Jump to content

Réforme de la formation des enseignants : des stagiaires bientôt plus fonctionnaires ?


prof désécol
 Share

Recommended Posts

Le magazine L’Étudiant croit savoir qu'une réforme de la formation des enseignants est en préparation :

http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/exclusif-formation-des-enseignants-une-reforme-en-preparation.html

Citation

Exclusif. Une réforme de la formation des enseignants dans les starting-blocks

[...]

Le concours serait à tout le moins modifié, mais pourrait probablement également être déplacé. Le syndicat CGT Ferc Sup, dans un communiqué publié le 9 février 2018, a évoqué le contenu du "projet Blanquer". Le concours se déroulerait sous cette forme : des épreuves d'admissibilité placées en fin de troisième année de licence et des épreuves d'admission en fin de deuxième année de master. Durant le master, les étudiants seraient en alternance devant les élèves : le tiers du temps en M1 et à mi-temps, en M2.

Autre scénario possible : placer le concours en fin de L3, avec une admission non pas par des épreuves orales mais sur titre, dépendante de l'acquisition du master.

 

Mais la piste la plus inquiétante est sans doute là :

Citation

Des stagiaires qui ne seraient plus fonctionnaires

La solution pour proposer deux années pleines de formation tout en n'augmentant pas le budget ? Déconnecter l'admissibilité et l'admission : les étudiants n'étant pas titulaires du concours, ils ne bénéficieraient pas du statut de fonctionnaire-stagiaire. Ce serait "un vrai changement de mentalité", selon Jacques Ginestié. Le statut des enseignants-stagiaires serait dans ce cas proche de celui des contractuels. La CGT évoque des rémunérations de 450 euros mensuels en M1 et de 900 euros en M2, quand les enseignants-stagiaires actuellement en M2 touchent environ 1.400 euros nets.

Voilà qui devrait susciter encore un peu plus de nombreuses vocations...

 

Link to comment
Share on other sites

il y a 46 minutes, prof désécol a dit :

Voilà qui devrait susciter encore un peu plus de nombreuses vocations...

Sans aucun doute... :blink:

Link to comment
Share on other sites

450 euros en M1 puis 900 en M2 !!

Ohlala, la fortune ! Mais que faire de tant d'argent ? Quels esprits aussi géniaux que généreux ont pu oser imaginer un tel projet et ainsi, faire voler en éclat notre image de profs parmi les moins bien  payés de L'OCDE ? 

Quelle merveille, cette pluie de cacahuètes s'abattant sur les futurs stagiaires...

Link to comment
Share on other sites

Un autre risque est ... la dévaluation du métier, puisque désormais, on perdrait 2 ans d'études. A quand la baisse de la paie ?

Link to comment
Share on other sites

Il y a 8 heures, prof désécol a dit :

Le magazine L’Étudiant croit savoir qu'une réforme de la formation des enseignants est en préparation :

http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/exclusif-formation-des-enseignants-une-reforme-en-preparation.html

 

Mais la piste la plus inquiétante est sans doute là :

Voilà qui devrait susciter encore un peu plus de nombreuses vocations...

 

 

Il y a 7 heures, chris74 a dit :

Sans aucun doute... :blink:

 

Justement je pense que des masters payés attireront, vu le prix des masters.

Si on ne regarde que le coté paye, les etudiants verront surtout une paye de 450 euros pour 8h de travail par semaine et avoir les vacances scolaires ( je ne dis pas que c’est la réalité ces 8h hein, je dis que c’est ce qu’ils verront ) puis  900 euros pour un mi temps. Donc cet appat financier peut attirer oui.

 

Link to comment
Share on other sites

Insuffisant pour vivre, ces 450 euros, est-ce que cela sélectionnera aussi les étudiants dans le sens où les CSP les moins privilégiées ne pourront pas choisir de devenir prof. Je n'en sais rien, je m'interroge.

Et si on ne trouve plus d'étudiants, dans les classes on fera une plus large part aux contractuels. C'est peut-être le but non avoué de cette réforme.

Ils sont vraiment en train de tout casser.

Sinon trêve de plaisanterie, c'est une bonne initiative, le gouvernement agit comme un père avec nous, en habituant les étudiants qui s'apprêtent à devenir enseignants à s'habiter à la précarité à laquelle pas mal d'entre nous sont confrontés. Et qui fera sans doute partie de leur avenir...

