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Evaluation d'entrée en CM2 en école privée


AvrilBaby

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AvrilBaby

Bonjour,

Je viens glaner quelques conseils pour le test d'evaluation que mon fils doit passer la semaine prochaine pour entrer dans une école privée sélective dans laquelle son grand-frère a déjà été admis (au collège).

Comme son frère y est extrêmement heureux et que nous allons déménager pour nous rapprocher de cette école, nous souhaitons y inscrire le petit frère.

Ce dernier est très vif, très précoce, équilibré, et il souhaite plus que tout aller dans la même école que son frère car il souffre dans son école actuelle.

Le problème est que la direction de l'école primaire n'étant pas la même que celle du collège, le fait que son frère se trouve dans l'école du même nom ne constitue pas un avantage particulier -d'autant plus que les places sont très limités à l'entrée en CM2- pas plus que son bon dossier scolaire.

Il se trouve en effet que la directrice a un a-priori très négatif sur le niveau des écoles publiques, les enfants ne "sachant pas ce qu'est un article", "n'apprenant pas leurs leçons", etc. Passons... :unsure:

Elle nous a donc proposé que notre fils passe la semaine prochaine un test dans les matières suivantes:

-Dictée

-Conjugaison

-Grammaire

-Problèmes

-Opérations

-Géométrie

Nous avons donc entrepris un vrai programme de préparation sur six semaines. Notre fils étant très curieux et avide de connaissances, ce travail a été une révélation: lui qui n'avait jamais eu besoin de faire le moindre effort pour réussir et qui faisait ses devoirs en dix minutes (là ou d'autre peinaient plus d'une heure) a enfin appris ce que travailler voulait dire ! Il a pris goût à cette stimulation et il était aussi très content de nous voir nous occuper autant de lui, même si je dois avouer que l'envie n'était pas au rendez-vous tous les jours, chez lui comme chez nous. Mais nous avons tenu le coup (je pourrai vous raconter ultérieurement comment nous nous y sommes pris... et quelle a été la réaction de son professeur)

-Pour la dictée, nous n'avons pas de soucis, il a toujours la meilleure note de la classe, y compris et surtout dans des dictées non-préparées assez difficiles. Comme il lit énormément (il engloutit les livres de son frère qui est en 5ème), il fait très peu de fautes d'orthographe pour son âge, y compris en écriture libre.

-Conjugaison: j'ai dû le mettre à niveau car ils avaient vu cette année le présent, le futur et l'imparfait, mais pas encore le passé composé ni le passé simple. Il connaît bien le passé composé y compris les verbes irréguliers et sait accorder le participe passé. En revanche, son emploi du passé simple n'est pas encore très sûr.

A votre avis, quels sont les temps qu'il est censé vraiment bien connaître en ce période de l'année ? Que pourrait-on lui demander ?

-Grammaire: On a rattrapé les choses car il avait effectivement oublié ce qu'était un article... donc il sait maintenant faire l'analyse grammaticale des trois catégories d'articles, des adjectifs non qualificatifs (démonstratif, possessif, partitif), du verbe, des pronoms personnels etc. ainsi que toutes les fonctions possibles y compris le complément du nom. Ce travail sur la grammaire l'a bien amusé et il est maintenant capable d'analyser une phrase entière d'une part en identifiant les groupes fonctionnels et d'autre part en faisant l'analyse grammaticale de chaque mot (nature, genre, nombre, fonction pour chaque mot) y compris les adverbes et les prépositions. Ne sachant pas ce qui pouvait lui être demandé, on a fait un gros travail là-dessus et il revenait de loin !

En revanche, en analyse logique, je lui ai appris à séparer les différentes propositions sans vraiment les nommer et à identifier les conjonctions de coordination. Mais, par manque de temps, je ne suis pas allée beaucoup plus loin. Dois-je lui expliquer la proposition subordonnée relative ? Le pronom relatif ?

