais je ne sais pas s'il y avait l'ISSR, donc ces postes étaient inintéressants, et les débutants en héritaient.

J'ai commencé par des "décharges", ça a duré plusieurs années, et il m'a fallu 8 ans pour que j'obtienne une classe à titre définitif.

Tous les débutants étaient dans la même galère. J'ai même eu des copains qui se sont retrouvés avec uniquement des "équivalents T1 de l'époque" dans des écoles de ZEP !

Donc on a bien connu des débuts identiques. Ce qui a changé, ce sont les possibilités d'évitements "légaux", par le biais de postes à profils et autres priorités médicales, qui font que les débutants (ou presques débtants) peuvent se retrouver à titre définitif sur des postes agréables autrefois uniquement attribués à l'ancienneté et qui, du coup, échappent aux collègues de mon âge et plus âgés, qui les attendent patiemment depuis des lustres !

On a ainsi maintenant des jeunes ayant obtenu un poste à profil pour un enseignement qu'ils n'enseignent pas, ou encore d'autres qui passent devant tout le monde pour cause de handicap ou de maladie pour obtenir un poste qui n'est pas forcément le plus proche de chez eux ou d'un lieu de soin, mais simplement le plus sympa de ceux qui étaient vacants ! :blink:

A mes débuts, je n'ai jamais entendu parler de collègues qui soient changés d'affectation en cours d'année parce que celle-ci ne leur convient pas, comme c'est couramment le cas actuellement. Pourtant, il y avait déjà des postes très difficiles.

Nous devions simplement prendre notre mal en patience. Nous savions qu'un jour nous aurions mieux.

Et c'est sûrement cette absence de logique actuelle qui amplifie le malaise des "jeunes" comme des "vieux", qui ne savent plus de quoi demain sera fait. Donc, un retour à des considérations plus justes auraient un effet bénéfique pour tous.

Les enfants nés en 85, je les ai eus en classe ... en élémentaire ! :wink:

Je suis dubitative sur le fait que le jugement d'une secrétaire de circonscription soit plus judicieux que celui d'un ien ... pour ce qui est de la qualité du travail effectué en classe. :blink:

Or, ce qu'on demande au remplaçant, c'est surtout d'être compétent pour enseigner, non ?

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FWJSchelling

Non, c'est l'année de naissance de mes élèves à l'époque où j'enseignais.

...

Au-delà de tout cela, les jeunes enseignants souffrent souvent de ne pas avoir de postes, voire de classes bien à eux, au point que le statut de remplaçant suffit parfois à les contenter.

Quand vous aviez leur âge, il n'y avait pas seulement des titulaires remplaçants (y en avait-il seulement ?), mais aussi et surtout des instituteurs suppléants et des suppléants éventuels (l'équivalent de ce que nous nommons aujourd'hui contractuels et vacataires, mais avec peut-être un peu plus de garanties).

Quand j'avais leur âge, j'enseignais déjà, car j'ai débuté à 20 ans. :D

Il y avait déjà des zil, mais je ne sais pas s'il y avait l'ISSR, donc ces postes étaient inintéressants, et les débutants en héritaient.

J'ai commencé par des "décharges", ça a duré plusieurs années, et il m'a fallu 8 ans pour que j'obtienne une classe à titre définitif.

Tous les débutants étaient dans la même galère. J'ai même eu des copains qui se sont retrouvés avec uniquement des "équivalents T1 de l'époque" dans des écoles de ZEP !

Donc on a bien connu des débuts identiques. Ce qui a changé, ce sont les possibilités d'évitements "légaux", par le biais de postes à profils et autres priorités médicales, qui font que les débutants (ou presques débtants) peuvent se retrouver à titre définitif sur des postes agréables autrefois uniquement attribués à l'ancienneté et qui, du coup, échappent aux collègues de mon âge et plus âgés, qui les attendent patiemment depuis des lustres !

On a ainsi maintenant des jeunes ayant obtenu un poste à profil pour un enseignement qu'ils n'enseignent pas, ou encore d'autres qui passent devant tout le monde pour cause de handicap ou de maladie pour obtenir un poste qui n'est pas forcément le plus proche de chez eux ou d'un lieu de soin, mais simplement le plus sympa de ceux qui étaient vacants ! :blink:

A mes débuts, je n'ai jamais entendu parler de collègues qui soient changés d'affectation en cours d'année parce que celle-ci ne leur convient pas, comme c'est couramment le cas actuellement. Pourtant, il y avait déjà des postes très difficiles.