 

Link to comment
Share on other sites

Il y a 7 heures, Goëllette a dit :

Un autre risque est ... la dévaluation du métier, puisque désormais, on perdrait 2 ans d'études. 

Non, pourquoi ? Les enseignants auront toujours un master. 

À la limite, on peut même rêver que celui-ci soit de meilleur niveau, le M1 étant déjà entièrement consacré à la formation professionnelle, et non plus à une remise à niveau sur le programme de collège, avec beaucoup moins d’étudiants déjà sélectionnés...

Link to comment
Share on other sites

Cela me fait un penser à ce qui se faisait au Québec il y a 10 ans (et se fait peut-être toujours) : les étudiants passaient un examen d'entrée avant la fac. Ceux sélectionnés s'engageaient pour 4 ans d'étude. En 1ère année : un stage de 3 semaines. En 2ème année, 2 stages de 1 mois. En 3ème année, l'équivalent de 3 mois de stage et en 4ème année un mi-temps de stage. Ces stages n'étaient pas rémunérés, c'était les étudiants qui payaient 2000 dollars leur année. Ils avaient également des partiels 2 fois par an.

Autrement dit, ces stages faisaient partie de leur études et ils ne percevaient aucune indemnité.

Link to comment
Share on other sites

il y a 44 minutes, Nadikaah a dit :

Cela me fait un penser à ce qui se faisait au Québec il y a 10 ans (et se fait peut-être toujours) : les étudiants passaient un examen d'entrée avant la fac. Ceux sélectionnés s'engageaient pour 4 ans d'étude. En 1ère année : un stage de 3 semaines. En 2ème année, 2 stages de 1 mois. En 3ème année, l'équivalent de 3 mois de stage et en 4ème année un mi-temps de stage. Ces stages n'étaient pas rémunérés, c'était les étudiants qui payaient 2000 dollars leur année. Ils avaient également des partiels 2 fois par an.

Autrement dit, ces stages faisaient partie de leur études et ils ne percevaient aucune indemnité.

Ah ben tiens on souffle l'idée au gouvernement?

Comme quoi pire, c'est toujours possible...

Link to comment
Share on other sites

il y a 12 minutes, nonau a dit :

Oui exactement et il ne faut pas se leurrer, si on ne se défend pas,  

ouais une petite grève le 22 mars ça va faire plier le gouvernement!

Link to comment
Share on other sites

il y a 12 minutes, nonau a dit :

Oui exactement et il ne faut pas se leurrer, si on ne se défend pas,  après les cheminots ce sera notre tour!

C'est si facile de montrer du doigt certains avantages chez quelques professions pour TOUT niveler par le bas... 

Perso un conducteur de train qui a 60ans, est on en sécurité ? Chaque profession ses problématiques, et donc ses avantages et ses inconvénients.

J'ai une amie prof en univ, qui intervient dans des trucs ESPE. Groupes de situations pb en maths, dans des écoles... Bref, elle réalise enfin que non, on ne fait pas le même travail, et qu'elle ne sait pas faire....

Il faut arrêter de regarder les autres et d'envier ce dont on ne connait rien...

 

Link to comment
Share on other sites

il y a 6 minutes, Picasso59 a dit :

 

Perso un conducteur de train qui a 60ans, est on en sécurité ?

 

62 ans en classe et on va y arrver?

Pour le reste, je sis d'accord et surtout sur le nivellement par le bas. Jours de carence pour personne!!! Etc.

Link to comment
Share on other sites

Il y a 2 heures, Nadikaah a dit :

Cela me fait un penser à ce qui se faisait au Québec il y a 10 ans (et se fait peut-être toujours) : les étudiants passaient un examen d'entrée avant la fac. Ceux sélectionnés s'engageaient pour 4 ans d'étude. En 1ère année : un stage de 3 semaines. En 2ème année, 2 stages de 1 mois. En 3ème année, l'équivalent de 3 mois de stage et en 4ème année un mi-temps de stage. Ces stages n'étaient pas rémunérés, c'était les étudiants qui payaient 2000 dollars leur année. Ils avaient également des partiels 2 fois par an.

Autrement dit, ces stages faisaient partie de leur études et ils ne percevaient aucune indemnité.