Quelles pourraient être à votre avis les attentes d'une écoles privée exigeante (mais sous contrat donc respectant le programme officiel de l'EN) vis-à-vis d'un écolier de CM1 en cette période de l'année ?

-Problèmes: C'est la grande inconnue. Il n'avait pas encore vu le système métrique. Nous l'avons vu en long, en large et en travers. Il sait convertir sans tableau si nécessaire.

Il sait résoudre des problèmes de fractions et utiliser les quatre opérations, y compris les divisions à deux chiffres, sans soustraction, calculer un périmètre, etc.

Mais il peut lui arriver de ne pas bien comprendre les consignes (notamment certaines consignes du livre 1000 problèmes par exemple, et il peut voir les choses par le petit bout de la lorgnette).

Il n'a pas encore vu la proportionnalité. Faudrait-il l'initier ou est-ce qu'on voit ça vraiment en toute fin d'année seulement ?

-Géométrie: c'est là qu'il est le plus en retard à mon avis. Il sait tracer les différents parallélogrammes et il est très fort en symétrie (par jeu), mais ne sait pas encore utiliser le compas pour un exercice ni le rapporteur. On n'a pas non plus eu le temps de travailler sur les triangles. Est-ce un problème ? Faudrait-il lui faire faire quelques programmes de construction ?

C'est sur cette dernière matière que je m'interroge le plus.

Que peut-on bien pouvoir demander à un élève de CM1 en géométrie en milieu de 5ème période ???

Nous entamons la dernière semaine de révisions (après six semaines de préparation en tout), alors tous vos conseils pour la dernière ligne droite seront les bienvenus !

Merci à tous !

Edited by AvrilBaby
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André Jorge

Tous les enseignants ne travaillent pas de la même façon. Je ne suis plus au CM1, mais en regardant mes progressions, voici où j'en suis en général en début de période 4 :

-Conjugaison: [...] A votre avis, quels sont les temps qu'il est censé vraiment bien connaître en ce période de l'année ? Que pourrait-on lui demander ?

Présent de l'indicatif, Imparfait, futur simple, passé composé, passé simple et présent de l'impératif.

-Grammaire: [...] Dois-je lui expliquer la proposition subordonnée relative ? Le pronom relatif ?

En ce qui me concerne, je le fais en dernière période.

Il n'a pas encore vu la proportionnalité.

Dans ma classe non plus.

-Géométrie: c'est là qu'il est le plus en retard à mon avis. Il sait tracer les différents parallélogrammes et il est très fort en symétrie (par jeu), mais ne sait pas encore utiliser le compas pour un exercice ni le rapporteur. On n'a pas non plus eu le temps de travailler sur les triangles. Est-ce un problème ? Faudrait-il lui faire faire quelques programmes de construction ?

Dans ma classe, on a vu en général :

  • Les polygones,
  • Comparaison et report de longueurs avec le compas,
  • Droites perpendiculaires,
  • Droites parallèles,
  • Symétrie axiale,
  • Les quadrilatères,

Les triangles c'est pour maintenant (identification et construction à l'aide de l'équerre, du compas).

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lilie2fr

Juste pour signaler que le rapporteur n'est pas dans le programme de CM2 et que le compas ne lui servira qu'à tracer les différents triangles (les a-t-il vus?)? Les programmes de construction appartiennent au programme de CM2 et non de CM1.

La proportionnalité n'est réellement vu qu'en CM2 quant la à résolution de problèmes etc... attention à ne pas vouloir lui faire avaler le programme de 2 ans.

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AvrilBaby

Merci beaucoup André et Surdoué !

Donc on va remettre une couche sur le passé simple.

Je laisse tomber les propositions subordonnées.

Petite question au sujet des propositions : lors d’un contrôle, mon fils a eu à analyser les groupes fonctionnels de la phrase suivante :

« Maria s’approche de son chien et lui donna une tape affectueuse. »

Comme il avait appris en classe que lorsqu’il y avait déjà un COD, il fallait donner le nom de COS au COI, il a analysé « une tape affectueuse » : COD et « de son chien » COS. Or il aurait fallu mettre COI dans cas…

Je ne sais trop comment lui expliquer. J’ai bien envie d’envoyer paître cette notion de COS pour utiliser toujours le COI, mais sa maîtresse lui a expliqué ainsi et je ne veux pas l’embrouiller.