Nous devions simplement prendre notre mal en patience. Nous savions qu'un jour nous aurions mieux.

Et c'est sûrement cette absence de logique actuelle qui amplifie le malaise des "jeunes" comme des "vieux", qui ne savent plus de quoi demain sera fait. Donc, un retour à des considérations plus justes auraient un effet bénéfique pour tous.

Les enfants nés en 85, je les ai eus en classe ... en élémentaire ! :wink:

Je suis dubitative sur le fait que le jugement d'une secrétaire de circonscription soit plus judicieux que celui d'un ien ... pour ce qui est de la qualité du travail effectué en classe. :blink:

Or, ce qu'on demande au remplaçant, c'est surtout d'être compétent pour enseigner, non ?

Elles se trompent rarement sur les gens, je vous l'assure. La gestion des ressources humaines, c'est avec elles que vous la trouverez.

Vous avez commencé à 20 ans en tant qu'institutrice titulaire d'un DEUG.

Vos jeunes collègues sont les produits de la politique des 80% d'une classe d'âge titulaires du Baccalauréat et vivent dans le sentiment du déclassement ordinaire qui fait qu'avec plus d'années d'études, vous n'obtenez pas mieux que vos aînés qui en ont fait un peu moins.

Nous le payons aujourd'hui.

Le simple fait qu'il soit devenu banal de refuser l'accès à une école parce que des lycéens imposent un blocus à l'entrée de leur établissement peut être également vu comme l'une des conséquences de cette politique stupide (mais à laquelle les syndicats enseignants ont consenti dans la mesure où elle garantissait une augmentation des moyens. Or, c'est précisément ce consensus qui est en train de s'effondrer aujourd'hui). Je me souviens d'ailleurs qu'en 1995 mes chers camarades de l'université n'ont bloqué qu'une seule et unique chose : la bibliothèque universitaire. Consigne syndicale...

Les premiers blocus ont eu lieu en 2006. Bientôt, vous aurez pour collègues des jeunes enseignants de cette génération, mais titulaires cette fois d'un Master. Il ne faudra pas attendre d'eux une attitude institutionnelle, ils seront plutôt dans la négociation permanente et la recherche d'arrangements.

Ils n'accepteront jamais de subordonner leur intérêt personnel à l'intérêt général, et par voie de conséquence à la nécessité de service qui en principe définit l'action et les conditions d'exercice du fonctionnaire.

De telles considérations me conduisent à penser que le statut même du fonctionnaire est un modèle sociologiquement obsolète. Et c'est là peut-être ce qui justifie le mieux la privatisation rampante de l'école publique.

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Bogey

Vous avez commencé à 20 ans en tant qu'institutrice titulaire d'un DEUG.

Vos jeunes collègues sont les produits de la politique des 80% d'une classe d'âge titulaires du Baccalauréat et vivent dans le sentiment du déclassement ordinaire qui fait qu'avec plus d'années d'études, vous n'obtenez pas mieux que vos aînés qui en ont fait un peu moins.

Nous le payons aujourd'hui.

Y a-t-il tant de différence entre le niveau deug d'antan et le niveau master de maintenant ? Les premiers en ont-il vraiment fait un peu moins ?

Moi aussi j'ai un deug et je n'ai jamais eu le sentiment que je valais plus que mes collègues ayant "seulement" un bac.

Je savais que mon bac avait été plus facile à obtenir que le leur et qu'en réalité, nous avions le même niveau, comme c'est le cas avec les plus jeunes.

Ce qui n'est pas normal, c'est qu'on ait accepté sans rien dire la réforme qui a transformé les instituteurs en pe. C'est là que la division a commencé.

Et qu'on ait accepté aussi ces baisses de niveau qui ont amené à allonger la durée des études pour obtenir un même niveau dde compétences.

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barbotinne

Je vous lis... et je comprends pourquoi depuis la rentrée, mon complément de service n'est jamais venu (ben oui, PE indigne je suis à 75% sur mon poste..) , ni son remplaçant, ni le remplaçant du remplaçant.... mais bon c'est pas grave, mes élèves sont en SEGPA, donc 6 heures (ah non pardon, 5, ben oui 75% de mon temps de servcie c'est 5h15 donc on arrondi à 5h pour le remplaçant, et à une heure de plus pour moi...) de plus ou de moins de cours dans la semaine ça ne changera rien à leur niveau scolaire hein... et on n'est pas sur la côte, donc loin de là où habitent les gens.... donc 2 raisons pour ne pas venir chez nous.... enfin en tous les cas des raisons qui suffisent pour refuser de venir sur mon poste...