"Quand on pense qu'ici, le gouvernement envisagerait d'offrir grassement aux étudiants 900 euros par mois, et avec l'argent de nos impôts bien entendu, vous vous rendez compte, Mme Michu ?"   :closedeyes:

 Il faut également remarquer que ce glissement sournois de fonctionnaire stagiaire rémunéré à étudiant corvéable à merci "ultra-privilégié" dans l'opinion publique s'accompagnerait d'un stress supplémentaire pour les futurs jeunes collègues qui verraient ainsi leur titularisation repoussée à la fin de l'année de T1...

 

Link to comment
Share on other sites

Oui, mais n'oubliez pas qu'actuellement ce n'est pas satisfaisant du tout...

J'ai eu le concours en 2016. J'étais en M1 et j'ai préparé le concours et le M1. En tant qu'étudiante donc aucune rémunération. Nous avons eu 3 semaines de stage d'observation.

Puis en M2, j'ai enseigné à "mi-temps" tout en préparant le Master2, le mémoire etc... rémunérée 1400€ certes, mais en passant environ 70h par semaine à travailler (ce qui fait du 6€ de l'heure...). Pas dormir, pas promener, pas lire, pas yoga.

Si le concours avait été l'année d'avant, en L3, ça veut dire que j'aurais déjà préparé le concours, étudié des aspects théoriques du métier, fait des stages peut-être.

En M1, j'aurais travaillé uniquement l'enseignement au lieu de préparer le concours et le futur métier. Avec un tiers-temps, on peut peut-être commencer progressivement à enseigner, tout en débriefant à l'espe, en préparant les cours avec les profs, etc.

Et en M2, j'aurais déjà eu l'expérience de l'année précédente au lieu de me noyer sous les exigences du master 2 (mémoire, exigences universitaires du format master etc...) et la découverte du métier d'enseignant et de ses 400 heures de préparation pour 1 heure de cours en même temps.

En fin de M2, on est titularisé ou non, mais on est dans un tel état de fatigue que cela revient à passer le concours à nouveau, en bien plus stressant...

Alors je ne sais pas si les nouvelles pistes sont les meilleures, mais je pense qu'il y a des choses à changer. L'idéal étant sans doute le concours entier en L3 et une rémunération progressive en M1 et M2.

 

Link to comment
Share on other sites

Dans les années 60, de nombreux profs de milieux modestes ont été recrutés par l'EN rémunérés pendant leurs études (beaucoup plus courtes qu'actuellement) en échange d'une promesse de service de 10 ans. On pourrait imaginer un système un peu semblable aujourd'hui, notamment pour les zones difficiles à pourvoir. Ou dans le 2nd degré, pour les disciplines qui ont du mal à recruter.

Link to comment
Share on other sites

il y a 3 minutes, Picasso59 a dit :

Donc oui, c'est à revoir... Vous n'avez RiEN gagné . La formation a beau être plus longue en apparence, elle n'est pas meilleure.

Ça, c'est sûr... En plus, en étant plus longue et donc pas accessible à tous, on obtient des milieux sociaux qui deviennent très uniformes chez les profs. Dans ma classe de M1, il y avait beaucoup d'enfants d'enseignants et de csp+.

Mais quand même en M2, dans la formule actuelle, on est à mi-temps l'année entière, seuls, c'est plus que 3x3 semaines de stage, parce qu'on a en plus toutes les réunions à mi-temps, les parents d'élèves, les ESS, EE, les conseils d'école etc.. Du coup, le tiers-temps serait le top, je crois...

De toute façon, c'est sûr que c'est à revoir, ;-) sauf qu'ils oublieront encore de nous écouter sur ce genre de choses...sauf si on prend un mégaphone.

 

 

Link to comment
Share on other sites

Il y a 11 heures, Mirobolande a dit :

ouais une petite grève le 22 mars ça va faire plier le gouvernement!

Si on est nombreux oui car à part la grève et les manifs on a quoi? Dans l'histoire, ce sont les grèves générales qui ont permis les conquêtes sociales...En 95 les grèves ont fait reculer Jupé.Ton discours sert les intérêts du gouvernement.

Notre statut ne tient plus qu'à un fil, notre point d'indice gelé depuis 2010 (à part les 1,2% accordé pour tous, même les non grévistes..lors des grèves de 2016!). Nos conditions de travail se dégradent de façon dramatique. Mais bon, regardez les autres défendre nos intérêts, il doit y avoir "du jubilatoire" là dedans.