Je ne peux pas lui dire que les propositions s’analysent séparément car ce n’est pas vrai.

Comment expliqueriez-vous les choses clairement ?

Vous m’avez rassurée sur la proportionnalité et les programmes de construction.

Je me demande s’il faudrait que nous voyions les triangles sur le peu de temps qui nous reste…

Edited by AvrilBaby
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pescalunette

Merci beaucoup André et Surdoué !

Donc on va remettre une couche sur le passé simple.

Je laisse tomber les propositions subordonnées.

Petite question au sujet des propositions : lors d’un contrôle, mon fils a eu à analyser les groupes fonctionnels de la phrase suivante :

« Maria s’approche de son chien et lui donna une tape affectueuse. »

Comme il avait appris en classe que lorsqu’il y avait déjà un COD, il fallait donner le nom de COS au COI, il a analysé « une tape affectueuse » : COD et « de son chien » COS. Or il aurait fallu mettre COI dans cas…

Je ne sais trop comment lui expliquer. J’ai bien envie d’envoyer paître cette notion de COS pour utiliser toujours le COI, mais sa maîtresse lui a expliqué ainsi et je ne veux pas l’embrouiller.

Je ne peux pas lui dire que les propositions s’analysent séparément car ce n’est pas vrai.

Comment expliqueriez-vous les choses clairement ?

Vous m’avez rassurée sur la proportionnalité et les programmes de construction.

Je me demande s’il faudrait que nous voyions les triangles sur le peu de temps qui nous reste…

Ici, ce sont 2 groupes verbaux différents donc on n'a pas à penser cos...

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AvrilBaby

Merci beaucoup André et Surdoué !

Donc on va remettre une couche sur le passé simple.

Je laisse tomber les propositions subordonnées.

Petite question au sujet des propositions : lors d’un contrôle, mon fils a eu à analyser les groupes fonctionnels de la phrase suivante :

« Maria s’approche de son chien et lui donna une tape affectueuse. »

Comme il avait appris en classe que lorsqu’il y avait déjà un COD, il fallait donner le nom de COS au COI, il a analysé « une tape affectueuse » : COD et « de son chien » COS. Or il aurait fallu mettre COI dans cas…

Je ne sais trop comment lui expliquer. J’ai bien envie d’envoyer paître cette notion de COS pour utiliser toujours le COI, mais sa maîtresse lui a expliqué ainsi et je ne veux pas l’embrouiller.

Je ne peux pas lui dire que les propositions s’analysent séparément car ce n’est pas vrai.

Comment expliqueriez-vous les choses clairement ?

Vous m’avez rassurée sur la proportionnalité et les programmes de construction.

Je me demande s’il faudrait que nous voyions les triangles sur le peu de temps qui nous reste…

Ici, ce sont 2 groupes verbaux différents donc on n'a pas à penser cos...

Oui, c'est ça ! Donc je vais lui donner la règle suivante: "Un verbe peut avoir plusieurs compléments et il faut analyser les compléments verbe par verbe. Il ne peut y avoir de COS que si le MÊME verbe a déjà un COD dans la même phrase."

D'où l'intérêt de bien faire préciser COD du verbe donner, et COI du verbe s'approcher...

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Goëllette

En fait, on devrait faire des examens d'entrée dans les classes de l'école publique !

Ça obligerait les parents à faire bachoter leurs enfants et ça remonterait le niveau général.

S'il rate, est-ce si grave que ça qu'il attende un an d'aller au collège, puisque si son frère y est entré aisément, il en sera de même pour le petit dernier, sauf si l'aîné est pénible et mauvais élève ?

