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Le "scandale des exclusions de cours"


ColdTurkey

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"Les exclusions abusives de cours sont un véritable fléau, une face noire de l'éducation nationale, une des causes importantes de perte des heures d'enseignement dues aux élèves" écrit l'inspecteur général Didier Bargas dans Administration & Éducation. Il estime leur nombre à 100 à 500 par an en collège, 500 à 1000 en lycée. Et autant d'heures de classes perdues. Voire plus car il n'est pas rare que l'exclu saisisse l'occasion pour disparaitre une demi-journée. D Bargas pointe alors le risque de décrochage et d'échec scolaire.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/10/23102014Article635496508827976415.aspx

Ce qui m'interpelle, c'est la démarche.

Le principe est le suivant : interdisons les boutons sur la figure lors d'une rougeole. De cette façon nous éradiquerons la maladie.En fait, pas du tout, puisqu'en masquant les symptômes, nous ne faisons que répandre l'épidémie.

Quel est le constat? Des enfants sont ingérables et doivent être exclus de la classe pour que les autres puissent travailler.

Certes, ces enfants perdent des heures, mais cela évite aux autres d'en perdre aussi.

Cela concerne moins le primaire pour ce point précis.

Mais l'accueil d'enfants porteurs de handicaps sans mettre en face les personnels nécessaires, ni même les moyens obligatoires relève du même principe.

Au lieu d'améliorer la situation pour tous, un nouveau problème est créé et met de nombreux enfants en situation difficile, dont les enfants porteurs de handicaps.

En faisant de mauvais diagnostiques, le MEN créé lui-même les conditions de l'échec scolaire.

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"Les exclusions abusives de cours sont un véritable fléau, une face noire de l'éducation nationale, une des causes importantes de perte des heures d'enseignement dues aux élèves" écrit l'inspecteur général Didier Bargas dans Administration & Éducation. Il estime leur nombre à 100 à 500 par an en collège, 500 à 1000 en lycée. Et autant d'heures de classes perdues. Voire plus car il n'est pas rare que l'exclu saisisse l'occasion pour disparaitre une demi-journée. D Bargas pointe alors le risque de décrochage et d'échec scolaire.

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/10/23102014Article635496508827976415.aspx

Ce qui m'interpelle, c'est la démarche.

Le principe est le suivant : interdisons les boutons sur la figure lors d'une rougeole. De cette façon nous éradiquerons la maladie.En fait, pas du tout, puisqu'en masquant les symptômes, nous ne faisons que répandre l'épidémie.

Quel est le constat? Des enfants sont ingérables et doivent être exclus de la classe pour que les autres puissent travailler.

Certes, ces enfants perdent des heures, mais cela évite aux autres d'en perdre aussi.

Cela concerne moins le primaire pour ce point précis.

Mais l'accueil d'enfants porteurs de handicaps sans mettre en face les personnels nécessaires, ni même les moyens obligatoires relève du même principe.

Au lieu d'améliorer la situation pour tous, un nouveau problème est créé et met de nombreux enfants en situation difficile, dont les enfants porteurs de handicaps.

En faisant de mauvais diagnostiques, le MEN créé lui-même les conditions de l'échec scolaire.

Nos grands décideurs appellent ça "l'école inclusive", une école bienveillante qui accueille tout le monde dans la même classe, pour mieux vivre ensemble. Mais comme nous ne vivons pas dans le monde de "OUI OUI", ces belles paroles restent une stratégie de com sur le dos de nos enfants, et je vois donc aussi dans cette école inclusive (terme utilisé dans la "refondation" de l'école) car j'ai l'esprit mal tourné, une manière de supprimer progressivement tous les dispositifs qui aident les élèves et les enseignants pour faire face à la diversité des enfants: handicapés, en échec scolaire, avec des problèmes de comportement, primo arrivants...

On le voit avec la suppression du redoublement, avec la non formation des enseignants à l'accueil d'enfants handicapés, avec les effectifs RASED en chute libre, la disparition des CLIN, bientôt les SEGPA...Tout le monde dans la même classe surchargée!!

Encore une fois tout est organisé, pensé, pour faire échouer notre modèle d'Ecole Républicaine pour mieux l'ouvrir aux services marchands en temps voulu!

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Les parents qui défendent encore l'école publique (il y en a) doivent quand même se fixer une limite au-delà de laquelle il n'est juste pas tolérable de sacrifier ses gamins.

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Les parents qui défendent encore l'école publique (il y en a) doivent quand même se fixer une limite au-delà de laquelle il n'est juste pas tolérable de sacrifier ses gamins.

Mais les parents ne se rendent compte de rien.

Si échec il y a, c'est de la faute à des enseignants incompétents.

Je suis défavorable au redoublement à une condition : mettre en place les outils nécessaires pour accompagner l'élève en difficulté et lui permettre d'évoluer positivement. Actuellement, on se contente souvent de faire du vent à base de paperasse et de réunions.