Ah oui et puis il y a aussi eu la raison que les matières que je fais ne plaisaient pas à un des ramplçants donc non il n'est pas venu....

Et on dit quoi nous aux parents dont les énfants passent le jeudi en permanence depuis la rentrée (de septembre hein la rentrée, pas de novembre...)

Voilà, ma vision à moi de l'autre côté..

Ah et la solution toute trouvée a été de me dire de venir le jeudi et que je dois rester si il n'y a pas de remplacement...

Donc en fait en SEGPA on n'a pas le droit d'être malade ni d'être à temps partiel... comme on n'avait déjà pas le droit d'aller en stage c'est pas grave ça ne fera qu'un truc de plus....

Bon je sors, excusez moi de cette incursion, mais là depuis al rentrée je rumine (et je vous passe les 8 remplaçants de mon congé mater qui ont chacun négocié de ne pas venir, certains sans même venir, d'autres sans revenir, sans prévenir, et d'autres qui s'étonnent qu'en donnant des documents marqués CE1 à des ados de 15 ans ben ça se passe mal...)

Et le pire, c'est que ceux qui viennent et font bosser nos élèves, les trouvent super, bosseurs, volontaires etc.... et disent "si ça n'avait pas été dans la campagne je serais bien resté...)

VOilà, no comment...

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Goëllette

Et on dit quoi nous aux parents dont les énfants passent le jeudi en permanence depuis la rentrée (de septembre hein la rentrée, pas de novembre...)

Et bien on leur dit de se battre pour que soient formés des enseignants en nombre suffisant pour assurer également les remplacements.

Si nous avons été formés pour remplacer de la TPS au CM2, ce n'est pas le cas pour l'enseignement spécialisé, et je juge inadmissible (et ne comprends pas pourquoi les parents admettent ça) que ces postes soient tenus par des enseignants non formés, que ce soit à l'année, ou en remplacement ou complément.

Ce ne sont pas les remplaçants refusant d'y aller qui sont coupables, surtout pour un long remplacement, même d'une journée par semaine.

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pauline.fr

Bonsoir,

je prends la décision difficile d'écrire dans ce forum car j'y ai lu des témoignages qui ressemblent fortement au mien.

Je suis PE depuis maintenant 9 ans, brigade depuis 2006. La première année, j'étais très contente de ce statut car j'ai eu la chance de faire un remplacement dans une école plutôt sympa, à l'année, avec des enfants agréables. Mais j'ai l'impression que la rentrée suivante a sonné le glas de ma carrière: au premier trimestre, j'ai fait un remplacement sur une triplette dans 2 écoles différentes; les élèves, comme souvent lorsqu'ils ne voient un enseignant qu'une journée ou demi journée par semaine, étaient très irrespectueux et peu motivés par les apprentissages; mais surtout, les collègues de ces 2 écoles différentes avaient choisi de ne pas m'adresser la parole, ce qui était très difficile à vivre. Ensuite, à la rentrée de janvier, j'ai été nommée dans une grosse école de zep, en ce2, poste sur lequel il y avait eu 5 remplaçants différents depuis la rentrée. Et là, j'ai vraiment essuyé les plâtres!Les élèves tentaient de s'entre-tuer et s'insultaient systématiquement, je ne pouvais même plus écrire au tableau. J'ai essayé d'être stricte et de redresser la barre, tout en restant à leur écoute, mais les parents d'élèves me sont tombés dessus et sont allés jusqu'à faire une pétition contre moi, qu'ils ont envoyée à l'inspection. Au départ, l'ien ne m'a pas soutenue, les parents se sont engouffrés dans la brèche et ont réitéré. A la seconde convocation je me suis faite seconder par une personne d'un syndicat, et j'ai eu gain de cause. Mais le mal était fait: je n'avais plus aucune crédibilité auprès des élèves, les parents contredisaient toutes mes décisions et m'insultaient. Inutile de vous dire que j'ai terminé l'année en arrêt maladie, ayant en plus de la dépression développé une maladie somatique des intestins.