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AvrilBaby

Tous les parents n'y arriveraient pas ! J'ai été prof dans une autre vie (je suis sémiologue) et mon garçon comprend vite... malgré tout cela a été du travail, alors avec 30 élèves de niveau hétérogène, c'est impossible pour un prof tout seul, je suis bien d'accord :-)

Si l'interdiction des devoirs entre en vigueur puisqu'il est prévu de l'inscrire dans la loi, les parents en feront encore moins, et le niveau ne s'améliorera pas, c'est sûr.

S'il rate, ce serait ennuyeux dans la mesure où il a vraiment envie de changer d'école.

Et par ailleurs, nous allons déménager pour nous rapprocher de cette école où il irait ensuite au collège. Donc s'il n'était pas pris, il devrait changer deux fois d'établissement en deux ans, ce qui n'est pas l'idéal, sans compter que nous n'avons aucune idée du niveau de l'école publique du secteur où nous nous trouverions. Nous n'avons pas fait de demande dans une autre école privée.

Son frère est entré aisément au collège, mais il y avait 600 places à l'entrée au collège, alors qu'en CM2, il n'y en a que très peu. L'école primaire est petite et ils ne peuvent pousser les murs.

Le grand frère a le tableau d'honneur et il aura les félicitations au deuxième trimestre (il est 5ème de sa classe), et il est en plus très sage (c'est un timide) mais cela n'a aucune influence sur l'école primaire.

En revanche, je sais entre temps qu'ils prennent certains bons élèves du privé sans examen...

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Goëllette

Si vous pouvez faire les déplacements pour l'aîné, pourquoi le second devrait-il changer d'école publique au CM2 s'il échoue à son test ?

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AvrilBaby

Parce que suite au déménagement, nous habiterons bien loin de son école publique actuelle: le grand sera près de son collège mais nous ne ferons pas traverser tout Paris au petit simplement pour rester dans son ancienne école où de surcroît il n'est pas particulièrement heureux.

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AvrilBaby

Deux petites questions:

1) Où en êtes-vous en ce moment concernant les nombres décimaux ?

Il sait faire les quatre opérations comportant des décimaux Je lui ai appris à les ranger en ordre croissant/décroissant... Y a-t-il autre chose qu'il devrait maîtriser maintenant ?

2) Qu'est-il censé savoir faire avec son compas ?

Un grand merci à vous tous !

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AvrilBaby

Pas de réponse concernant les deux questions que je posais à la communauté avant-hier ? (ci-dessus)

Petite anecdote:

Hier, nous avons fait une grosse révision de 12 verbes principaux aux cinq temps de l'indicatif + au présent de l'impératif... en tout 200 lignes de verbes à écrire... là-dessus seule une dizaine de verbes encore hésitants, que nous avons revus dans la foulée. Fiston était très content de lui et il m'a dit: "Je commence à aimer la conjugaison ! Je peux en refaire ?" Moi qui craignais de l'en dégoûter !

Comme quoi, passé un certain stade, le travail peut être une source de vrai plaisir, même à cet âge.

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AvrilBaby

Pas de réponse concernant les deux questions que je posais à la communauté avant-hier ? (ci-dessus)

Petite anecdote:

Hier, nous avons fait une grosse révision de 12 verbes principaux aux cinq temps de l'indicatif + au présent de l'impératif... en tout 200 lignes de verbes à écrire... là-dessus seule une dizaine de verbes encore hésitants, que nous avons revus dans la foulée. Fiston était très content de lui et il m'a dit: "Je commence à aimer la conjugaison ! Je peux en refaire ?" Moi qui craignais de l'en dégoûter !

Comme quoi, passé un certain stade, le travail peut être une source de vrai plaisir, même à cet âge.

C'est une perle ton fils!

Ne t'inquiète pas trop. Tous les ans en fin d'année, je fais une méga révision de tous les temps étudiés..... seuls 2 ou 3 les années fastes réussisent ainsi du premier coup, ils sont plus jeunes... mais quand même...

Merci, c'est gentil !