Je suis donc aussi favorable à toutes les inclusions mais avec les mêmes modalités. Impossible de réussir sans mettre en face les moyens nécessaires.

Aujourd'hui on nous ment. Les moyens ne sont mêmes plus constants, il faut faire mieux avec moins.

Le seul point où nos dirigeants font plus c'est la communication.

Mais la communication a ses limites, elle ne résout pas les problèmes et ils finissent toujours par apparaître.

Dans le même temps, la plupart des dirigeants s'en moquent : leur temps au ministère est tellement bref qu'ils n'ont pas à subir les conséquences de leurs actes.

Et jamais, on ne leur demande des comptes.

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Je ne comprends pas le lien dans ton 1er message entre élèves handicapés et élèves exclus de cours...

J'exclus (rarement mais oui j'exclus) de cours des élèves qui sont violents, insolents, perturbateurs, mais celà n'a rien à voir avec un quelconque handicap .... leur attitude n'est pas liée à une maladie (enfin si la maladie sociale et médiatique de l'enfant roi et de l'enseignant sous me.de ) de l'élève ou un handicap, il y en a dans toutes les classes de ce genre d'élève, aussi bien dans les classes "prout prout" que dans les classes "à problème" ( d'ailleurs dans mon collège ce sont 3 élèves "du général" qui passent au 1er conseil de discipline de l'année à la rentrée)

Mais bon si il faut les garder en classe pas de problème on fera garderie, et au lieu de 1 élève qui perd une heure de cours (et encore, il va faire son travail au calme en tête à tête avec le CPE le plus souvent) on aura 16 .... 30 ... élèves qui perdent une heure de cours....

Je me suis engagée comme enseignante moi pas comme gardienne de prison/vaches/troupeau rayez la mention inutile selon la classe

Par contre ce qui est certain c'est que moi c'est affreux mais je me pose de plus en plus la question d'où je vais mettre mes enfants au collège si l'institution publique ne leur garantit pas la sécurité en classe et ça me fait mal au coeur de me dire celà, car celà veut en dire beaucoup sur l'état de l'école publique :cry:

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Et puis ils me font rire ces rapports, allez 1000 heures de cours de perdues en lycée... y a combien de lycéens en France ?

http://www.education.gouv.fr/cid57111/l-education-nationale-en-chiffres.html

1 470 000 en arrondissant..... 0.00006 heures de cours de perdue par élève !!!!!!!

Ca c'est comme le rapport où ils parlaient des absences des enseignants... en nombre de jours ça paraissait énorme.... ramené aux 840 000 enseignants ça faisait une demi journée par enseignant :lol:

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Par contre l'article est intéressant car il donne des pistes pour diminuer les exclusions de cours (et donc je suppose l'attitude des élèves) : faire téléphoner l'élève à ses parents quand il est exclu de cours, que ce soit le principal adjoint qui vienne chercher l'élève exclu etc.... et il pointe certains disfonctionnements que le numérique tend à faire diminuer, car avec l'appel sur internet par exemple je sais si un élève s'est déjà fait exclure dans la journée etc....

et le coup qu'ils mettent les bavardages dans ce qui ne gène pas le cours là par contre... euh.... je dirais que ça dépend vraiment des bavardages....

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Je ne comprends pas le lien dans ton 1er message entre élèves handicapés et élèves exclus de cours...

J'exclus (rarement mais oui j'exclus) de cours des élèves qui sont violents, insolents, perturbateurs, mais celà n'a rien à voir avec un quelconque handicap .... leur attitude n'est pas liée à une maladie (enfin si la maladie sociale et médiatique de l'enfant roi et de l'enseignant sous me.de ) de l'élève ou un handicap, il y en a dans toutes les classes de ce genre d'élève, aussi bien dans les classes "prout prout" que dans les classes "à problème" ( d'ailleurs dans mon collège ce sont 3 élèves "du général" qui passent au 1er conseil de discipline de l'année à la rentrée)

Mais bon si il faut les garder en classe pas de problème on fera garderie, et au lieu de 1 élève qui perd une heure de cours (et encore, il va faire son travail au calme en tête à tête avec le CPE le plus souvent) on aura 16 .... 30 ... élèves qui perdent une heure de cours....

Je me suis engagée comme enseignante moi pas comme gardienne de prison/vaches/troupeau rayez la mention inutile selon la classe

Par contre ce qui est certain c'est que moi c'est affreux mais je me pose de plus en plus la question d'où je vais mettre mes enfants au collège si l'institution publique ne leur garantit pas la sécurité en classe et ça me fait mal au coeur de me dire celà, car celà veut en dire beaucoup sur l'état de l'école publique :cry:

Le lien n'est avec l'élève mais avec la situation.