Link to comment
Share on other sites

Je ne sais pas trop quoi penser de cette proposition.

D'un côté, mon passé d'étudiante salariée où je gagnais à peu près 500€ dans un célèbre fast-food franco-belge. Pendant toute mon deug, ma licence, et ma PE1 et j'aurais eu du mal à aller au delà en terme de quantité de travail, puisque j'avais 29h de cours plus un contrat 15h. De ce fait, si j'avais été dans la situation de devoir continuer un master, j'aurais apprécié de n'être payée "que" 450€, puis 900€ et de travailler dans le domaine que je souhaitais, si l'on parle du domaine purement financier. De plus, quand j'ai eu le concours (heureusement du premier coup), j'ai vu mon niveau de vie baisser: fin des APL, des aides de la CAF et de la prime à l'emploi, imposition, à l'époque j'ai calculé que je gagnais 30 € de plus que ma période Quick. Bon, heureusement, dès la T1 ça a changé.

D'un autre côté, je pense aussi aux mères de trois enfants, aux reconversions, aux changements d'orientations... Donc, si on se présente avec un master et/ou une VAE et/ou mère de trois enfants, cela signifie que ces personnes doivent faire deux ans rémunérées ainsi. Cela me semble bien peu réaliste pour ces personnes. Je suis aussi très perplexe sur les durées de stage annoncées. Un mi-temps, c'est facile à organiser, un tiers-temps, beaucoup moins dans le primaire. Il sera forcément lissé sur plusieurs semaines. Quid aussi des lieux d'affectations dans les universités?

Et surtout, cela questionne sur l'avenir du statut (accessoire pour être en responsabilité devant élèves), sur les missions qu'exerceront les "stagiaires"(quels compléments à tiers-temps?des décharges de maitres formateurs et/ou de directeurs 8 classes? Il n'y en a pas assez sur mon département), sur le décompte retraite de ces années, sur leur devenir s'ils n'ont pas le concours en fin de M2...

Link to comment
Share on other sites

Tout à fait d'accord avec Mayre

Côté étudiant, je pense que l'idée est pas mal.
La répartition de la charge de travail (concours, être en classe etc) serait plus équilibrée qu'actuellement.

Par contre quid de la sélection des candidats ?
Les ESPE sont à environ 10-15% de réussite au concours, ce qui fait ~1000 étudiants pour 100 places effectives.
Une première sélection en L3 pourrait abaisser ce nombre, mais il serait encore bien trop important par rapport au peu de places chaque année.
Comment caser ~500 étudiants x2 promo (pour par exemple 100 postes potentiels) en tiers-temps et mi-temps sur le terrain quand déjà les postes de PES sont difficiles à trouver ?
Dans quelle académie comme l'indique Mayre ?

Et je ne vois pas comment intégrer dans ce processus les reconversions pro' et autres candidats hors ESPE éligibles au concours.
Actuellement un candidat hors ESPE peut tenter le concours et s'il ne l'a pas continuer sa vie pro' ... avec ce système il devra forcément "sacrifier" 2 ans (plutôt que de continuer son activité) sans avoir aucune certitude à la fin du M2 d'être titularisé (et de passer le dernier barrage de la sélection)

Link to comment
Share on other sites

La seule chose positive que je verrais là-dedans, c'est que les stagiaires auraient 2 ans pour se rendre compte de la réalité du métier et éventuellement se réorienter avant de passer les épreuves d'admission. Mais peut-être que je ne vois pas tous les éléments.

Link to comment
Share on other sites

Il y a 9 heures, Yann33 a dit :

Les ESPE sont à environ 10-15% de réussite au concours

 Plutôt 30% typiquement. Et ce n'est déjà pas brillant...

Il y a 9 heures, Yann33 a dit :

Une première sélection en L3 pourrait abaisser ce nombre, mais il serait encore bien trop important par rapport au peu de places chaque année.

 Non, il n'y aurait pas beaucoup plus d'admissibles que le postes — disons, 110 % ?

 

Il y a 9 heures, Yann33 a dit :

Actuellement un candidat hors ESPE peut tenter le concours et s'il ne l'a pas continuer sa vie pro' ... avec ce système il devra forcément "sacrifier" 2 ans (plutôt que de continuer son activité) sans avoir aucune certitude à la fin du M2 d'être titularisé (et de passer le dernier barrage de la sélection)

Même réponse : l'admissibilité serait une quasi-garantie d'admission.