Objectivement, il ne devrait pas y avoir d'inquiétude... Mais quand je vois le coeur qu'il met à travailler et comme il est motivé, j'espère vraiment qu'ils le prendront car sinon il le prendrait mal.

Je trouve le procédé de l'examen d'entrée dur pour un enfant de bientôt 9 ans car ça génère une pression importante quoiqu'on fasse ou dise. Encore trois jours et ce sera passé.

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Goëllette

En tous cas, ça montre bien qu'avec un peu d'obligation et de motivation, parents comme enfants sont capables de s'investir dans du travail scolaire et de progresser ...

On comprend mieux pourquoi, à force de ne plus rien demander aux familles et aux enfants, le niveau baisse de plus en plus à l'école publique !

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AvrilBaby

En tous cas, ça montre bien qu'avec un peu d'obligation et de motivation, parents comme enfants sont capables de s'investir dans du travail scolaire et de progresser ...

On comprend mieux pourquoi, à force de ne plus rien demander aux familles et aux enfants, le niveau baisse de plus en plus à l'école publique !

Oui, et bon nombre de parents pourraient s'investir si on leur disait clairement ce qu'ils peuvent faire.

Malheureusement, les angoisses parentales peuvent conduire certains parents à faire travailler leurs enfants de façon peu efficace voire contre-productive sur tous les plans (scolaire et psychologique). Après tout, la plupart des parents ne sont pas profs.

Le problème c'est que plus le niveau baisse, moins les parents ne savent quoi faire (et pas seulement eux). La tâche est trop lourde malgré les bonnes volontés.

Je connais une dame qui faisait faire une dictée par jour à son fils. Le problème, c'est qu'elle faisait ça sans aucune préparation et qu'ensuite il n'y avait pas d'explication grammaticale pour comprendre les difficultés particulières au texte.

Du coup, le petit ne pouvait pas progresser. Pire: sa mère lui faisait remettre le nez dans son texte truffé de fautes pour qu'il tente de corriger par lui-même. Si ce procédé peut éventuellement marcher pour des fautes grammaticales, il est ravageur pour les fautes d'orthographe lexicale qui s'ancrent ainsi bien profondément dans la mémoire... Pas étonnant dans ces conditions que son orthographe demeurait désastreuse !

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AvrilBaby

Ça y est ! Il a passé son test ce matin.

Il a été accueilli très gentiment par la maîtresse, la directrice et les autres enfants... Le professeur a demandé à l'un des garçons de jouer avec lui et il s'est déjà fait un autre copain à la récré... heureusement car il n'en menait pas large au réveil (et surtout hier soir au coucher). La maîtresse l'a reçu dans sa classe (ils ont cours le samedi matin) et lui a donné des exercices à faire pendant trois heures en lui demandant de lever le doigt à chaque fois qu'il aurait fini une fiche. Il les a trouvées assez faciles. En plus des matières préparées, il a également eu de l'expression écrite. La maîtresse nous a dit que cela se voyait qu'il lisait beaucoup et qu'il avait une très bonne capacité de concentration.

A la fin de la matinée, elle a demandé à la classe de l'applaudir pour avoir réussi à travailler pendant qu'elle faisait la classe pour les autres enfants. Il était aux anges.

Nous aurons la réponse définitive en début de semaine.

Merci à tous pour vos conseils avisés !

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Goëllette

J'espère pour vous que ça marchera, mais ça me choque un peu, car ça ressemble à un casting ...

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AvrilBaby

J'espère pour vous que ça marchera, mais ça me choque un peu, car ça ressemble à un casting ...

Je comprends ce que tu veux dire. Le processus de sélection en lui-même est d'une grande violence.

Si l'école était restée ce qu'elle était il y a seulement trente ans, beaucoup d'enfants pourraient vivre leurs années d'école tranquillement sans qu'un grand nombre de familles ne soient prises de panique au vu de la baisse du niveau scolaire. Certains parents -y compris des enseignants du public- se tournent vers le privé. D'autres se lancent dans une grande opération de colmatage sans fin (explosion du parascolaire). Il y a pourtant quelques remarquables instits dans le public, peut-être les meilleurs car, piqués au vif par cette "concurrence" du privé, ils essayent de faire mieux que l'école privée du quartier, et certains y parviennent...