L'élève exclut l'est en raison d'un comportement inadapté et l'institution n'a rien d'autre à proposer. La solution de ne pas l'exclure ne règle en rien sa difficulté et, au contraire, ne ferait que mettre l'enseignant et les autres élèves dans la difficulté.

L'accueil de l'élève porteur de handicap est en soi une bonne chose, mais uniquement si l'institution propose un accueil de qualité. Sinon, nous nous retrouvons dans un cadre similaire, c'est à dire l'obligation d'accueillir un élève qui sera en difficulté dans une classe et un environnement inadapté. Cela aura des répercussions négatives tant sur lui que sur les autres.

Le MEN se contente souvent de lancer des idées, dont certaines sont bonnes. Mais il ne met pas en face les éléments nécessaires pour que ces idées soient réalisables et positives.

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Je ne comprends pas le lien dans ton 1er message entre élèves handicapés et élèves exclus de cours...

J'exclus (rarement mais oui j'exclus) de cours des élèves qui sont violents, insolents, perturbateurs, mais celà n'a rien à voir avec un quelconque handicap .... leur attitude n'est pas liée à une maladie (enfin si la maladie sociale et médiatique de l'enfant roi et de l'enseignant sous me.de ) de l'élève ou un handicap, il y en a dans toutes les classes de ce genre d'élève, aussi bien dans les classes "prout prout" que dans les classes "à problème" ( d'ailleurs dans mon collège ce sont 3 élèves "du général" qui passent au 1er conseil de discipline de l'année à la rentrée)

Mais bon si il faut les garder en classe pas de problème on fera garderie, et au lieu de 1 élève qui perd une heure de cours (et encore, il va faire son travail au calme en tête à tête avec le CPE le plus souvent) on aura 16 .... 30 ... élèves qui perdent une heure de cours....

Je me suis engagée comme enseignante moi pas comme gardienne de prison/vaches/troupeau rayez la mention inutile selon la classe

Par contre ce qui est certain c'est que moi c'est affreux mais je me pose de plus en plus la question d'où je vais mettre mes enfants au collège si l'institution publique ne leur garantit pas la sécurité en classe et ça me fait mal au coeur de me dire celà, car celà veut en dire beaucoup sur l'état de l'école publique :cry:

Le lien n'est avec l'élève mais avec la situation.

L'élève exclut l'est en raison d'un comportement inadapté et l'institution n'a rien d'autre à proposer. La solution de ne pas l'exclure ne règle en rien sa difficulté et, au contraire, ne ferait que mettre l'enseignant et les autres élèves dans la difficulté.

L'accueil de l'élève porteur de handicap est en soi une bonne chose, mais uniquement si l'institution propose un accueil de qualité. Sinon, nous nous retrouvons dans un cadre similaire, c'est à dire l'obligation d'accueillir un élève qui sera en difficulté dans une classe et un environnement inadapté. Cela aura des répercussions négatives tant sur lui que sur les autres.

Le MEN se contente souvent de lancer des idées, dont certaines sont bonnes. Mais il ne met pas en face les éléments nécessaires pour que ces idées soient réalisables et positives.

On voit même des enfants avec des troubles psychiatriques profonds incluent dans une classe pour qq heures ou une demi-journée. Parfois sans AVS et l'enseignant passe son temps à le surveiller, assurer la sécurité de cet élève et des autres dans un capharnaüm insoutenable...Je me demande quel est le bénéfice pour l'élève, les autres élèves et l'enseignant.... :unsure:

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Comment? Vos élèves n'ont pas le droit de téléphoner avec leur portable pendant les cours? Ils n'ont pas le droit d'envoyer des SMS? pas le droit de jouer sur leur écran? La sonnerie vous dérange pendant la leçon de grammaire?

Rrrrrooooo mais ce que vous êtes vieux jeu dites donc! :closedeyes:

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Comment? Vos élèves n'ont pas le droit de téléphoner avec leur portable pendant les cours? Ils n'ont pas le droit d'envoyer des SMS? pas le droit de jouer sur leur écran? La sonnerie vous dérange pendant la leçon de grammaire?

Rrrrrooooo mais ce que vous êtes vieux jeu dites donc! :closedeyes:

Tu ne crois pas si bien dire... Je connais dans mon établissement des gens qui tolèrent des choses hallucinantes afin d'acheter une forme de paix dont ils sont d'ailleurs les seuls bénéficiaires. Dans ces cas, les élèves qu'ils soient perturbateurs ou victimes des perturbateurs sont tous perdants et souffrent.

Quand aux donneurs de leçons qui pondent ces rapports assassins, je les invite à lever leur cul de la soie et à faire classe une petite semaine dans une SEGPA, un collège de ZEP. Il y a des classes sans prof dans le 93??? Eh bien, qu'ils nous montrent... Ils rendront enfin service à la nation.

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