Il y a 9 heures, Yann33 a dit :

Et je ne vois pas comment intégrer dans ce processus les reconversions pro' et autres candidats hors ESPE éligibles au concours.

Ca dépendra de l'accompagnement social. Aujourd'hui, il y a une proportion significative d'étudiants en reconversion soutenus par Pôle Emploi. On ne sait rien du dispositif prévu, mais il n'y a pas de raison qu'on ne retrouve pas quelque chose du même genre, avec un complément de rémunération.

 

Par ailleurs, comme le remarquait Mayre, 450€, ce n'est peut-être pas lourd, mais c'est à comparer à ce que reçoivent aujourd'hui les étudiants de M1.   Et pas seulement MEEF : j'ai une nièce en 4e année de médecine, donc déjà externe à l'hôpital, qui touche royalement...  101 € par mois  pour un gros mi-temps  (mais ça devrait doubler l'an prochain, en 5e année  ! ;-).

 

Il y a 4 heures, Nadikaah a dit :

La seule chose positive que je verrais là-dedans, c'est que les stagiaires auraient 2 ans pour se rendre compte de la réalité du métier et éventuellement se réorienter avant de passer les épreuves d'admission. Mais peut-être que je ne vois pas tous les éléments.

Le véritable élément positif, à mon sens, est que les ESPE pourront se concentrer sur la formation professionnelle, avec des effectifs plus réduits et, j'espèreère, plus motivés, plutôt que sur la remise à niveau collège en en maths et français pour la préparation au concours...

 

 

Link to comment
Share on other sites

Il y a 10 heures, nonau a dit :

Si on est nombreux oui car à part la grève et les manifs on a quoi?

C'est bien pourquoi je vais la faire mais j'aimerais qu'on passe à d'autres moyens de coercition. Trop polis, trop bien élevés, nous n'avons pas encore compris (Lire "La théorie du choc" et autres ouvrages de Pinçon- Charlot...).

Link to comment
Share on other sites

Citation

Non, il n'y aurait pas beaucoup plus d'admissibles que le postes — disons, 110 % ?

Sur un même genre d'épreuves écrites (maths, français) pour l'amissibilité, avec un taux pareil, on se retrouvera avec des sélections à 16+ de moyenne (sur 20) dans certaines aca', pour arriver à si peu de places.
A quand un ESPE-sup / ESPE-spé ;) 

Une écrémage essentiellement à l'entrée, sur les maths/français, garantissant (quasi) l'admission derrière ... ce serait limite pire que le concours actuel en terme de profil de candidats sélectionnés.

Pourquoi les élèves en M1-M2 abandonneraient (hors soucis avec l'enseignement) si l'admission leur est quasi donnée à la fin ... sans forcer (90% de réussite dans ton exemple)

Et ça creusera encore plus l'écart entre les aca' "difficiles" et Versailles/Créteil qui elles resteront par contre à ~6-8/20 de moyenne, faute de candidats.

Enfin on est loin d'une annonce officielle sérieuse qui tienne la route 

Link to comment
Share on other sites

Le 09/03/2018 à 08:15, mayre a dit :

D'un côté, mon passé d'étudiante salariée où je gagnais à peu près 500€ dans un célèbre fast-food franco-belge. [...]

De ce fait, si j'avais été dans la situation de devoir continuer un master, j'aurais apprécié de n'être payée "que" 450€, puis 900€ et de travailler dans le domaine que je souhaitais, si l'on parle du domaine purement financier.

 

Il y a 15 heures, Argon a dit :

 Par ailleurs, comme le remarquait Mayre, 450€, ce n'est peut-être pas lourd, mais c'est à comparer à ce que reçoivent aujourd'hui les étudiants de M1.   Et pas seulement MEEF : j'ai une nièce en 4e année de médecine, donc déjà externe à l'hôpital, qui touche royalement...  101 € par mois  pour un gros mi-temps  (mais ça devrait doubler l'an prochain, en 5e année  ! ;-).

 Envisager les choses ainsi, c'est tomber dans le piège tendu sournoisement par cette possible réforme.

 En faisant basculer la formation initiale d'enseignant fonctionnaire stagiaire vers une condition étudiante, on se mettra à établir des comparaisons inédites -et qui auraient semblé hors de propos concernant les professeurs stagiaires- avec d'autres conditions étudiantes ; et forcément, à ce petit jeu, on trouvera toujours bien pire que percevoir 900 € par mois pour "étudier".