Ceci dit, quand je lis parfois que les enfants des écoles privées sélectives sont des privilégiés, je dis qu'ils ont peut-être la chance d'avoir des parents -riches ou pauvres- soucieux de l'éducation de leurs enfants, mais on oublie souvent le travail qui est derrière. Ces enfants ne reçoivent rien "tout cru", ce qu'ils ont, ils l'ont mérité et ils ont bossé pour cela, jour après jour.

Dans le public, on tend souvent à faire croire que tout le monde a un droit à la réussite (la "réussite pour tous"), tout est donné, et on peut passer de classe en classe sans fournir le moindre effort. Les bons élèves studieux ont du mal à survivre car ils sont parfois honnis par leurs camarades et paradoxalement pas toujours bien vus de leurs professeurs (trop "introverti", pas assez "moteur" etc. on trouve toujours quelque chose à redire car les valoriser pourrait dévaloriser les autres). Tout cela est très triste.

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on tend souvent à faire croire que tout le monde a un droit à la réussite (la "réussite pour tous"), tout est donné, et on peut passer de classe en classe sans fournir le moindre effort.

Je suis complètement d'accord... on n'apprend plus aux enfants le sens de l'effort... et c'est bien dommage!...

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Goëllette

on tend souvent à faire croire que tout le monde a un droit à la réussite (la "réussite pour tous"), tout est donné, et on peut passer de classe en classe sans fournir le moindre effort.

Je suis complètement d'accord... on n'apprend plus aux enfants le sens de l'effort... et c'est bien dommage!...

Il y a forcément un moment où c'est voyant, où les parents (officiellement ou en off) s'en mordent les doigts, mais comme on retarde de plus en plus et qu'on brouille les pistes en multipliant les filières et en allongeant l'enseignement, l'échec des élèves trop soutenus par leurs parents ou n'ayant pas été poussés suffisamment apparaît trop tard.

J'ai enseigné au CP plusieurs années et mes anciens élèves de cette époque sont grands maintenant.

J'ai parfois été en conflit avec certaines familles lorsque je verbalisais la difficulté (scolaire ou comportementale), le manque d'hygiène de vie, de travail, ...

Tous ces petits, hélas, un jour ou l'autre, ont échoué ou mal tourné, alors que parfois, il n'aurait fallu qu'une simple reprise en main de l'enfant à 6-7 ans.

Je trouve cela très triste, et l'accentuation, dans la nouvelle loi, de la prépondérance du choix des parents sur celui de l'équipe pédagogique dans tous les domaines, la diabolisation du redoublement, ..., ne vont pas arranger cela.

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AvrilBaby

Bonne nouvelle: mon petit est reçu dans sa nouvelle école ! Il était tellement content qu'il a chanté à tue-tête une bonne partie de la soirée :smile: !

Je suis d'accord avec toi, Goëllette. Le problème est que bien souvent ni l'école ni les parents ne transmettent le goût de l'effort aux enfants.
Lorsque la maîtresse a vu que mon fils savait de plus en plus de choses, ça l'a chiffonnée. J'ai dû lui expliquer le pourquoi du comment: qu'il avait un test dans un mois et qu'on le préparait au mieux (pas envie de l'envoyer au casse-pipe...). Cela n'a pas empêché cette dame de dire à mon fils d'arrêter de travailler et de dire à ses parents de se calmer...
Je conçois tout à fait qu'elle trouve étrange qu'un bon élève qui a des facilités travaille. En même temps, la vie est injuste et je vois plusieurs enfants qui passent des heures le soir à faire leurs devoirs quand le mien les expédie en dix minutes toute l'année. Mais étrangement, la plupart des parents n'en parlent pas. Il se sentent coupables de demander quelque chose à leur enfant car ils ont intégré le fait que le travail était nuisible. Oui, comme si faire des efforts était une honte !