Et depuis je vis un enfer. Je n'ai pas osé demander un poste fixe, par peur de tomber sur une équipe qui, à nouveau, ne m'accueillera pas en tant que collègue. J'ai peur des élèves et des parents, et depuis 2 ans j'ai fait des remplacements à l'année en alternant fréquemment des périodes de travail et des périodes d'arrêt. A chaque fois je suis la nouvelle de l'école, les élèves et les parents me testent, et j'ai l'impression que les collègues me jugent mal lorsque je suis en arrêt. Malgré tout j'avais réussi à tenir ces 2 dernières années. Mais aujourd'hui je suis nommée depuis la rentrée de novembre sur une triplette dans 2 écoles différentes en zep, avec un cm1, un ce2 et une clis à mi-temps! Je me suis sentie absolument incapable d'assumer ce remplacement, n'ayant jamais fait de clis et n'ayant pas la formation spécialisée, et je me retrouve encore en arrêt maladie, terrassée par la peur, le stress, l'angoisse et la démotivation.

Je dois avouer que je me sens complètement désemparée et imcapable: je ne conçois pas d'exercer mon métier dans ces conditions et trouve anormal et scandaleux que l'education nationale fasse travailler les gens dans de pareilles conditions. En même temps, je me sens complétement dévalorisée et incompétente, et du coup incapable de m'investir dans mon travail. J'aimerais changer de métier mais je me sens dans une impasse car j'ai l'impression d'être sans compétences, inutile, et je n'ai aucune idée de ce que j'aimerais faire.

Vos témoignages, quelque part, me rassurent car je constate que je ne suis pas la seule à vivre ces expériences difficiles. Mais en même temps, je me sens isolée car la seule possibilité de défense reste l'arrêt maladie, ce qui m'isole de mes amis et de ma famille qui ne comprennent pas, et ce qui contribue à développer mon sentiment de culpabilité et de dévalorisation. Non contente de bénéficier déjà d'une image de fonctionnaire qui travaille peu d'heures et qui est tout le temps en vacances, me voici maintenant dans la peau d'une fonctionnaire qui "abuse" du système. Je suis pour l'heure très pessimiste quant au déroulement de l'année à venir.

Je suis également très pessimiste quant à l'avenir de l'education nationale et au sort réservé aux débutants et surtout, aux élèves en difficultés qui sont les premières victimes de la politique budgétaire du gouvernement. Non seulement l'EN est une machine à broyer des élèves, mais aussi une puissante machine à exclusion pour ses fonctionnaires en déperdition. Hélas, je ne me sens pas assez forte, seule, pour dénoncer cette politique. Je ne suis qu'un pion...

Désolée pour cette longue lecture...

Bien à vous,

Pauline

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Goëllette

Bonsoir,

En premier, je t'ordonne :wink: de te reposer et de cesser de penser à ce poste.

Vas voir un psychiatre (si ce n'est déjà fait) qui te donnera un traitement pour aller mieux.

Ensuite, dans quelques temps, tu pourras réfléchir sereinement à la suite.

Jusqu'à quand est ton remplacement ? Et cet arrêt ?

Si le premier est court, l'arrêt peut courir jusqu'à sa fin, et ensuite, tu reprends, en espérant tomber sur quelque chose de mieux.

S'il est long, il sera important, quand tu iras mieux, de verbaliser à ta hiérarchie ou ton gestionnaire l'origine de ton malaise, sinon, on cintinuera à t'envoyer sur des missions qui te rendront malade à nouveau.

Tu es Brigade ou ZIL ? Connais-tu bien la personne qui te gère ? Tu pourrais lui en parler.

Le problème de ne pas verbaliser sa souffrance, c'est que les personnes extérieures n'ont de toi que ce que tu renvoies visuellement, et les cancans, si tu es restée dans le même coin. Alors que si tu verbalises, tu seras sûrement mieux perçue.

De toutes façons, je ne suis pas sûre que tes collègues te jugent mal pour le simple fait que tu t'arrêtes ... alors que tu as une CLIS à mi-temps et deux quarts en cycle 3 ! :blink:

En attendant REPOSE-TOI !!

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pauline.fr

Goelette,

merci pour cette injonction.

Je vais voir mon psy ce soir.