 Comme je l'ai écrit plus haut, l'opinion publique ne tardera pas à pointer ces étudiants privilégiés ; alors, non, on ne leur fera pas payer leur inscription à ce cursus tout de suite, mais ces 450 € et 900 €, désormais non plus garantis par une grille salariale mais octroyés au bon vouloir des gouvernements successifs, risquent fort de fondre comme neige au soleil...

 On se met également insidieusement à accepter de mettre en vis-à-vis job dans la restauration rapide et service d'enseignement, alors que jusqu'ici on n'osait ce type de comparaison qu'entre équipier chez Burgerquick et surveillant de collège. Sur un plan "purement financier" bien sûr, mais on pressent bien comment cela conduit à accompagner encore un peu plus le déclassement d'une profession qui n'avait pas besoin de cela.

 

Le 09/03/2018 à 08:15, mayre a dit :

Et surtout, cela questionne sur l'avenir du statut (accessoire pour être en responsabilité devant élèves)

sur le décompte retraite de ces années,

Voilà les vraies questions, autrement plus importantes que celle du montant de l'hypothétique aumône évoquée dans l'article.

 

Le 09/03/2018 à 08:15, mayre a dit :

sur leur devenir s'ils n'ont pas le concours en fin de M2...

Et même s'ils ont le concours, sur leur devenir à l'issue de la première année après le master, au terme de laquelle seulement interviendrait la titularisation...

 

Link to comment
Share on other sites

Alors, comment faire avec 450€ par mois quand il faut :

- se loger pour l'Université

- être envoyé à 2h ou 2h30 de sa maison

- se loger pour l'école

Link to comment
Share on other sites

Je pense que ce serait pareil qu'actuellement : Comme leur statut ne changerait pas, ils seraient toujours étudiants et auraient donc les logements CROUS + les bourses + les APL pour ceux qui auraient le droit.

Link to comment
Share on other sites

Il y a 2 heures, prof désécol a dit :

On se met également insidieusement à accepter de mettre en vis-à-vis job dans la restauration rapide et service d'enseignement, alors que jusqu'ici on n'osait ce type de comparaison qu'entre équipier chez Burgerquick et surveillant de collège. Sur un plan "purement financier" bien sûr, mais on pressent bien comment cela conduit à accompagner encore un peu plus le déclassement d'une profession qui n'avait pas besoin de cela.

Mon propos n'est pas celui-là. Mon propos est de dire que pour les étudiants modestes, ils n'ont pas le choix: il faut bosser à côté. Et cela met en péril leur réussite, sauf si on a moins de 20h de cours par semaine à la Fac, ce qui n'était pas mon cas. Je suis la seule étudiante salariée de ma filière à avoir été au bout sans redoubler. Quand on a été étudiant salarié parce qu'on n'a pas eu le choix, on ne peut que se dire que cette proposition semble intéressante parce que je pense réellement que le parcours actuel ne permet pas d'élévation sociale. C'était déjà le cas à mon époque: j'étais la seule à devoir travailler en PE1 (je ne parle pas des copains qui faisaient les colos, parce que ce qu'ils gagnaient en deux mois ne m'aurait pas permis de vivre toute l'année). Alors, ma question est la suivante: comment faire pour que devenir enseignant ne soit pas réservé à ceux qui peuvent se faire payer leurs études?

Tu as cependant bien lu, puisque tu m'as citée, je n'ai pas dit que j'étais pour cette proposition. La question essentielle du statut est un point très noir, nous sommes donc d'accord.

Maintenant, je respecte bien trop le travail de chacun pour me permettre de mépriser un salarié: bien sûr qu'on peut mettre en vis-à-vis deux "travails": ils n'exigent pas la même formation ni les mêmes qualifications, mais ils rémunèrent tous les deux et ont des exigences tous les deux... Je ne me suis jamais sentie ni supérieure ni inférieure à qui que ce soit en étant enseignante. Que nous n'ayons pas le même salaire au regard de nos qualifications, que la rémunération soit justifiée en fonction de ces qualifications, d'accord, mais cela ne donne pas pour autant le droit de juger le travail de l'autre.

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
 Share

  • Recently Browsing   0 members

    • No registered users viewing this page.
×
×
  • Create New...