Phénomène étrange: dans certains collèges, les bons élèves ne disent pas qu'ils ont travaillé pour réussir, car travailler c'est vulgaire !

Ce n'est heureusement pas le cas dans le collège de mon grand, et c'est une des raisons principales qui nous a conduits à y inscrire le petit.

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Sapotille

Bonne nouvelle: mon petit est reçu dans sa nouvelle école ! Il était tellement content qu'il a chanté à tue-tête une bonne partie de la soirée :smile: !

Voilà ce que je cherchais.

Bravo à lui !

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AvrilBaby

Bonne nouvelle: mon petit est reçu dans sa nouvelle école ! Il était tellement content qu'il a chanté à tue-tête une bonne partie de la soirée :smile: !

Voilà ce que je cherchais.

Bravo à lui !

Merci Sapotille ! :smile:

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Goëllette

Oui, super !

Je n'étais pas revenue sur ce post depuis la bonne nouvelle.

On a tellement pris l'habitude d'être assisté dans tout, d'être excusé pour tout ce qui ne va pas,qu'on fait de moins en moins d'efforts et qu'on a perdu de vue qu'il faut en demander aux autres.

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Sapotille

Parfois, en faisant travailler des gamins, je me demande même si ce n'est pas l'école, ou le collège, qui les rend paresseux !!!

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AvrilBaby

Oui, ce qui est sûr, c'est qu'il est plus logique que ce soit l'école qui fasse travailler les enfants que les parents !

Les parents ne sont généralement pas rétifs à soutenir leurs enfants dans l'effort... mais si c'est l'école qui demande aux enfants d'apprendre leurs tables de conjugaison, cela facilite quand même la tâche aux parents.

Or en n'incitant pas les élèves à faire des efforts, l'école démobilise beaucoup d'enfants qui -dans un autre contexte- auraient sûrement aimé exercer leur volonté dans leurs apprentissages; ce faisant, elle met les parents bien intentionnés en porte-à-faux, voire les culpabilise, ce qui est un comble !

Comme si le travail n'était pas aussi source de grandes joies ! Mais non, on part du postulat que le travail, c'est mal. C'est une évolution très étrange et inquiétante.

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  • 8 months later...

je tombe sur ce post par hasard...

quand je pense qu'un parent d'élève me dit que je donne trop de devoirs (et que bcp me confirme que j'en donne bcp trop sur ce forum)...

en ce2, je ne donne pourtant que les leçons à voir ou revoir (toujours français et maths et le cas échéant (assez souvent quand même) histoire ou géo, et poésie aussi).

et aussi mes élèves qui me disent qu'avec celui qui complète mon mi-temps ils travaillent pas bcp sur le cahier du jour... et moi je les "assome" avec les exercices et les plans de travail... je commençais par douter de ma façon de faire. Mais finalement, vos commentaires me rassurent.

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  • 2 weeks later...
Goëllette

Tu ne donnes pas de devoirs, a priori, mais des leçons. Ce qui est différent.

Et si ces leçons sont la conséquence de séquences efficaces en classe, il n'y a aucune raison que ce soit difficile pour ceux qui travaillent régulièrement.

Un conseil : entre les exercices et le plan de travail, s'ils trouvent que tu en donnes trop, laisse tomber le plan de travail ! ;)

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Je découvre ce post également... Très heureux également que les parents aient pu trouver ce qu'ils souhaitaient pour leur enfant... mais je dois dire qu'en lisant qu'il faut refaire l'école après la classe pour réussir à un entretien afin de décrocher une place dans une école primaire, les bras m'en tombaient.

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Goëllette

Je découvre ce post également... Très heureux également que les parents aient pu trouver ce qu'ils souhaitaient pour leur enfant... mais je dois dire qu'en lisant qu'il faut refaire l'école après la classe pour réussir à un entretien afin de décrocher une place dans une école primaire, les bras m'en tombaient.

Oui, si on faisait ça dans le Public ...

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