Normalement mon remplacement est jusqu'à fin novembre, mais je suis persuadée que la personne que je remplace ne va pas reprendre de l'année. Elle n'a pas fait la rentrée, et 3 remplaçantes successives se sont mises en arrêt sur ce remplacement lors de la première période. Je n'ose pas exprimer ma souffrance à ma hiérarchie, j'ai peur d'être stigmatisée, si je ne le suis pas déjà. La dernière fois que j'ai eu affaire à un ien, c'était le coup de grâce. Néanmoins, mes rapports d'inspection, dont le dernier date de 2009, sont corrects.

J'ai tout de même averti la secrétaire du bureau des brigades( en tant que B nous n'avons jamais affaire à la secrétaire de circo)que je me sentais très angoissée sur ce poste mais elle m'a répondu qu'elle n'y pouvait rien, qu'elle même devait gérer l'urgence, et que les remplacements "cools" seraient dorénavant réservés au débutants. Auparavant le gestionnaire du bureau des B était très humain, il écoutait nos souhaits, dans la mesure du possible, on sentait qu'il était à notre écoute. Mais il a demandé sa mutation car cela lui a été reproché, et il m'a affirmé qu'à présent ce serait la politique inverse qui serait pratiquée, à savoir donner aux remplaçants exactement le contraire de ce qu'ils avaient désiré, en faisant fi de la qualité du remplacement!

Encore merci de ton soutien. Et toi, que fais-tu?

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lapuce06

pauline, tu devrais en parler aux syndicats

Je connais un membre d'edp qui est un peu dans la même situation que toi

Si tu veux en parler, envoie moi un mp

J'essaierai de voir si elle veut bien te dire comment ça se passe pour elle (les démarches entreprises...)

Je n'ai pas bien compris: tu es brigade ou tu complètes des directeurs/personnes travaillant à 50%, 75% ou 80%?

En tout cas, bon rdv ce soir ;)

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pauline.fr

Roule-ta-bille

Oui, je suis brigade, donc je peux remplacer des personnes qui sont sur des postes fractionnés, au même titre que les autres. Je n'ai pas de spécialité de remplacement, le plus souvent je remplace des personnes en congé maternité ou en début de longue maladie.

C'est quoi un mp? Je suis pas très à l'aise avec l'informatique...

De plus je n'ose pas demander de l'aide à un syndicat, car dans l'éventualité où je serais changée de poste, je ne suis même plus sûre de pouvoir l'assumer pour autant...

Merci pour ta réponse.

Edited by pauline.fr

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lulu80110

un mp, c'est un message privé.

Mais je vois que tu n'as que 3 messages, tu pourras accéder à cette fonction du forum quand tu auras 5 messages :wink:

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pauline.fr

Ca fait 4 non?

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lulu80110

encore un et ce sera bon, tu pourras envoyer des Messages Privées (= MP)

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pauline.fr

Et 5!

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LukaThéo

:D

Voilà, tu peux envoyer des MP! :D

Courage, pense à toi pour le moment, ta santé est ta priorité! :wink:

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amrainbows

Pour avoir connu les deux situations (nouvelle fraichement débarquée dans une école en connaissant personne pour un poste à l'année et ZIL), je trouve qu'être ZIL est bien plus difficile.

Je pense donc que tu aurais tout intérêt au prochain mouvement, surtout que tu as pas mal de points, à demander un poste fixe à l'année et à arrêter d'être brigade.

Ces postes fractionnés, ces remplacements, tout cela ne permet pas d'établir un cadre qui fasse que dès début octobre ta classe roule et les élèves te respectent.

Profite de cette année pour réfléchir à ce que tu peux demander, essaie de trouver une école assez cool, pourquoi pas même des maternelles si tu aimes ça !

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myosotis11

Quand la secrétaire m’a appelée pour me parler de mon remplacement à 50 km de chez moi (et 45 de mon école de rattachement), j’ai senti comme une hésitation de sa part, comme si elle s’attendait à ce que je refuse. Mais je n’ai rien osé dire et je me retrouve à faire 50 km avec de la neige… Le pire c’est que ce matin on a cassé notre voiture équipée de pneus neige, donc nous n’avons plus qu’une vieille voiture sans équipement pour 2 (et 75 km de distance entre nos deux boulots !)

Je pense qu’on va réussir à se débrouiller pour lundi (merci papa et maman !), et ensuite on devrait avoir droit à une voiture de location , mais arrive-t-il que des remplaçants appellent la secrétaire en disant qu’ils n’ont plus de voiture ?

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